L'histoire
de la prière
est l'histoire de Dieu
L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE DE…
ÉZÉKIEL
DANIEL,
JOEL
ET JONAS
LE SEIGNEUR SE MANIFESTE À ÉZÉKIEL
Le cinquième jour du quatrième mois de ma trentaine année, moi Ézékiel, fils du prêtre Bouzi, je me trouve parmi les déportés Juifs sur les rives du Kébar ; je vis le ciel s’ouvrir et Dieu m’envoya des visions. C’était la cinquième année depuis que le roi Joakin avait été déporté. Là, dans le pays des Babyloniens, sur les rives du Kébar, le Seigneur m’adressa Sa Parole, et Sa Puissance me saisit.
Voici ce que je vis : Une rafale de vent arrivait du nord, amenant un gros nuage d’où jaillissaient des éclairs. Le nuage était entouré de clarté. Son centre embrasé scintillait comme un métal brillant. On y distinguait les formes de quatre êtres vivants qui présentaient une apparence humaine. Chacun d’eux avait quatre face quatre ailes. Leurs jambes étaient droites ; leurs pieds ressemblaient aux sabots d’un veau et brillaient comme du bronze poli. Sous chacune de leurs quatre ailes, il y avait une main d’homme. Ces mains étaient tournées dans les quatre directions comme leurs face et leurs ailes. Les extrémités de leurs ailes se touchaient l’une l’autre. Ils avançaient droit devant eux sans tourner leur corps. Chacun d’eux possédait les faces suivantes : une face humaine, une face de lion à droite, une face de taureau à gauche et une face d’aigle. Deux de leurs ailes, déployées vers le haut, se rejoignaient entre elles, et deux leur couvraient le corps. Ils avançaient chacun droit devant soi. Ils allaient là où ils voulaient sans avoir à tourner leurs corps. Entre les êtres vivants on apercevait comme des braises, on voyait bouger des sortes de torches. Le feu était éblouissant et des éclairs en jaillissaient. Les êtres vivants allaient et venaient à toute allure ; ils semblaient aussi rapides que la foudre.
En les observant, je vis à côté de chacun d’eux une roue qui touchait terre. Les roues offraient l’aspect scintillant d’une pierre précieuse. Elles étaient toutes semblable et paraissaient construites de telle manière qu’elles s’imbri-quaient les unes dans les autres. Elles pouvaient se déplacer dans les quatre directions sans avoir à pivoter. Elles étaient d’une hauteurs effrayante et couvertes de reflets braillant sur tout leur pourtour. Lorsque les êtres vivants avançaient, les roues avançaient à côté d’eux, et lorsqu’ils s’élevaient de terre, elles s’élevaient également. Ils allaient là où ils voulaient et les roues se déplaçaient en même temps qu’eux car la volonté des êtres vivants animait les roues. Ainsi, chaque fois qu’ils avançaient, qu’ils s’arrêtaient ou qu’ils s’élevaient de terre, les roues faisaient le même mouvement en même temps puisqu’elles étaient animé par la volonté des êtres.
Une sorte de voûte s’étendait au-dessus des têtes des êtres vivants, aussi resplendissante de clarté que le cristal. Sous cette voûte, chacun des êtres avait deux ailes tendues bien droit l’une vers l’autre, tandis que les deux autres lui couvraient le corps. J’entendis le bruit que faisaient leurs ailes quand ils se déplaçaient. C’était un bruit pareil au grondement de la mer, à la voix du Dieu Tout-Puissant ou au tumulte d’une immense armée. Quand ils s’arrêtaient, ils repliaient leurs ailes. Au-dessus de la voûte qui dominaient leurs têtes, il y avait aussi du bruit et l’on y distinguait comme une pierre de saphir qui avait les contours d’un trône. Sur cette sorte de trône, tout en haut, se tenait une forme qui avait l’apparence d’un homme. Je vis que cette forme scintillait comme du métal brillant et qu’elle paraissait entourée de feu. Au-dessus et au-dessous de ce qui semblait être sa taille, je voyais comme du feu l’inondant de clarté. La lumière environnante ressemblait à celle de l’arc-en-ciel qui resplendit en un jour de pluie. C’était le reflet de la Glorieuse Présence du Seigneur. À cette vue, je tombais la face contre terre. Alors j’entendit quelqu’un me parler.
DIEU ENVOIE ÉZÉKIEL AUPRÈS DES ISRAÉLITES
Il me dit :
« Toi, l’homme, mets-toi
debout ; J’ai à te parler. »
« Toi qui n’es qu’un homme, dit-Il, Je t’envoie auprès des Israélites, cette bande de rebelle qui se sont révoltés contre Moi. Tout comme leurs ancêtres, ils n’ont jamais cessé de Me trahir. C’est vers ces gens à la tête dure et au caractère obstiné que Je t’envoie. Tu t’adresseras à eux en disant : ‘‘Voici ce que déclare le Seigneur Dieu’’. Alors, qu’ils t’écoutent ou qu’ils refusent de le faire parce qu’ils sont un peuple récalcitrant, ils sauront qu’il y a un prophète parmi eux.
« Quand à toi, Ézékiel, n’aie pas peur d’eux ni de leurs paroles. Ils te contrediront : tu auras l’impression de vivre au milieu de ronces et de scorpions. Cependant ne sois pas effrayé par les paroles ou par l’attitude de ce peuple récalcitrant. Tu leur répéteras ce que Je te dirai, qu’ils t’écoutent ou refusent de le faire à cause de leu entêtement.
« Pour ta part, Ézékiel, ne te montre pas aussi récalcitrant qu’eux, écoute ce que J’ai à te dire. Ouvre la boche et mange ce que Je vais te donner. »
Je vis alors une main tendue vers moi, qui tenait un livre en forme de rouleau. Elle le déroula devant moi : il était écrit des deux côtés ; le texte était composé de plainte, de gémissements et decri de détresse. (Ézékiel 2)
Celui qui me parlait dit : « Toi, l’homme, mange ce rouleau qui t’est présenté, puis va parler aux Israélites. » J’ouvris la bouche et Il me fit manger le rouleau. Il ajouta : « Toi, l’homme, remplis ton ventre et nourris ton corps avec ce rouleau que Je te donne. » Je le mangeai donc et, dans ma bouche, il eut un goût aussi doux que le miel.
Alors Il reprit : « En route, Ézékiel, va auprès des Israélites et transmets-leurs Mes Paroles. Je ne t’envoie pas auprès d’un peuple qui parle une langue étrangère difficile à comprendre, mais auprès du peuple d’Israël. Si Je t’envoyais auprès des nombreux peuple qui parlent une langue étrangère difficile et même incompréhensible pour toi, ils t’écouteraient sans doute. Mais les Israélites, eux, ne voudront pas t’écouter, car ils ne veulent pas M’écouter. En effet, ils ont tous la tête dure et le caractère obstiné. Cependant, Je vais te rendre aussi obstiné qu’eux, tu auras la tête aussi dure que la leur ! Je te rendrai résistant comme le diamant, plus solide que le roc. Par conséquent n’aie pas peur d’eux et ne sois pas effrayé par l’attitude de ce peuple récalcitrant. »
Il continua : « Ézékiel, ouvre ton cœur et tes oreilles à Mes Paroles et retiens-les bien. Ensuite va auprès des membres de ton peuple qui sont déportés ici. Adresse-toi à eux en disant : ‘‘Voici ce que déclare le Seigneur Dieu’’. Parle-leur, qu’ils t’écoutent ou qu’ils refusent de le faire. »
Alors l’Esprit de Dieu me souleva de terre et j’entends derrière moi cette immense acclamation : ‘‘Que le Seigneur soit loué là où Il manifeste Sa Glorieuse Présence.’’
J’entendis aussi le bruit que faisaient les ailes des êtres vivants en se heurtant l’une à l’autre, ainsi que le bruit des roues à côté d’eux. Ce fut un grand vacarme. L’Esprit qui m’avait soulevé de terre, m’emporta. La Puissance du Seigneur m’avait saisi de façon irrésistible et je m’en allai le cœur triste et agité. J’arrive à Tel-Abib, auprès des déportés installés sur les rives du Kébar. Je restais sept jours parmi eux, dans la plus complète stupeur. (Ézékiel 3 :1-15)
ÉZÉKIEL SERA UN GUETTEUR POUR LE PEUPLE D’ISRAËL
Au bout des sept jours, le Seigneur m’adresse la Parole : « Tu n’es qu’un homme, dit-Il, mais Je fais de toi un guetteur pour alerter le peuple d’Israël. Tu écouteras Mes Paroles et tu transmettras Mes avertissements aux Israélites. Supposons que j’ai à prévenir un pécheur qu’il va vers la mort certaine : si tu ne l’avertis pas d’avoir à changer sa mauvaise conduite afin qu’il puisse vivre, ce pécheur mourra à cause de ses fautes mais c’est toi que Je tiendrai pour responsable de sa mort. Par contre, si tu l’avertis et qu’il ne renonce pas à ses erreurs et à sa mauvaise conduite, il mourra à causer de ses fautes mais toi, tu auras préservé ta vie. Supposons qu’un homme juste se détourne du bien et se mette à mal agir : J’en ferai la cause de son malheur et il mourra. Si tu ne l’avertis pas du danger, il mourra à cause de ses fautes. Je ne prendrai pas en compte ses bonnes actions passées, mais c’est toi que Je tiendrai pour responsable de sa mort. Par contre, si tu avertis ce juste de ne pas mal agir et qu’il renonce à le faire, il pourra vivre grâce à tes avertissements et toi-même, tu auras préservé ta vie. » (Ézékiel 3 :16-21)
DIEU IMPOSE UN TEMPS DE SILENCE À ÉZÉKIEL
La Puissance du Seigneur me saisit encore. Il me dit : « Debout, va dans la vallée, Je veux t’y parler. »
Je me mis donc en route pour aller dans la vallée. La Glorieuse Présence du Seigneur s’y manifestait tel que je L’avais déjà vue sur les rives du kébar. Je tombais la face contre terre. Alors l’Esprit du Seigneur me pénétra et me remit debout. Le Seigneur me dit : « Va t’enfermer dans ta maison. Là on te mettra des cordes, Ézékiel, on te ligotera de telle manière que tu ne pourras plus sortir en public. J’immobiliserai ta langue contre ton palais et tu deviendras muet, incapable de réprimander ce peuple récal-citrant. Mais lorsque J’aurais quelque chose à dire par ton intermédiaire, Je te rendrai la faculté de parler. Alors tu t’adresseras à eux en disant : ‘‘Voici ce que déclare le Seigneur Dieu.’’ Certains seront disposés à écouter mais d’autre refuseront de le faire, car c’est un peuple récalcitrant. » (Ézékiel 3 :22-27)
L’IDOLÂTRIE DANS LE TEMPLE DE DIEU
La sixième année après la déportation, le cinquième jour du sixième mois, j’étais assis chez moi en compagnie des anciens de Juda. C’est là que la Puissance du Seigneur Dieu me saisit soudain. Je vis une forme qui avait l’apparence d’un homme. Au-dessous de ce qui paraissait être Sa taille, Son corps semblait de feu ; au-dessus, Il présentait l’éclat et le scintillement d’un métal brillant. Il étendit une sorte de main et me saisit par les cheveux. Alors, dans cette vision envoyée par Dieu, je sentit Son Esprit me soulever dans les airs et me transporter à Jérusalem. Je me retrouvai du côté intérieur de la porte nord de la ville, à l’endroit où l’on a placé une statue qui est un affront insupportable à Dieu. La Glorieuse présence du Dieu d’Israël m’apparut là, telle que je L’avais déjà vue dans la vallée. Dieu me dit : « Ézékiel, regarde en direction du nord. »
C’est ce que je fis. Au nord de la porte il y avait un autel et je vis que la statue insupportable à Dieu se trouvait près de l’entrée menant à l’autel. Il ajouta : « Ézékiel, vois-tu bien ce qui se passe ? Les gens d’Israël s’adonnent à des pratiques vraiment abominables pour M’éloigner de Mon sanctuaire. Mais tu vas voir encore d’autre pratiques tout aussi abominable. »
Il me transporta à la porte de la cour extérieure du temple et je vis qu’il y avait un trou dans le mur. Dieu me dit : « Ézéchiel, perce donc le mur. » Je perçai le mur et j’y fis une ouverture. Il reprit : « Entre et regarde les actions abominables et révoltantes que ces gens commettent ici. »
J’entrai et voici ce que je vis : autour de moi les murs étaient couverts de dessins représentant des reptiles et d’autre bêtes répugnantes ; toutes les idoles des Israélites y étaient figurées. Soixante-dix anciens du peuple d’Israël étaient debout devant ces images ; parmi eux se trouvait Yazania, fils de Chafan. Chacun d’eux tenait un brûle-parfum à la main et la fumée d’encens s’élevait dans l’air. Dieu me demanda : « Ézékiel, vois-tu bien ce que les anciens du peuple font en cachette, chacun à l’emplacement consacré à son idole ? Ils se justifient en disant : ‘‘Le Seigneur ne nous voit pas, Il a abandonné le pays.’’ Il ajouta : « Tu vas voir qu’ils se livrent encore à d’autre pratiques tout aussi abominables. »
Il me transporta vers la porte nord de Son temple. Des femmes y étaient assisses et pleuraient sur la mort de Tammouz. Il me demanda : « Vois-tu bien cela, Ézékiel ? Tu vas voir des pratiques plus abominables encore. »
Il me transporta alors vers la cour intérieure du temple. À l »entrée du sanctuaire, entre le vestibule et l’autel, il y avait environ vingt-cinq hommes. Ils tournaient le dos au sanctuaire et, face à l’orient, ils se prosternaient pour adorer le soleil. Dieu me demanda : « Vois-tu bien cela, Ézékiel ? Pourtant ces gens de Juda ne se contentent pas des actions abominables qu’ils commettent ici. Ils répandent en outre la violence dans le pays et ils font tout pour M’irrité. Les voilà maintenant qui approchent un rameau de leur nez. Eh bien, Je les paierai de retour dans Ma terrible colère. Je n’aurai pas un regard de piété et Je ne les épargnerai pas. Ils aurons beau hurler pour M’appeler au secours, Je ne les écouterai pas. » (Ézékiel, 8)
LE CHÂTIMENT DE JÉRUSALEM
Ensuite, j’entendis le Seigneur annoncer d'une voix forte : « Venez, vous qui êtes chargés de punir la ville ! Que chacun apporte son arme de destruction. »
Alors je vis six hommes déboucher de la porte supérieure nord du temple avec, chacun, son armé de destruction. Au milieu d’eux se trouvait un homme habillé de lin qui portait à la ceinture du matériel pour écrire. Ils s’approchèrent tous et s’arrêtèrent près de l’autel de bonze. La Glorieuse présence du Dieu d’Israël, qui se manifestait au-dessus des chérubins, S’éleva de là pour se diriger vers le seuil de temple. Le Seigneur appela l’homme habillé de lin, qui portait du matériel pour écrire, et lui dit : « Parcours toute la ville de Jérusalem ; tu traceras une marque sur le front de tous ceux qui se lamentent et s’affligent à propos des actions abominables qu’on y commet. »
Puis je L’entendis ordonner au reste du groupe : « Suivez cet homme à travers la ville et tuez les habitants. N’ayez pas un regard de pitié et ne les épargnez pas. Exterminez aussi bien les vieillards que les jeunes gens et les jeunes filles, les enfants que les femmes. Mais ne touchez a aucun de ceux qui portent une marque sur le front. Commencez ici, par Mon sanctuaire. » Ils commencèrent donc par tuer les anciens qui étaient devant le temple. Le Seigneur ordonna alors : « Profanez le temple, remplissez ses cours de cadavres, puis allez plus loin. » Et ils partirent continuer le massacre dans la ville.
Resté seule pendant cette tuerie, je me jetai la face contre terre et m’écriai : « Oh, Seigneur Dieu, en déversant ainsi Ta colère sur Jérusalem, désires-Tu exterminer tous les Israélites qui restent ? » Il me répondit : « Les péchés commis dans les royaumes d’Israël et de Juda sont vraiment immenses : la violence règne partout dans le pays et l’injustice remplit cette ville. Les gens se disent : ‘‘Le Seigneur a abandonné le pays et Il ne nous voit pas.’’ Eh bien, Moi, Je n’aurai pas un regard de pitié, Je ne les épargnerai pas, mais Je leur ferai supporter les conséquences de leur conduite. »
À ce moment, l’homme habillé
de lin vint faire son rapport :
« J’ai exécuté
Tes ordres », dit-il à Dieu.(Ézékiel,9)
DIEU SE MANIFESTE DE NOUVEAU À ÉZÉKIEL
Je remarquais alors la voûte qui se trouvait au-dessus de la tête des chérubins. On y voyait une sorte de pierre de saphir ; sa forme était semblable à celle d’un trône. Dieu dit à l’homme habillé de lin : « Passe entre les roues qui sont sous les chérubins. Remplis tes mains de braises que tu prendras entre les chérubins, puis va les répandre sur la ville. »
Je vis l’homme aller prendre les braises. Au moment où il y alla, les chérubins étaient dans la partie droite du temple et un nuage de fumée remplissait la cour intérieure. La Glorieuse présence du Seigneur S’éleva au-dessus des chérubins pour se diriger vers le seuil du temple. Le nuage vint alors remplir le temple tandis que la cour était tout illuminée par la Glorieuse présence du Seigneur. Le bruit produit par les ailes des chérubins s’entendait jusque dans la cour extérieure. On aurait dit que le Dieu Tout-Puissant faisait résonner Sa voix. L’homme habillé de lin se tenait près d’une roue ; il était allé se placer là lorsque Dieu lui avait donné l’ordre de prendre du feu entre les roues, au milieu des chérubins. L’un des chérubins étendit la main vers le feu proche de lui. Il en retira des braises et en remplit les mains de l’homme qui les emporta.
Des sortes de mains
humaines apparaissaient sous les ailes des chérubins. Je remarquais
aussi quatre roues, une à côté de chacun des chérubins.
Ces roues offraient l’aspect scintillant d’une pierre précieuse.
Elles avaient toutes une apparence semblable et paraissaient s’imbriquer
les unes dans les autres. Elles pouvaient se déplacer dans les quatre
directions sans avoir à pivoter. Elles se dirigeaient là où
était tournée la tête des chérubins et avançaient
sans pivoter. Le corps, le dos, les mains et les ailes des chérubins
étaient couverts de reflets brillants, tout comme les quatre
roues. J’entendis qu’on donnait le nom de ‘‘tourbillon’’ à ces
roues. Chaque chérubin avait quatre faces :
la première était
celle d’un chérubin, la seconde celle d’un homme, la troisième
celle d’un lion et la quatrième celle d’un aigle. Les chérubins
s’élevèrent dans l’espace : c’étaient les mêmes
êtres que j’avais vus sur les rives du Kébar. Quand ils se
déplaçaient, les roues se déplaçaient avec
eux ; quand ils déployaient leurs ailes pour s’élever de
terre, les roues ne s’écartaient pas d’eux. S’ils s’arrêtaient,
elles s’arrêtaient ; s’ils s’élevaient dans l’espace, elles
s’élevaient également, car la volonté des êtres
vivants animait les roues. (Ézékiel,10:1-17)
LA GLOIRE DU SEIGNEUR QUITTE LE TEMPLE
La Glorieuse Présence du Seigneur s’éleva du seuil du temple et alla se poser au-dessus des chérubins. Ceux-ci déployèrent leurs ailes pour partir et je les vis s’élever de terre, eux et les roues en même temps qu’eux. Ils s’arrêtèrent près de la porte orientale du temple et la Glorieuse Présence du Dieu d’Israël brillait au-dessus d’eux. Sur les rives de Kébar, j’avais vu les mêmes êtres se tenir au-dessus du Dieu d’Israël, et je compris que c’était des chérubins. Chacun avait quatre face, quatre ailes et des sortes de mains humaines sous leurs ailes. Leurs face étaient tout à fait semblables à celles des êtres que j’avais vus sur les rives du Kébar. Les chérubins avançaient chacun droit devant soi. (Ézékiel 10 :18-22).
JÉRUSALEM VA ÊTRE JUGÉE POUR SES CRIMES
L’Esprit du Seigneur me souleva de terre et me transporta à la porte orientale du temple. Près de l’entrée, je vis vingt-cinq hommes et je reconnus parmi eux deux des chefs du peuple, Yazania, fils d’Azour, et Pelatia, fils de Benaya. Le Seigneur me dit : « Ézékiel, voilà les hommes qui projettent des actions malfaisantes et répandent des conseils désastreux dans Jérusalem. Ils affirment: ‘‘Pendant un certain temps, on ne construira plus ici de maison! La ville est comme une marmite et nous sommes la viande conservée à l’intérieur.’’ Eh bien, toi l’homme, dénonce-les par tes prophéties. »
L’Esprit du Seigneur s’empara alors de moi et Il m’ordonna de parler ainsi : « Voici ce que déclare le Seigneur : Je sais ce que vous dites, gens d’Israël, et Je connais les pensées qui vous viennent à l’esprit ! Vous avez commis tant de meurtres dans cette villes que les rues sont jonchées de cadavres. C’est pourquoi, Moi, le Seigneur Dieu, Je vous le déclare : La ville est bien comme une marmite, mais la viande c’est ceux que vous y avez tués. Quand à vous, Je vous en chasserai. Vous avez peur de la guerre ? Eh bien, Je vous enverrai la guerre. C’est Moi le Seigneur Dieu, qui vous l’affirme ! Je vous chasserai de la ville et vous livrerai à un pouvoir étranger, J’exécuterai Ma sentence contre vous. J’exercerai Ma justice à l’intérieur même des frontières d’Israël en vous faisant mourir à la guerre et vous serez convaincus ainsi que Je suis le Seigneur. Cette ville ne sera pas pour vous comme une marmite et vous ne serez pas la viande qu’elle conserve, mais vous subirez Ma justice à l’intérieur même des frontières d’Israël. Vous serez convaincus alors que JE SUIS LE SEIGNEUR, CELUI dont vous n’avez pas observé les règles ni appliqué les lois, parce que vous avez suivi les coutumes des peuples qui vous entourent. »
Pendant que je transmettais cette prophétie, Pelatia fils de Benaya, mourut. Je tombai la face contre terre et m’écriai : « Oh, Seigneur Dieu, vas-Tu faire mourir tous les Israélites qui restent ? »
DIEU RASSEMBLERA LE PEUPLE DISPERSÉ
Le Seigneur me dit : « Ézékiel, les habitants de Jérusalem donnent ce conseil à tous les Israélites déportés, tes compatriotes, tes propres frères : ‘‘Restes donc loin de la Présence du Seigneur, car c’est à nous qu’il a accordé la possession de ce pays.’’ Eh bien, transmets à tes compagnons de déportation ces Paroles que Je leur adresse, Moi, le Seigneur Dieu: ‘‘Je vous ai envoyé dans des pays lointains, parmi des peuples étrangers, mais même là, Je suis présent parmi vous, comme dans un sanctuaire’’. Transmets-leur donc cette promesse que Je leur fais, Moi, le Seigneur Dieu : ‘‘Je vous rassemblerai hors des peuples et des pays dans lesquels Je vous ai dispersés et Je vous rendrai le pays d’Israël. Quand vous y arriverez, vous supprimerez toutes les pratiques idolâtriques et révoltantes qui y existent. Je vous donnerai à tous un même cœur, Je vous animerai d’un esprit nouveau ; J’enlèverai votre cœur insensible comme une pierre et Je le remplacerai par un cœur réceptif. Ainsi vous suivrez les règles que Je vous ai données, vous serez attentifs à Mes lois et vous les appliquerez ; vous serez Mon peuple et Je serai Votre Dieu. Quand à ceux qui adorent des idoles et agissent de manière révoltante en suivant les penchants de leur cœur, Je leur ferai subir les conséquences de leur conduite. Voilà ce que Moi, le Seigneur Dieu, Je vous déclare.’’ » (Ézékiel 11 :14-21).
LA GLOIRE DU SEIGNEUR QUITTE JÉRUSALEM
Les chérubins déployèrent alors leurs ailes et les roues se mirent en mouvement en même temps qu’eux ; la Glorieuse Présence du Dieu d’Israël brillait au-dessus d’eux. Ensuite la Gloire du Seigneur s’éleva au-dessus du centre de la ville et alla s’arrêter sur la montagne située à l’est de Jérusalem. Je sentis l’Esprit de Dieu me soulever de terre et me ramener auprès des déportés en Babylone. Alors les visions que j’avais eues cessèrent, et je racontais aux déportés tout ce que le Seigneur m’avait fait voir. (Ézékiel 11 :22-25).
DIEU JUGE CHACUN SELON SA CONDUITE
Le Seigneur m’adressa
la Parole et me dit : « Pourquoi entend-on répéter
ce proverbe dans le pays d’Israël : Les parent ont mangé des
raisins verts, ce sont les enfants qui ont mal aux dents ?
‘‘Moi, le Seigneur, le Dieu
vivant, Je vous affirme que vous n’aurez plus à répéter
ce proverbe en Israël. En effet, la vie de chacun M’appartient, celle
des parents comme celle des enfants, et c’est le coupable qui doit mourir.
‘‘Prenons le cas d’un homme qui pratique le bien en agissant de manière juste et honnête. Il ne participe pas à des repas sacrés sur les montagnes, il ne rend pas de culte aux sales idoles des Israélites. Il ne déshonore jamais la femme d’un autre et il n’a pas de relation avec une femme pendant ses règles. Il n’exploite ni ne vole personne, il restitue le gage fourni par son débiteur, il donne du pain à qui a faim et des habits à qui en manque. Il ne prête pas son argent pour en retirer un intérêt ou un profit. Il ne se rend pas complice de l’injustice mais prononce des jugements impartiaux. Il obéit aux règles et aux lois que J’ai établies, en agissant loyalement. Eh bien, Moi, le Seigneur Dieu, Je déclare qu’un tel homme est vraiment juste et qu’il vivra.
‘‘Supposons que cet homme ait un fils qui pille, tue et commette toutes sorte d’actions de ce genre. Contrairement à son père, il participe aux repas sacrés sur les montagnes, il déshonore la femme des autres, exploite les pauvres et les défavorisés, vole les gens, ne restitue pas les gages fournis par ses débiteurs. Il s’adonne au culte des idoles et commet à cette occasion des actions abominables. Il prête son argent pour en retirer un intérêt et du profit. Un tel homme doit-il vivre ? Sûrement pas ! Il a commis tous ces actes détestables ; il mourra donc et sera lui-même responsable de sa mort.
‘‘Supposons qu’il ait à son tour un fils. Ce fils a vu toutes les fautes commises par son père mais il ne suit pas son exemple. Il ne participe pas à des repas sacré sur les montagnes, il ne rend pas de culte aux sales idoles des Israélites. Il ne déshonore jamais la femme d’un autre. Il n’exploite ni ne vole personne et il n’exige pas de gage de ses débiteurs. Il donne du pain à qui a faim et des habits à qui en manque. Il ne se rend pas complice de l’injustice, il ne prête pas son argent pour en retirer un intérêt ou du profit. Il obéit ainsi aux règles et aux lois que J’ai établies. Cet homme n’a pas à mourir à cause des fautes de son père : il conservera assurément la vie. C’est son père qui a opprimé, volé et maltraité les gens autour de lui ; c’est donc lui qui mourra à cause de ses fautes.
‘‘Vous demandez pourquoi le fils ne supporte pas les conséquences des fautes de son père ? Eh bien, c’est parce qu’il agi conformément au droit et à la justice et qu’il a obéi à toutes Mes règles. Il vivra donc. C’est la personne coupable qui doit mourir. Les enfants n’auront pas à payer pour les fautes de leurs parents ni les parents pour les fautes de leurs enfants. L’homme de bien sera récompensé d’agir avec justice et le méchant sera puni pour le mal qu’il fait. (Ézékiel 18 :1-20).
EXHORTATION À PRATIQUER LE BIEN
‘‘Si un méchant renonce à ses mauvaises actions, s’il se met à obéir à Mes règles et à agir conformément au droit et à la justice, il n’aura pas à mourir, assurément il vivra. Toutes ses fautes seront oubliées et il vivra grâce au bien qu »il pratique. Pensez-vous que J’aime voir mourir les méchants ? Je vous le déclare, Moi, le Seigneur Dieu, tout ce que Je désire c’est qu’ils changent de conduite et qu’ils vivent. Par contre, si un homme juste renonce à se conduire bien, s’il se met à agir de manière aussi abominable que les méchants, pensez-vous qu’il pourra ivre ? Sûrement pas ! Toutes ses bonnes actions seront oubliées. Il mourra à cause de son infidélité et du mal qu’il commet. Vous dites : ‘Le Seigneur va trop loin !’ Écoutez-Moi bien, vous, les Israélites : Est-ce moi qui vais trop loin ? N’est-ce pas plutôt vous qui passez les bornes ? Si un homme juste renonce à ce conduire bien, agit mal et meurt, il meurt à cause du mal qu’il fait. Si au contraire un méchant renonce à sa mauvaise conduite et se met à agir de manière juste et honnête, il sauve sa vie. Il peut continuer à vivre, puisqu’il s’est rendu compte de ses mauvaises actions et y a renoncé ; il n’y a plus de raison qu’il meure. Mais vous, les Israélites, vous dites : ‘Le Seigneur va trop loin !’ Et bien non, ce n’est pas Moi qui vais trop loin, c’est vous qui passez les bornes ! Pour Ma part, Je jugerai chacun de vous selon sa propre conduite, Je vous l’affirme, Moi, le Seigneur Dieu. Changez donc de vie, détournez-vous de tout le mal que vous faites, ne laissez plus aucune faute causer votre perte. Renoncez à vos mauvaises actions, trans-formez vos cœurs et vos esprits. Pourquoi voudriez-vous mourir, Israélites ? Vraiment Moi, le Seigneur Dieu, Je ne veux la mort de personne. Détournez-vous du mal et vivez !’’ » (Ézékiel 18 :21-32).
DIEU A CONDUIT ISRAËL MALGRÉ SES RÉVOLTES
La septième année après la déportation, le dixième jour du cinquième mois, quelque anciens d’Israël vinrent me consulter pour connaître la volonté du Seigneur. Alors le Seigneur me dit : « Ézékiel, transmets aux anciens d’Israël ce que Moi, le Seigneur Dieu Je leur déclare : ‘‘C’est pour connaître Ma volonté que vous êtes venus, n’est-ce pas ? Eh bien, Moi, le Seigneur, le Dieu vivant, Je jure que Je ne Me laisserai pas interroger par vous !’’
‘Toi qui n’es qu’un homme, prépare-toi à les juger, n’hésite pas à le faire. Rappelle-leur les actions abomi-nables de leurs ancêtres. Rapporte-leur les Paroles que Je leur adresse, Moi, le Seigneur Dieu : Lorsque J’ai choisi Israël, Je Me suis engagé par serment envers tous les membres de ce peuple. Je Me suis révélé à eux en Égypte, Je leur ai solennellement promis d’être leur Seigneur et leur Dieu. À ce moment-là, Je leur ai juré de les faire sortir d’Égypte pour les conduire dans le plus beau de tous les pays, un pays qui regorge de lait et de miel, et que J’avais spécialement choisi pour eux. Je leur ai donné cet ordre : Que chacun de vous renonce aux faux dieux qui vous attirent, ne vous rendez plus impurs en adorant les idoles égyptiennes. C’est Moi qui suis le Seigneur, Votre Dieu.
‘‘Mais ils se sont révoltés contre Moi et n’ont pas voulu M’obéir. Personne n’a renoncé aux faux dieux qui l’attiraient, aucun d’eux n’a abandonné les idoles égyptiennes. J’envisageai alors de ne plus contenir Ma colère mais de la déverser sur eux, en Égypte même. Je ne le fis pas pour ne pas M’exposer au mépris des populations parmi lesquelles ils vivaient. En effet, celle-ci avaient été témoins de Ma promesse de faire sortir Israël du pays d’Égypte. Je les emmenai donc hors d’Égypte et les conduisis dans le désert. Je leur enseignai les règles et les lois que J’ai établies pour que tous ceux qui les pratiquent puissent vivre. J’instituai le jour du sabbat pour manifester la relation qui les unit à Moi et leur rappeler que Moi, le Seigneur, Je les consacre à Mon service. Mais les Israélites se sont révoltés contre Moi dans le désert. Ils ont négligé Mes règles et méprisé Mes lois, qui permettent de vivre à ceux qui les pratiques. Ils ont gravement profané le jour du sabbat. De nouveau, J’envisageai de déverser Ma colère sur eux dans le désert et de les y détruire. Je ne le fis pas pour ne pas M’exposer au mépris des populations qui M’avaient vu emmener les Israélites hors d’Égypte. Par contre, dans le désert, Je leur jurai de ne pas les conduire dans le pays magnifique que Je leur avais réservé, un pays qui regorge de lait et de miel. J’en fis le serment parce qu’ils avaient refusé d’observer Mes lois et Mes règles et de respecter le jour du sabbat, tellement ils étaient attachés à leurs idoles. Mais J’eus trop pitié d’eux pour les détruire et Je ne les exterminai pas dans le désert.’’(Ézékiel 20 :1-17)
ISRAËL N’A PAS CESSÉ DE DÉSOBÉIR À DIEU
‘‘J’ai donné ces recommandations à leurs enfants dans le désert : Ne vous conduisez pas selon les règles et les lois que vos pères se sont fabriquées, ne vous rendez pas impurs en adorant leurs sales idoles. C’est Moi qui suis le Seigneur Votre Dieu ! Conduisez-vous selon Mes règles et acceptez d’obéir à Mes lois. Consacrez-Moi le jour du sabbat pour manifester la relation qui vous unit à Moi et vous rappeler que Je suis le Seigneur, Votre Dieu. Mais eux aussi se sont révoltés contre Moi. Ils n’ont pas observé Mes règles et ils ont refusé de se conformer à Mes lois, qui permettent de vivre à ceux qui les pratique. Ils ont profané le jour du sabbat. J’envisageai alors de ne plus contenir Ma colère mais de la déverser sur eux dans le désert. J’y renonçai pour ne pas M’exposer au mépris des populations qui M’avaient vu les emmener hors d’Égypte. Par contre, dans le désert, Je leur jurai de les disperser parmi d’autre peuples dans des pays étrangers. J’en fis le serment parce qu’ils n’avaient pas observé Mes règles et Mes lois ni respecté le jour du sabbat, mais qu’ils s’étaient laissés attirer par les sales idoles de leurs pères. Je leur ai même donné des règles qui ne leur ont pas fait de bien et les lois qui ne leur ont pas permis de vivre. Je les ai laissés se rendre impurs par des offrandes qui consistaient à sacrifier leurs premiers-nés. Ils en ont été eux-mêmes frappés d’horreur et ils ont reconnu que Je suis le Seigneur.’’ (Ézékiel 20` :18-26).
DIEU METTRA UN TERME À L’IDOLÂTRIE DES ISRAÉLITES
« Quand à toi Ézékiel, transmets aux Israélites ces Paroles que Moi, le Seigneur Dieu, Je leur adresse : ‘‘Vos ancêtres M’ont aussi offensé en trahissant la fidélité qu »ils Me devaient. Je les ai conduits dans le pays que J’avais juré de leur donner. Là ils remarquèrent les sommets des collines aux arbres touffus et ils se mirent à y offrir leurs sacrifices. Ils ont provoqué Ma colère par les donc, les offrandes à l’odeur apaisante et les offrandes de vin qu’ils y présentaient. Je leur demandai alors : ‘Qu’est-ce que ces lieux sacrés où vous vous rendez ?’ Depuis lors, on appelle ces endroit des lieux sacrés.’’ Transmets aux Israélites ces Paroles que Moi, le Seigneur Dieu, Je leur adresse à ce sujet : ‘‘Comment, vous suivez l’exemple de vos ancêtres, vous vous rendez impurs et vous M’êtes infidèles en adorant leurs idoles abominables ? Maintenant encore, vous vous rendez impur en apportant vos dons et en sacrifiant vos enfants à vos idoles. Et vous croyez, vous les Israélites, que dans ces conditions Je vais Me laisser interroger par vous ? Eh bien non ! Moi le Seigneur, le Dieu vivant, J’affirme que Je ne Me laisserai pas interroger par vous. Vous vous imaginez que vous pourrez être comme les peuples des autres pays en adorant des arbres et des pierres, mais cela n’arrivera pas. Je suis le Seigneur, le Dieu vivant, c’est avec puissance que J’agirai, Je laisserai exploser Ma colère et c’est ainsi que Je régnerai sur vous. Je vous retirerai du milieu des peuples et des pays où vous avez été dispersés et Je vous rassemblerai en vous faisant sentir toute Ma Puissance et les effet de Ma colère. Je vous amènerai au désert, à l’écart des autres peuples et Je vous fera comparaître devant Moi. Je vous condamnerai tout comme J’ai condamné vos ancêtres dans le désert proche de l’Égypte, c’est Moi, le Seigneur Dieu, qui le déclare. Je vous obligerai à être Mon troupeau et à respecter les engagements qui vous lient à Moi. J’exclurai de votre nombre ceux qui se sont révoltés et M’ont désobéi. Je les retirerai des pays où ils séjournent, mais ils ne retourneront point sur le sol d’Israël. Alors vous serez convaincus que Je suis le Seigneur. Voici ce que Moi, le Seigneur Dieu, Je vous annonce : Israélites, chacun de vous peut bien adorer ses sales idoles ! Mais ensuite, vous serez obligés de M’obéir, vous cesserez de déshonorer Mon Saint Nom en offrant des dons à vos idoles. En effet, tous les Israélites du pays Me rendront un culte sur la montagne qui M’est consacrée, la grande montagne d’Israël. Là, Je vous recevrai favorablement et Je vous demanderai de M’apporter tout ce que vous Me consacrez, vos dons et l’offrande de ce que vous avez de meilleur. Après vous avoir retirés du milieu des peuples et des pays où vous avez été dispersés et vous avoir rassemblés, J’accueillerai vos offrandes à l’odeur apaisante. Ainsi, par Mes actions à votre égard, Je montrerai aux autres peuple que Je suis le Dieu Saint. De votre côté, vous serez convaincus que Je suis le Seigneur lorsque Je vous conduirai dans le pays d’Israël, que J’avais solennellement promis de donner à vos ancêtres. Là vous réfléchirez à votre conduite passée et aux actions qui vous ont rendus impurs. Vous serez pris d’un grand dégoût de vous-mêmes à cause de tout le mal que vous avez commis. Je ne vous traiterai pas, vous les Israélites, en fonction de votre conduite mauvaise et de vos actions immorales, mais J’agirai avec vous de façon à faire respecter Mon Nom. Vous serez convaincus alors que Je suis le Seigneur. Voilà ce que J’avais à déclarer, Moi, le Seigneur Dieu.’’ » (Ézéchiel 20 :27-44).
ÉZÉKIEL DÉNONCE LES CHEFS DU PEUPLE D’ISRAËL
Le Seigneur m’adressa la Parole : « Toi, l’homme, dénonce les chefs du peuple d’Israël, transmets-leur les avertissements que Je leur destine. Voici ce que Je leur déclare, Moi, le Seigneur Dieu: Malheur à vous, bergers d’Israël ! Vous ne prenez soin que de vous-mêmes ! N’est-ce pas du troupeau que les bergers doivent prendre soin ? Or vous négligez le troupeau. Vous vous contentez d’en prendre le lait pour vous nourrir, la laine pour vous habiller et d’abattre les bêtes les plus grasses. Vous n’avez pas rendu des forces aux bêtes affaiblies ni soigné celles qui étaient malades, vous n’avez pas pansé celles qui étaient blessées, vous n’avez pas ramené celles qui s’étaient écartées du troupeau ni recherché celles qui étaient perdues ; mais vous avez exercé votre pouvoir avec violence et dureté. Alors ces bêtes qui n’avaient pas de bergers se sont dispersées et sont devenues la proie des animaux sauvages. Oui, les bêtes de Mon troupeau sont allées se perdre sur les montagnes et les collines, puis ont été dispersées sur toute la surface de la terre, sans que personne se soucie d’elles ou aille les chercher. Vous donc, les bergers d’Israël, écoutez ce que Je vous déclare : Moi, le Seigneur, le Dieu vivant, J’en ai assez de voir Mon troupeau livré à des ravisseurs ; privé de bergers, il est devenu la proie des animaux sauvages. En effet, Mes bergers ne se sont pas souciés de lui ; au lieu d’en prendre soin, ils ont pris soin d’eux-mêmes. Eh bien, écoutez, bergers d’Israël : Moi, le Seigneur Dieu, Je vous avertis que Je Me retourne contre vous et vous retire la charge de Mon troupeau. Ce n’est plus vous qui aurez à en prendre soin, et vous ne pourrez plus en tirez profit. Je vous arracherai de la bouche les bêtes de Mon troupeau, elles ne serviront plus à vous nourrir.
‘‘Voici ce que Je déclare, Moi, le Seigneur Dieu : À partir de maintenant, Je vais M’occuper de Mon troupeau et en prendre soin Moi-même. Je prendrai soin de le regrouper comme le fait un berger lorsque son troupeau est complètement éparpillé. J’irai rechercher Mes bêtes partout où elles ont été dispersées un jour de grand orage. Je les retirerai du milieu des peuples et des pays étrangers où elles se trouvent, Je les rassemblerai et les ramènerai dans leur pays ; Je les conduirai sur les montagnes d’Israël, au creux des vallées et dans tous les endroits habitable du pays. Je les mènerai dans un bon pâturage. Elles auront leurs prairies sur les montagnes du pays d’Israël. Oui, elles auront là de belles prairies pour y faire halte et de gras pâturages pour y paître. Je serai Le Berger de Mon troupeau, Je le mettrai à l’abri, c’est Moi, le Seigneur Dieu, qui l’affirme. J’irai chercher la bête qui s’est perdu, Je ramènerai celle qui s’est écartée du trou-peau, Je panserai celle qui s’est blessée, Je rendrai des forces à celle qui est malade. Mais J’éliminerai celle qui est trop grasse ou vigoureuse. Je sera Le Berger dont Mon troupeau a besoin.’’ (Ézékiel 34 :1-16).
DIEU VIENT AU SECOURS DE SON PEUPLE
‘‘Quand à Mon troupeau, voici ce que Je lui déclare, Moi, le Seigneur Dieu : Je vais être juge entre les bêtes du troupeau, entre les béliers et les boucs. Pourquoi certains d’entre vous ne se contentent-ils pas de paître dans le meilleur pâturage ? Pourquoi piétinent-ils encore l’herbe qui reste ? Ne vous suffit-il pas d’avoir une eau clair à boire ? Pourquoi troublez-vous avec vos pattes ce que vous n’avez pas bu ? Le reste de Mon troupeau est obligé de manger l’herbe que vous avez piétiné et de boire l’eau que vous avez troublée. C’est pourquoi Moi, le Seigneur Dieu, Je vous déclare ceci : Je vais être juge entre les bêtes maigres et les bêtes grasses de Mon troupeau. Vous avez bousculé de l’épaule et du flan les bêtes affaiblies, vous les avez repoussées à coups de cornes jusqu’à ce que vous les ayez chassées du troupeau. Je viens donc à leur secours, pour qu’elles ne soient plus livrées à des ravisseurs, et Je vais être juge entre elles et vous. Je mettrai à la tête de Mon troupeau un unique berger qui saura en prendre soin. Ce sera Mon serviteur David. Lui, il prendra soin des bêtes du troupeau et il sera un vrai berger pour elles. Moi, le Seigneur, Je serai leur Dieu et Mon serviteur David sera leur prince. C’est Moi, le Seigneur, qui l’affirme.
‘‘Je M’engagerai à assurer la paix de Mon troupeau : Je ferai disparaître du pays tous les animaux sauvages ; alors Mes bêtes pourront demeurer en sécurité dans les pâturages et dormir dans les bois.
Je leur permettrai de vivre aux alentours de Ma montagne sainte. Je ferai tomber la pluie à la saison qui convient et ce sera une source de bienfaits. Les arbres porteront des fruits, la terre fournira ses produits et chacun vivra en sécurité dans le pays. Je briserai les chaînes qui asservissent les membres de Mon peuple, Je les délivrerai de ceux qui les ont rendus esclaves et ils seront alors convaincus que Je suis le Seigneur. Des ravisseurs étrangers n’en feront plus leur proie, des animaux sauvages ne les dévoreront plus. Ils vivront à l’abri du danger et personne ne leur causeront plus d’effroi.
Je leur donnerai des champs réputés pour leur fertilité, ils ne souffriront plus de la faim dans leur pays. Les autres peuples cesseront de les accabler de mépris. Tout le monde saura que Moi, le Seigneur leur Dieu, Je prends leur parti et que le peuple d’Israël est vraiment Mon peuple. C’est Moi, le Seigneur Dieu, qui l’affirme.
‘‘Oui, vous les membres de Mon troupeau, vous êtes des hommes dont Je prends soin, car Je suis Votre Dieu. C’est moi, le Seigneur Dieu, qui vous l’affirme.’’ » (Ézékiel 34 :17-31).
Vous ne vous souillerez
plus en adorant de sales idoles, en commettant des actions abominables
et toutes sortes de péchés. Je vous délivrerez de
toutes les infidélités dont vous vous êtes rendus coupables
envers Moi. Je vous purifierai ; vous serez Mon peuple et
Je serai Votre Dieu. (Ézékiel 37 :23).
P/S
Avec le message que Dieu a
laissé dans le livre d’Ézékiel, l’on comprend tout
de suite que Dieu n’aime pas les idoles. On ne parle pas à une statue
de bois ou de métal, car elles sont juste de la matière morte.
Tandis que Le Dieu que l’on adore en Esprit, EST LE DIEU TOUT-PUISSANT,
Il est le seul Dieu qui est réellement vivant et l’on peut avoir
une vraie communion avec Lui, par Jésus-Christ Son Fils qui
est mort, mais ressuscité et vivant pour toujours.
C’est pourquoi, lorsque nous
Lui demandons toutes choses au Nom de Jésus, Son Fils, Il peut
nous répondre, Il n’est vraiment pas une statue.
Dieu a montré à
Ézékiel, qu’adorer quelque soit l’idole, cela est une abomination
devant le Seigneur Dieu d’Israël.
L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE DE…
DANIEL
DANIEL ET SES COMPAGNONS
À BABYLONE
Pendant la troisième année du règne de Joaquim, roi de Judas, le roi de Babylone, Nabucodonosor, vint assiéger Jérusalem. Le Seigneur livra Joaquim en son pouvoir, et le laissa s’emparer d’une partie des ustensiles sacrés du temple de Dieu. Nabucodonosor emmena des prisonniers en Babylone et déposa le butin dans le temple de ses dieux, dans la sale du trésor.
Nabucodonosor ordonna au chef de son personnel, Achepénaz, de choisir parmi les Israélites quelques garçons de la famille royale ou de familles nobles. Ces jeunes gens ne devaient présenter aucun défaut physique ; ils devaient avoir bonne apparence, être vigoureux, et être remplis de sagesse, de connaissance et de discernement, afin de pouvoir entrer au service du roi, dans son palais. On leur enseignerait la langue et l’écriture des Babyloniens. Le roi prescrivit qu’on leur fournisse chaque jour la même nourriture et le même vin qu’à lui, et qu’on les instruise durant trois ans. À la fin de cette période, ils entreraient à son service.
Quatre jeunes gens de la tribu de Juda se trouvaient parmi ceux qui furent choisis : Daniel, Hanania, Michaël et Azaria. Le chef du personnel royal leur donna de nouveau nom : Daniel reçut le nom de Beltassar, Hanania celui de Chadrac, Michaël celui de Méchak, et Azaria celui d’Abed-Négo. Daniel prit la ferme résolution de ne pas se rendre impur en consommant la même nourriture et le même vin que le roi. Il demanda donc au chef du personnel de ne pas l’obliger à se rendre impur par de tels aliments. Dieu permit que sa requête soit accueillie avec faveur et bienveillance par le chef du personnel. Toutefois celui-ci répondit à Daniel : « C’est Sa Majesté le roi lui-même qui a prescrit ce que vous devez manger et boire. J’ai peur qu’il ne vous trouve pas aussi bonne mine qu’aux autres jeunes gens de votre âge, et ainsi, à cause de vous, je risquerais ma tête devant le roi. »
Alors Daniel dit à l’homme chargé par le chef du personnel de s’occuper de Hanania, de Michaël, d’Azaria et de lui-même : « Je t’en prie, fais un essai avec nous pendant dix jours : qu’on nous donne seulement des légumes à manger et de l’eau à boire. Ensuite tu compareras notre mine à celle des jeunes gens qui consomment la même nourriture que le roi. À ce moment-là, tu agiras envers nous d’après ce que tu auras vu. »
L’homme accepta cette proposition et fit un essai de dix jours avec Daniel et ses compagnons. À la fin de cette période, on put constater qu’ils avaient meilleure mine et avaient pris plus de poids que les autres gens nourris des mets de la table royale. C’est pourquoi, l’homme responsable d’eux continua d’écarter la nourriture et le vin qu’on leur fournissait ; il leur donnait seulement des légumes. Dieu accorda aux quatre jeunes gens du discernement et de vaste connaissances dans les domaines de la langue et de la sagesse. Daniel était capable en outre de comprendre le sens des visions et des rêves.
Au terme du délai fixé par le roi Nabucodonosor pour qu’on lui présente tous les jeunes gens choisis, le chef du personnel les lui amena. Le roi s’entretint avec eux tous, mais pas un seul ne lui parut aussi compétent que Daniel, Hanania, Michaël et Azaria. Ceux-ci entrèrent donc à son service. Lorsque le roi les interrogeait sur n’importe quel sujet exigeant de la sagesse et de l’intelligence, il trouvait leurs réponse dix fois supérieures à celles de tous les devins et magiciens de son royaume.
Daniel fut au service du roi jusqu’au moment où Cyrus devint empereur. (Daniel, 1,1-21).
LE PREMIER RÊVE DE NABUCODONOSOR
Pendant la deuxième année de son règne, Nabucodonosor fit un rêve. Il en fut si troublé qu’il en perdit le sommeil. Il ordonna de convoquer les devins, magiciens, sorciers et enchanteurs, afin qu’on lui révèle ce qu’il avait rêvé. Lorsqu’ils arrivèrent et se présentèrent devant lui, il leur déclara : « J’ai fait un rêve qui m’a beaucoup trou-blé. J’aimerais que vous me disiez ce que j’ai rêvé.
Les enchanteurs répondirent au roi, en langue aramé-enne : « Longue vie à toi, Majesté ! Communique-nous ce que tu as rêvé, et nous t’en donnerons la signification. » Le roi répondit : « J’ai pris une résolution ferme : si vous ne me révélez pas le contenu et la signification de mon rêve, vous serez coupés en morceau et vos maisons seront transformées en tas de décombres. Si au contraire vous me les révélez, vous recevrez de moi de riches cadeaux et de grands honneurs. Alors, dites-moi le contenu et la signification de ce rêve. »
Pour la seconde fois, les enchanteurs dirent au roi : « Majesté, communique-nous ce que tu as rêvé, et nous pourrons t’en donner la signification. » - « Je vois bien, s’écria le roi, que vous essayez de gagner du temps, parce que vous constatez que ma décision est fermement prise. Mais si vous ne me révélez pas ce que j’ai rêvé, la sentence sera la même pour tous. Vous vous êtes concertés pour ne prononcer devant moi que des propos mensongers et trompeurs, en attendant que la situation évolue. Or je veux que vous me disiez ce que j’ai rêvé. Je saurai ainsi que vous êtes capable de m’en donner la signification. »
- « Majesté, reprirent les enchanteurs, aucun homme au monde ne peut faire ce que tu exiges. D’ailleurs, aucun roi, même grand ou puissant, n’a jamais demandé une chose pareille à un devin, à un magicien ou à un enchanteur. Ce que tu exiges est excessif : personne ne peut te donner la réponse, sinon les dieux, mais ils n’habitent pas dans le monde des hommes. »
Alors le roi entra dans une très violente colère et ordonna de tuer tous les sages de Babylone. La sentence fut publiée, et les sages allaient être mis à mort. On chercha donc aussi Daniel et ses compagnons pour les exécuter. (Daniel 2 :1-13)
DIEU RÉVÈLE À DANIEL LE RÊVE DU ROI
Daniel s’adressa avec prudence et sagesse au capitaine Ariok, chef des gardes du roi, qui s’était mis en route pour aller tuer les sages de Babylone. Il lui demanda pourquoi le roi avait prononcé un sentence si dure. Ariok lui exposa l’affaire. Aussitôt, Daniel se rendit chez le roi pour le supplier de lui accorder un délai, afin qu’il puisse lui communiquer la signification de son rêve.
De retour chez lui, Daniel raconta toute l’affaire à ses compagnons Hanania, Michaël et Azaria ; il les invita à implorer la bienveillance du Dieu du ciel pour qu’Il leur révèle ce rêve mystérieux, afin de ne pas être exécutés avec les autres sages de Babylone. Et le mystère fut dévoilé à Daniel pendant la nuit, au cours d’un rêve. Alors Daniel se mit à louer le Dieu du ciel e ces termes :
‘‘Remercions Dieu
en tout temps ! La sagesse et la puissance Lui appartient.
Il est le Maître du temps et de l’histoire, Il renverse les rois
ou les établit. C’est Lui qui accorde la sagesse aux sages, qui
donne le discernement aux intelligents, et qui révèle les
secrets les plus mystérieux.
Il sait ce qui se cache dans
les ténèbres, car la lumière brille à Ses
côtés. Vers Toi, Dieu de mes ancêtres, montent ma reconnaissance
et mes louanges : Tu m’as rempli de sagesse et de force. Tu m’as fait connaître
ce que nous T’avons demandé, en nous révélant ce
qui préoccupe le roi,’’
Là-dessus, Daniel se rendit chez Ariok, à qui le roi avait ordonné de tuer les sages de Babylone. Sitôt arrivé, il lui dit : « Ne fais pas mourir les sages de Babylone ! Introduis-moi auprès du roi et je lui indiquerai la signification de sonrêve. »
Sans tarder, Ariok amena Daniel chez le roi et dit à celui-ci: « Majesté, parmi les déportés de Juda, j’ai trouvé un homme capable de t’indiquer la signification de ton rêve. » (Daniel 2 :14-25).
LA STATUE AUX PIEDS FRAGILES
Le roi s’adressa à Daniel, appelé aussi Beltassar, et lui demanda : « Es-tu vraiment capable de me révéler ce que j’ai rêver et de m’en donner la signification ? »
Daniel lui répondit : « Majesté, aucun sage, aucun magicien, aucun devin, aucun astrologue n’est en mesure de te révéler le mystère dont tu parles. Mais il y a dans le ciel un Dieu qui dévoile les mystères. Roi Nabucodonosor, c’est Lui qui te fait connaître ce qui arrivera dans l’avenir. Eh bien, voici ce que tu as rêvé durant ton sommeil : Lorsque tu t’es couché, Majesté, tu t’es mis à penser à l’avenir. Alors Celui qui dévoile les mystères t’a montré ce qui arrivera. Pour ta part, ce rêve mystérieux m’a été dévoilé, non pas parce que je serais plus sage que n’importe qui d’autre, mais pour que quelqu’un puisse te communiquer la signification de ton rêve et de te faire connaître ce qui inquiète ton esprit.
« Majesté, voici ce que tu as vu : Devant toi se dressait une grande, très grande statue, d’une splendeur éblouissante et d’un aspect terrifiant. La tête de la statue était en or pur, sa poitrine et ses bras en argent, son ventre et ses cuisses en bronze, ses jambes en fer, et ses pieds moitié en fer et moitié en terre cuite. Tu as contemplé cette statue jusqu’au moment où une pierre s’est détachée de la montagne sans intervention humaine ; elle est venue frapper les pieds en fer et en terre cuite de la statue, et les a fracassées. Alors, d’un seul coup, le fer et la terre cuite, ainsi que le bronze, l’argent et l’or, furent déduits en poussière que le vent emporta, comme des brins de paille lorsqu’on vanne les céréales en été. Aucune trace de la statue ne subsista. Quand à la pierre qui avait frappé la statue, elle devint une grande montagne remplissant toute la terre.
« Tel fut ton rêve, Majesté. Maintenant en voici la signification : Tu es le plus grand de tous les rois. Le Dieu du ciel t’a donné la royauté, la puissance, la force et l’honneur ; Il a placé sus ton autorité les hommes, les animaux et les oiseaux: tu en es le maître, partout où ils demeurent. Eh bien, Majesté, la tête en or, c’est toi ! un autre royaume, moins puissant que le tien, s’élèvera après toi. Ensuite un troisième royaume, représenté par le bronze, s’étendra à toute la terre. Un quatrième royaume, dur comme le fer, lui succédera. Comme le fer écrase, pulvérise et broie toutes sorte de manière, ce royaume écrasera et broiera les royaumes précédents. Ainsi que tu l’as constaté, les pieds et les orteils de la statue sont faits en partie de terre cuite et en partie de fer : cela signifie que ce royaume manquera d’unité. Il y aura en lui quelque chose de la solidité de fer, puisque tu as vu le fer mêlé à la terre cuite. Mais les orteils où le fer et la terre cuite sont mélangés montrent qu’une partie de ce royaume sera forte et une autre partie fragile ; ils indiquent aussi que des rois s’allieront par des mariages, mais ces alliances ne seront pas solides, pas plus que l’alliage du fer et de la terre cuite.
« À l’époque de ces rois-là, le Dieu du ciel établira un royaume qui ne sera jamais détruit et dont la souveraineté ne passera jamais à une autre nation. Ce royaume écrasera tous les royaumes précédents et mettra fin à leur existence, puis il subsistera éternel-lement ; c’est ce qu’annonce la pierre que tu as vue se détacher de la montagne sans intervention humaine, pour venir broyer le fer, le bronze, la terre cuite, l’argent et l’or de la statue. Le Grand Dieu t’a fit connaître ainsi, Majesté, ce qui arrivera par la suite. Ton rêve est une authentique révélation, et l’interprétation que je t’ai transmise est digne de confiance. »
Alors le roi Nabucodonosor se jeta le visage contre terre, rendit hommage à Daniel et ordonna qu’on lui présente des sacrifices et des offrandes de parfums. Puis il dit à Daniel : « Votre Dieu est vraiment Le plus Grand de tous les dieux, et Le Maître des rois, lui seul dévoile les mystères, puisque tu as été capable de me révéler ce secret. »
Ensuite le roi accorda à Daniel de grands honneurs et lui remit de nombreux et important cadeaux. Il le nomma gouverneur de la province de Babylone et chef suprême des sages de Babylone. Sur une demande de Daniel, le roi confia à Chadrac, Méchak et Abed-Négo des postes dans l’administration de la province de Babylone. Quand à Daniel, il devint conseiller à la cour royale. (Daniel 2 : 26-49).
L’ORDRE D’ADORER LA STATUE D’OR
Le roi Nabucodonosor commanda une statue d’or, de trente mètres de haut et de trois mètres de large, et il la fit dresser dans la plaine de Doura, dans la province de Babylone. Ensuite il envoya des messagers convoquer les satrapes, les préfets, les gouverneurs, les conseillers, les trésoriers, les juges, les magistrats, en un mot tous les hauts fonctionnaires de la province. Ces personnalités devaient venir pour l’inauguration de la statue que le roi avait fait dresser. Tous ces haut fonctionnaires se rassemblèrent donc et prirent place devant la statue, pour la cérémonie d’inauguration.
Le maître de cérémonie cria d’une voix puissante : « Gens de tous peuple, de toutes nations et de toutes langues, écoutez l’ordre que voici : ‘‘Dès que vous entendrez jouer de la trompette, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse et de toutes sortes d’instruments de musique, vous vous inclinerez jusqu’à terre pour adorer la statue d’or que le roi Nabucodonosor a fait dresser. Si quelqu’un refuse de s’incliner et de l’adorer, on le jettera immédiatement dans la fournaise où brûle un feu intense.’’ »
Ainsi donc, dès que les gens de tous peuples, nations et langues entendirent jouer de la trompette, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion et de toutes sortes d’instruments de musique, ils s’inclinèrent jusqu’à terre et adorèrent la statue d’or que le roi Nabucodonosor avait fait dresser. (Daniel 3 :1-7).
LES AMIS DE DANIEL RESTENT FIDÈLE À DIEU
Aussitôt après, quelques Babyloniens vinrent dénoncer le juifs ils s’adressèrent au roi Nabucodonosor et lui dirent : « Longue vie à toi, Majesté ! Toi-même, Majesté, tu as donné l’ordre suivant : ‘‘Tout homme devra s’incliner jusqu’à terre pour adorer la statue d’or, dès qu’il entendra jouer de la trompette, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse et de toutes sortes d’instruments de musique. Si quelqu’un re-fuse de s’incliner et d’adorer la statue, on le jettera immédiatement dans la fournaise où brûle un feu intense.’’ Or, Majesté, le juifs Chadrac, Méchak et Abed-Négo, à qui tu as confié des postes dans l’administration de la province de Babylone, n’ont pas respecté ton ordre : ils refusent de servir tes dieux et d’adorer la statue d’or que tu as fait dresser. »
Nabucodonosor fut rempli d’une violente colère et il ordonna qu’on lui amène Chadrac, Méchak et Abed-Négo. Lorsqu’ils furent présents, le roi leur demanda : « Est-il vrai, Chadrac, Méchak et Abed-Négo, que vous refusez de servir mes dieux et d’adorer la statue d’or que j’ai fait dresser ? Vous allez entendre de nouveau jouer de la trompette, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse et de toutes sortes d’instruments de musique. Êtes-vous prêts maintenant à vous incliner jusqu’à terre pour adorer la statue que j’ai faite ? Si vous refusez, vous serez jetés immédiatement dans la fournaise où brûle un feu intense. Quel dieu pourrait alors vous arracher à mon pouvoir ? »
Chadrac, Méchak et Abed-Négo répondirent au roi : « Majesté, nous ne voulons pas essayer de nous justifier. Sache toutefois que Notre Dieu, le Dieu que nous servons, est capable de nous sauver. Oui, Majesté, Il nous arrachera à la fournaise et à ton pouvoir. Et même s’Il ne le voulait pas sache bien, Majesté, que nous refuserons de servir tes dieux et d’adorer la statue d’or que tu as fait dresser. »
Nabucodonosor devint furieux et il perdit toute patience à l’égard de Chadrac, de Méchak et d’Abed-Négo. Il exigea qu’on chauffe la fournaise sept fois plus que d’habitude et il ordonna à quelques vigoureux soldats de son armée de ligoter Chadrac, Méchak et Abed-Négo pour les jeter dans la fournaise. Aussitôt on ligota ces trois hommes, vêtus de leur costume d’apparat, pantalons, tuniques et bonnets, et on les jeta dans la fournaise. Conformément à l’ordre catégorique du roi, on avait chauffé la fournaise au maximum. Ainsi, lorsque les soldats allèrent jeter Chadrac, Méchak et Abed-Négo dans le feu, ils furent eux-mêmes tués par les flammes. Quand à Chadrac, Méchak et Abed-Négo, ils tombèrent tous les trois, ligotés, au cœur de la fournaise. (Daniel 3 :8-23).
LES TROIS AMIS SAUVÉS DE LA FOURNAISE
Soudain, le roi Nabucodonosor se leva stupéfait et demanda à ses ministres : « N’avons-nous pas jeté trois hommes ligotés dans le feu ? » - « C’est exact, Majesté ! » répondirent les ministre. « Et pourtant, reprit le roi, je vois quatre homme, non ligotés, qui se déplacent en plein milieu du feu. Aucun d’eux ne porte de trace de blessures. Et Le quatrième ressemble tout à fait à UN ÊTRE DIVIN. » Nabucodonosor s’approcha de la porte de la fournaise et cria : « Chadrac, Méchak et Abed-Négo, serviteur du Dieu très-Haut, sortez de là et venez ! »
Aussitôt, ils sortirent tous trois du milieu du feu. Les satrapes, les préfets, les gouverneurs et les ministres du roi s’attroupèrent pour les examiner : leurs corps n’avaient pas subi l’atteinte du feu, leurs cheveux n’étaient pas roussis, leurs vêtements n’étaient pas endommagés, ils ne portaient même aucune odeur de brûlé. Le roi s’écria : « Louange au Dieu de Chadrac, de Méchak et d’Abed-Négo ! Il a envoyé Son Ange délivrer Ses serviteurs qui, pleins de confiance en Lui, ont désobéi à mon ordre royal. Ils ont préféré s’exposer aux tortures plutôt que de servir et d’adorer d’autre dieux que Le leur. C’est pourquoi je décrète ce qui suit : ‘‘Si une personne, quel que soit son peuple, sa nation ou sa langue d’origine, parle avec légèreté du Dieu de Chadrac, de Méchak et d’Abed-Négo, cette personne sera coupée en morceau et sa maison sera transformée en un tas de décombres. En effet, aucun autre dieu n’est capable d’accomplir une telle délivrance.’’ »
Ensuite le roi confia à Chadrac, à Méchak et à Abed-Négo des postes plus importants que précédemment, dans la province de Babylone. (Daniel 3 24-30). :
LE SECOND RÊVE DU ROI : LE GRAND ARBRE
Le roi Nabucodonosor adressa le message suivant aux gens de tous peuples, de toutes nations et de toutes langue, habitant la terre entière :
« Je vous souhaite une paix parfaite !
« Moi, Nabucodonosor, je passais dans mon palais royal. Une nuit, coucher sur mon lit, je fis un rêve qui me tourmenta : en effet, ce que j’avais vu était effrayant. J’ordonnai de rassembler auprès de moi tous les sages de Babylone, afin qu’on m’indique la signification de ce rêve. Dès que les devins, les magiciens, les enchanteurs et les astrologues furent arrivés, je leur racontai mon rêve, mais aucun d’eux ne fut capable de m’en donner la signification. Peu après, Daniel également arriva chez moi. Cet homme, qui porte aussi le nom de Beltassar, dérive du nom de mon dieu, est animé de l’esprit des dieux saints, je lui racontai mon rêve : ‘‘Beltassar, chef des devins, lui dis-je, je sais que tu es animé de l’esprit des dieux saints, de sorte qu’aucun mystère ne t’embrasse. Indique-moi donc la signification de ce que j’ai vu en rêve. Quand j’étais couché sur mon lit, voici ce que j’ai vu :
Au milieu de la terre
se dressait un arbre immense.
Cet arbre devint encore plus
grand et puissant ; ses plus hautes branches atteignaient le ciel.
Il était visible jusqu’aux extrémités du monde.
Son feuillage était magnifique ; il portait des fruits si abondants
que tout être y trouvait de quoi se nourrir. Les bêtes des
champs s’abritaient sous son ombre, les oiseaux faisaient leurs nids
dans ses branches. Chaque créature tirait de lui sa subsistante.
‘‘Toujours couché sur mon lit, je vis ensuite un ange descendre du ciel. Il cria d’une voix puissante : ‘Abattez cet arbre coupez ses branches, dépouillez-le de ses feuilles et dispersez ses fruits ! Que les bêtes s’enfuient loin de lui et que les oiseaux abandonnent ses branches ! Mais laissez en terre la souche avec les racines, au milieu de l’herbe des champs, entourez-la d’une chaîne de fer et de bronze. Qu’elle soit trempée par la rosée, qu’elle se nourrisse d’herbe, comme les animaux ; que sa raison cesse d’être celle d’un homme et soit remplacée par l’instinct d’une bête. Qu’elle demeure dans cet état pendant sept ans !
Cette décision est transmise par les anges, afin que tous les vivants sachent que le Dieu Très-Haut est le Maître des royaumes humains : Il donne la royauté à qui Il veut, Il peut même y élever le plus humble des hommes.’
‘‘Tel fut le rêve que j’ai fait, moi, le roi Nabucodonosor. Toi donc, Beltassar, veuille m’en indiquer la signification. Aucun des sages de mon royaume n’a pu me la communiquer, mais toi tu en es capable, car tu es animé de l’esprit des dieux saints.’’ » (Daniel, 4 :1-15).
DANIEL EXPLIQUE LE RÊVE DU ROI
Durant un moment Daniel, appelé aussi Beltassar, fut épouvanté, terrifié même par ses pensées. Le roi lui dit : « Beltassar,, ne te laisse pas effrayer par ce rêve et sa signification ! »
- « Majesté, répondit Beltassar, si seulement ce rêve et sa signification s’appliquaient à tes ennemis ! Tu as vu un arbre, grand et puissant, dont les plus hautes branches atteignaient le ciel et qui était visible du monde entier. Cet arbre au feuillage magnifique portait des fruits si abondants que tout être y trouvait de quoi se nourrir ; les bêtes des champs venaient se mettre à l’abri sou lui et les oiseaux faisaient leurs nids dans ses branches. Eh bien, Majesté, cet arbre, c’est toi ! tu es devenu grand et puissant, toi aussi ; ta grandeur a atteint le ciel et ta souveraineté s’est étendue jusqu’aux extrémité du monde. Tu as vu ensuite un ange descendre du ciel et donner l’ordre suivant :
‘‘Abattez l’arbre et détruisez-le ! Mais laissez en terre la souche avec les racines, au milieu de l’herbe des champs, et entourez-la d’une chaîne de fer et de bronze. Qu’elle soit trempée par la rosée et partage le sort des animaux durant sept ans.’’
- « Majesté, voici ce que cela signifie, conformément à la décision prise par le Dieu Très-Haut à ton égard : Tu vas être chassé d’entre les hommes ! Tu vivras parmi les animaux sauvages, tu te nourriras d’herbe comme les bœufs, tu seras trempé par la rosée ! Tu demeureras dans cet état pendant sept ans, au bout desquels tu reconnaîtras que le Dieu Très-Haut est le Maître des royaumes humains et donne la royauté à qui Il veut. Enfin, l’ordre de laisser subsister la souche de l’arbre avec ses racines signifie ceci : La royauté te sera rendu dès que tu auras compris que le Dieu du ciel est Le Maître. C’est pourquoi, Majesté, daigne accueillir favorablement mon conseil : renonce à tes péchés et à tes fautes, pratique la justice et sois bon envers les pauvres ; peut-être qu’ainsi le temps de ta prospérité se prolongera. » (Daniel, 4 :16-24).
LE RÊVE SE RÉALISE
Tous les événements prédits au roi Nabucodonosor s’accomplirent. En effet, un an plus tard, le roi se promenait sur le toit en terrasse du palais royal de Babylone. Il s’écria : « Voilà Babylone, la grande ville que j’ai bâtie comme résidence royal. Elle montre combien ma puissance est grande, combien mon pouvoir est glorieux ! »
À l’instant même où le roi prononçait ces mots, une voix venant du ciel déclara : « Roi Nabucodonosor, écoute ce message : Le pouvoir royal t’est retiré ! Tu vas être chassé d’entre les hommes ! Tu vivras parmi les animaux sauvages et Tu te nourriras d’herbe comme les bœufs ! tu demeuras dans cet état pendant sept ans, au bout desquels tu reconnaîtras que le Dieu Très-Haut est Le Maître des royaumes humains et donne la royauté à qui Il veut. »
Aussitôt cette Parole se réalisa : Nabucodonosor fut chassé d’entre les hommes, il se mit à manger de l’herbe comme les bœufs, et son corps fut trempé par la rosée. Sa chevelure devint aussi longue que des plumes d’aigles, set ses ongles aussi grands que des griffes d’oiseaux. (Daniel,4 :25-30).
LA GUÉRISON DE NABUCODONOSOR
« À la fin des sept années, déclara Nabucodonosor, je levai les yeux vers le ciel et ma raison humaine me fut rendue. Je remerciai le Dieu Très-Haut qui vit éternellement, je me mis à Le louer et proclamer Sa Gloire : Sa souveraineté n’a pas de fin, Sa Royauté dure à jamais. Les habitants de la terre, aussi nombreux soient-ils, ne comptent pour rien devant moi ; Il traite comme Il Lui plaît tant les êtres célestes que les humains. Personne ne peut s’opposer à Ses intentions ou Lui reprocher ce qu’Il fait.
La raison humaine me fut donc rendue à ce moment-là. Pour la gloire de mon règne, la dignité et la splendeur royales me furent rendues également. Mes ministres et mes hauts fonctionnaires s’empressèrent de venir me chercher. Je fut rétabli dans ma royauté et je reçus plus d’honneur encore qu’auparavant.
C’est pourquoi maintenant moi, Nabucodonosor, je loue, j’exalte, je glorifie le ROI du ciel ! Tout ce qu’Il entreprend est droit, toutes Ses actions sont justes. Il a même le pouvoir d’humilier ceux qui se conduisent avec orgueil. » (Daniel, 4,31-34).
LES ENNEMIS DE DANIEL LUI TENDENT UN PIÈGE
Darius décida de créer cent vingt poste de satrapes (qui veut dire gouverneur d’une satrapie) afin de placer dans tout l’empire des hommes qui représentent son autorité. Il nomma également trois surintendants à qui les satrapes devraient rendre compte de leur administration, de tel manière que personne ne puisse nuire aux intérêts de l’empereur. Daniel était l’un des surintendant ; il surpassait les deux autres et tous les satrapes par ses capacités exceptionnelles, si bien que l’empereur avait l’intention de lui confier une responsabilité relative à l’empire tout entier. Alors les autres surintendants et les satrapes se mirent à chercher si Daniel avait commis des erreurs au préjudice de l’empire, mais ils ne purent trouver aucune faute ni aucun manquement, car il était parfaitement honnête : il n’y avait vraiment rien à lui reprocher. Ces hommes se dirent donc : ‘‘Nous n’aurons aucun motif pour accuser Daniel, à moins de trouver quelque chose en relation avec la Loi de Son Dieu.’’
Sans tarder, les deux surintendants et les satrapes se rendirent chez l’empereur et lui dirent : « Longue vie à toi, empereur Darius ! Les surintendants de l’empire, les préfets, les satrapes, les ministres et les gouverneurs ont tenu conseil et te proposent de promulguer et publier un décret impérial de la teneur suivante : Durant une période de trente jours, tout homme qui adressera une prière à un dieu ou à un être humain autre que toi-même, Majesté, devra être jeté dans la fosse aux lions. Majesté, promulgue donc ce décret et signe-le, de telle sorte qu’il ne puisse pas être modifié, conformément à la loi des Mèdes et des Perses, qui est irrévocable. » Là-dessus, l’empereur Darius signa le décret. (Daniel, 6 :2-10).
DANIEL EST JETÉ DANS LA FOSSE AUX LIONS
Lorsque Daniel apprit qu’un tel décret avait été signé, il regagna sa maison. À l’étage supérieur, il ouvrit les fenêtres orientées vers Jérusalem. C’est là que, trois fois par jour, il se mettait à genoux pour prier et louer son Dieu. Il le fit comme d’habitude. Ses adversaires arrivèrent en hâte et le trouvèrent en train de prier et d’implorer son Dieu. Ils se rendirent donc chez l’empereur et lui dirent : « Majesté, n’as-tu pas signé un décret prévoyant que, durant une période de trente jours, tout homme qui adressera une prière à un dieu ou à un être humain autre que toi-même, devra être jeté dans la fosse aux lions ? » - « C’est effectivement la décision qui a été prise, répondit l’empereur, conformément à la loi des Mèdes et des Perses, qui est irréprochable. » - « Eh bien, Majesté, reprirent ces hommes, Daniel, l’un des déportés du pays de Juda, n’a de respect ni pour toi ni pour le décret que tu as signé : trois fois parjour il prie son Dieu.
Lorsque l’empereur entendit ces paroles, il en fut profondément chagriné et se mit en tête d’épargner Daniel. Jusqu’au coucher du soleil, il chercha un moyen de le sauver. Mais les adversaires de Daniel ravinrent sans tarder et dirent à l’empereur : « Majesté, tu sais bien que, selon la loi des Mèdes et des Perses, un décret ou un règlement promulgué par l’empereur ne peut pas être modifié. » Alors, sur un ordre de l’empereur, on amena Daniel et on le jeta dans la fosse aux lions. L’empereur lui dit : « Seul ton Dieu, que tu sert avec tant de persévérance, pourra te sauver. »
On apporta un pierre qu’on plaça sur l’ouverture de la fosse. L’empereur y appliqua son cachet personnel, de même que le cachet de ses hauts fonctionnaires, afin que personne ne puisse modifier la situation de Daniel. L’empereur regagna ensuite son palais pour la nuit. Il refusa toute nourriture et, bien qu’il n’arrivât pas à dormir, il refusa aussi tout divertissements. (Daniel, 6 :11-19).
DANIEL SORT SAIN ET SAUF DE LA FOSSE AUX LIONS
Dès les premières lueurs de l’aube, l’empereur se leva et se rendit en hâte à la fosse aux lions. Tandis qu’il en approchait, il appela Daniel d’une voix affligée : « Daniel, serviteur du Dieu vivant, est-ce que ton Dieu, que tu sert avec tant de persévérance, a pu t’arracher aux griffes des lions ? » Daniel lui répondit : « Longue vie à toi, Majesté ! Oui, mon Dieu a envoyé Son Ange fermer la gueule des lions, et ils ne m’ont fait aucun mal. En effet, je n’étais pas coupable envers Dieu, et je n’avais commis aucune faute non plus à ton égard, Majesté ! »
Rempli de joie, l‘empereur donna l’ordre de remonter Daniel de la fosse. Dès qu’il en fut sorti, on constata qu’il ne portait aucune blessure, parce qu’il avait eu confiance en son Dieu. l’empereur ordonna ensuite d’arrêter les hommes qui avaient dénoncé Daniel, et on les jeta dans la fosse aux lions, avec leurs femmes et leurs enfants. Les lions les attaquèrent et leurs broyèrent les os avant même qu’ils aient atteint le fond de la fosse.
Plus tard, l’empereur adressa le message suivant aux gens de tous peuples, de toutes nations et de toutes langues, habitant la terre entière :
‘‘Je vous souhaite une paix parfaite !
Il délivre et Il sauve, Il accomplit des prodiges et des miracle dans le ciel et sur la terre. C’est lui en effet qui a arraché Daniel aux griffes des lions.’’
Par la suite, Daniel occupa un poste important sous le règne de Darius, puis sous le règne de Cyrus, empereur de Perse. (Daniel, 6 :20-29).
PRIÈRE DE DANIEL
« Durant la première année où Darius, fil de Xerxès, de la dynastie mède, régna sur le royaume babylonien, moi, Daniel, je consultai les Livres saints ; je compris alors la signification de ce que le Seigneur avait communiqué au prophète Jérémie, concernant les soixante-dix années pendant lesquelles Jérusalem devait être en ruine. Je me mis à jeûner et, vêtu d’habits en étoffe grossière, la tête couverte de cendres, je me tournais vers le Seigneur Dieu pour Le prier et Lui adresser des supplications. Je présentais au Seigneur mon Dieu cette prière de confession des péchés :
‘‘Ah, Seigneur, Dieu Grand et redoutable, Tu maintiens Ton alliance avec ceux qui obéissent à Tes commandements, et Tu reste fidèle envers ceux qui t’aiment. Nous avons désobéi, nous avons péché, nous sommes coupables ; nous nous sommes révoltés contre Toi, nous nous sommes détournés de Tes commandements et de Tes règles. Nous n’avons pas écouté Tes serviteurs les prophètes qui ont parlé de Ta part à nos rois, à nos chefs, à nos ancêtres et au peuple tout entier. Toi, Seigneur, Tu es sans faute ! Quant à nous, il ne nous reste plus qu’à nous humilier, comme en ce jour; tel est le cas pour nous, habitant de Jérusalem, gens de Juda, et pour tous les autres Israélites, proches ou lointains, dispersés dans les pays où Tu les as chassés à cause de leur infidélité à Ton égard. Oui, Seigneur, nous sommes couverts de honte, nous, nos rois, nos chefs et nos ancêtres, car nous t’avons désobéi ! Mais Toi, Seigneur Notre Dieu, dans Ta bienveillance, Tu nous pardonnes, bien que nous nous soyons révoltés contre Toi. Nous ne T’avons pas écouté, lorsque Tu nous demandais d’obéir aux Loi que Tu nous communiquais par Tes serviteurs les prophètes. Le peuple d’Israël en entier a violé Ta Loi et s’est détourné pour ne pas écouter Tes instructions. Alors, à cause de nos désobéissances, la malédiction inscrite dans la loi de Moïse, Ton serviteur, s’est déversée sur nous. Tu as réalisé ce que Tu avais annoncé au sujet de nous-mêmes et des chefs qui nous gouvernaient : Tu as fait venir sur nous, à Jérusalem, des malheurs tels qu’on n’en a jamais vu ailleurs dans le monde. Conformément à ce qui est écrit dans la loi de Moïse, tous ces malheurs nous sont arrivés ; et nous, Seigneur Notre Dieu, nous ne T’avons pas supplié de T’apaiser, nous ne nous sommes pas détournés de nos péchés, nous n’avons pas tenu compte de Ta ferme résolution. C’est pourquoi Tu n’as pas manqué de faire venir sur nous ces malheurs. En effet, Seigneur Notre Dieu, Tu es juste dans tout ce que Tu fais, mais nous n’avons pas écouté Tes instructions.
‘‘Seigneur Notre Dieu, lorsque Tu as fait sortir Ton peuple d’Égypte grâce à Ta force irrésistible, Tu as acquis une renommé qui subsiste encore aujourd’hui ; mais nous, nous avons désobéi et nous sommes cou-pable. Seigneur, renouvelle Tes bienfaits, détourne Ta violente colère de Jérusalem, Ta ville, Ta montagne sainte. À cause de nos fautes et des péchés de nos ancêtres, les nations qui nous entourent couvrent d’insultes Jérusalem et Ton peuple. Écoute donc, Seigneur Notre Dieu, la prière et les supplications que je T’adresse. Par égard pour Toi-même, regarde avec bonté Ton sanctuaire dévasté. Mon Dieu, écoute bien, regarde attentivement ; vois l’état de dévastation de notre ville, cette ville qui T’est consacrée. En Te présentant nos supplications, nous ne comptons pas sur nos mérites, mais sur Ton Amour infini. Seigneur, écoute-nous ! Seigneur, pardonne-nous ! Seigneur, sois attentif ! Par égard pour Toi, Mon Dieu, interviens sans tarder en faveur de cette ville et de ce peuple qui Te sont consacrés. (Daniel, 9 :1-19).
LA PROPHÉTIE DES SOIXANTE-DIX PÉRIODES
« Je continuais de prier, de confesser mes fautes et celles d’Israël mon peuple, et d’adresser mes supplications au Seigneur Mon Dieu au sujet de Sa montagne sainte. Tandis que je parlais ainsi, l’ange Gabriel, que j’avais vu dans ma vision précédente, s’approcha de moi d’un vol rapide, à l’heure où l’on offre le sacrifice de l’après-midi. Il m’instruisit en me disant :
‘‘Daniel, je suis venu maintenant pour éclairer ton intelligence. Dès que tu as commencé de supplier Dieu, un message a été prononcé de Sa part, et je suis venu te le communiquer, car Dieu t’aime. Efforce-toi donc de comprendre ce message et de discerner le sens de la vision. Une période de soixante-dix fois sept ans a été fixée pour ton peuple et pour la ville sainte où tu habites ; cette période est nécessaire pour que la désobéissance prenne fin, que les fautes cessent et que les péchés soient pardonnés, pour que la justice éternelle se manifeste, que les visions et les prophéties s’accomplissent et que le temps très saint soit consacré de nouveau. Voici donc ce que tu dois savoir et comprendre : depuis l’instant où a été prononcé le message concernant le retour d’exil et la reconstruction de Jérusalem, jusqu’à l’apparition du Chef consacré, il y a sept périodes de sept ans. Ensuite, pendant soixante-deux périodes de sept ans, la ville et ses fortifications seront reconstruites, mais les temps seront difficiles. À la fin de ces soixante-deux périodes, un Homme consacré sera tué sans que personne le défende. Puis un chef viendra avec son armée et détruira la ville et le sanctuaire. Toutefois ce chef finira sous les coups de la colère divine. Mais jusqu’à sa mort il mènera une guerre dévastatrice, comme cela a été décidé. Pendant la dernière période de sept ans, il imposera de dures obligations à un grand nombre de gens. Au bout de trois ans et demi, il fera même cesser les sacrifices et les offrandes. Ce dévastateur accomplira ses œuvres abominables avec rapidité, jusqu’à ce que la fin qui a été décidée s’abatte sur lui.’’ » (Daniel, 9 :20-27).
P/S
La vie, de Daniel est
semblable à celle de Joseph, fils de Jacob, car il interprétait
aussi les rêves. Daniel, était très fidèle à Dieu
dans tout, comme dans la prière. Il avait une grande confiance
en Son Dieu vivant, il comptait sur Lui en tout temps.
L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE DE…
JOËL
APPEL À JEÛNER ET À SUPPLIER LE SEIGNEUR
Prenez vos habit de deuil
et lamentez-vous, prêtres chargés du service de l’autel.
Passez la nuit dans la détresse, vous, les serviteurs de Notre Dieu,
car on n’apporte plus au temple ni offrandes de blé, ni offrande
de vin. Ordonnez un temps de jeûne, convoquez une assemblée
solennelle ; réunissez les anciens et toute la population dans
le temple du Seigneur, Notre Dieu, adressez-Lui vos supplications. (Joël,1
:13,14).
LE JOUR DE LA COLÈRE DU SEIGNEUR
Hélas, un jour terrible approche, le jour de la colère du Seigneur ! Avec Lui vient la destruction décidé par le Dieu Tout-Puissant. Là, sous nos yeux, disparaîtra notre nourriture et, loin du temple de Notre Dieu, s’en vont la gaieté et la joie. Sous les mottes de terre les graines sont desséchées. Il n’y a plus de blé ! Les greniers sont vides, les granges en ruine. Écoutez comme les bêtes gémissent ! Les troupeaux errent dans tous les sens, car ils n’ont plus de pâturages. Même les moutons dépérissent. (Joël, 1,15-18).
PRIÈRE DU PROPHÈTE
Vers Toi, Seigneur,
je crie ! Le feu dévore l’herbe de la steppe, les flammes consument
tous les arbres des champs.
Les bêtes sauvages elles-même
tournent la tête dans Ta direction, car les cours d’eau sont
à sec. Le feu ravage l’herbe de la steppe. (Joël, 1 :19-20).
LE JOUR DUSEIGNEUR EST PROCHE