Lorsque j'ai eu mes dix-sept ans, mes deux soeur et moi avons été transférées dans un autre couvent à Montréal. Environ un an après, les religieuses me recommandèrent d'aller travailler dans une maison privée, chez un directeur d'un collège.
Quelques semaines plus tard, cet homme est sorti avec son épouse pour une soirée de danse organisée par le collège. Alors que je restai seule à la maison pour garder leurs enfants. Au milieu de la soirée, cet homme est revenu seul à la maison et il était de toute évidence en état d'ébriété... C'est alors qu'il rentra dans ma chambre pour me réveiller afin de me faire des avances. Naturellement, je refusai de lui obéir tout en éprouvant une peur terrible. Je me cachai avec mes couvertures en m'enroulant avec celles-ci; je les serrai très fort sur moi pour ne pas lui laisser aucune chance de me toucher... Je lui dis avec la voix remplie de crainte : Non, non, je ne veux pas, et je me suis mise à pleurer parce que je me sentais encore une fois impuissante devant les avances d'un homme qui détenait une certaine autorité scolaire. En me voyant pleurer, je crois que cela a été suffisant pour le dissuader de commettre un geste malheureux; c'est comme s'il avait dégrisé tout d'un coup, il se secoua la tête et me laissa tranquille, enfin il repartit à l'étage supérieur dans ses appartements. Je crois que le Seigneur avait toujours Sa Main sur moi et me protégeait toujours.
Le lendemain, il me dit de prendre un taxis pour aller le rencontrer à son bureau, car il m'a demandé de ne pas rester chez lui à cause de sa femme qui ne semblait pas m'aimer trop!... C'est alors qu'il me paya un taxi pour que celui-ci me conduise à son bureau au collège. Ensuite il me présenta ses excuses et me demanda où je voulais aller en me disant: Je te dois bien cela non, je veux t'aider à partir où tu veux aller. Je suis restée très surprise et lui répondis avec joie : Je veux aller habiter chez un de mes frères à St-Hyacinthe parce que je ne veux plus retourner au couvent !… Ainsi, le directeur fut d'accord pour m'envoyer chez mon frère, mais il lui téléphona pour l'informer de mon arrivée chez lui. Et lorsqu'il eut la certitude que mon frère m'attendrait vraiment à St-Hyacinthe, il me conduisit au terminus d'autobus et attendit jusqu'à ce que je sois entrée dans le véhicule pour me quitter.
Jimagine combien il a été très content de se débarrasser de moi comme cela, car si j'avais été une personne qui avait voulut lui faire du mal, cela ne se serait pas terminé comme cela... Mais comme j'étais innocente et ignorante du pouvoir que j'avais entre mes mains, je laissait simplement aller les choses comme il se présentait. Mais aujourd'hui je suis certaine que Dieu avait toujours pour moi une protection spéciale pour ce genre de circonstance de la vie, mais quel combat est la vie que les jeunes filles peuvent rencontrer ??? !!! Et dans un sens, si j'ai accepté son offre, c'est aussi que j'avais toujours honte de ces actes dégradantes et j'avais peur que les sœurs disent que tout cela était de ma faute du fait que ce genre de situation se répétait souvent. Fréquemment dans des cas semblables, c'est nous les victimes qui sommes accusées et jugées à la place du coupable !...
Lorsque je fus en
route pour St-Hyacinthe, mon cœur débordait de joie juste
à la pensée de revoir mon frère et de pouvoir
vivre chez lui. Je pensais alors que mes problèmes prendraient
fin. Je m'entendais très bien avec ce frère. Quelques semaines
plus tard, je voyais souvent ma belle-sœur fatiguée et nerveuse,
je sentais bien qu'elle n'appréciait pas du tout que je cohabite
avec eux. Évidemment j'ai dus les quitter avec beaucoup de peine,
car mon frère en avait ainsi décidé pour sauver
sa vie de couple. Mais il ne manqua pas de me donner ses recommandations
fraternel. Il fallut donc me résigner pour aller vivre chez
des étrangers et ça me rendait très insécure;
mais mon frère me rassura là-dessus.
Et lorsque j'ai trouvé un endroit pour rester en chambre et pension chez un couple qui était sans enfant, j'éprouvais beaucoup de difficultés à m'adapter à eux et plus principalement avec son mari qui m'intimidait beaucoup; à cause de ma crainte des hommes qui me traquait toujours... Ils étaient pourtant très gentils et très doux tous les deux. Je sentais bien parfois qu'ils désiraient communiquer avec moi, mais je ne le pouvais pas! Je sortais pour aller travailler et immédiatement après le travail, je revenais chez moi pour y demeurer le reste de la journée enfermée dans ma chambre. J'y sortais uniquement pour aller manger avec eux. Quelquefois, il y eut des moments où j'aurais bien voulu parler avec eux, mais j'étais comme bloquée, paralysée, incapable de parler de mes histoires intimes avec eux ni avec personne d'autre d'ailleurs...
Au travail, parfois mes amies me demandaient de les accompagner le samedi soir pour aller danser et m'amuser avec elles. Je leur donnais comme prétexte que ça ne me tentait pas car je n'osais m'aventurer avec elles. Alors rendue chez-moi, je méditais sur mon avenir et sur mon comportement qui étaient vraiment différents des leurs...
Environ dix mois plus tard, je décidai finalement d'accepter leur invitation pour aller danser avec elles. J'avais dix-neuf ans lors de ma première sortie. Rendue à la salle de danse, je n'avais jusqu'alors jamais vu autant de gens et une aussi grande piste de danse. Au début, j'eus un peu peur de voir autant de gens autour de moi qui s'amusaient et dansaient. C'était tous des jeunes de mon âge, mais ma peur n'a pas duré bien longtemps lorsque je commençai à me laisser entraîner par leurs enthousiastes !
Au cours de la soirée, nous avons fait un Pol-Jons, c'était une danse folklorique que je connaissais, cette danse nous faisait tourner autour de la grande salle en dansant et lorsqu'on arrêtait la musique, on s'arrêtait de danser pour se laissait inviter par un autre garçon en face de soi. À un moment donné, il y eut un garçon qui poussait tous les autres pour pouvoir danser avec moi. Je suis restée surprise et heureuse tout à la fois et je me suis dit intérieurement : Eh bien, je ne suis pas si pire que ça après tout ! Et je me suis amusée toute la soirée comme jamais auparavant et toujours avec le même garçon ! Ce fut merveilleux de redécouvrir que l'on est aimé et que l'on pouvait s'amuser sainement. Cette soirée m'a rassurée en me redonnant une plus grande confiance en moi et ce même sentiment m'habita pendant plusieurs mois. Lorsque je commençai à connaître un peu plus ces jeunes gens, j'étais devenue plus à l'aise avec eux. Je m'amusais comme une enfant sans aucune arrière-pensée et sans méchanceté d'aucune sorte. Ma conduite était respectueuse et mes pensées se faisaient saines et corrects lorsque je dansais.
Quelques années plus tard, je voulais rencontrer quelqu'un de sérieux, mais je me suis vite rendue compte que la plupart de ces jeunes hommes qui voulaient sortir avec moi, n'étaient pas aussi matures que je l'aurais souhaité... Leur motivation était simplement comme ceux que j'ai rencontrés dans le passé, de vouloir s'amuser avec moi pour en satisfaire uniquement leur appétit sexuel. Ils fuyaient l'engagement du véritable sens de l'Amour !
Montréal, la grande ville...
C'est à l'âge de vingt et un ans que je quittai St-Hyacinthe pour aller vivre à Montréal avec un autre de mes frères qui se trouvait encore célibataire; nous avons donc décidés de partagé le même appartement. Tout allait bien jusqu'au jour où je décidai de décorer l'appartement avec lui. Pour ce faire, j'avais besoin d'un outils et je suis allée le demander au concierge en lui disant que c'était pour mon frère. Celui-ci me répliqua : Oui pour ton frère, mon oeil ! Son attitude me surprit parce que pour moi c'était bien normal de pouvoir cohabiter avec son frère, il n'y avait rien de mal à cela. J'essayai de le convaincre que mon frère était bel et bien mon vrai frère, mais il n'y avait rien à faire... Ce petit fait me troubla un peut, car je voyais que le monde mettait du mal dans tout. Par la suite, je me suis aperçue aussi que mon frère en plaisantant me faisait passer pour une de ses amies. J'ai donc averti mon frère de ne pas jouer à ce petit jeu ! Un peu plus tard, je découvris le véritable caractère de mon frère et mes relations devenaient de plus en plus difficiles avec lui. Il était devenu comme tant d'autres hommes... Il était de plus en plus négligeant pour partager les dépenses du logement et de l'entretien, je me trouvai donc dans l'obligation de le quitter...
Avant mon départ, mon
frère s'était arrangé avec un autre de mes frères
pour me prendre plusieurs articles de mon trousseau de lingerie et
de cuisine que j'avais réussie à m'acheté avec
mes économies de plusieurs années. Je quittai quand même
l'appartement sans pouvoir rien faire. Évidemment, je n'ai pas
pu récupérer rien de ce qu'ils m'avaient enlevé.
Lorsque je suis allée me louer un autre appartement avec ma soeur
et une de ses amies, je m'étais mise dans la tête de trouver
un moyen commun pour me venger de mon frère. Comme tout le monde
faisait, je ne voulais surtout pas lui pardonner! Je me disais que là,
j'en ai assez de toujours pardonner et que rien ne se passe ! Je ne comprenais
vraiment rien de ce que c'était de pardonner… En cela, par malheur
je me suis rebellée contre Dieu en Lui disant : Si je pardonne,
ça ne changera rien dans les situations que je vis! Tous les
jours après cela, je continuai à chercher vengeance et,
à chaque fois que je voulus me venger, je n'y arrivais jamais;
cela devenait encore plus frustrant pour moi !
Je suis certaine que Le Seigneur dans Sa Grande Bonté,
son Amour, Sa Patience et Sa miséricorde voulait m'empêchait
à tout prix de le faire pour qu'à la place j'apprenne à
pardonner comme Lui, car c'est à Dieu qu'appartient la vengeance...,
mais à cet époque, je ne comprenais tout simplement pas
ce que Dieu voulait pour moi! Et dans mes pensées au lieu d'accepter
de lui pardonner, je me demandais comment il se faisait que mon frère
puisse faire le mal sans qu'il en éprouve aucun remords de conscience!?!
Mon entêtement à ne pas vouloir pardonner me rendait malade,
parce que je continuai à entretenir une rancune terrible dans
mon cœur face à mon frère, jusqu'à ce qu'il y ait
une possibilité de satisfaire ma vengeance...
Je vécus encore quelques années avec cette même
attitude de vouloir accomplir ma vengeance personnelle, mais jamais je
n'ai pu me venger comme je le voulais ! Dieu est plus fort que mon coeur...
Et un moment donné, je compris qu'il fallait que je lâche
prise et que je lui pardonne. J'étais sur le point de me détruire
par mon entêtement de ne pas vouloir pardonner... Je maigrissais
de plus en plus; il ne me restait plus que la peau et les os sur mon
corps ! C'est alors que je finis par accepter de lui accorder mon pardon
et, aussitôt après avoir accepté de pardonner, je
me suis sentie complètement soulagé, libérée
et cette tâche de vouloir me venger s'envola !...
Oui grâce à Dieu, dans Sa Patience le Seigneur est venue à moi et m'a dit. "Ah! pardonne donc" et en voyant ma vie se dégrader, j'ai répondu "mais oui" parce que je ne pouvais vraiment plus ruminer ma vengeance personnelle et je sentait aussi mon incapacité de pouvoir me venger. Et aussitôt que j'ai accepté de pardonner, oh!!! quel soulagement ce fut par une paix extraordinaire, c'était la Paix du Seigneur qui était venue s'installer dans mon coeur. Depuis je pardonne toujours avec l'aide du Seigneur. Et j'oublie tout ce qui m'arrive de négatif et je m'en remet à Lui, car Il est le seul qui est Fidèle pour tout nous pardonner. Car le Pardon de Jésus a été parfait à la croix et combien Dieu nous aime par Jésus. Merci Jésus de nous avoir pardonné parfaitement à la croix, c'est pourquoi je peux aussi pardonner. Même si je me suis entêté avec Dieu, Il m'a pardonné aussi. Car je ne connaissais pas les conséquences du non pardon, crois-moi, le l'ai appris. Mais aujourd'hui, je sais combien Dieu a été patient avec moi, et je n'oublierai jamais que Dieu est plus fort que mon coeur...
Je compris par le fait
même que je ne pouvais tenir tête à Dieu et me rebeller
comme cela contre Lui. Dieu est plus fort et combien Sa Bonté,
et sa Patience est Grande, Il nous aime tellement qu'Il ne veut pas que
personne ne se perde à cause de soi-même, à cause
du système de ce monde qui est de se faire justice soi-même...
Parfois, Dieu attend que nous soyons rendus au bout de nos forces pour
que l'on puisse finalement reconnaître que nous avons besoin de
Lui pour toutes choses en Le laissant accomplir Lui-même Sa Justice.
Dieu connaît nos cœurs et Il est toujours prêt à nous
garder malgré notre entêtement; Il sait d'avance que lorsque
nous aurons lâché prise sur nous-mêmes, nous Le laisserons
agir à Sa manière qui est parfaite pour nous, parce que
Lui seul est capable de tout arranger par Sa Justice et Sa droiture.
Il pardonne à celui qui pardonne... Le non pardon mène
à une mort certaine.
Je constate aussi que lorsque nous sommes dans l'ignorance de
ce qui a été écrit pour nous dans les Saintes Écriture,
combien nous pouvons déplaire à Dieu, Dieu sais que nous
n'avons pas reçu le bon enseignement, c'est pourquoi Il est Patient
avec nous à cause de l'Amour véritable qu'Il a pour chacun
de nous. Son Amour et Son Pardon est la vie pour nos os.
Si j'avais compris le sens du pardon de Dieu à cette époque,
comme je le comprends aujourd'hui, je suis certaine que je n'aurais
pas attendu trois ans avant de pardonner à mon frère. Ce
butin qu'il m'a prit à mes dépends m'aurait fait aussi
mal, mais avec le pardon de Dieu, je n'aurais pas souffert aussi longtemps,
parce que Dieu nous enlève cette épine qui fait si mal dans
nos cœurs lorsque l'on pardonne vraiment et seul Dieu te donne Son Pardon
et c'est Lui aussi qui te donne le vouloir et le faire pour pouvoir pardonner,
et il reste juste à nous de l'accepter, car la Paix vient toujours
après avoir accepté de pardonner.
Car si tu pardonne Dieu pardonne et si tu ne pardonne pas Dieu ne pardonne pas non plus. Matthieu 6,14-15.
Si Tu voulais épier nos fautes, Seigneur, qui pourrait survivre? Mais c’est Toi qui dispose du pardon, c’est pourquoi Tu dois être respecté. Psaume 130,3-4
Dieu n'a pas permis que je me venge parce que ma vengeance n'aurait pas été juste et cela aurait provoqué une réplique de la part de mon frère et cela n'aurait plus eu de fin. C'est Dieu seul qui doit faire Justice car il est écrit : Ne vous venger pas vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère, car il est écrit : A Moi la vengeance, et c'est Moi qui rétribuerai, dit Le Seigneur. Romains 12,19
Proverbes 20,22. Ne dis pas : Je rendrai le mal, espère en l'Éternel, et Il te sauvera.
Proverbe 24,29. Ne dis pas : Comme il m'a fait, ainsi je lui ferai, Je rendrai à chacun selon ses œuvres.
Apprendre à
faire le bien contre le mal, ou surmonte le mal par le bien...
Psaume 37, 1-40
1 - Ne t'irrite pas contre les méchants, N'envie
pas ceux qui font le mal. Car ils sont fauchés aussi vite que
l'herbe, Et ils se flétrissent comme le gazon vert. Confie-toi
en l'Éternel, et pratique le bien; Aie le pays pour demeure
et la fidélité pour pâture. Fais de l'Éternel
tes délices, Et il te donnera ce que ton coeur désire. Recommande
ton sort à l'Éternel, Mets en lui ta confiance, et il
agira. Il fera paraître ta justice comme la lumière, Et
ton droit comme le soleil à son midi. Garde le silence devant l'Éternel,
et espère en lui; Ne t'irrite pas contre celui qui réussit
dans ses voies, Contre l'homme qui vient à bout de ses mauvais desseins.
Laisse la colère, abandonne la fureur; Ne t'irrite pas, ce serait
mal faire. Car les méchants seront retranchés, Et ceux qui
espèrent en l'Éternel posséderont le pays.
10 - Encore un peu de temps, et le méchant n'est plus; Tu regardes le lieu où il était, et il a disparu. Les misérables possèdent le pays, Et ils jouissent abondamment de la paix. Le méchant forme des projets contre le juste, Et il grince des dents contre lui. Le Seigneur se rit du méchant, Car il voit que son jour arrive. Les méchants tirent le glaive, Ils bandent leur arc, Pour faire tomber le malheureux et l'indigent, Pour égorger ceux dont la voie est droite. Leur glaive entre dans leur propre coeur, Et leurs arcs se brisent. Mieux vaut le peu du juste Que l'abondance de beaucoup de méchants; Car les bras des méchants seront brisés, Mais l'Éternel soutient les justes. L'Éternel connaît les jours des hommes intègres, Et leur héritage dure à jamais. Ils ne sont pas confondus au temps du malheur, Et ils sont rassasiés aux jours de la famine.
20 - Mais les méchants périssent, Et les ennemis de l'Éternel, comme les plus beaux pâturages; Ils s'évanouissent, ils s'évanouissent en fumée. Le méchant emprunte, et il ne rend pas; Le juste est compatissant, et il donne. Car ceux que bénit l'Éternel possèdent le pays, Et ceux qu'il maudit sont retranchés. L'Éternel affermit les pas de l'homme, Et il prend plaisir à sa voie; S'il tombe, il n'est pas terrassé, Car l'Éternel lui prend la main. J'ai été jeune, j'ai vieilli; Et je n'ai point vu le juste abandonné, Ni sa postérité mendiant son pain. Toujours il est compatissant, et il prête; Et sa postérité est bénie. Détourne-toi du mal, fais le bien, Et possède à jamais ta demeure. Car l'Éternel aime la justice, Et il n'abandonne pas ses fidèles; Ils sont toujours sous sa garde, Mais la postérité des méchants est retranchée. Les justes posséderont le pays, Et ils y demeureront à jamais.
30 - La bouche du juste annonce la sagesse, Et sa langue proclame la justice. La loi de son Dieu est dans son coeur; Ses pas ne chancellent point. Le méchant épie le juste, Et il cherche à le faire mourir. L'Éternel ne le laisse pas entre ses mains, Et il ne le condamne pas quand il est en jugement. Espère en l'Éternel, garde sa voie, Et il t'élèvera pour que tu possèdes le pays; Tu verras les méchants retranchés. J'ai vu le méchant dans toute sa puissance; Il s'étendait comme un arbre verdoyant. Il a passé, et voici, il n'est plus; Je le cherche, et il ne se trouve plus. Observe celui qui est intègre, et regarde celui qui est droit; Car il y a une postérité pour l'homme de paix. Mais les rebelles sont tous anéantis, La postérité des méchants est retranchée. Le salut des justes vient de l'Éternel; Il est leur protecteur au temps de la détresse. L'Éternel les secourt et les délivre; Il les délivre des méchants et les sauve, Parce qu'ils cherchent en lui leur refuge.
Tromper par mes amis(es)
Avec les années, l'expérience m'ouvrait un peu plus les yeux et je découvrais comment les hommes étaient attirés par mon physique. Alors je commençai à profiter de cette transformation pour inverser les rôles et cela m'a entraînée à devenir indépendante vis-à-vis d'eux.
C’est à cette
même époque que je décidai de retourner travailler
à St-Hyacinthe, dans la même entreprise que lorsque
j'avais dix-huit ans. C'est à ce moment-là que je rencontrais
d'autre difficultés avec un ancien camarade que j'estimais
pourtant beaucoup. C'est alors, qu'il s'est mis à m'accuser
injustement que je ne faisais pas mon travail correctement, alors que
je m'en acquittais fort bien; les chefs de l'entreprise étaient
tous très satisfaits de moi, même qu'une fois, j'ai été
prise en exemple par eux, pour mes bonnes manières de travailler.
Cet homme qui était machiniste, essayait de me faire croire que
la machine sur laquelle je travaillais était défectueuse
et faisait des accrocs dans les tissus de papier de mouchoir. Alors que
je vérifiais ces tissus moi-même, cet homme jetait en même
temps des centaines de kilos de ces tissus de papiers aux poubelles et,
c'est de cette façon que je me suis aperçue que ces accusations
n'avaient aucun fondement et que tout son discours n'était que
calomnie !
Je lui demandai donc pourquoi il faisait tout cela ? Mais il ne voulut pas répondre et continua à jeter tous ces tissus avec des gestes nerveux tout en marmonnant ! Lorsque je compris qu'il était en train de monter contre moi une histoire tissée de mensonges, je suis allée le rapporter aussitôt au gérant. Je lui racontai ce qui se passait avec ce machiniste par l'intermédiaire d'une autre personne qui traduisait mon français à l'anglais en raison du fait que le gérant parlait seulement l'anglais. Par la suite, l'intermédiaire, le machiniste et le gérant tinrent ensemble un débat sur ce problème où je ne comprenais rien à toutes leurs machinations. Mais je crois qu'il était déjà trop tard pour moi, le jugement était déjà fait ! J'essayai de me défendre du mieux que je pouvais avec l'aide du traducteur, mais cela fut vain; je sentais que ma cause était perdue, et cela encore une fois, m'était mis dans une situation bien pénible. Je n'ai jamais pu savoir sur quoi reposait les accusations. Face à celles-ci, je nageais en plein désarroi... La seule chose que je sus, c'est qu'ils décidèrent de me donner un congé forcé de trois mois alors que je n'étais ni fatiguée, ni malade !!! Ce qui me frustrait le plus, c'est que je ne pouvais me défendre dans ma propre langue. Je ne savais plus quoi faire, j'étais tout à fait impuissante face à eux et cela me dépassait complètement...
Cette injustice me troubla au point de perdre toute énergie pour pouvoir continuer à me battre contre cette injustice et je n'ai même pas plus connaître les vrais motifs pouvant expliquer une telle conduite, aussi injuste qu'arbitraire... Je me tourmentais beaucoup avec cette histoire et mes raisonnements me trottaient constamment dans la tête et je me tourmentais comme ceci : Pourtant, cet homme était un ami, je ne comprends pas ! Il était toujours de bonne humeur avec moi, il souriait toujours avec son petit clin d'oeil, pourquoi m'a-t-il fait cela ? Je ne pensais jamais qu'il me ferait une chose pareille parce que je ne lui avais jamais rien fait qui pouvait lui nuire ou qui pouvait lui être désagréable...?
Pendant ce temps d'arrêt, je réalisai combien certains humains pouvaient être hypocrites et menteurs à ce point... J'étais incapable de surmonter cette autre épreuve, finalement toute cette histoire m'a réellement rendue malade... Et je n'arrivais toujours pas à comprendre pourquoi des humains pouvaient agir ainsi à l'égard de leur semblable...
Je remercie le Seigneur, car en terminant ce chapitre, Il a été Le seul à pouvoir me montrer ce qui fut la cause première de cette injustice. C'est que certains hommes n'apprécient guère qu'une femme affiche devant leurs yeux une assurance et une indépendance qui les remettent en question ! Ce fut mon cas en ce que mon attitude d'indépendance face aux hommes me fit un tort considérable...
Lorsque je fus rétablie,
je voulus reprendre mon travail comme à l'habitude. Mais,
à ma plus grande surprise, l'employeur du personnel me conseilla
de ne plus travailler pour eux. Il invoqua comme motif que le travail
était trop dur pour moi. Je savais bien que cela ne restait
qu'un faux prétexte puisque je faisais très bien ce
travail et ce, sans aucune difficulté. Mais ils décidèrent
de ne plus retenir mes services... Il fallut donc que je me fasse une
raison et que je leur cède le passage et ne plus insister auprès
d'eux pour ce poste.
Mais ce même employeur me proposa un autre travail, plus précisément un emploi dans le domaine de la couture que dirigeait un de ses amis. J'allai donc le rencontrer et il m'engagea sur-le-champ pour partager le travail avec la première contremaîtresse dans son entreprise. J'avais alors à ce moment-là, 24 ans. Après quelques temps, cet employeur me proposa son amitié; que j'acceptai tout bonnement, parce que je sentais qu'il m'offrirait un amitié sincère, car il était un homme posé et très doux. Alors, nous sortîmes ensemble pour mieux se connaître.
Après une liaison d'un an, j'ai sus par la contre-maîtresse qu'il n'avait pas besoin d'une seconde contre-maîtresse. Lorsque je suis aller lui demander des explications, il me répondit que mon embauche n'était qu'un prétexte pour pouvoir sortir avec moi ! Il voulait seulement une petite amie pour se distraire quelques temps et qu'il prévoyait changer d'amie comme cela environ à tous les deux ans. C'était sa façon à lui de vivre ainsi ses propres expériences amoureuses, comme il avait convenu avec plusieurs de ses copains. Alors je devinai enfin sa mentalité et sa moralité décadente... Je compris tout de suite le stratagème : c'était un arrangement avec l'employeur de l'autre compagnie où je travaillais avant pour que je devienne la petite amie de son ami, comme on se partage un jouet quoi ! Après cette blessante déclaration, ça coupé tous mes liens d'amour que j'avais pour lui et je décidais de ne plus continuer cette relation avec lui. Je le laissai donc avec une vive déception au cœur, car je prévoyais faire ma vie avec lui...
Deux semaines plus tard, je constatai avec une grande inquiétude que j'étais enceinte; pour moi, cela représentait une nouvelle catastrophe! Comment vais-je m'en sortir cette fois? C'était un bouleversement terrible pour moi, parce que, pendant le temps que je pris pour rompre avec mon ex-ami, il se présenta un autre homme qui me faisait la cour depuis quelques temps déjà... Et vu que je venais de quitter mon ex-ami avec un cœur bien triste, cette fin de semaine-là, ce fut dans ses bras que j'essayai de me consoler. Mais évidemment, je n'aimais pas cet homme. D'ailleurs, je n'ai pas voulu que cette relation se prolonge parce qu'il m'avoua qu'il était déjà marié...
Par la suite, je
décidai de mettre mon ex-ami au courant de ma grossesse.
Alors celui-ci, évidemment, me proposa l'avortement. Cette
suggestion m'assigna toute une responsabilité et je ne savais
vraiment pas quoi faire, j'étais incapable de me décider...
Cette idée d'avortement me causa bien des tourments en raison
de ma rencontre avec l'autre homme dans la même fin de semaine
ou je quittais mon ex-ami. Ma décision fut très difficile
à prendre. Je me posais alors la question : Est-ce vraiment lui
le père de mon enfant ? Ou est-ce l'autre que je n'aime pas ?...
Je n'arrivais pas à prendre un parti face à ce dilemme.
Pendant le temps que je pris pour réfléchir à la
question, je me réveillai parfois en pleine nuit, pleurant après
avoir fait de terribles cauchemars en raison du fait que j'ai aimé
mon ex-ami jusqu'à vouloir faire ma vie avec et l'autre était
seulement passager pour me consoler !
Le problème était que, je voulais juste l'enfant de celui que j'aimais. Pauvre Ignorante que j'étais… Je décidai donc de me faire avorter, mais aussi pour une autre raisons : C'était d'en finir avec toute cette torture mentale qu'entraînent le jugement social pour une fille mère... Alors je téléphonai à une sage-femme que mon ex-ami m'avait suggérée pour me faire avorter. Lorsque cette femme arriva pour faire cette tâche, elle m'inséra un liquide pour provoquer l'avortement. Aussitôt, je me suis plainte de brûlures atroces à l'intérieur. Elle arrêta ce traitement et me conseilla d'aller voir tout de suite le médecin et c'est ce que je fis sans plus attendre. Après m'avoir examinée, le médecin vit que j'étais brûlée assez sérieusement; mais l'enfant n'avait pas été touché et l'utérus était intact. Merci oh Dieu ! Au fond de moi-même, je ne désirais pas vraiment l'avortement. J'étais ravie de voir que ce liquide n'ait pas été plus efficace... Il me restait plus qu'à laisser le temps me guérir de mes brûlures par le moyen des médicaments que mon médecin m'avait prescrits.
Certes, j'avais un bon médecin; il m'a quelque peu réprimandée sur le fait que j'ai eu recours à une sage-femme. Pour lui, les sages-femmes qui pratiquent l'avortement le font dans des conditions fort dangereuses qui laissent souvent de terribles séquelles. Il me rassura malgré tout en m'indiquant qu'il n'y avait plus aucun danger ni pour l'enfant ni pour moi-même. Je répliquais alors : Tant mieux ! Et je sentais que c'était bien ainsi.
A cette époque, je n'avais pas compris pourquoi cet avortement n'avait pas réussi. Aujourd'hui, je reste convaincue que ce fut un miracle de Dieu, car Il n'a pas voulu que cet enfant meure, c'est tout... Dieu protège toujours les Siens, peu importe le danger qui les guette, et cet enfant appartenait déjà à Dieu. Je remercie Le Seigneur Dieu Tout-Puissant d'avoir sauvé cet enfant. Je demande aussi pardon à Dieu d'avoir accepté l'idée de l'avortement dans l'intention de mettre fin à la vie de Sa petite créature. Je peux maintenant témoigner que Dieu l'a bel et bien sauvée par Sa Grâce infinie parce qu'Il aimait aussi cet enfant et qu'il faisait aussi partie de Son plan ! Car un jour il sera un serviteur de l'Éternel... Gloire à Dieu pour ce si merveilleux miracle.
Malgré tout, même si l'avortement n'a pas réussi et que Dieu avait décidé de sauver cet enfant, je regrettais d'avoir consenti à poser ce geste; au fond de moi, j'essayais néanmoins de me disculper en ne voulant pas voir ma responsabilité dans cet acte criminel. Je tenais à ce que ce soit la société qui en prenne toute la responsabilité puisque c'est elle qui nous proposait cette nouvelle façon de régler le problème en nous enseignant le désengagement personnel de la maternité par le recours à l'avortement. On disait alors que la femme pouvait décider elle-même si elle voulait mettre un terme à sa grossesse, parce que son corps lui appartenait... Ils oublièrent de nous dire aussi que si la femme accepte de détruire le foetus qui se trouve en elle, elle se détruisait du même coup elle-même psychologiquement... C'est une partie d'elle-même qui meure également. Je crois que la société ne voyait pas la gravité du problème d'éthique et spirituel que l'avortement posait aux femmes !...
Ce que je comprenais à ce moment-là, c'était comme si on me disait : C'est pas grave, tu peux tuer ton enfant parce qu'avant trois mois le foetus n'a pas d'âme; il n'y a rien là, mais agissez selon votre conscience ! Mais notre conscience, on essayait même de nous l'enlever pour pouvoir mieux nous manipuler et faire de nous ce qu'ils veulent, afin d'obtenir la légalisation de l'avortement !
Je sais bien aujourd'hui que l'acte que j'ai commis en voulant me faire avorter, j'en étais la seule et l'unique responsable : C'est moi seule qui peut dire OUI ou NON ! Pour prendre quelques soient les décisions. Et même si je suis influencée par ces scientifiques, ou par ces religieux, je serai toujours la seule responsable de la vie du foetus que Dieu m'a donné pour que je le porte en moi pour le rendre à terme; si je le fais tuer par quelqu'un d'autre, ce sera toujours moi la seule coupable ! Maintenant pour moi, la pire honte, ce n'est pas de faire un enfant, mais c'est de le tuer !
Dieu seul a le droit d'ôter la vie ou de la donner. Il l'a écrit comme ceci avant que nous soyons tous formés dans le sein de nos mères : Avant que Je ne te forme dans le ventre de ta mère, Je te connaissais, et avant que tu ne sortes de son sein, Je t'avais consacré... Jérémie 1:4-5
Ce que Dieu a dit à Jérémie, Il le dit aussi pour nous tous; nous avons tous commencer par être un foetus!
Alors si Dieu me connaissait, c'est que j'avais une âme à ma conception et c'est cette âme-là que Dieu aime. Ce que j'avais besoin de savoir à cette époque était déjà tout écrit dans la Bible de Dieu. Mais il y a beaucoup de religions qui ne prennent pas ces Paroles pour la vérité malheureusement et ils empêchaient les pauvres gens d'en prendre connaissance aussi. C'est pourquoi, le monde ignore cette vérité. Et c'est là qui est grave.
Qui sont-ils ces gens qui osent prétendre que le foetus humain n'a pas d'âme avant l'âge de trois mois ? Ils ne sont pas le créateur de ces bébés pour dire cela. DIEU SEUL EST LE CRÉATEUR de toutes ces âmes.
Toutes Ses Paroles me confirment que le foetus est déjà une personne dès sa conception et, ce n'est pas un point de vue, la Parole de Dieu n'est pas non plus le point de vue des hommes, mais la réalité de Dieu Lui-même puisqu'Il est Lui-même La Parole de vérité et Il S'est fait chair pour nous annoncer toutes cette vérités et le monde en a pas voulut ! Lorsqu'on ignore ce que Dieu a fait écrire pour notre instruction, nous commettons par ignorance des fautes graves. Lorsqu'on regarde la Parole de Dieu avec les yeux de Dieu, nous voyons les choses comme Il les a fait. Car Dieu nous fait un corps dans le sein de la femme, pour que ce corps soit l'enveloppe de notre âme et notre esprit. Donc avant que nous naissions, Dieu nous connaît déjà. Voyez, David la bien écrit dans le Psaume 139,13-16. C'est Toi qui as formé mes reins, qui m'as tenu caché dans le sein de ma mère. Je Te célèbre; car je suis une créature merveilleuse. Tes oeuvres sont des merveilles, et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n'était pas caché devant Toi, lorsque j'ai été fait en secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n'étais qu'une masse informe, Tes yeux me voyaient; et sur Ton livre étaient tous inscrits les jours qui étaient fixés, avant qu'aucun d'eux existe.
Je reviens
donc à mon histoire.
Maintenant il me fallait annoncer à mon ex-ami
que l'avortement fut un échec, car c'est lui qui a tout payé
le coût de l'avortement. Lorsque je le lui ai dit, il me proposa
le mariage mais avec l'intention de divorcer après que l'enfant
aura pris son nom! Naturellement, je refusai cette proposition, parce
que ses conditions de mariage ne m'intéressaient pas du tout.
Le mariage est de Dieu et on se doit de le respecter, non pas pour quelques
mois, mais pour toute une vie ! J'ai donc pris la responsabilité
de garder l'enfant pour moi seule.
Après cette décision, je prévoyais donner à mon enfant le meilleur de ce que j'avais évidemment. Mais il y eut beaucoup d'oppression et de jugement à mon sujet. C'est ce que je prévoyais ! Personne n'osait me donner une parole d'encouragement ou même me conseiller pour savoir comment je pourrais prendre soin de mon enfant... Il est vrai qu'en ce temps-là, être fille mère, c'était la faute la plus déshonorante qui soit arrivée dans la vie d'une jeune fille. C'était comme si j'avais contracté une maladie contagieuse pour la majorité de ceux qui me connaissaient, ils me faisaient sentir leur honte, surtout les membres de ma famille…
L'éducation que nous avons tous reçue par le biais du système religieux, a été de nous apprendre à condamner les plus faibles, au lieu de les aider à s'en remettre à Dieu pour que Celui-ci les aide; Dieu seul par l'intermédiaire de Jésus nous aide vraiment, Il est le seul Juge de tous nos actes de pécheur que nous sommes tous.
J'ai même
dit à un de mes frères que nous es femmes, lorsque nous
avons une relation amoureuse, cela se voir parfois, car en raison du fait
que nous avons le ventre qui devient bien arrondi lorsque nous portons un
enfant. Mais vous, les hommes, lorsque ce besoin d'amour a lieu, personne
ne peut le prouver..., parce que votre comportement sexuel ne se voit pas,
mais vous, vous le savez !... J'ose maintenant poser la question comme Jésus
l'a fait : Que
celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre
contre elle. Jean
8,7.
Finalement, mon
accouchement arriva un mois et une semaine plutôt que prévu,
mais l'enfant était parfaitement normal et en bonne santé;
il ne lui restait qu'à prendre un peu plus de poids. Merci
Seigneur encore une fois d'avoir sauvé cet enfant. Mais après
sa naissance, un autre problème se présentait,
on ne voulait pas que je le garde, malgré mes vingt-sept ans.
La travailleuse sociale me conseillait très fortement de le
donner en adoption et tous ceux que je fréquentais me pressaient
aussi pour qu'il en soit ainsi fait; la travailleuse sociale me disait
aussi que j'avais le choix de le garder. Mais lorsque je lui ai dit que
je désirais le garder, elle refusa de me le rendre poliment, elle
pensait que je n'étais pas assez responsable!..
Je ne comprenais pas encore pourquoi qu'elle me disait cela et je sentais qu'elle voulait tout simplement me l'enlever malgré mes bonnes intentions. Mais pour fermer la discutions avec moi, elle me proposa donc d'y réfléchir encore... Je me voyais prise avec tous ces gens qui étaient contre moi; je me retrouvais encore une fois de plus en plus seule face à moi-même... Je ne comprenais toujours pas les motifs de leur acharnement sur moi. Il ne se trouvait encore personne pour m'aider à prendre ma défense et par le fait même me soutenir soit mentalement et moralement. J'avais vraiment besoin qu'on m'aide, je réalisai aussi que je ne pouvais pas me battre toute seule contre tous ce système social, et je sentant bien ma dépendance face à eux, j'étais incapable de défendre mes droits de mère...
Pendant le temps de réflexion qu'elle m'imposa, je n'arrivais toujours pas à prendre une décision affirmative pour pouvoir garder mon enfant. Mais je commençai à soupçonner qu'il y avait certainement quelqu'un de mon entourage qui aurait fait de mauvais rapports sur ma manière de vivre à la travailleuse sociale... Pour que celle-ci me mette ainsi à l'épreuve afin de déterminer si j'étais apte ou non à garder mon enfant. Il y avait assurément des raisons obscures qui m'échappaient totalement ! Je constatais évidemment qu'on me jugeait bien mal; mais je n'arrivais pas moi-même à défendre adéquatement mon point de vue pour pouvoir avoir la garde de mon enfant. C'est pourquoi cela me forçait à compter sur les autres.
Entre-temps, cette
même travailleuse sociale me demanda d'aller aider une dame
qui était atteinte de la sclérose en plaque, afin
de lui faire son ménage de temps à autre. Pendant le
temps que je travaillai pour cette dame, j'éprouvai beaucoup
de difficultés à cacher ma tristesse et elle s'est bien
rendue compte que j'avais alors de gros soucis personnels... De ce fait,
elle me demanda pourquoi ?.... Alors je décidai de me confier
à elle. Elle fut la seule personne à se préoccuper
de moi et je sentis qu'elle comprenait bien ma situation puisqu'elle
était elle-même une mère ayant adopté quatre
enfants. Ainsi donc, je lui confiai le problème qui sévissait
entre moi et la travailleuse sociale.
Elle fut la seule personne à vouloir m'écouter et elle comprenait toute l'ampleur de mon problème de mère célibataire. JE SAIS me dit-elle, que trop souvent les travailleuses sociales forçaient ainsi des mères célibataires à abandonner leur enfant à l'adoption !... Me voyant si désemparée, elle décida de m'aider un peu pour prendre une décision en me faisant comprendre mes droits sur mon enfant. C'est alors que je lui dis que ce que je désirais le plus au monde, c'était de pouvoir garder moi-même mon enfant ! Suite à cela, elle me conseilla de ne pas me laisser influencer par la travailleuse sociale et de ne pas trop m'occuper de ce que les autres diraient de cette affaire. Et elle ajouta encore : PRENDS TOI-MÊME TA DÉCISION, et au même moment elle mettait sa main sur sa bouche comme pour ne pas trop m'influencer! Et je compris très bien le message et sans qu'elle ait eu le besoin d'ajouter une parole de plus. Ces paroles réconfortaient mon cœur affligé et toute la tristesse s'envola, et par la même occasion je ressenti une force de caractère qui s'est emparé de moi tout d'un coup ! Et j'ai compris en même temps, que j'étais une mère parfaitement normale comme toutes les autres et, par le fait même, je fus libérée de cette espèce d'envoûtement qui me faisait dépendre toujours des autres pour prendre des décisions importantes. Maintenant, je pouvais décider par moi-même et refuser que mon enfant soit adopté par quelqu'un d'autre !!!...
Gloire à Dieu, c'était de cet encouragement-là dont j'avais tellement besoin. J'ai l'intime conviction que c'était encore des Paroles d'encouragement venant du Seigneur qui me passait par la bouche de cette femme très douce, car elle dégageait vraiment l'Amour et la Bonté du Seigneur envers moi !...
Merci Mon Seigneur et Mon Dieu, Rois des rois, Dieu béni du ciel et de la terre, Dieu Tout-Puissant, Tu es infiniment Bon et Juste; Tu nous aides même à prendre des décisions difficiles et Tu ne nous condamnes pas, mais Tu aides le pécheur à s'en sortir par Ta Grâce infinie... Merci d'avoir sauvé cet enfant merveilleux, et que je Te sois éternellement reconnaissante. Je Te donne encore toute la Gloire car c'est toujours Toi et uniquement Toi, qui sauve le pécheur. Je Te donne cet enfant que Tu as sauvé, même s'il est grand aujourd'hui, il sera toujours à Toi et pour Toi. Sauve le de lui-même et fait de Lui Ton fidèle serviteur. Au Nom de Jésus !
Maintenant que je prenais confiance en moi selon mes moyens, je pouvais enfin tenir ferme dans ce que je voulais et ma décision était finalement prise ! Quelques jours plus tard, je mis ma ferme détermination en pratique tout en me disant : C'est assez de dépendre toujours des autres pour prendre les décisions dans ce qui me concerne personnellement; c'est moi dorénavant qui déciderai de ce que je veux et de ce que je ne veux pas ! Je ne veux plus que personne décide à ma place, que ça plaise ou que ça déplaise, personne ne fera plus de ma vie ce que eux veulent !!!...
Le Seigneur me révèle à l'instant même que c'était bien cette femme qu'Il avait mise sur ma route avec des Paroles bien précises pour moi... Je remercie donc encore Mon Dieu des situations désespérées, et de m'avoir donné Ses Paroles qui m'ont grandement aidée à m'affermir dans ce que je veux et ce que je ne veux pas… Alors dans mon avenir, que mon oui, soit oui, et que mon non soit non ! Mais ce sont les conseils de Jésus… Glorifie Ton Saint Nom Tout-Puissant Saint Seigneur dans toute mon existence! Amen et Alléluia !
Par la suite, je téléphonai au centre d'adoption pour signaler à la travailleuse sociale que je prenais moi-même mon enfant en charge. Et le document qu'on m'avait obligée de signer pour l'adoption, je leur demandai tout bonnement de le déchirer... Alors elle comprit que j'étais fermement décidée et prêt à le prendre avec moi, elle me demanda de me rendre à son bureau en me faisant promette ainsi, d lui donner de mes nouvelles de temps en temps en allant la voir avec mon fils à son bureau. Le lendemain, toute heureuse à l'idée d'aller chercher mon enfant à la crèche, là où on l'avait placé sans m'en avertir. Il était déjà âgé de un mois lorsque je le pris dans mes bras pour la première fois. Après cette grande victoire, je pris toujours plus chaque jour de l'assurance en moi par la Grâce de Dieu.
Vingt-sept ans après la naissance de mon fils, lorsque je me rendis avec mon mari pour rendre visite à l'un de mes beaux-frères, c'est en route que Le Seigneur me révéla l'identité du père biologique de mon fils. Ainsi, j'eus la conviction très forte que le père était vraiment celui que je pensais, il était bel et bien mon ex-ami ! En même temps que je reçus cette révélation de Dieu par Son Esprit en moi, de grosses larmes de joie coulaient sur mes joues, car mon mari conduisait la voiture et il a fallut que je me retienne un peut... Mais ma crainte angoissante à l'idée que ce soit l'autre le père s'évanouit complètement... Gloire à Dieu, Gloire à Dieu et Gloire à Dieu pour la merveilleuse révélation de ce secret caché depuis si longtemps... Dieu révèle toujours la vérité à celui qui est véritablement Son enfant qui se confie en Lui seul, car qui d'autre que Dieu connais tous les pères des enfants abandonnés???...
P/S.
Je dois vous dire
que dans toutes situations ou l'on ne reçoit pas d'aide nécessaire
pour prendre des décisions importantes, cela nous force à
les prendre soi-même ou on se laisse périr par manque
d'assurance en soi. Et c'est la meilleur manière d'affermir notre
caractère. Et cela nous est nécessaire pour grandir en
sagesse et en intelligence. Ce qui est aussi important pour notre vie
sur terre et aussi pour notre vie spirituelle surtout. Car lorsque nous
voulons marcher avec Dieu selon Son Saint Évangile, il est nécessaire
de prendre soi-même nos propres décisions, car personne
ne peut les prendre pour toi et cela est un pas de foi important pour
Dieu.