Naître de nouveau
La Bible nous dit dans Jean 3.16 que nous devons
simplement croire en Jésus. Nous devons alors bien comprendre
ce que signifie "croire en Jésus".
Croire en Jésus n'est pas le simple fait de le déclarer, ni de fréquenter une église, ni d'offrir tous ses biens aux pauvres, ni encore moins de recourir systématiquement à Jésus chaque fois qu’on est en difficulté. Croire en Jésus de manière à obtenir la vie éternelle, selon l’Esprit du texte de Jean 3.16, cela veut dire considérer à sa juste valeur, le précieux Sang versé à la Croix de Golgotha.
Croire en Jésus ne peut qu’être croire que Jésus c’est l’envoyé de Dieu venu au monde pour racheter les humains de l’esclavage du péché, et ensuite reconduire les hommes affranchis à Dieu. C’est croire que le prix de rachat versé par Jésus à cet effet c’est Son propre Sang versé à la Croix pour tous les pécheurs dont je suis l’un.
Mais, seule, une telle conviction ne suffit pas. En effet, Satan aussi est bien convaincu que Jésus c’est l’envoyé de Dieu pour racheter les hommes et les ramener au royaume des cieux. C’est pourquoi Satan a tenté par tous les moyens de contrecarrer Jésus dans cette mission en tuant tous les petits garçons de Béthlehem, et en le tentant dans le désert.
Pour que ma conviction que Jésus est l’envoyé de Dieu pour racheter les humains soit différente de celle de Satan, je dois ardemment haïr le péché, c’est-à-dire détester la vie d’esclave de Satan. Ainsi, le sang de Jésus aura pour moi la valeur de toute ma vie, puisque je serai convaincu que sans ce Sang ma vie ne serait qu’une perte puisque je serais resté esclave de Satan sans aucun espoir de m’affranchir pour pouvoir entrer dans le royaume de Dieu mon créateur. Nous lisons dans Romains 3.25 ce qui suit : « C’est Lui (Jésus) que Dieu a destiné comme moyen d’expiation pour ceux qui auraient la foi en Son Sang, afin de montrer Sa justice ».
Ce passage semble mieux expliciter le sens de «croire en Jésus » dans Jean 3.16. L’accent est mis sur «avoir la foi en Son Sang », et cela nous ramène à mieux comprendre ce que veut dire détester la vie de péché. Ne peut avoir la foi dans le Sang de Jésus que celui qui est convaincu que le péché c’est le plus grand poison de sa vie. Pour lui le Sang de Jésus c’est le bien le plus précieux de sa vie parce que, par Lui, il est libéré et peut ainsi vivre dans l’espérance de la Vie Eternelle. Il ne suffit pas de se reconnaître pécheur comme Satan se le reconnaît, mais ce qui fait la différence avec Satan c’est qu’il faut en plus détester le péché.
Avoir la foi en Jésus c’est considérer que l’esclavage du péché est un mal le plus nocif pour les hommes au point que Dieu, dans Sa compassion, a dû Se faire Homme en prenant un corps semblable à celui du péché, pour subir le châtiment qu’exigeait notre affranchissement, en versant Son Sang (Hébreux 2.14-18).
Malheureusement, dans plusieurs églises, le péché n’est plus ainsi présenté. La condamnation du péché dans la vie des hommes n’est plus présentée comme la seule cause de la venue de Jésus au monde. Un accent plus particulier est mis sur le pouvoir miraculeux de Jésus au point que «croire en Jésus » se résume, pour plusieurs, à recourir à Jésus comme source des solutions aux problèmes de leur survie. Dire «Christ est mort pour mes péchés » est devenu comme un simple slogan dépourvu de son contenu exact.
Car que voit-on dans la vie de ceux qui se disent «avoir foi dans le Sang de Jésus» ? On pèche sans scrupule ! Qui est celui-là qui est convaincu que le péché est un poison mortel mais qui s’y laisse aller le plus naturellement ? Si donc nombreux l’ignore, si nombreux sont complaisants avec le péché, comment ont-ils pu se repentir ? Et s’ils ne se sont pas encore repentis de leur vie de péché, comment Christ a-t-Il pu entrer dans leur vie ?
A travers le ministère de Jean-Baptiste, la bible nous enseigne encore mieux que sans la repentance il ne peut y avoir de deuxième naissance, donc pas de Salut. En effet, en tant que précurseur de la mission de Jésus, la prédication de Jean-Baptiste était : « Préparez au désert le chemin de l’Eternel, aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu. Que toute vallée soit exhaussée, que toute montagne et toute colline soient abaissées ! » (Esaïe 40.3-4, lire aussi Mathieu 3.2). Et ceux qui acceptaient ce message venez recevoir auprès de Jean, le baptême de repentance (Mathieu 3.6).
Pour nous enseigner que Dieu ne nous agrée que lorsque nous nous repentons de nos péchés en vue du royaume de Dieu, lorsque Jésus sortait de l’eau après Son baptême (image du moment où chacun de nous se repent), la voix se fit entendre d’en haut pour certifier que Jésus (c’est-à-dire ‘le repentant’) était le Fils bien-aimé en qui Dieu a mis toute Son affection (Mathieu 3.17). Donc tant qu’on ne commencera pas par la repentance, Christ n’aura pas de chemin dans notre vie.
On comprend ainsi qu’il ne suffit pas de se reconnaître pécheur, mais encore faut-il condamner ses péchés, c’est-à-dire prendre une attitude de ferme opposition contre la nature pécheresse. Car c’est pour s’être opposé au péché que Jésus, Saint qu’Il était, a souffert sur la Croix du calvaire à notre place. Si nous sommes complaisants avec le péché, c’est que pour nous Christ est mort bêtement. C’est que nous disons, par exemple : «je ne sais pourquoi Il s’est laissé clouer ». Et dans ces conditions, Son Sang n’aura aucune valeur à nos yeux.
Ce n’est qu’en nous opposant nous-mêmes au péché que nous serons unis avec Christ sur Sa croix du calvaire. Et étant uni avec Lui dans Sa mort, on est assuré d’être ressuscité avec Lui aussi. Aussi, la bible déclare-t-elle : "(…) si nous sommes devenus une même plante avec Lui par la conformité à Sa mort, nous le serons aussi par la conformité à Sa résurrection". (Romains 6.5, lire aussi le verset 8).
Si les évangélistes et nos pasteurs enseignent cela à ceux qui recherchent Christ, nombreux dans nos églises seront véritablement nés de nouveau et cela précipitera l’avènement du Royaume de Dieu que nous attendons avec impatience.
Car «la foi qui sauve » ne consiste pas à s’attacher à Christ qui guérit, qui bénit, qui multiplie les poissons et le pain, etc., mais à Christ qui verse Son Sang pour les péchés de l’humanité.
Pasteur Joseph Kitenge
h.duclos@sympatico.ca |
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