L'histoire
de la prière
est l'histoire de Dieu
L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE DE…
JÉRÉMIE
DIEU APPELLE JÉRÉMIE À DEVENIR SON PORTE–PAROLE
Le Seigneur m’adressa ce message : « Je te connaissais avant même de t’avoir formé dans le ventre de ta mère ;Je t’avais mis à part pour Me servir avant même que tu sois né. Et Je t’avais destiné à être Mon porte-Parole auprès des nations. »
Je répondis : « Hélas ! Seigneur Dieu, je suis trop jeunes pour parler en public. »
Mais le Seigneur me répliqua : « Ne dis pas que tu es trop jeune ; tu devras aller voir tous ceux à qui Je t’enverrai, et leur dire tout ce que Je t’ordonnerai. N’aie pas peur d’eux, car Je suis avec toi pour te délivrer. »
Voilà ce que le Seigneur me déclara. Puis Il avança la main, toucha ma bouche et me dit : « C’est toi qui prononceras Mes Paroles. Tu vois, aujourd’hui Je te charge d’une mission, qui concerne les nations et les royaumes : Tu auras à déraciner et à renverser, à détruire et à démolir, mais aussi à reconstruire et à replanter. » (Jérémie 1 :4-10)
LE SEIGNEUR DÉNONCE LA FAUTE DU PEUPLE DE JUDA
« La faute
des gens de Juda est comme un texte gravé au burin de fer ou à
la pointe de diamant. Elle est inscrite sur leurs cœurs et sur les angles
de leurs autels tel un signe qui les accuse, comme les accusent aussi leurs
autel, leurs poteaux sacrés, les arbres verts, les collines et
les hauteurs dans la campagne. Peuple de Juda, Je livre au pillage tes
biens et tous tes trésors, ainsi que tes lieux sacrés. C’est
le prix des fautes que tu as commises sur tout ton territoire. Tu vas devoir
restituer le pays que tu possèdes, celui que Je t’avaisdonné.
Je t’asservis à tes ennemis dans un pays dont tu ne sais rien.
Car tu as allumé Ma
colère, et rien ne pourra l’éteindre. » (Jérémie
17 :1-4).
FAUSSE SÉCURITÉ, VRAIE SÉCURITÉ
Voici ce que déclare le Seigneur :
Mais Je bénis
celui qui met sa confiance en Moi et cherche en Moi sa sécurité.
Il aura le même sort qu’un arbre planté près de l’eau,
dont les racines s’étendent à proximité du ruisseau.
Il n’a rien à redouter
quand vient la chaleur, et son feuillage reste vert. Même
en année de sécheresse il ne se fait aucun souci, il ne cesse
de porter des fruits. Rien n’est plus trompeur que le cœur humain. On
ne peut pas le guérir, on ne peut rien y comprendre.
Moi, dit le Seigneur, Je vois jusqu’au fond du cœur, Je perce le secret des consciences. Ainsi Je peux traiter chacun selon sa conduite et le résultat de ses actes. Une poule qui a couvé des œufs de canard, tel est celui qui s’est enrichi en violant les lois ; au milieu de sa vie ses biens l’abandonnent et sur la fin il est là comme un sot (Jérémie 17,5-11).
LE SEIGNEUR, SEULE SOURCE DE VIE
Il y a un trône
glorieux dominant le monde depuis les origines, c’est là qu’est
notre saint temple ! Seigneur, Toi en qui espère Israël, honte
à tous ceux qui T’abandonnent !
Ceux qui se détournent
de Toi ne sont que des noms inscrits dans la poussière. C'est qu’ils
T’on abandonné, Seigneur, Toi la source d’eau vive (Jérémie
17 :12-13).
PRIÈRE DE JÉRÉMIE
Seigneur, je ne serai guéri que si Tu me guéris ; je ne serai sauvé qui si Tu me sauves, car Tu m’as toujours donné une raison de Te louer. Voilà que tout le monde me dit :
‘‘Et la menace du Seigneur, où est-elle passé ? Qu’elle se réalise donc !’’ Ce n’est pas moi qui T’ai pressé de déclencher le malheur, Seigneur ; je n’ai pas souhaité que vienne le jour de la catastrophe. Tu le sais, Tu as pu vérifier tout ce que j’ai annoncé. Ne soit donc pas pour moi une cause de désarroi, Toi qui es Mon refuge quand le malheur est là. La honte devrait être pour mes persécuteurs, et non pas pour moi ! Pour eux aussi la consternation, mais non pour moi ! Fait venir sur eux le jour du malheur, mets-les complètement en pièces (Jérémie 17 :14-18).
JÉRÉMIE
ADRESSE UNE LETTRE
AUX DÉPORTÉS
De Jérusalem, le prophète Jérémie adressa une lettre à tous les conseillers, les prêtres, les prophètes et à l’ensemble des gens que Nabucodonosor avait déportés de Jérusalem à Babylone. (Cette lettre fut envoyée après que le roi Yekinia, la reine mère, les hauts fonctionnaires, les chefs de Juda et de Jérusalem, ainsi que les artisans et les serruriers eurent dû quitter eux-mêmes Jérusalem.) Or le roi Sédécias de Juda envoyait Élassa, fils de Chafan, et Guemaria, fils de Hilquia, à Babylone, auprès du roi Nabucodonosor. Jérémie leur confia sa lettre. Elle était ainsi rédigée :
‘‘Voici un message
du Seigneur de l’univers, Dieu d’Israël, pour tous ceux qu’Il a fait
déporter de Jérusalem à Babylone :
Construisez des maisons pour
vous y installer ; plantez des jardins pour vous nourrir de ce qu’ils
produisent. Mariez-vous, ayez des fils et des filles ; mariez vos fils
et vos filles, et qu’à leur tour ils aient des enfants. Devenez
ainsi nombreux là-bas, ne diminuez surtout pas ! Cherchez à
rendre prospère la ville où le Seigneur vous a fait déporter,
et priez-Le pour elle, car plus elle sera prospère plus vous le serez
vous-mêmes.
‘‘Le Seigneur de
l’univers, Dieu d’Israël, ajoute cet avertissement :
Ne vous laissez pas tromper
par les prophètes qui vivent parmi vous, ni par les gens qui prédisent
l’avenir. Ne prenez pas au sérieux ceux qui vous explique vos rêves.
Car ils prétendent vous parler de Ma part, mais ce n’est pas vrai
; Je ne les ai pas envoyés, dit le Seigneur.
‘‘Et maintenant le Seigneur déclare encore ceci : Quand le royaume de Babylone aura duré soixante-dix ans alors J’interviendrai pour vous et Je réaliserai le bien que Je vous ai promis : Je vous ferai revenir ici, à Jérusalem. Car Moi, le Seigneur, Je sais bien quels projets Je forme pour vous ; et Je vous l’affirme : Ce ne sont pas des projets de malheur mais des projets de bonheur. Je veux vous donner un avenir à espérer. Si vous venez alors M’appeler et Me prier, Je vous écouterai ; si vous vous tournez vers Moi, vous Me retrouverez. Moi, le Seigneur, Je vous le déclare : Si vous Me recherchez de tout votre cœur, Je Me laisserai trouver par vous. Je changerai votre sort, Je vous ferai sortir de chez toutes les nations et de tous les endroits où Je vous ai dispersés. Je vous rassemblerai et Je vous ferai revenir en ce lieu d’où Je vous ai fait déporter, déclare le Seigneur.
‘‘Le Seigneur vous dit tout cela parce que vous prétendez qu’Il vous a donné des prophètes à Babylone.
‘‘Et maintenant voici ce que le Seigneur annonce au sujet du roi qui a hérité du royaume de David et au sujet de tout le peuple qui vit encore à Jérusalem – Je parle de vos rêves, qui n’on pas été déportés avec vous -. C’est un message du Seigneur de l’univers :
Je vais envoyer contre eux la guerre, la famine et la peste. Je les mettrai dans un tel état qu’ils feront penser à des figues pourries, trop mauvaises pour qu’on les mange. Je les poursuivrai par la guerre, la famine et la peste, de sorte que tous les royaumes du monde seront épouvantés en les voyant. Chez toutes les nations où Je les disperserai, on les citera comme exemple quand on voudra prononcer une malédiction ou mentionner quelque chose d’horrible, d’effrayant ou de honteux. En effet, ils n’ont pas écouté ce que Je leur disais, déclare le Seigneur. Pourtant Je n’ai pas cessé de leur envoyer l’un après l’autre Mes serviteurs les prophètes ; mais ils ne les ont pas écoutés.
‘‘Vous tous du moins, les déportés que le Seigneur a envoyés de Jérusalem à Babylone, écoutez ce que vous dit le Seigneur !
‘‘Voici maintenant un message du Seigneur de l’univers, Dieu d’Israël, concernant Ahab, fils de Colaya, et Sidequia, fils de Maasséya ; tous deux sont des faux prophètes, bien qu’ils prétendent parler de la part de Dieu : Je vais les livrer à Nabucodonosor, roi de Babylone, qui les fera exécuter devant vous. Tous les gens de Juda qui ont été déportés à Babylone utiliseront désormais le nom de ces deux hommes pour prononcer des formules de malédiction comme celle-ci : ‘Que le Seigneur te traite comme Sidequia et Ahab, que le roi de Babylone a fait rôtir au feu !’ Cela leur arrivera parce qu’ils ont fait quelque chose d’inadmissible en Israël. En effet, ils ont commis l’adultère et ils ont prétendu parler de Ma part alors que Je ne leur avais rien commandé. Mais Moi, Je sais tout cela, déclare le Seigneur, et J’en ai été témoin.’’ (Jérémie 29 :1-23)
LA LETTRE DE CHEMAYA
Le Seigneur de l’univers, le Dieu d’Israël, chargea le prophète Jérémie d’un, message concernant Chemaya de Néhélam. En effet, Chemaya s’était permis d’envoyer une lettre au prêtre Sefania, fils de Maasséya, ainsi qu’au autre prêtres et à tous ceux qui étaient encore à Jérusalem ; il avait écrit à Séfania:
‘‘Puisque le Seigneur t’a établi prêtre pour succéder à Yoyada, tu dois surveiller dans le temple les exaltés qui se disent prophètes, pour les faire attacher avec des chaînes et un collier de fer. Pourquoi donc n’as-tu pas réagi contre Jérémie d’Anatot, qui joue au prophète devant vous ? C’est de ta faute s’il a pu nous envoyer une lettre ici, à Babylone, pour nous annoncer que nous resterions longtemps déportés. Il nous a même écrit de construire des maisons pour nous y installer et de planter des jardins pour vivre de ce qu’ils produiront.’’
Mais le prêtre Sefania lut cette lettre à Jérémie. Alors le Seigneur donna cet ordre à Jérémie : « Envoie le message suivant aux déportés : ‘‘Voici ce que le Seigneur déclare au sujet de Chemaya de Néhélam :
Chemaya prétend être un prophète, mais Je ne l’ai chargé d’aucun message pour vous. Puisqu’il vous a poussés à croire à des mensonges, Moi le Seigneur J’affirme que Je vais intervenir contre Chemaya et ses descendants : plus personne de sa famille ne restera parmi vous pour voir le bien que Je vais faire à Mon peuple. Car il a poussé Mon peuple à s’opposer à Moi, dit le Seigneur.’’ » (Jérémie 29 : 24-32).
PROMESSE DE DIEU
POUR LE ROYAUME D’ISRAËL
Jérémie reçu du Seigneur les instructions que voici : « C’est Moi le Seigneur Dieu d’Israël, qui te parle maintenant. Note bien par écrit tous les messages que Je t’ai communiqués. Je te le déclare en effet : le jour vient où Je changerai le sort d’Israël, Mon peuple ( et aussi le sort de Juda ). Je les ramènerai au pays que J’avais donné à leurs ancêtres, et ils le posséderont de nouveau, dit encore le Seigneur. »
Voici donc les messages que le Seigneur transmit à Jérémie pour Israël ( et aussi pour Juda ) :
On entend un cri
de terreur ; c’est une frayeur que rien n’apaise. Informez-vous et voyez
si un homme a déjà accouché. Pourquoi donc vois-je
tous les hommes les mains sur les reins comme une femme en travail, pâle
comme la mort et la mine défaite?
Quel malheur ! C’est un jour
terrible, un jour sans pareil ; c’est un temps de détresse pour
les descendants de Jacob ! Et pourtant ils en sortiront sains et saufs.
Je suis avec toi pour te sauver, déclare le Seigneur ; Je veux en finir avec toutes les nations chez lesquelles Je t’ai dispersé, mais non pas avec toi, bien que J’ai dû te corriger comme il fallait. Je ne pouvais tout de même pas te traiter en innocent !
Pourquoi te plains-tu de ton mal, de ta douleur que rien n’apaise? Si Je t’ai traitée de la sorte, c’est que ta faute était grave et tes torts nombreux. Mais tous ceux qui te dévorent seront à leur tour dévorés ; tous ceux qui te détestent seront à leur tour déportés ; tous ceux qui te dépouillent seront à leur tour dépouillés, et ceux qui pillent tes biens seront à leur tour pillés. Puisqu’ils te nomment ‘‘la bonne à rien’’, ‘‘cette Sion dont personne ne se soucie’’, eh bien, Je guérirai tes blessures, Je ferai cicatriser tes plaies, déclare le Seigneur.
‘‘Quand le moment sera venu, dit le Seigneur, Je serai le Dieu de tous les clans d’Israël, et ils formeront Mon peuple.’’
Voici ce qu’annonce le Seigneur :
‘‘De loin le Seigneur est venu Se montrer à moi.’’ Et Je lui ai dit à Mon tour :
‘‘Je t’aime depuis toujours, c’est pourquoi Je te reste profondément attaché. Je te rétablirai, chère Israël ; de nouveau, tu prendras ton joli tambourin pour te joindre aux danseurs joyeux. De nouveau, tu planteras des vignes sur les collines de Samarie, et les vignerons pourrons enfin profiter de leurs plantations. De nouveau, un jour viendra où, sur les collines d’Éfraïm, ceux qui veillent s’écrieront :
‘‘Allons, montons à Sion auprès du Seigneur Notre Dieu !’’
*
‘‘Seigneur, sauve Ton peuple, sauve les survivants d’Israël!’’
Voici en effet ce que déclare le Seigneur :
Je vais les ramener du pays du Nord et les rassembler des plus lointaines contrées. Tous le monde est là, les aveugles, les boiteux, même les femmes enceintes et les accouchées. Mon peuple revient au grand complet. Ils arrivent en pleurant, et Je les accompagne en les consolant. Je vais les conduire à des ruisseaux pleins d’eau par un chemin facile, sans obstacle qui les fasse trébucher. Car Je suis comme un père pour Israël, et c’est Éfraïm qui est Mon fils aîné.
‘‘Le Seigneur avait
dispersé Israël, mais maintenant Il le rassemble et veille
sur lui comme un berger sur son troupeau.’’
Car le Seigneur a libéré
les gens d’Israël, Il les a délivrés d’un ennemi
plus puissant. Ils arriveront en criant de joie sur la colline de Sion
; leurs visages rayonneront devant tout ce qu’ils recevrons du Seigneur
:
Du blé, du vin nouveau, de l’huile fraîche, des moutons, des chèvres et des bœufs. Ils seront comme un jardin bien arrosé ; ils ne risqueront plus de dépérir. Alors les jeunes filles danseront de joie, de même que les jeunes gens et les vieillards. En effet, déclare le Seigneur, Je changerai leur tristesse en gaîté ; Je les consolerai de leurs chagrins, Je les remplirai de joie. Je régalerai les prêtres de victimes grasses, Je comblerai Mon peuple de ce qu’il y a de meilleur.
‘‘Seigneur, Tu nous as sévèrement corrigés, comme on corrige un jeune taureau mal dressé. Mais ramène-nous à Toi pour que nous revenions vraiment à Toi, car c’est Toi, Seigneur, qui es Notre Dieu. Oui, nous nous étions détournés de Toi, mais maintenant nous le regrettons. Tu nous as fait comprendre notre faute, et maintenant nous nous frappons la poitrine, nous avons honte, nous nous sentons humiliés de ce que nous avons fait quand nous étions plus jeunes.’’
Éfraïm est Mon fils le plus cher, dit le Seigneur, c’est Mon enfant préféré. Chaque fois que Je dois le condamner, Je continue malgré tout à penser à lui, tellement J’éprouve de tendresse pour lui. Je ne peux pas M’empêcher d’avoir pitié de lui.
Voici un message
du Seigneur de l’univers, Dieu d’Israël :
Quand Je changerai le sort
du pays et des villes de Juda, on prononcera d e nouveau
ces mots :
‘‘Que le Seigneur te bénisse, sainte colline de Sion, demeure du salut !’’
Alors les gens de la campagne et des villes de Juda occuperont ensemble le pays, aussi bien les paysans que ceux qui voyagent avec leurs troupeaux. Car Je récon-forterai ceux qui sont épuisés, et Je donnerai tout le nécessaire à ceux qui dépérissent. ( C’est pourquoi on dit : ‘‘Quand je me suis réveillé, j’ai vu que mon sommeil m’avait fait du bien.’’)
Bientôt, déclare le Seigneur, dans les royaumes d’Israël et de Juda Je répandrai partout des hommes et du bétail comme on répand de la semence dans les champs. Jusqu’à présent Je M’étais tourné contre eux et Je M’étais appliqué à déraciner et à renverser, à démolir, à détruire et à faire du mal. Mais désor-mais, Je Me tourner vers eux et M’appliquer de la même manière à reconstruire et à enraciner, déclare le Seigneur. Alors plus personne ne répétera ce proverbe : ‘‘Les parents ont mangé des raisins verts, mais ce sont les enfants qui ont mal aux dents.’’
En effet, si quelqu’un mange des raisins verts, c’est lui qui aura mal aux dents ; chacun ne mourra que pour ses propres fautes.
Bientôt, déclare le Seigneur, Je conclurai une alliance nouvelle avec le peuple d’Israël et le peuple de Juda. Elle ne sera pas comme celle que J’avais conclue avec leurs ancêtres, quand Je les ai pris par la main pour les faire sortir d’Égypte. Celle-là, ils l’ont rompue, et pourtant c’est Moi qui était leur Maître dit le Seigneur. Mais voici en quoi consiste l’alliance que Je conclurai avec le peuple d’Israël, déclare le Seigneur :
J’inscrirai Mes instructions non plus sur des tablettes de pierre, mais dans leur conscience ; Je les graverai dans leur cœur ; Je sera leur Dieu et ils seront Mon peuple. Aucun d’eux n’aura plus besoin de s’adresser à ses compagnons, à ses frères, pour leur enseigner à Me connaître, car tous Me connaîtront, déclare le Seigneur, tous, du plus petit jusqu’au plus grand. En effet, Je pardonnerai leurs tors, Je ne Me souviendrai plus de leurs fautes.
« Si J’admets un jour que ces lois de la nature sont devenues périmées, dit le Seigneur, alors J’admettrai aussi que les Israélites cessent pour toujours de former une nation ! Si quelqu’un parvient à mesurer la hauteur du ciel ou s’il réussit à explorer les profondeurs de la terre, alors Je rejetterai l’ensemble des Israélites à cause du mal qu’ils ont commis. » Voilà le message du Seigneur.
JÉRÉMIE ACHÈTE UN CHAMP
Jérémie reçut des instructions de la part du Seigneur dans les circonstances que voici : on était dans la dixième année du règne de Sédécias roi de Juda, ce qui correspond à la dix-huitième année de règne de Nabucodonosor, roi de Babylone. L’armée de Babylone assiégeait alors Jérusalem. Quand au prophète Jérémie, il était détenu au palais du roi de Juda, dans la cour de garde. Sédécias l’y avait fait enfermer, car il reprochait au prophète d’avoir proclamé ce message du Seigneur : ‘‘Je vais livrer Jérusalem au roi de Babylone, qui s’en emparera. Même le roi Sédécias de Juda n’échappera pas aux Babyloniens, car J’ai décidé de le livrer au roi de Babylone. Il devra comparaître devant Nabucodonosor face à face et lui répondre personnellement. Puis Sédécias sera emmené à Babylone, et il y restera jusqu’à ce que Je M’occupe de lui, déclare le Seigneur. Même si vous continuez la guerre contre les Babyloniens, vous ne la gagnerez jamais.’’
Or voici ce que Jérémie raconte : J’entends le Seigneur me parler ; Il me disait : « Ton cousin Hanaméel, fils de Challoum, va venir te voir au sujet du champ qu’il possède à Anatot. Il va te proposer d’acheter ce champ, car tu es son plus proche parent ; c’est donc toi qui as la priorité pour le racheter. »
Comme le Seigneur me l’avait annoncé, mon cousin Hanaméel vint me trouver dans la cour de garde et me dit : « Tu devras acheter le champ que je possède à Anatot, sur le territoire de Benjamin, car tu es mon plus proche parent ; tu as donc la priorité pour le racheter et l’avoir ainsi à toi. »
Je fus alors certain que c’était bien le Seigneur qui m’avait parlé. J’ai donc acheté à Hanaméel le champ situé à Anatot et payé le prix : dix-sept pièce d’argent. J’ai rédigé l’acte de vente en double exemplaire. Devant témoins, j’ai fermé l’un des exemplaires avec mon cachet personnel et vérifié le poids de l’argent sur une balance. Puis j’ai pris l’exemplaire cacheté de l’acte de vente, comme la loi l’exige, ainsi que l’autre resté ouvert, et les ai confiés tous les deux à Baruch, fils de Néria et petit-fils de Maasséya. Mon cousin Hanaméel et les témoins qui avaient contresigné l’acte de vente étaient présent, de même que tous les Judéens qui se trouvaient dans la cour de garde. J’ai dit alors à Baruch, en présence de tous : « Ceci est un ordre du Seigneur de l’univers, Dieu d’Israël : Prends l’acte de vente cacheté, ainsi que l’autre, qui est resté ouvert, et met-les dans un vase d’argile, de façon qu’ils puissent être conservés longtemps. »
Voici en effet ce
que déclare le eigneur de l’univers, Dieu d’Israël :
‘‘Un jour, dans ce pays, on
achètera de nouveau des maisons, des champs et des vignes.’’ (Jérémie
32 :1-15)
LA PRIÈRE DE JÉRÉMIE
Après avoir remis l’acte de vente à Baruch, j’ai adressé au Seigneur cette prière : « Ah, Seigneur Dieu, Tu as montré Ta force et Ton savoir-faire en créant le ciel et la terre. Rien n’est trop difficile pour Toi. Tu montres Ta bonté jusqu’à mille générations humaines ; mais si des parents ont commis une faute, Tu en fais supporter les conséquences à leurs enfants. Tu es le Dieu Grand et fort ; Tu Te nommes le Seigneur de l’univers. Tu as de grands projets, Tu es Souverain pour les réaliser. Tu regardes attentivement ce que font les humains, pour traiter chacun d’eux selon sa conduite et ses actes.
« Tu as montré qui Tu es en faisant de merveilleux prodiges, quand nos ancêtres étaient en Égypte, et aujourd’hui encore, non seulement dans le peuple d’Israël mais aussi dans le reste de l’humanité, comme on le voit aujourd’hui. Tu as montré Ta force et Ton savoir-faire en réalisant des prodiges terrifiants pour faire sortir d’Égypte Israël, Ton peuple. Tu avais juré à nos ancêtres de leur donner le pays où nous sommes aujourd’hui, ce pays qui regorge de lait et de miel, et Tu le leur as donné. Ils sont venus en prendre possession, seulement ils n’ont pas écouté ce que Tu disais, ils n’ont pas suivi Tes instructions, ils n’ont pas fait ce que Tu commandais. Alors Tu as envoyé tous ces malheurs qui arrivent aujourd’hui.
« Voilà en effet les Babyloniens qui avancent leurs travaux de siège de plus en plus près de la ville ; ils vont la prendre ; elle leur est déjà livrée, pour ainsi dire ; ils cherchent à la vaincre par les armes, la famine et la peste. Ce que Tu avais prédit est arrivé, Tu le vois bien. Oui, la ville est presque aux mains des Babyloniens. Seigneur Dieu, pourquoi donc m’as-Tu ordonné d’acheter ce champ et de le payer comptant devant témoins?» (Jérémie 32 :16-26)
LE SEIGNEUR RÉPOND À JÉRÉMIE
Alors le Seigneur m’a répondu ceci : « Je suis le Dieu de tout ce qui vit, Moi le Seigneur. Rien n’est trop difficile pour Moi. C’est pourquoi Je te déclare ceci : Je vais livrer cette ville au roi Nabuchodonosor de Babylone et à ses troupes ; il s’en emparera. Les Babyloniens, qui sont en train de l’attaquer, y entreront et la détruiront en y mettant le feu. En particulier, ils incendieront ces maisons où l’on M’avait offensé en brûlant sur leurs terrasses du parfum pour Baal et en y présentant des offrandes de vin à des dieux étrangers.
« En effet, continua le Seigneur, depuis le début de leur histoire, les gens d’Israël et de Juda n’ont fait que ce qui Me déplaît. Oui, tout ce que les gens d’Israël ont fait n’a réussi qu’à M’offenser. Et cette ville de Jérusalem a été la cause de Mon indignation et de Ma colère, depuis qu’on l’a bâtie jusqu’à aujourd’hui, de sorte que Je ne veux plus la voir devant Moi. Je suis offensé par tout le mal que les gens d’Israël et de Juda ont commis, aussi bien leurs rois, leurs chefs, leurs prêtres et leurs prophètes que la population de Juda et les habitants de Jérusalem. Au lieu de se tourner vers Moi, ils M’ont tourné le dos. Pourtant Je n’ai jamais cessé de les avertir, mais personne n’a accepté ni même écouté Mes avertissements. Bien plus, ils ont placé leurs abominables idoles dans le temple qui M’est consacré, et ils l’ont rendu impur. Ils ont installé dans la vallée de Hinnom des lieux sacrés pour le dieu Baal, afin d’y offrir en sacrifice leurs fils et leurs filles au dieu Molek. Je ne le leur avais pourtant jamais commandé ; Je n’en avais même pas eu l’idée. En commettant des actes aussi horrible ils ont poussé le peuple de Juda à se rendre coupable.
« Eh bien, malgré cela, J’ai quelque chose à ajouter, Moi le Seigneur, Dieu d’Israël, au sujet de cette ville dont tu dis, avec d’autres : ‘‘La guerre, la famine et le peste l’ont livrée au pouvoir du roi de Babylone.’’ J’étais fâché, indigné, terriblement en colère contre les habitants de cette ville ; Je les ai donc dispersés dans toutes sortes de pays. Mais Je vais les rassembler, Je vais les ramener ici et les faire vivre en sécurité. Ils seront de nouveau Mon peuple et Je serai leur Dieu. Je les rendrai unanimes pour Me rester toujours fidèles, afin qu’ils soient heureux, eux et leurs descendants. Je M’engage à ne plus Me détourner d’eux mais à leurs faire du bien. Pour cela, Je conclurai une alliance éternelle avec eux ; Je les amènerai à Mes respecter assez pour ne plus se détacher de Moi. Je serai heureux de leur faire du bien et Je mettrai tout Mon cœur à les implanter définitivement dans ce pays.
« Je déclare encore ceci, dit le Seigneur : c’est Moi qui ai fait venir ce grand malheur qui frappe le peuple de Juda. Mais c’est Moi aussi qui ferai venir pour lui tout le bonheur que Je lui ai annoncé. Tu dis avec d’autres que ce pays a été livré aux Babyloniens, et qu’ils est maintenant un désert sinistre sans hommes et sans animaux. Pourtant c’est dans ce pays-là qu’on recommencera à acheter des champs. Oui, dans le territoire de Benjamin, dans le district de Jérusalem, dans les villes de Juda, dans celles du Haut-Pays, du Bas-Pays et du Néguev on achètera encore des champs, on rédigera des actes de vente, on apposera des cachets, on convoquera des témoins. Car Je changerai le sort de ses habitants », dit le Seigneur. (Jérémie 32 :26-44)
NOUVELLE PROMESSES POUR JÉRUSALEM
Jérémie était encore détenu dans la cour de garde quand le Seigneur lui communiqua ce nouveau message. « Voici ce que déclare Celui qui a fait la terre, qui l’a façonnée et la maintient en place, Celui qui se nomme le Seigneur :
‘‘Appelle-Moi, et Je te répondrai, Je t’apprendrai de grands secrets que tu ne connais pas. Moi le Seigneur, Dieu d’Israël, J’ai en effet quelque chose à dire au sujet des maisons de cette ville et des habitations des rois de Juda. Elles sont en ruine. S’opposer aux travaux de siège et combattre les Babyloniens est inutile ; cela ne servira qu’à remplir la ville des cadavres des hommes qui seront victimes de Ma furieuse indignation. Les gens de Jérusalem ont commis tant de mal que Je Me suis désintéressé de leur ville.
‘‘Mais Je M’occuperai d’elle comme on soigne un blessé ; Je la guérirai et lui rendrai la santé ; et Je ferai connaître à ses habitants la paix et la sécurité. Je changerai le sort du peuple de Juda et du peuple d’Israël, et Je les rétablirai dans leur ancienne situation. Je les déclarerai purs de toutes les fautes qu’ils ont commises contre Moi, et Je leur pardonnerai de s’être rebellés contre Moi. Alors J’aurai du plaisir à prononcer le nom de Jérusalem ; c’est elle qui Me fera honneur et qui sera Ma parure devant toutes les nations de la terre. Quand elles apprendront tout le bien que Je vais lui faire, elles trembleront de crainte et seront troublées devant tant de bonheur et de prospérité.’’ »
Louez le Seigneur de l’univers car Il est Bon, et Son Amour n’a pas de fin. On entendra de nouveau le chant de ceux qui apportent leur sacrifice au temple. En effet, déclare le Seigneur, Je ramènerai ce pays à son ancienne situation.
DIEU NE REPRENDRA PAS CE QU’IL A PROMIS
« Bientôt, déclare le Seigneur, Je réaliserai les pro-messes que J’ai faites au peuple d’Israël et au peuple de Juda. Quand ce moment sera venu, Je ferai naître un vrai descendant de David. Il appliquera le droit en rendant la justice aux gens du pays. Alors le royaume de Juda sera libéré, et les gens de Jérusalem vivront enfin tranquilles. Et voici comment on appellera Jérusalem: ‘‘Le Seigneur est notre justice.’’ »
« D’après la révélation que le Seigneur m’a donné, c’est que la fumée des offrandes, est celle que le Seigneur reçoit venant des cœurs sincères. »
‘‘J’ai fis un pacte avec le jour et la nuit ; J’ai imposé Mes Lois au ciel et à la terre. Alors peut-on croire que Je rejette les descendants de Jacob et ceux de Mon serviteur David ? Ou que Je renonce à prendre parmi eux les chefs qui gouverneront la race d’Abraham, d’Isaac et Jacob ? Mais non ! Je suis plein d’Amour pour eux et Je vais changer leur sort.’’ » (Jérémie 33, 14-26)
JÉRÉMIE S’INSTALLE À MISPA
Dieu parla à Jérémie après que Nebouzaradan, le chef des gardes, l’eut laissé partir de Rama. Jérémie se trouvait enchaîné parmi les gens de Jérusalem et les Judéens qui allaient être déportés à Babylone. C’est là que le chef des gardes le retira du convoi des déportés. Il prit à part Jérémie et lui dit :
« Le Seigneur Ton Dieu avait prédit à cette ville un malheur comme celui-là. Et maintenant, Il a effectivement réalisé ce qu’Il avait prédit, car vous avez été coupables de ne pas obéir à ce qu’Il vous disait. C’est pourquoi tout cela vous est arrivé. Eh bien, je détache aujourd’hui les chaînes qui tenaient tes mains. Si tu as envie de venir avec moi à Babylone, viens, je veillerai sur toi. Mais si tu n’en as pas envie, ne viens pas. Considère que tu peux aller partout dans le pays, et va où tu jugeras bon d’aller »
Mais comme Jérémie ne partait pas, Nebouzaradan ajouta : « Tu peux retourner auprès de Guedalia, fils d’Ahicam et petit-fils de Chafan. Le roi de Babylone l’a chargé en effet de gouverner les villes de Juda. Installe-toi avec lui au milieu de la population; ou bien va partout où tu jugera bon d’aller. »
Le chef des gardes donna à Jérémie des vivres pour le voyage et lui fit un cadeau, puis il le laissa partir. Finalement Jérémie se rendit à Mispa, auprès de Gue- dalia, et s’installa avec lui au milieu de la population restée dans le pays. (Jérémie 40 :1-6)
LES PRISONNIERS D’ISMAËL SON DÉLIVRÉS
Yohanan, fils de Caréa, et les chefs de bandes qui étaient avec lui apprirent tout le mal qu’Ismaël avait fait. Ils emmenèrent leurs hommes pour aller attaquer Ismaël. Ils rattrapèrent celui-ci au grand étang de Gabaon. Quand les prisonniers d’Ismaël aperçurent Yohanan et les chefs de bandes qui l’accompagnaient, ils se réjouirent. Alors tous les gens qu’Ismaël avait emmenés de Mispa, firent demi-tour et rejoignirent Yohanan. Mais Ismaël s’enfuit avec huit hommes devant Yohanan et se rendit chez les Ammonites.
Après cela Yohanan et les chefs de bandes qui l’accompagnaient prirent avec eux les survivants qu’Ismaël avait emmenés de Mispa après l’assassinat de Guedalia : les hommes (c’est-à-dire les soldats), les femmes, les enfants, les eunuques, bref, tous ceux qu’ils avaient ramenés de Gabaon. Ils allèrent faire halte à l’auberge de Kimeham, près de Bethléem. Ils avaient l’intention d’aller jusqu’en Égypte, car ils avaient peur des Babyloniens, depuis qu’Ismaël avait assassiné Guedalia, celui que le roi de Babylone avait chargé de gouverner le pays. (Jérémie 41 :11-18)
LES RESCAPÉS CONSULTENT JÉRÉMIE
Alors tous les chefs de bandes armées, en particulier Yohanan, fils de Caréa, et Azaria fils de Hochaya, et tous les gens qui étaient là se présentèrent au grand complet devant le prophète Jérémie.
« Accueille favorablement notre demande, lui dirent-ils : prie le Seigneur Ton Dieu pour tous les rescapés que nous sommes, car nous restons bien peu nombreux, comme tu peux le voir. Demande au Seigneur Ton Dieu qu’Il nous fasse connaître où nous devons aller et ce que nous avons à faire. »
Le prophète Jérémie leur dit : « C’est entendu ! Je vais prier le Seigneur Notre Dieu comme vous me le demandez ; puis je vous ferai connaître la réponse du Seigneur ; je ne vous en cacherai rien. »
Ils répondirent à Jérémie : « Nous nous engageons à faire exactement ce que le Seigneur Ton Dieu T’aura chargé de nous dire. Qu’Il soit Le témoin incontesté de notre serment ! Nous t’avons chargé de consulter le Seigneur Notre Dieu. Nous obéirons donc à ce qu’Il nous commandera, que cela nous plaise ou non. Ainsi tout ira bien pour nous puisque nous aurons obéi au Seigneur Notre Dieu. »
Au bout d’une dizaine de jours, le Seigneur donna Sa réponse à Jérémie. Celui-ci convoqua Yohanan, fils de Caréa, et les autres chefs de bandes qui l’accompagnaient, ainsi que tous les gens qui étaient là, sans exception. Puis il leur dit : « Vous m’avez chargé de présenter votre demande au Seigneur, Dieu d’Israël ; voici Sa réponse : ‘‘Si vous revenez au pays, Je reconstruirai votre peuple au lieu de le démolir ; Je vous enracinerai au lieu de vous déraciner. Je regretterai alors devous avoir envoyé le malheur. Maintenant cessez d’avoir peur du roi de Babylone. Moi, le Seigneur, Je vous répète : N’ayez pas peur de lui, car Je suis avec vous pour vous sauver et l’empêcher de vous nuire. J’agirai en votre faveur, il aura pitié de vous et vous laissera revenir dans votre patrie.’’ »
Jérémie continua : « Supposons que vous refusiez d’obéir aux ordres du Seigneur Votre Dieu, et que vous déclariez : Non, nous n’irons pas vivre dans ce pays, nous irons plutôt en Égypte, pour ne plus voir la guerre, ne plus entendre le son de la corne d’alarme et ne plus souffrir de la faim ; c’est là-bas que nous irons vivre ! Alors, poursuivit Jérémie, vous, les derniers représentants du royaume de Juda, écoutez bien ce que le Seigneur annonce. Voici le message du Seigneur de l’univers, Dieu d’Israël:
‘‘Si vous décidez vraiment de vous rendre en Égypte, si vous allez vous y réfugier, alors la guerre, qui vous fait si peur, vous rejoindra là-bas, en Égypte ; la faim, qui vous cause tant de soucis, vous poursuivra jusque-là, et vous y mourrez. Tous ceux qui auront décidé d’aller se réfugier en Égypte mourront par la guerre, la famine ou la peste. Aucun d’eux ne pourra échapper au malheur que Je ferai venir sur eux.’’ »
Jérémie dit encore : « Voici ce que déclare le Seigneur de l’univers, Dieu d’Israël : ‘‘J’aurais laissé déborder Mon ardente indignation contre les habitants de Jérusalem. Eh bien, de la même façon Je la laisserai déborder contre vous, si vous allez en Égypte. Alors on vous citera comme exemple quand on voudra prononcer une malédiction, ou mentionner quelque chose d’horrible, de maudit ou de honteux ; et vous ne reverrez jamais plus ce pays.’’ »
Jérémie ajouta : « C’est le Seigneur qui vous dit de ne pas aller en Égypte, vous les derniers représentants de Juda. Comprenez-le bien, je vous l’affirme solennellement. Quand vous m’avez chargé de consulter le Seigneur Votre Dieu, et que vous m’avez demandé de Le prier pour vous, vous avez dit : ‘‘Fais-nous connaître exactement tout ce que le Seigneur Notre Dieu dira, et nous le ferons’’. À ce moment-là, vous vous êtes engagés à la légère. Aujourd’hui, en effet, je vous apporte la réponse du Seigneur Notre Dieu, mais vous n’écoutez rien de ce qu’Il m’a chargé de vous répondre. Eh bien, sachez que vous mourrez par la guerre, la famine ou la peste, là même où vous aurez désiré aller vous réfugier ! » (Jérémie 42 :1-22)
JÉRÉMIE EST EMMENÉ DE FORCE EN ÉGYPTE
Quand Jérémie eut fini de dire à tous ceux qui étaient là ce que le Seigneur leur Dieu l’avait chargé d’annoncer, c’est à dire tout ce qu’on vient de lire, Azaria, fils de Hochaya, Yohanan, fils de Caréa, et tous les autres eurent l’audace de répondre à Jérémie : « Menteur ! Le Seigneur Notre Dieu ne t’a pas chargé de nous dissuader d’aller en Égypte pour nous y réfugier. C’est plutôt Baruch, fils de Néria, qui t’excite contre nous. Il voudrait bien, en effet, nous voir livrés aux Babyloniens, pour que ceux-ci nous fassent mourir ou nous déportent à Babylone. »
Ainsi Yohanan, fils de Caréa, les autres chefs de bandes et les gens qui étaient avec eux refusèrent d’écouter ce que le Seigneur leur disait et de s’installer au pays de Juda. Alors Yohanan, et les autres chefs de bandes emmenèrent les derniers représentants de Juda, tous ceux qui avaient été d’abord chassés chez les nations voisines et qui étaient ensuite revenus vivre au pays de Juda : Hommes, femmes, enfants, les filles du roi, toutes les personnes que Nebouzaradan, le chef des gardes, avait laissées avec Guedalia, fils d’Ahicam et petit-fils de Chafan. Ils emmenèrent également le prophète Jérémie et Baruch, fils de Néria. Contrairement aux ordres du Seigneur, ils se rendirent en Égypte et arrivèrent à Tapanès. (Jérémie 43 :1-7)
JÉRÉMIE ANNONCE L’INVASION DE L’ÉGYPTE
À Tapanès, le Seigneur donna les instructions que voici à Jérémie : « Prends quelques grandes pierres et enterre-les dans le sol de la terrasse qui se trouve à l’entrée du palais administratif de la ville. Fais cela en présence des hommes de Juda. Puis tu leur diras : ‘‘Voici un message du Seigneur de l’univers, Dieu d’Israël : Je vais envoyer chercher Mon serviteur, le roi Nabucodonosor de Babylone, et J’installerai son trône au-dessus des pierres qui ont été enterrées ici. C’est à cet endroit qu’il dressera sa tente royale. Quand il arrivera, il écrasera l’Égypte. Et ce sera pour les uns la mort, pour d’autre la déportation, pour d’autres l’exécution. Il mettra le feu aux temples des dieux égyptiens ; il brûlera les dieux égyptiens eux-mêmes ou les emportera chez lui. Il pillera l’Égypte aussi soigneusement qu’un berger élimine les poux de son vêtement. Puis il s’en ira tranquillement. À Héliopolis, il brisera aussi les colonnes de pierre et détruira par le feu les temples des dieux égyptiens.’’ » (Jérémie 43 :8-13)
UN MESSAGE POUR LES JUDÉENS RÉFUGIÉS EN ÉGYPTE
Le Seigneur confia un message à Jérémie pour tous les Judéens qui s’étaient installés en Égypte dans les villes de Migdol, Tapanès, Memphis et dans la région de Patros. Jérémie leur dit donc :
‘‘Vous avez vu tous les malheurs que j’ai fait venir sur Jérusalem et sur les autres villes de Juda. Elles sont aujourd’hui en ruine et complètement dépeuplées. C’est parce que leurs habitants M’ont offensé par le mal qu’ils ont commis. En effet, ils sont allés offrir leurs sacrifices et leur culte à des dieux étrangers. Pourtant ils n’avaient rien de commun avec ces dieux-là, pas plus que vous-mêmes ou vos ancêtres. Et Moi, Je n’ai jamais cessé de vous envoyer l’un après l’autre Mes serviteurs, les prophètes, pour vous faire abandonner ces pratiques scandaleuses que Je déteste. Mais vous n’avez pas écouté, vous n’avez pas fait attention, vous n’avez pas renoncé à vous mal conduire, ni à offrir des sacrifices à des dieux étrangers. Alors J’ai laissé déborder Ma colère et Mon indignation ; elles ont consumé les villes de Juda et les rues de Jérusalem ; il n’en reste plus que des ruines, sinistres, comme on peut le constater aujourd’hui.’’ »
Jérémie continua : « Et maintenant, le Seigneur, Dieu de l’univers et Dieu d’Israël, vous poses ces questions : ‘‘Pourquoi vous faites-vous tant de mal à vous-même ? Désirez-vous vraiment priver le peuple de Juda de ses hommes, de ses femmes, de sa jeunesse et de ses petits enfants ? Voulez-vous qu’il ne reste rien de vous ? Cherchez-vous à M’offrir par vos actions, en offrant des sacrifices à des dieux étrangers, dans ce pays d’Égypte où vous êtes venus vous réfugier ? Voulez-vous vraiment vous faire exterminer et devenir un exemple de malédiction et de honte pour toutes les nations du monde ? Avez-vous oublié tout le mal qui a été commis dans le pays de Juda et les rues de Jérusalem par vos parents, par les rois et les ministres de Juda par vous-mêmes et vos femmes ? Jusqu’à présent, personne n’en a été accablé, personne n’a reconnu Mon Autorité, personne n’a suivi l’enseignement et les commandements que Je vous avais donnés comme à vos ancêtres.’’ »
Enfin Jérémie ajouta : « C’est pourquoi voici ce que déclare le Seigneur de l’univers, Dieu d’Israël :
‘‘J’ai l’intention de vous envoyer le malheur et de supprimer l’ensemble du peuple de Juda. Je prendrai les derniers représentants de Juda qui ont décidé de venir se réfugier en Égypte, et ils mourront tous. C’est dans ce pays qu’ils tomberont morts ; ils seront achevés par la guerre ou la famine, tous sans exception ; oui, ils périront de cette façon et on les citera en exemple pour prononcer une malédiction ou mentionner une chose horrible, maudite ou honteuse. J’interviendrai contre ceux qui se sont installés en Égypte, comme Je suis intervenu contre les gens de Jérusalem : par la guerre, la famine ou la peste. Parmi les derniers représentants de Juda qui sont venus se réfugier ici, en Égypte, aucun ne pourra s’enfuir, aucun n’échappera, aucun ne reviendra au pays de Juda, où ils désirent pourtant revenir s’installer un jour ; aucun, sauf quelques rescapés.’’ » (Jérémie 44 :1-14)
LES SACRIFICES OFFERTS À LA REINE DU CIEL
Tous les hommes, qui savaient bien que leurs femmes offraient des sacrifices à des dieux étrangers, et toutes les femmes, qui formaient là une grande assemblée, bref tous ceux qui s’étaient installés en Égypte, à Patros, répondirent à Jérémie :
« Tu prétends que tu nous parles de la part du Seigneur, mais nous refusons de t’écouter. Nous ferons plutôt ce que nous avons promis : nous présenterons des offrandes de parfum et de vin à la déesse Astarté, la Reine du ciel, comme nous l’avons fait jusqu’ici, ainsi que nos parents, nos rois et nos ministres, dans les villes de Juda et les rues de Jérusalem. Alors nous avions suffisamment à manger, tout allait bien pour nous et nous ne connaissons pas le malheur. Mais depuis que nous avons cessé de présenter ces offrandes de parfum et de vin à la Reine du ciel, nous manquons de tout et nous sommes épuisés par la guerre et la famine. »
Et les femmes ajoutèrent : « Lorsque nous offrons des sacrifices à la Reine du ciel, nos maris ne sont-ils pas d’accord avec nous ? Ils savent bien que nous faisons pour elle des gâteau qui la représentent et que nous lui apportons des offrandes de vin. »
Jérémie dit alors à tous ces gens, hommes et femmes, qui venaient de lui répondre ainsi : « Dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem, vous offriez déjà ces sacrifices, vous-mêmes, vos parents, vos rois, vos ministres et vos concitoyens. N’est-ce pas vrai ? Croyez-vous que le Seigneur ne l’ait pas remarqué ou qu’Il L’ait oublié ? Non, le Seigneur ne pouvait plus supporter vos agissements, vos pratiques scandaleuses; c’est pourquoi votre pays à été ruiné, effroyablement dévasté, vidé de ses habitants, et on le cite comme exemple pour prononcer une malédiction, tout le monde peut le constater. Ce malheur qui vous frappe aujourd’hui vous est arrivé parce que vous avez offert des sacrifices à des dieux étrangers et que vous vous êtes rendus coupable envers le Seigneur : vous n’avez pas écouté ce qu’Il vous disait et vous n’avez pas suivi Son enseignement, Ses commandements et Ses avertissements. »
Jérémie
dit encore à tous ces gens, hommes et femmes :
« Écoutez ce que
déclare le Seigneur vous tous, gens de Juda qui êtes en Égypte.
Voici en effet le message que vous adresse le Seigneur de l’univers,
Dieu d’Israël :
‘‘Vous-mêmes et vos femmes avez annoncé que de toute façon vous tiendriez vos promesses à l’égard de la Reine du ciel, et que vous lui présenteriez donc des offrandes de parfum et de vin ; et vous l’avez fait. Et bien, tenez ces engagements, faites ce que vous avez promis ! Mais alors, vous tous, écoutez bien ce que Je vous annonce ; c’est Moi, le Seigneur, qui vous le dis ; Je le jure par Mon Grand Nom : dans toute l’Égypte aucun homme de Juda ne prononcera jamais plus Mon Nom pour prêter serment en disant : ‘Par le Seigneur, le Dieu vivant…’ Je M’appliquerai à vous envoyer non pas du bonheur mais du malheur. Tous les gens de Juda qui sont en Égypte mourront jusqu’au dernier par la guerre ou la famine. Quelques-uns seulement pourront échapper à la guerre et revenir d’Égypte au pays de Juda. Alors les survivants de ces gens de Juda qui étaient venus se réfugier en Égypte reconnaîtront si c’est Ma Parole ou si c’est la vôtre qui se réalise. J’interviendrai ici même contre vous, déclare le Seigneur ; Je vais vous en donner un signe. Ainsi vous reconnaîtrez que Je réaliserai sûrement le malheur que Je vous ai annoncé. Ce signe, le voici : Je vais livrer le roi d’Égypte, le Pharaon Hofra, à ceux qui veulent sa mort, comme J’ai livré le roi Sédécias de Juda à son mortel ennemi, Nabucodonosor, le roi de Babylone. C’est Moi le Seigneur, qui le déclare.’’ » (Jérémie 44 :15-30)
UN MESSAGE POUR BARUCH
Lorsque Baruch, fils de Néria, fixa par écrit les messages que le prophète Jérémie lui dictait, il y avait quatre ans que Joaquim, fils de Josias, était roi de Juda. c’est alors que Jérémie dit à Baruch : « Voici ce que le Seigneur, Dieu d’Israël, déclare à ton sujet, Baruch. Tu dis : ‘‘Ah ! que tout va mal pour moi ! J’avais déjà bien des soucis, et le Seigneur y ajouta de nouveau ennuis. Je suis fatigué de soupirer, et je ne trouve aucun répit !’’ « Eh bien, voici le message que le Seigneur m’a chargé de te transmettre : ‘‘Je suis en train de démolir ce que J’avais bâti de déraciner ce que J’avais planté ; Je bouleverse le pays tout entier. Et toi, tu oses réclamer un avantage personnel ? Ne réclame rien, car le malheur que Je vais envoyer atteindra tout ce qui vit, déclare le Seigneur. Pourtant Je te ferai gagner ceci : Tu auras la vie sauve partout où tu voudras aller.’’ » (Jérémie 45)
EN PLEINE DÉTRESSE UNE VRAIE RAISON D’ESPÉRER
Je suis l’homme qui a connu la misère sous les coups furieux du Seigneur. Il m’a poussé devant Lui, Il m’a fait marcher non dans la lumière mais dans le noir. C’est pour moi seul qu’Il continue à porter la main tous les jours. Il m’a fait dépérir de la tête aux pieds, Il m’a brisé les os. Il a dressé autour de moi comme un mur d’amertume et de peine. Il m’a relégué dans l’obscurité comme les morts du passé. Il m’a emmuré pour m’empêcher d’en sortir, Il m’a chargé de chaînes.
J’ai beau crier
au secours, Il fait obstacle à ma prière. Il m’a barré
la route avec des blocs de pierre et m’a engagé sur une fausse voie.
Il a été pour moi un ours en embuscade, un lion tapi dans le
fourré. Il m’a rendu la vie impossible, Il m’a paralysé
et laissé sans voix. Il a tendu Son arc et m’a pris comme cible,
Il m’a transpercé les reins de toutes Ses flèches. Tout le
monde rit de moi, tous les jours on me ridiculise. Il m’a fait boire tout
mon soûl d’amertume et m’a enivré de mélancolie. Il
m’a obligé à croquer des cailloux et m’a piétiné
dans la poussière. Il m’a privé d’une vie paisible, j’ai
oublié ce qu’est le bonheur.
Je le dis : je n’ai plus d’avenir,
je n’attends plus rien du Seigneur.
N’est-c pas le Seigneur qui décide ? N’est-ce pas la Parole du Dieu Très-Haut qui suscite tout, malheur ou bonheur ? Alors de quoi l’homme peut-il se plaindre, s’il est encore en vie, malgré ses fautes ?
Examinons de près
notre conduite et revenons au Seigneur.
Prions de tout notre cœur,
en levant les mains vers Dieu qui est dans les cieux. Nous avons été
des rebelles endurcis, et Toi, Seigneur, Tu ne nous l’as pas pardonné.
Enfermé dans Ta colère, Tu nous as poursuivis, massacrés
sans pitié. Tu T’es retiré derrière un nuage pour
être inaccessible à notre prière. Tu as fait de nous
des balayures, des ordures parmi les autres peuples. Tous nos ennemis ouvrent
la bouche pour nous provoquer. Notre sort, c’est l’effroi, le vertige, la
dévastation, le désastres. Mes yeux laissent couler des torrents
de larmes à cause du désastre de mon peuple. Ils sont une
source intarissable, car nous n’avons aucun répit. J’attends que le
Seigneur Se penche de là-haut pour regarder, et qu’il voie : Ce qui
arrive aux filles de ma ville est un spectacle trop douloureux pour moi.
Tu m’as entendu
Te crier :
‘‘Ne bouche pas Tes oreilles
à mes soupirs et à mes cris.’’
Quand je T’ai appelé,
Tu T’es approché et Tu m’as dit :‘‘N’aie pas peur.’’ Seigneur,
Tu as plaidé pour moi, Tu m’as sauvé la vie. Seigneur, Tu
as vu quel tort on m’a fait et Tu m’as rendu justice.
Tu as vu comment on s’est vengé
de moi, Tu as vu le projets qu’on formait contre moi. Seigneur, Tu as
entendu ces insultes, tout ce qu’on projetait contre moi. Les discours
et les pensées de mes adversaires sont tournés contre moi
tous les jours. Regarde tout ce qu’ils font : Je suis le sujet de leurs
chansons. Seigneur, Tu les traiteras en retour comme ils m’ont traité.
Tu rendras leur esprit aveugle, ce sera Ta malédiction sur eux. Tu
les poursuivras de Ta colère, Tu les élimineras de la terre.(Lamentation
3)
P/S
Dieu éprouves tout être
humains qu’Il choisi. Alors, ESPÈRE EN L’ÉTERNEL TON DIEU,
CAR LUI SEUL A LE POUVOIR D’ABAISSER OU D’ÉLEVER, À LUI
SOIT LA GLOIRE. AMEN !
Jérémie, était
un grand prophète de Dieu. Il avait bien compris ces Paroles, c’est
pourquoi il obéissait toujours à Dieu, malgré toutes
les épreuves de son peuple. Car la Présence et la Puissance
de Dieu étaient avec lui.
Jérémie, comptait
toujours sur la Parole du Seigneur et sur Ses Promesses, c’est pourquoi,
Jérémie pouvait prier selon le cœur du Seigneur.
Jérémie, était
rejeté par tous, à cause des avertissement du Seigneur pour
le peuple. Mais Dieu l’a toujours protégé et rassuré
dans toutes ces étapes de sa vie.
ISBN 2-922622-02-9
Dépôt légal
– Bibliothèque Nationale du Québec. 1999
Dépôt légal
– Bibliothèque Nationale du Canada. 1999