L'histoire
de la prière
est l'histoire de Dieu
L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE...
JACOB ET JOSEPH
LE RÊVE DE JACOB
Jacob quitta Berchéba pour se rendre
à Haram. Il s’installa pour la nuit, là où le coucher
du soleil l’avait surpris. Il prit une pierre pour la mettre sous sa
tête et se coucha à cet endroit. Il fit un rêve :
une échelle était dressée sur la terre et son sommet
atteignait le ciel. Des anges de Dieu y montaient et descendaient. Le
Seigneur se tenait devant lui et lui disait :
« Je suis le Seigneur,
le Dieu de ton grand-père Abraham et le Dieu d’Isaac. La terre
où tu es couché, Je la donnerai à toi et à
tes descendants. Tes descendants seront aussi nombreux que les grains
de poussière du sol. Vous étendrez votre territoire vers
d’Ouest et vers l’Est, vers le nord et vers le sud. À travers toi
et tous tes descendants, Je bénirai toutes les nations de la terre.
Je suis avec toi, Je te protégerai partout où tu iras et
Je te ramènerai dans ce pays. Je ne t’abandonnerai pas, Je ferai
tout ce que Je t’ai promis.»
Jacob s’éveilla et dit : « Vraiment le Seigneur est ici, mais je ne la savait pas. » Il eut peur et déclara : «Comme cet endroit est redoutable ! Ce n’est rien de moins que la maison de Dieu et la porte du ciel !» Il se leva tôt. Il prit la pierre qui avait été sous sa tête, la dressa et versa de l’huile sur son sommet pour en faire une pierre sacrée. Il appela cet endroit Béthel, ce qui veut dire Maison de Dieu – auparavant le nom de la localité était Louz. Jacob prononça ce voeu : « Si le Seigneur est avec moi et me protège sur ma route, s’Il me donne de quoi manger et m’habiller, si je reviens sain et sauf chez mon père, alors le Seigneur sera Mon Dieu. Cette pierre que j’ai dressée et consacrée sera une maison de Dieu, et je Lui donnerai le dixième de tout ce qu’Il m’accordera. » (Genèse 28 :10-22).
JACOB SE PRÉPARE À RENCONTRER ÉSAÜ
Jacob poursuivit sa route. Des anges de Dieu vinrent à sa rencontre. Quand il les vit, Jacob s’écria : «C'est un camp de Dieu !'» Et il appela ce lieu Mahanaïm.
Jacob envoya devant lui des messagers à son frère Ésaü, dans la campagne d’Édom, au pays de Séir. Il leur donna cet ordre : « Vous parlerez ainsi à Ésaü : "Ton humble serviteur Jacob te fait dire ceci : J'ai émigré chez Laban et j’y ai prolongé mon séjour jusqu’à maintenant. Je possède des boeufs et des ânes, des moutons et des chèvres, des serviteurs et des servantes. J’envoie des messagers te l’annoncer, mon seigneur, pour que tu me fasses bon accueil." »
Les messagers revinrent dire à Jacob : « Nous sommes allés trouver ton frère Ésaü. Il marche à ta rencontre avec quatre cents hommes. »
Jacob fut saisi d’une très grande peur. Il sépara en deux groupes les gens qui étaient avec lui, ainsi que les moutons et les chèvres, les boeufs et les chameaux. Il se disait : "Si Ésaü s'attaque à un groupe, l'autre pourra échapper." Ensuite Jacob pria : « Ô Dieu de mon grand-père Abraham, de mon père Isaac, Tu m’as dit : "Retourne dans ton pays, auprès de ta famille. J'agirai et tout ira bien pour toi." Seigneur, je ne suis pas digne de toutes les faveurs que Tu m’as accordées avec tant de fidélité, à moi Ton serviteur. Je n’avais que mon bâton quand j'ai traversé le Jourdain, et maintenant je reviens avec ces deux groupes. Délivre-moi de mon frère Ésaü, car j'ai peur de lui, je crains qu’il vienne me tuer avec les femmes et les enfants. Souviens-toi que Tu m’as dit :
"J’agirai et tout ira très bien pour toi. Je rendrai tes descendants innombrables, comme les grains de sable au bord de la mer." »
Jacob s’installa pour passer la nuit à cet endroit. Dans ce qu’il possédait, il choisit un cadeau pour son frère Ésaü : deux cents chèvres et vingt boucs, deux cents brebis et vingt béliers, trente chamelles qui allaitaient et leurs petits, quarante vaches et dix taureaux, vingt ânesses et dix ânes. Il confia chaque troupeau séparément à ses serviteurs en leur disant : « Passez devant, et laissez un intervalle entre les troupeaux. »
Puis il donna cet ordre au premier serviteur : « Quand mon frère Ésaü te rencontrera et te demandera : ‘‘À qui appartiens-tu ? Où vas-tu ? À qui appartint ce troupeau qui marche devant toi ?’’ Tu répondras : ‘‘C’est à ton serviteur Jacob. C’est un cadeau qu’il t’envoie, mon seigneur Ésaü, et lui-même arrive derrière nous.’’ »
Il donna le même ordre au deuxième, au troisième et à tous ceux qui suivaient les troupeau : « Voilà ce que vous direz à Ésaü quand vous le rencontrerez, et vous ajouterez : ‘‘Ton serviteur Jacob arrive derrière nous.’’»
Jacob se disait en effet : ‘‘Je l’apaiserai par les cadeaux qui me précéderont, et ensuite je me présenterai devant lui. J’espère qu’il me fera bon accueil’’. Les troupeaux partirent donc en avant, tandis que lui-même restait cette nuit-là dans le camp (Genèse 32 :2-22).
JACOB LUTTE AVEC DIEU
Au cours de la nuit, Jacob se leva, prit ses deux femmes, ses deux servantes et ses onze enfants. Il leur fit traverser le gué du Yabboq avec tout ce qu’il possédait. Il resta seul, et quelqu’Un lutta avec lui jusqu’à l’aurore. Quand L’adversaire vit qu’il ne pouvait pas vaincre Jacob dans cette lutte, Il le frappa à l’articulation de la hanche, et celle-ci se déboîta. Il dit alors : « Laisse-Moi partir, car voici l’aurore. » - « Je ne te laisserai pas partir si tu ne me bénis pas », répliqua Jacob. L’autre demanda: « Comment t’appelles-tu ? » - « Jacob », répondit-il. L’autre reprit : « On ne t’appellera plus Jacob mais Israël, car tu as lutté contre Dieu et contre les hommes, et tu as été le plus fort. »
Jacob demanda : « Dis-moi donc quel est Ton Nom. » - « Pourquoi Me demandes-tu Mon Nom ? » répondit-Il. Alors Il bénit Jacob. Celui-ci déclara : « J’ai vu Dieu face à face et je suis encore en vie. »
C’est pourquoi il nomma cet endroit Penouel – ce qui veut dire Face de Dieu. Quand le soleil se leva, Jacob avait passé le gué de Penouel. Il boitait à cause de sa hanche. Aujourd’hui encore les Israélites ne mangent pas le muscle de la cuisse qui est à l’articulation de la hanche, parce que Jacob a été blessé à ce muscle. (Genèse 32 :23-33).
JACOB RENCONTRE ÉSAÜ
Jacob vit Ésaü qui arrivait avec quatre cents hommes. Il répartit les enfants entre Léa, Rachel et les deux servantes. Il plaça en tête les deux servantes avec leurs enfants, puis derrière eux Léa et ses enfants, enfin Rachel et Joseph. Lui-même s’avança le premier. Il s’inclinait sept fois jusqu’à terre avant d’arriver près de son frère. Alors Ésaü courut à sa rencontre, se jeta à son cou et l’embrassa. Ils se mirent tous deux à pleurer. Quand Ésaü vit les femmes et les enfants, il demanda : « Qui sont ces gens qui t’accompagnent ? » - « Les enfants que Dieu m’a accordés », répondit Jacob.
Les servantes s’approchèrent avec leurs enfants et s’inclinèrent profondément. À leur tour, Léa et ses enfants s’approchèrent et firent de même, puis Joseph et Rachel. Ésaü demanda : « Que comptais-tu faire avec tout ce troupeau que j’ai rencontré ? » - «Je désirais gagner ta bienveillance », répondit Jacob. « J’ai suffisamment de biens, mon frère, reprit Ésaü. Garde ce qui t’appartient. » - « Non, je t’en prie, dit Jacob. Si tu ne m’en veux plus, accepte le cadeau que je t’offre. Ma rencontre avec toi a été comme une rencontre avec Dieu, tellement tu as été bienveillant pour moi. Accepte donc, je t’en prie, le cadeau que je t’ai envoyé, car Dieu m’a été favorable, et j’ai tout ce qu’il me faut. »
Jacob insista. Ésaü finit par accepter et dit : « Allons, en route ! Je vais t’accompagner. » Mais Jacob répliqua : « Tu sais que les enfants sont délicats, et qu’il faut ménager les brebis et les vaches qui allaitent. Si on presse l’allure un seul jour, toutes ces bêtes mourront. Prends donc les devants ; et moi, je continuerai lentement ma route au pas de mon troupeau et au pas des enfants, jusqu’à mon arrivée près de toi au pays de Séir. »
Ésaü dit :« Je vais laisser avec toi une partie des gens qui m’accompagnent. » - « Pour quoi faire ? répondit Jacob. Il me suffit d’avoir trouvé un bon accueil auprès de toi. Ce jour-là Ésaü reprit le chemin de Séir. Quand à Jacob il partit pour Soukot. Il y construisit une maison pour lui et des huttes pour ses troupeaux. C’est pourquoi on appelle cet endroit Soukot, c’est-à-dire ‘‘Les Huttes". » Genèse 33:1-17.
JACOB S’INSTALLE PRÈS DE SICHEM
À son retour de Haute-Mésopotamie Jacob arriva sain et sauf à la ville de Sichem en Canaan. Il campa près de la ville. Il acheta aux descendant de Hamor, fondateur de Sichem, la parcelle de terrain où il avait planté sa tente. Il la paya cent pièces d’argent. Il dressa un autel à cet endroit et l’appela El-Dieu d’Israël (Genèse 33, 18-20).
JACOB QUITTE SICHEM POUR BÉTHEL
Un jour Dieu dit à Jacob : « En route ! Va t’installer à Béthel, où tu Me construiras un autel. C’est là que Je Me suis manifesté à toi lorsque tu fuyais pour échapper à ton frère Ésaü. »
Jacob dit à
sa famille et à tous ceux qui étaient avec lui :
« Débarrassez-vous
des dieux étrangers qui se trouvent chez vous. Purifiez-vous et
changez de vêtements. Préparez-vous, nous allons à
Béthel. J’y ferai un autel au Dieu qui m’a répondu le jour
où j’étais dans une situation difficile, et qui m’a aidé
partout où je suis allé. »
Alors ils remirent à Jacob toutes les statuettes de dieux étrangers qu’ils possédaient, ainsi que les anneaux qu’ils portaient aux oreilles. Jacob enfuit le tout sous le grand arbre qui est près de Sichem. Lorsque Jacob et ses fils levèrent le camp, Dieu inspira une telle peur aux habitants des villes voisines, que personne n’osa les poursuivre.
Jacob et tous ceux qui l’accompagnaient arrivèrent à Louz, c’est-à-dire Béthel, au pays de Canaan. Il y cons-truisit un autel et appela ce lieu Dieu de Béthel, parce que Dieu s’y était révélé à lui lorsqu’il fuyait pour échapper à son frère.
Débora, nourrice de Rébecca, mourut et fut enterrée près de Béthel, sous le chêne qu’on appela depuis lors le Chêne des pleurs.
Dieu apparut de nouveau à Jacob, à son retour de Mésopotamie et il le bénir. Il lui dit : « Ton nom était Jacob, mais on ne t’appellera plus ainsi. Désormais ton nom sera Israël. » Dieu l’appela donc Israël. Il lui dit encore : « Je suis le Dieu Tout-Puissant. Je te donnerai de nombreux enfants, pour que tu deviennes l’ancêtre d’une nation et même d’un ensemble de peuples. Il y aura des rois parmi tes descendants. Le pays que J’ai donné à Abraham et à Isaac, Je te le donne, et plus tard Je le donnerai à tes descendants. »
Puis Dieu s’éloigna du lieu où Il avait parlé avec Jacob. Jacob dressa là une pierre, il y versa de l’huile et une offrande de vin, pour en faire une pierre sacrée. Il appela Béthel (ce qui veut dire Maison de Dieu) ce lieu où Dieu avait parlé avec lui (Genèse 35 :1-15).
JOSEPH, FILS DE JACOB
Les rêves
de Joseph
Jacob s’installa au pays
de Canaan, dans la région où son père avait séjourné.
Voici l’histoire des fils de Jacob. Joseph était un adolescent
de dix-sept ans. Il gardait les moutons et les chèvres en compagnie
de ses frères, les fils de Bila et de Zilpa, femmes de son père.
Il rapportait à son père le mal qu’on disait d’eux. Jacob
aimait Joseph plus que ses autres fils, car il l’avait eu dans sa vieillesse.
Il lui avait donné une tunique de luxe. Les frères de Joseph
virent que leur père le préférait à eux tous.
Ils en vinrent à le détester tellement qu’ils ne pouvaient
plus lui parler sans hostilité.
Une fois, Joseph fit un rêve. Il le raconta à ses frères, qui le détestèrent encore davantage. « Écoutez mon rêve, leur dit-il : Nous étions tous à la moisson, en train de lier des gerbes de blé. Soudain ma gerbe se dressa et resta debout ; toutes vos gerbes vinrent alors l’entourer et s’incliner devant elle. » - « Est-ce que tu prétendrais devenir notre roi et dominer sur nous ? Lui demandèrent ses frères. » Ils le détestèrent davantage, à cause de ses frères et des récits qu’il en faisait.
Joseph fit un autre rêve et le raconta également à ses frères. « J’ai de nouveau rêvé, dit-il : le soleil, la lune et onze étoiles venaient s’incliner devant moi. » Il raconta aussi ce rêve à son père. Celui-ci le réprimanda: « Qu’as-tu rêvé là ? Lui demanda-t-il. Devrons-nous, tes frères, ta mère et moi-même, venir nous incliner jusqu’à terre devant toi ? » Ses frères étaient jaloux de lui, mais son père repensait souvent à ces rêves (Genèse 37:1-11).
JOSEPH EST VENDU PAR SES FRÈRES
Les frères de Joseph se rendirent dans la région de Sichem, pour y faire paître les moutons et les chèvres de leur père. Un jour Jacob dit à Joseph : « Tes frères gardent le troupeau près de Sichem. Va les trouver de ma part. » - « Oui, père », répondit Joseph. « Va voir s’ils vont bien, ainsi que le troupeau, reprit Jacob. Puis tu m’en rapporteras des nouvelles. »
Jacob l’envoya donc depuis la vallée d’Hébron. Quand Joseph arriva près de Sichem, un homme le rencontra tandis qu’il errait dans la campagne ; il l’interrogea : « Que cherches-tu ? » - « Je cherche mes frères, répondit Joseph ; peux-tu me dire où ils sont avec leur troupeau ? » - « ils sont avec leur troupeau ? » - « Ils sont partis d’ici, déclara l’homme. Je les ai entendus dire qu’ils allaient du côté de Dotan.
Joseph parti à la recherche de ses frères et les trouva à Dotan. Ceux-ci le virent de loin. Avant qu’il les ait rejoints, ils complotèrent de le faire mourir. « Hé ! Voici l’homme aux rêves ! Se dirent-ils les uns aux autres. Profitons-en pour le tuer. Nous jetterons son cadavre dans une citerne et nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré. On verra bien alors si ses rêves se réalisent. »
Ruben les entendit et décida de sauver Joseph. « Ne le tuons pas ! » dit-il. Puis il ajouta : « Ne commettez pas un meurtre ; jetez-le simplement dans cette citerne du désert, mais ne le tuez pas. » Il leur parlait ainsi afin de pouvoir le sauver et le ramener à son père.
Dès que Joseph arriva près de ses frères, ils se saisirent de lui, le dépouillèrent de sa belle tunique et le jetèrent dans la citerne. – Cette citerne était à sec, complètement vide. Puis ils s’assirent pour manger. Ils virent passer une caravane d’Ismaélites, qui venaient du pays de Galaad et se dirigeaient vers l’Égypte. Leurs chameaux transportaient diverses résines odoriférantes : gomme adragante, baume et ladanum. Juda dit à ses frères : « Quel intérêt avons-nous à tuer notre frère et à cacher sa mort ? Vendons-le plutôt à ces Ismaélites, mais ne touchons pas à sa vie. Malgré tout, il est de notre famille, il est notre frère. » Ils donnèrent leur accord.
Des marchants madianites, qui passaient par-là, tirèrent Joseph de la citerne. Ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, qui l’emmenèrent en Égypte. Lorsque Ruben alla regarder dans la citerne, Joseph n’y était plus. Ruben, désespéré, déchira ses vêtements, revint vers ses frères et s’écria : « Joseph n’est plus là ! Que vais-je faire maintenant ? »
Les frères égorgèrent un bouc, prirent la tunique de Joseph et la trempèrent dans le sang. Ensuite ils l’envoyèrent à leur père avec ce message : ‘‘Nous avons trouvé ceci. Examine donc si ce n’est pas la tunique de ton fils.’’ Jacob la reconnut et s’écria : « C’est bien la tunique de mon fils ! Une bête féroce a déchiqueté Joseph et l’a dévoré. »
Alors il déchira ses vêtements, prit la tenu de deuil et pleura son fils pendant longtemps. Tous ses enfants tentèrent de le réconforter, mais il refusa de se laisser consoler ; il disait : ‘‘Je serai encore en deuil quand je rejoindrai mon fils dans le monde des morts.’’ Et il continua de le pleurer.
Les Madianites emmenèrent Joseph en Égypte et le vendirent à Potifar, homme de confiance du Pharaon et chef de la garde royale (Genèse 37 :12-36).
JOSEPH CHEZ L’ÉGYPTIEN POTIFAR
Le Seigneur était avec Joseph, si bien que tout lui réussissait. Joseph vint habiter la maison même de son maître égyptien. Celui-ci se rendit compte que le Sei-gneur était avec Joseph et faisait réussir tout ce qu’il entreprenait. Potifar fut si content de lui qu’il prit à son service particulier; il lui confia l’administration de sa maison et de tous ses bien. Dès lors, à cause de Joseph le Seigneur fit prospérer les affaires de l’Égyptien ; cette prospérité s’étendit à tous ses biens, dans sa maison comme dans ses champs. C’est pourquoi Potifar remit tout ce qu’il possédait aux soins de Joseph et ne s’occupa plus de rien, excepté de sa propre nourriture Joseph était un jeune homme beau et charmant (Genèse 39 :1-6)
JOSEPH ET LA FEMME DE SON MAÎTRE
Au bout de quelque temps, la femme de son maître le remarqua et lui dit : « Viens au lit avec moi ! » - « Jamais, répondit Joseph. Mon maître m’a remis l’administration de tous ses bien, il me fait confiance et ne s’occupe de rien dans sa maison. Dans la maison, il n’a pas plus d’autorité que moi. Il ne m’interdit rien, sauf toi, parce que tu es sa femme. Alors comment pourrais-je commettre un acte aussi abominable et pécher contre Dieu Lui-même?»
Elle continuait quand même à lui faire tous les jours des avances, mais il n’accepta jamais de lui céder.
Un jour Joseph entra dans la maison pour son travail ; les domestiques étaient absents. La femme de Potifar le saisit par sa tunique en lui disant : « Viens donc au lit avec moi ! » Mais Joseph lui laissa sa tunique entre les mains et s’enfuit de la maison. Lorsque la femme se rendit compte qu’il était parti en lui laissant sa tunique entre les mains, elle cria pour appeler ses domestiques : « Venez voir : Cet Hébreu que mon mari nous a amené a voulu se jouer de nous ! Il est venu ici pour abuser de moi, mais j’ai poussé un grand cri. Dès qu’il m’a entendue crier et appeler, il s’est enfui de la maison, en abandonnant sa tunique à côté de moi. »
Elle garda la tunique de Joseph près d’elle jusqu’au retour de son mari. Elle lui raconta la même histoire : ‘‘L’esclave hébreu que tu nous as amené s’est approché de moi pour me déshonorer. Mais dès que j’ai crié et appelé, il c’est enfuit en abandonnant sa tunique à côté de moi.’’
Lorsque le maître entendit sa femme lui raconter comment Joseph s’était conduit avec elle, il se mit en colère. Il fit arrêter et enfermer Joseph dans la forteresse, où étaient détenus les prisonniers du roi (Genèse 39 :7-20)
JOSEPH EN PRISON
Joseph se retrouva donc en prison. Pourtant, là aussi, le Seigneur fut avec lui et lui montra sa bonté en lui obtenant la faveur du commandant de la forteresse. Celui-ci confia à Joseph la responsabilité de tous les autres prisonniers. C’était lui qui devait diriger tous les travaux effectués par les détenus. Le commandant ne s’occupait plus de ce qu’il lui avait confié, parce que le Seigneur était avec Joseph et faisait réussir tout ce qu’il entreprenait (Genèse 39 :21 –23).
Le temps passa. Un jour deux haut fonctionnaires du roi d’Égypte commirent une faute contre lui. C’étaient le chef des échansons, responsable des boissons du roi, et le chef des boulangers. Le Pharaon se mit en colère et les fit enfermer dans la forteresse, la prison du chef de la garde royale, là même où Joseph était détenu. Le chef de la garde les confia aux soins de Joseph, et ils furent maintenus quelques temps en prison (Genèse 40,1-4)
JOSEPH INTERPRÈTE LES RÊVES DES DEUX PRISONNIERS
Une nuit, l’échanson et le boulanger du roi d’Égypte firent tous deux un rêve dans leur prison. Chacun de ces rêves avait son propre sens. Le matin, quand Joseph vint les voir, il les trouva d’humeur sombre. Il leur demanda : « Pourquoi avez-vous l’air si triste aujourd’hui ? » - « Chacun de nous a fait un rêve, répondirent-ils, et il n’y a personne ici pour nous en donner l’explication. » - « Dieu peut vous la donner, déclara Joseph. Racontez-moi donc ce que vous avez rêvé. »
Le chef des échansons raconta son rêve : « Dans mon rêve, dit-il, il y avait un plant de vigne devant moi. Ce plant portait trois branches. Dès qu’il eut bourgeonné, il se couvrit de fleurs, puis de grappes mûre. J’avais en main la coupe du Pharaon. Je cueillis alors des raisins, j’en pressai le jus dans la coupe et je la lui tendis. » - « Voici ce que signifie ton rêve, dit Joseph : les trois branches représentent trois jours. Dans trois jours, le Pharaon t’offrira une haute situation : il te rétablira dans tes fonctions. Tu pourras de nouveau lui tendre la couple, comme tu le faisais précédemment. Essaie de ne pas m’oublier, quand tout ira bien pour toi ; sois assez bon pour parler de moi au Pharaon et me faire sortir de cette prison. J’ai été amené de force du pays des Hébreu, et ici je n’ai rien fait qui mérite la prison. »
Lorsque le chef des boulangers vit que Joseph avait donné une interprétation favorable du rêve, il lui dit : « Moi aussi j’ai fait un rêve. Dans ce rêve, je portais sur la tête trois corbeilles de gâteau. La corbeille supérieure était pleine des pâtisseries préférées du Pharaon, mais des oiseaux venaient les picorer dans la corbeille, sur ma tête. » - « Voici ce que signifie ton rêve, dit Joseph : les trois corbeilles représentent trois jours. Dans trois jours le Pharaon t’offrira une haute situation, plus haute que tu ne voudrais : On te pendra à un arbre, et les oiseaux viendront picorer ta chair. »
Trois jours après, le Pharaon fêtait son anniversaire ; il offrit un banquet à tous ses ministres. En leur présence, il offrit de hautes situations au chef des échansons et au chef des boulangers: Il rétablit le premier dans ses fonctions, pour qu’il lui tende de nouveau la coupe, mais il fit pendre le second. Ainsi s’accomplit ce que Joseph avait annoncé. Pourtant le chef des échansons oublia tout à fait Joseph (Genèse 40 : 5-23).
LES RÊVES DU PHARAON
Deux ans plus tard, le Pharaon fit un rêve : il se trouvait au bord du Nil, il vit sortir du fleuve sept belles vaches bien grasses, qui se mirent à brouter l’herbe de la rive. Puis sept autres vache affreusement maigres sortirent à leur tour du fleuve et rejoignirent les premières sur la rives ; les vaches maigres dévorèrent les vaches grasses. A ce moment, le Pharaon se réveilla.
Il se rendormit et fit un second rêve : Il voyait sept beaux et gros épis de blé qui poussaient sur la mêmes tiges. Ensuite poussèrent sept autres épis, tout rabougris et desséchés par le vent du désert. Les épis rabougris engloutirent les épis beaux et bien remplis. Alors le Pha-raon se réveilla et se rendit compte qu’il avait rêvé.
Dès qu’il fit jour, le Pharaon tout inquiet fit appeler tous les magiciens et les sages d’Égypte. Il leur raconta ses rêves, mais personne ne put lui dire ce qu’ils signifiaient. Alors le chef des échansons déclara: « Majesté, je vais rappeler mes fautes passées. Un jour, vous vous étiez mis en colère contre le chef des boulangers et contre moi, et vous nous aviez enfermés dans la prison du chef de la garde royale. Nous avons fait tous les deux un rêve la même nuit, chaque rêve ayant son propre sens. Dans la prison se trouvait avec nous un jeune esclave hébreu, qui était au service du chef de la garde. Nous lui avons raconté nos rêves, et il nous en a donné le sens, en expliquant à chacun son propre rêve. Et bien, les choses se sont passées exactement comme il nous l’avait prédit : on m’a rétabli dans mes fonctions, et le chef des boulangers a été pendu.» (Genèse 41 :1-13)
JOSEPH INTERPRÈTE LES RÊVES DU PHARAON
Le Pharaon donna l’ordre d’aller chercher Joseph. On courut donc le tirer de sa prison, on le rasa, puis il changea de vêtement et vint se présenter devant le roi. Celui-ci lui dit : « J’ai fais des rêves, et personne n’a pu m’indiquer ce qu’ils signifiaient. Mais j’ai entendu dire que tu es capable d’expliquer les rêves qu’on te raconte. » - « Ce n’est pas moi, c’est Dieu qui peut vous en donner une explication satisfaisante », répondit Joseph.
Le Pharaon reprit alors : « Dans mon rêve, je me trouvais au bord du Nil. Je vis sortir du fleuve sept belles vache bien grasse qui se mirent à brouter l’herbe de la rive. Puis sept autres vaches, chétives, affreusement maigres, sortirent du fleuve à leur tour. – Je n’ai jamais vu en Égypte de bêtes en aussi mauvaise état. Elles dévorèrent les sept premières vaches, les vaches grasses. Pourtant on ne l’aurait pas cru, à les voir aussi maigres qu’auparavant. A ce moment-là, je me suis réveillé. Puis j’ai fait un autre rêve : je voyais sept beaux épis bien remplis, qui poussaient sur la même tige. Ensuite sept autres épis poussèrent, mais ils étaient durs et rabougris, desséchés par le vent du désert. Les épis rabougris engloutirent les sept beaux épis. Voilà, j’ai déjà raconté ces rêves aux magiciens, mais aucun d’eux n’a pu me les expliquer. »
Joseph dit au Pharaon : « Vos deux rêves ont le même sens. Dieu vous avertit ainsi de ce qu’Il va faire. Les sept belles vaches et les sept beaux épis représentent sept années. C’est donc un seul rêve. Les sept autres vaches, chétives et affreuses, et les sept épis vides, desséchés par le vent, représentent aussi sept années, mais des années de famine. C’est bien ce que je vous disais, Majesté: Dieu vous a montré ce qu’il va faire. Ces sept prochaines années seront des années de grande abondance dans m toute l’Égypte. Ensuite, il y aura sept années de famine, qui feront perdre tout souvenir de l’abondance précédente. La famine épuisera le pays. Elle sera si grave qu’on ne saura plus ce qu’est l’abondance. Votre rêve s’est répété sous deux formes semblables, pour montrer que la décision de Dieu est définitive et qu’il ne va pas tarder à l’exécuter. Maintenant donc, Majesté, cherchez un homme intelligent et sage, et donnez-lui autorité sur l’Égypte. Nommez aussi des commissaires chargés de prélever un cinquième des récoltes du pays pendant les sept années d’abondance. Qu’ils accumulent des vivres pendant les bonnes années qui viennent, qu’ils emmaga-sinent sous votre contrôle du blé dans les villes, pour en faire des réserves. L’Égypte aura ainsi un stock de vivres pour les sept années de famine, et le pays échappera au désastre. » (Genèse 41 :14-36)
JOSEPH DEVIENT MINISTRE DU PHARAON
La proposition de Joseph parut judicieuse au Pha-raon et à ses ministres, et le Pharaon leur dit : « Cet homme est remplit de l’Esprit de Dieu. Pourrions-nous trouver quelqu’un de plus compétent que lui ? »
Puis il dit à Joseph : « Puisque Dieu t’a révélé tout cela, personne ne peut être aussi intelligent et sage que toi. Tu seras donc l’administrateur de mon royaume, et tout mon peuple se soumettra à tes ordres. Seul mon titre de roi me rendra supérieur à toi. Je te donne maintenant autorité sur toute l’Égypte. »
Le Pharaon retira de son doigt l’anneau royal et le passa au doit de Joseph ; il le fit habiller de fins vêtement de lin et lui passa un collier d’or autour du cou. Il le fit monter sur le char réservé à son plus proche collaborateur, et les coureurs qui le précédaient criaient : ‘‘Laissez-passer’’. C’est ainsi que le Pharisien lui donna autorité sur l’Égypte.
Le Pharaon dit encore à Joseph : « Je suis et je reste le Pharaon ! Néanmoins dans toute l’Égypte, personne ne bougera le petit doigt sans ton autorisation. » Enfin il donna à Joseph le nom égyptien de Safnat-Panéa, et lui accorda comme femme Asnat, fille du prêtre Potiféra, de la ville d’On. Dès lors Joseph put se déplacer dans toute l’Égypte. Il avait trente ans lorsqu’il fut amené devant le Pharaon, roi d’Égypte.
Joseph quitta le Pharaon et se mit à parcourir l’Égypte. Pendant les sept années d’abondance, la terre produisit des récoltes exceptionnelles. Joseph accumula des réserves de vivres en Égypte durant ces années-là. Il entreposait dans les villes les provisions récoltées dans les campagnes environnantes. Il emmagasina de très grande quantités de blé ; il y en avait autant que de sable au bord de la mer, si bien qu’il devint impossible d’en tenir le compte.
Avant le début de la famine, Asnat, la femme de Joseph, mit au monde deux fils, Joseph appela l’aîné Manassé, et il déclara : ‘‘Dieu m’a permis d’oublier toutes mes souffrances et ma séparation d’avec les miens.’’ Il appela le cadet Éfraïm, et il expliqua : ‘‘Dieu m’a accordé des enfants dans ce pays où j’ai été si malheureux.’’
En Égypte les sept années d’abondance prirent fin. Alors commencèrent les sept années de famine, comme Joseph l’avait annoncé. La famine s’étendit à tous les pays, mais en Égypte il y avait des réserves de vivres. Quand les Égyptiens commencèrent à souffrir de la fin, ils réclamèrent au Pharaon de quoi manger. Celui-ci répondit à l’ensemble de la population : ‘‘Adressez-vous à Joseph et faites ce qu’il vous dira’’. La famine devint générale dans le pays. Joseph fit alors ouvrir les entrepôts et vendre du blé aux Égyptiens. Puis la famine s’aggrava encore en Égypte. On y venait aussi de tous les pays pour acheter du blé à Joseph, car la famine sévissait durement partout (Genèse 41 :37-57)
JACOB ENVOIE SES FILS EN ÉGYPTE
Jacob apprit qu’il y avait du blé en Égypte ; il dit alors à ses fils : « Pourquoi restez-vous là à vous regarder les uns les autres ? J’ai entendu dire qu’il y a du blé en Égypte. Allez nous en acheter, afin que nous puissions survivre. Nous ne tenons pas à mourir. » Alors les dix frères aînés de Joseph se rendirent en Égypte pour y acheter du blé. (Jacob n’avait pas laissé partir avec eux Benjamin, le jeune frère de Joseph ; il disait en effet : "J’ai peur qu’un malheur lui arrive." Les fils de Jacob parvinrent en Égypte en même temps que d’autre acheteurs de blé, car la famine régnait dans le pays de Canaan. Genèse 42:1-5.
JOSEPH TRAITE SES FRÈRES SANS MÉNAGEMENT
Joseph était l’administrateur du pays ; c’est lui qui vendait du blé à tous les étrangers. Ses frères vinrent s’incliner devant lui, le visage contre terre. Il les vit et les reconnut, mais sans se faire reconnaître d’eux. Il leur parla durement : « D’où venez-vous ? » Leur demanda-t-il. « Du pays de Canaan, répondirent-ils. Nous désirons acheter des vivres. »
Ainsi Joseph les reconnut, mais eux ne le reconnurent pas. Joseph se souvint alors des rêves qu’il avait faits à leur sujet. Il reprit : « Vous êtes des espions ! C’est pour repérer les points faibles du pays que vous êtes venus ici. » - « Non, Monsieur l’Administrateur, répondirent-ils. Nous sommes simplement venus acheter des vivres. Nous sommes tous fils d’un même homme. Nous sommes des gens honnêtes, pas des espions. » - « Ce n’est pas vrai, rétorqua Joseph, vous êtes venus repérer les points faibles du pays.» - « Pas du tout, insistèrent-ils. Nous sommes fils d’un même père, et nous venons du pays de Canaan. Nous étions douze frères, mais le plus jeune est resté auprès de notre père, et un autre a disparu. » - « C’est bien ce que je vous disait, déclara Joseph, vous êtes des espions. Mais je vais vous mettre à l’épreuve : par la vie du Pharaon, je vous jure que vous ne quitterez pas ce pays avant que votre plus jeune frère soit venu ici. Envoyez l’un de vous le chercher, tandis que les autres resteront en prison. Je pourrai ainsi vérifier si vous m’avez dit la vérité. Si tel n’est pas le cas, par la vie du Pharaon, c’est que vous êtes vraiment des espions. »
Joseph les mit tous en prison pour trois jours. Le troisième jour il leur dit : « Voici ce que je vous propose de faire, et vous aurez la vie sauve, car je reconnais l’autorité de Dieu. Si vous êtes honnêtes, acceptez que l’un de vous reste dans la prison où vous vous trouvez. Quand aux autres, qu’ils aillent rapporter du blé à vos familles affamées. Ensuite vous me ramènerez votre plus jeune frère. J’aurai ainsi la preuve que vous avez dit la vérité, et vous éviterez la mort. »
Les frères acceptèrent cette proposition. Mais, entre eux, ils se disaient : ‘‘Ah ! Nous sommes bien punis à cause de notre frère: Nous avons vu son angoisse quand il nous demandait d’avoir pitié de lui, et nous ne l’avons pas écouté. Maintenant nous connaissons la même an-goisse.’’ Et Ruben ajouta : « Je vous l’avais bien dit : ‘‘Ne commettez pas ce crime à l’égard de Joseph’’. Mais vous n’avez pas voulu m’écouter. Eh bien, nous devons maintenant payer le prix de sa mort ! »
Les frères ne se doutaient pas que Joseph les comprenait, parce qu’il se servait d’un interprète pour parler avec eux. Joseph s’éloigna d’eux pour pleurer.
Lorsque Joseph revint, il leur annonça qu’il retenait Siméon et le fit enchaîner sous leurs yeux. Ensuite il fit remplir leur sac de blé, et replacer l’argent de chacun dans son sac, puis il ordonna de leur fournir des provisions de voyages ; ce qui fut fait. Les frères chargèrent leurs sac de blé sur leurs ânes et s’en allèrent.
Lorsqu’ils s’arrêtèrent pour la nuit, l’un d’eux ouvrit son sac pour donner à manger à son âne et trouva son argent déposé à l’entrée de sac. Il cria à ses frères : « On m’a rendu mon argent ! Il est ici, dans mon sac ! » Déconcertés et effrayés ils se demandaient l’un à l’autre : ‘‘Qu’est-ce que Dieu nous a fait là?’’
Lorsqu’ils arrivèrent en Canaan auprès de leur père Jacob, ils lui racontèrent tout ce qui s’était passé : «L’homme qui est gouverneur du pays nous a parlé durement, dirent-ils. Il nous a traités comme des espions. Nous lui avons répondu :‘‘Nous ne sommes pas des espions, mais d’honnêtes gens. Nous étions douze fils d’un même père, mais l’un de nos frères a disparu, et le plus jeune est resté au pays de Canaan avec notre père.’’ Cet homme nous a répondu qu’il voulait savoir si nous étions vraiment honnêtes.‘‘Laissez-moi l’un de vous ici, a-t-il dit, et allez porter du blé à vos familles affamées. Ensuite vous me ramènerez votre plus jeunes frère. Je saurai ainsi que vous n’êtes pas des espions mais d’honnêtes gens. Alors je vous rendrai votre frère Siméon, et je vous laisserai circuler dans le pays pour vos affaires.’’ »
Ils vidèrent ensuite leurs sac, et chacun trouva dans le sien une bourse avec son argent. Lorsqu’ils virent cet argent, ils eurent tous peur, même Jacob, leur père. Celui-ci leur dit : « Vous m’avez déjà privé de deux enfants : je n’ai plus Joseph et je n’ai plus Siméon. Et vous voudriez me prendre Benjamin ! C’est sur moi que tout cela retombe ! » Ruben lui dit : « Si je ne te ramène pas Benjamin, tu pourras tuer mes deux fils. Confie-le-moi, je te le ramènerai. » - « Non, répondit Jacob, mon fils ne partira pas avec vous. Son frère est mort, lui seul me reste. Si un malheur lui arrivait au cours de votre voyage, âgé comme je suis, je mourrais de douleur par votre faute. » (Genèse 42 :6-38)
JACOB CONSENT À LAISSER PARTIR BENJAMIN
La famine continuait à peser sur le pays de Canaan. e, Jacob dit à ses fils : « repartez là-bas nous acheter quelques vivres. » Juda lui répondit : « L’administrateur égyptien nous a clairement avertis qu’il ne nous recevrait pas si notre frère n’était pas avec nous. Si donc tu laisses Benjamin nous accompagner, nous irons t’acheter des vivres. Mais si tu refuses, nous ne partirons pas, car l’homme nous a bien dit : ‘‘Si votre frère n’est pas avec vous, je ne vous recevrai pas !" » - « Pourquoi avez-vous révélé à cet homme que vous aviez un autre frère ? Reprit Jacob. Vous m'avez fait du tort. » - « C’est lui qui nous a posé de nombreuses questions sur nous et notre famille, répondirent-ils. ‘‘Votre père est-il encore en vie ? a-t-il demandé. Avez-vous un autre frère ?’’ Nous avons seulement répondu à ses questions. Nous ne pouvions pas deviner qu’il nous dirait d’amener notre frère. » Juda ajouta : « Père, laisse Benjamin venir avec moi. Il faut que nous partions, si nous voulons survivre, toi, nous et notre famille. Nous ne tenons pas à mourir. Je me déclare responsable de lui ; tu pourras me le réclamer. Si je ne te le ramène pas, je serai pour toujours coupable à ton égard. Et maintenant, si nous n’avions pas tellement tardé, nous aurions pu faire deux fois le voyage aller et retour. » - « Eh bien, leur répondit Jacob, puisqu’il le faut, faites donc ceci : Emportez dans votre sac quelques bons produits de notre pays, pour en faire cadeau à cet Égyptien. Prenez un peu de résines odoriférantes : baume, gomme adragante, ladanum, un peu de miel, des pistaches que vous avez trouvé en ouvrant vos sacs – quelqu’un a sans doute fait une erreur – et prenez avec vous une seconde sommes d’argent. Maintenant emmenez votre frère et repartez chez cet homme. Que Dieu Tout-Puissant le dispose à avoir pitié de vous et à laisser Benjamin et Siméon revenir avec vous ! Quand à moi, j’ai déjà perdu un fils et je vais en perdre d’autres. » (Genèse 43:1-14)
SECONDE ENTREVUE DES FRÈRES AVEC JOSEPH
Les frères préparèrent les cadeaux et la double sommes d’argent. Ils se rendirent avec Benjamin en Égypte et vinrent se présenter devant Joseph. Lorsque Joseph vit que Benjamin était avec eux, il dit à son intendant : « Conduis ces gens chez moi. Fais abattre une bête et préparer le repas. Ils mangeront à midi avec moi. »
L’homme exécuta les ordres de Joseph et conduit ces hommes chez son maître. Lorsqu’on les invita à entrer, ils furent pris de peur. Ils se disaient : ‘‘C’est à cause de l’argent remis dans nos sacs lors du premier voyage. On nous a fait enter ici pour nous tomber dessus et nous maltraiter; on va prendre nos ânes et faire de nous des esclaves.’’ Au moment d’enter ils s’approchèrent de l’intendant et lui dirent : « Pardon. Monsieur l’intendant, nous sommes déjà venus une première fois pour acheter des vivres. Au retour, lorsque nous nous sommes arrêtés pour la nuit et que nous avons ouvert nos sacs, chacun de nous a retrouvé l’argent à l’entrée de son sac, exactement la somme que nous avions payée. Mais nous l’avons rapportée maintenant, et nous avons amené une autre sommes d’argent pour acheter d’autre vivres. Nous igno-rons qui avait remis l’argent dans nos sacs. » - « Soyez tranquilles, ne vous inquiétez de rien, répondit l’homme. C’est votre Dieu, le Dieu de votre père, qui a déposé un trésor dans vos sacs. Quand à votre argent, je l’ai encaissé. »
L’intendant libéra Siméon et fit entrer tous les frères chez Joseph. On leur apporta de l’eau pour se laver les pieds et on donna du fourrages à leurs ânes. Ils prépa-rèrent les cadeaux, en attendant l’arrivée de Joseph à midi. Ils avaient appris en effet qu’ils mangeraient là avec lui. Dès que Joseph entra chez lui, ils lui offrirent leurs cadeaux, puis s’inclinèrent jusqu’à terre devant lui. Joseph leur demanda comment ils allaient, puis il ajouta : « Et comment va votre vieux père, dont vous m’avez parlé ? Est-il toujours en vie ? » - « Oui, répondirent-ils, ton humble serviteur se porte bien. »
Ils s’inclinèrent à nouveau profondément. Joseph aperçut Benjamin, son propre frère, le fils de sa mère, et dit : « C’est donc là le jeune frère dont vous m’avez parlé. » Et il ajouta : « Que Dieu te bénisse, mon enfant! »
Joseph était si ému de voir son frère que les larmes lui vinrent aux yeux. Il se retira précipitamment dans sa chambre pour y pleurer. Après s’être lavé le visage il revint. Il domina son émotion et ordonna de servir le repas. Joseph fut servi seul à une table, tandis que ses frères l’étaient à une autre. Les Égyptiens invités chez lui mangèrent aussi à part, car ils ne pouvaient pas partager un repas avec des Hébreux : leur religion l’interdisait. Les frères, installés en face de Joseph, avaient été placés par rang d’âge, de l’aîné au plus jeune. Ils se regardaient les uns les autres avec étonnement. Joseph leur fit servir les plats qui étaient sur sa table. À Benjamin, il fit porter en ration cinq fois plus copieuse que celle de tous ses frères. Ils burent du vin ensemble jusqu’à en être gais (Genèse 43 :15-34).
JOSEPH MET SES FRÈRES À L’ÉPREUVE
Plus tard Joseph donna cet ordre à son intendant : « Remplis les sacs de ces gens, donne-leur autant de vivres qu’ils peuvent en emporter. Remets aussi l’argent de chacun à l’entrée de son sac. Dans le sac du plus jeune tu placeras non seulement la somme qu’il voulait payer mais aussi ma coupe d’argent. » L’homme exécuta les ordres de Joseph. Le lendemain, dès qu’il fit jour, on laissa les fils de Jacob partir avec leurs ânes. Ils quittèrent la ville, mais ils n’étaient pas encore bien loin quand Joseph dit à son intendant: « Poursuis ces gens, rattrape-les. Tu leur demanderas : ‘‘Pourquoi avez-vous rendu le mal pour le bien ? Pourquoi avez-vous volé la coupe que mon maître utilise pour boire et pratiquer la divination ? C’est mal, ce que vous avez fait là !’’ »
L’homme rattrapa les frères et leur répéta ces paroles. Les frères répondirent : « Comment pouvez-vous nous accuser ainsi, Monsieur l’intendant ? Jamais nous n’au-rions osé faire une chose pareille ! Nous avions rapporté de Canaan l’argent retrouvé dans nos sacs. Pourquoi aurions-nous donc volé de l’argent ou de l’or dans la maison de votre maître ? Si l’on trouve cette coupe dans les bagages de l’un d’entre nous, eh bien, qu’on le mette à mort ! Et nous deviendrons nous-même vos esclaves. » - « Bien, répondit l’homme, je vous prends au mot. Toutefois le coupable seul deviendra mon esclave ; les autres seront libres. »
Les frères déchargèrent rapidement leurs sac et ouvrirent chacun le sien. L’homme fouilla tous les sacs, en commençant par celui de l’aîné et en finissant par celui du plus jeune. On trouva la coupe dans le sac de Benjamin. Les frères, consternés, déchirèrent leurs vête-ment. Chacun rechargea son âne, et ils retournèrent à la ville (Genèse 44 :1-13)
JUDA INTERVIENT EN FAVEUR DE BENJAMIN
Juda et ses frères arrivèrent chez Joseph; il était encore là. Ils se jetèrent à terre devant lui. Joseph leur dit : « Pour-quoi avez-vous fait cela ? Ne savez-vous pas qu’un homme tel que moi a le pouvoir de tout deviner ? » - « Que pourrions-nous dire, Monsieur l’Administrateur ? Répondit Juda. Que pourrions-nous dire pour prouver notre innocence ? Dieu nous a démasqués : nous sommes coupable. Nous serons donc vos esclaves, avec celui qui avait la coupe dans son sac. » - « Non, déclara Joseph. Il n’est pas question que j’agisse ainsi. Je ne prendrai pour esclave que celui qui avait la coupe. Quant à vous, rentrez tranquillement chez votre père. »
Juda s’avança vers Joseph et dit : « Monsieur l’Administrateur, vous êtes l’égal du Pharaon. Permettez-moi d’ajouter quelques mots, sans provoquer votre colère. La première fois, vous nous avez demandé si nous avions encore notre père ou un autre frère. Nous avons répondu : ‘‘Nous avons encore notre vieux père, ainsi qu’un jeune frère, qui lui est né dans sa vieillesse. Notre père l’aime particulièrement, car c’est le seul enfant qui lui reste de son épouse préférée ; l’autre fils est mort.’’ Vous nous avez dit : ‘‘Amenez-le-moi, je désire le voir.’’ Nous vous avons expliqué alors que cet enfant ne pouvait pas quitter son père ; que, s’il le quittait, le père en mourrait. Mais vous nous avez déclaré que vous ne nous recevriez plus si notre jeune frère ne venait pas avec nous. Nous sommes donc retournés auprès de notre père, votre humble serviteur, et nous lui avons rapporté ce que vous aviez dit. Lorsqu’il nous a chargés de revenir acheter quelques vivres, nous lui avons dit : ‘‘Nous ne pouvons pas y aller, à moins que notre jeune frère nous accompagne. S’il n’est pas avec nous, l’administrateur du pays ne nous recevra pas.’’ Notre père nous a répondu : ‘‘Vous le savez bien, mon épouse Rachel ne m’a donné que deux fils. L’un d’eux a disparu ; je pense qu’il a été dévoré par une bête sauvage, car je ne l’ai jamais revu. Et vous voulez me prendre aussi l’autre ! Si un malheur lui arrive, âgé comme je suis, je mourrai de tristesse par votre faute.’’
« Maintenant donc, Monsieur l’Administrateur, comment pourrais-je retourner auprès de mon père sans que l’enfant soit avec nous ? La vie de mon père dépend tellement du sort de cet enfant, qu’il mourra s’il ne le voit pas revenir. Nous serons alors coupables de l’avoir fait mourir de douleur dans sa vieillesse. De plus, je me suis déclaré responsable de l’enfant devant mon père; je lui ai dit : ‘‘Si je ne te le ramène pas, je serai pour toujours coupable à ton égard.’’ Je vous en supplie, permettez- moi donc de rester ici comme esclave à votre service, à la place de l’enfant, pour qu’il puisse repartir avec ses autres frères. Je ne pourrais jamais retourner chez mon père sans être accompagné de l’enfant. Je ne supporterais pas de voir le malheur qui atteindrait mon père. » (Genèse 44 :14-34)
JOSEPH SE FAIT CONNAÎTRE
Alors Joseph, incapable de contenir son émotion devant les gens de son entourage, leur ordonna de sortir.
Ainsi Joseph était seul avec ses frères quand il se fit reconnaître d’eux. Mais il pleurait si fort que les Égyptiens l’entendirent, et que la nouvelle en parvint au palais du Pharaon. Joseph dit à ses frères : « C’est moi Joseph ! Mon père est-il encore en vie ? » Mais ses frères furent tellement saisis qu’ils furent incapables de lui répondre.
« Approchez-vous de moi », leur dit-il. Ils s’approchèrent. Joseph reprit : « C’est moi Joseph, votre frère, que vous avez vendu pour être emmené en Égypte. Ne vous tourmentez pas et ne vous faites pas de reproches pour m’avoir vendu ainsi. C’est Dieu qui m’a envoyé ici à l’avance, pour que je puisse vous sauver la vie. Il y a eu deux années de famine dans le pays, mais pendant cinq années encore on ne pourra ni labourer la terre ni récolter les moissons. Dieu m’a donc envoyé dans ce pays avant vous, pour que vous puissiez y avoir des descendants et y survivre ; c’est une merveilleuse délivrance. Ce n’est pas vous qui m’avez envoyé ici, mais Dieu. Et c’est encore Lui qui a fait de moi le ministre le plus puissant du Pharaon, responsable du palais royal et administrateur de toute l’Égypte. Maintenant dépêchez-vous d’aller dire à mon père : ‘‘Voici le message que t’adresse ton fils Joseph: Dieu a fait de moi le maître de toute l’Égypte. Vien chez moi sans tarder. Tu t’installeras dans la région de Gochen avec tes enfants, tes petits-enfants, ton bétail, moutons, chèvres et bœufs, et tous tes biens. Tu seras ainsi tout près de moi. Ici je te fournirai des vivres, pour toi, ta famille et tes troupeaux, afin que vous ne manquiez de rien, car il y aura encore cinq années de famine.’’ » Et Joseph ajouta : « Vous voyez bien, et toi en particulier, Benjamin, que c’est moi qui vous parle. Allez donc dire à mon père quelle importante situation j’occupe en Égypte, et racontez-lui tout ce que vous avez vu. Ensuite dépêchez-vous de l’amener ici. »
Joseph se jeta au cou de Benjamin, et tous deux s’embrassèrent en pleurant. Joseph pleurait aussi en embrassant ses autres frères. Alors seulement ils osèrent lui parler (Genèse 45 :1-15)
LE PHARAON INVITE JACOB EN ÉGYPTE
Au palais royal on apprit que les frères de Joseph étaient arrivés en Égypte. Le Pharaon fut heureux de cette nouvelle, ainsi que ses ministres. Il dit à Joseph : « Dis à tes frères de charger leur bêtes et de repartir au pays de Canaan, pour aller y chercher leur père et leurs familles et pour les ramener ici. Je les installerai dans la région la plus prospère d’Égypte, où ils disposeront des meilleurs produits du pays. Tu diras aussi à tes frères de se procurer ici des chariot pour ramener leurs femmes et leurs enfants, ainsi que leur père. Ils ne doivent pas regretter ce qu’ils laisseront là-bas, car ils viendront s’installer dans la région la plus prospère de l’Égypte. »
Les fils de Jacob firent ce qu’on leur proposait. Joseph leur fournit des chariots, selon l’ordre du Pharaon, ainsi que des provisions de route. Il fit cadeau d’un habit de fête à chacun d’eux, mais à Benjamin il en donna cinq, ainsi que trois cents pièces d’argent. En outre il envoya à son père, pour le voyage, dix ânes chargés des meilleurs produits d’Égypte et dix ânesses chargées de blé, de pain et d’autre nourriture. Il recommanda à ses frères de ne pas se disputer en cours de route, puis les laissa partir.
Ils quittèrent l’Égypte, gagnèrent le pays de Canaan et arrivèrent auprès de leur père Jacob. Ils lui annoncèrent : « Joseph est toujours en vie ! Il est même administrateur de toute l’Égypte. » Jacob ne réagit pas, car il ne les croyait pas. Mais ils lui rapportèrent tout ce que Joseph leur avait dit, ils lui montrèrent les chariots que son fils avait envoyés pour le voyage. Alors Jacob se ranima. Il déclara : « Je n’en demande pas plus. Mon fils Joseph est toujours en vie. Je veux aller le revoir avant de mourir. » (Genèse 45 :16-28)
JACOB SE REND EN ÉGYPTE
Jacob se mit en route avec tout ce qui lui appartenait. Lorsqu’il arriva à Berchéba, il offrit des sacrifices au Dieu de son père Isaac. Cette nuit-là, Dieu lui parla dans une vision. Il l’appela : « Jacob! Jacob! » - « Oui, je T’écoute », répondit Jacob. Dieu reprit : « Je suis Dieu, le Dieu de ton père. N’aie pas peur de te rendre en Égypte, car J’y ferai de tes descendants un peuple nombreux. Je t’y accompagnerai Moi-même, et Je t’en ferai aussi revenir. À ta mort, c’est Joseph qui te fermera les yeux. »
Jacob quitta donc Berchéba. Ses fils l’installèrent, avec leurs femmes et leurs enfants, dans les chariots que le Pharaon avait fournis pour le voyage. Ils emmenèrent également leurs troupeaux et tous les biens qu’ils avaient acquis au pays de Canaan, et ils arrivèrent en Égypte. C’est ainsi que Jacob se rendit en Égypte avec tous les siens, fils et filles, petits-fils et petites-filles (Genèse 46 :1-7).
LA FAMILLE DE JACOB
Voici les noms des Israélites venus en Égypte, à savoir Jacob, ses fils et petit-fils :
RUBEN, fils aîné de Jacob, et ses fils Hanok, Pallou, Hesron
et Karmi.
SIMÉON et ses fils Yemouel, Yamin, Ohad, Yakin, Sohar et Chaoul, lequel
était fils d’une Cananéenne.
LÉVI et ses fils Guerchon, Quéhat et Merari.
JUDA et ses fils Chéla, Pérès et Zéra. Les autres fils de Juda, Er et Onan, étaient mort au pays de Canaan. Pérès avait deux fils, Hesron et Hamoul.
ISSAKAR et ses fils Tola, Pouva, Yachoub et Chimron.
ZABULON et ses fils Séred, Élon et Yaléel.
Il s’agit des fils de Léa et de Jacob, né en Mésopotamie. Il faut y ajouter leur sœur DINA. Avec leurs propres enfants, ils étaient trente-trois en tout.
GAD et ses fils Sifion, Hagui, Chouni, Esbon, Éri, Arodi et Aréli.
ASSER et ses fils Imna, Icheva, Ichevi et Beria, ainsi que leur sœur Séra. Beria avait deux fils, Héber et Malkiel. Ce sont là les seize descendants de Jacob et de Zilpa. Laban avait donné celle-ci comme servante à sa fille Léa.
Rachel, femme de Jacob, lui donna deux fils : JOSEPH ET BENJAMIN. En Égypte, Joseph eut deux fils de son épouse Asnat, fille de Potiféra, prêtre de la ville d’On : Manassé et Éfraïm. Benjamin eut dix fils : Béla, Béker, Achebel, Guéra, Naaman, Éhi, Rôch, Houppim, Mouppim et Arde. Ce sont là les quatorze descendants de Jacob et de Rachel.
DAN et son fil Houchim.
NEFTALI et ses fils Yassiel, Gouni, Yesser et Chillem.
Ce sont là les sept descendants de Jacob et de Bila. Laban avait donné cella-ci comme servante à sa fille Rachel.
Les membres de la famille de Jacob, ses descendants directs qui se rendirent en Égypte étaient soixante-dix en tout. Il y avait en plus les femmes de ses fils. Avec les deux fils de Joseph nés en Égypte, le total des membres de la famille de Jacob qui s’installèrent dans ce pays était de soixante-dix (Genèse 8:8-27).
JACOB EN ÉGYPTE
Jacob envoya Juda en avant pour qu’il amène Joseph dans la région de Gochen. Quand Jacob et les siens arrivèrent à Gochen, Joseph fit atteler son char et partit à la rencontre de son père. Dès qu’il fut en sa présence, il se jeta à son cou et pleurs longtemps en le tenant embrassé. Jacob lui dit : « Maintenant je peux mourir, puisquetu es toujours en vie et que je t’ai revu. »
Joseph dit à ses frères et aux autres membres de la famille de son père : « Je vais aller annoncer au Pharaon que mes frères et toute la famille de mon père, qui était au pays de Canaan, sont venus me rejoindre. Je l’infor-merai que vous êtes éleveurs de petit bétail, que vous vous occupez de troupeaux, et que vous avez amené vos moutons, vos chèvres, vos bœufs et tout ce que vous possédez. Si le Pharaon vous convoque et vous demande quel est votre métier, vous lui répondrez que vous vous êtes occupés de troupeaux depuis votre jeunesse jusqu’à maintenant, comme le faisaient vos ancêtres. Ainsi vous serez autorisés à habiter la région de Gochen, parce que les Égyptiens ont en horreur tous les éleveurs de petit bétail. » (Genèse 46 :28-34)
Joseph alla informer le Pharaon : « Mon père et mes frères, dit-il, sont arrivés du pays de Canaan, avec leur mouton, leur chèvres, leurs bœufs et tous leurs biens. Ils se trouvent actuellement dans la région de Gochen. »
Puis Joseph prit cinq de ses frères et les présenta au Pharaon. Celui-ci leur demanda : « Quel métier faites-vous ? » - « Majesté, répondirent-ils, nous sommes éle-veurs de petit bétail, comme l’étaient nos ancêtres. La famine pèse si lourdement sur le pays de Canaan, qu’il n’y a plus de pâturages pour nos troupeaux. Nous sommes venus ici comme immigrés. Voulez-vous nous accorder le droit de nous installer dans la région de Gochen ? » Le Pharaon dit à Joseph : « Maintenant que ton père et tes frères sont venus te rejoindre, toute l’Égypte est à ta disposition. Choisis le meilleur endroit du pays pour les y installer. Ils peuvent très bien séjourner dans la région de Gochen. Et si tu estimes qu’il y a parmi eux des hommes compétents, désigne-les comme responsables de mes propres troupeaux. »
Joseph amena aussi
son père chez le Pharaon et lui présenta. Jacob salua respectueusement
le Pharaon, et le roi lui demanda :
« Quel est ton âge
? » - « Il y a cent trente ans que je vais d’un pays à
l’autre comme un étranger, répondit Jacob. Ma vie a passé
vite, et j’ai connu des années difficiles. Je n’ai pas atteint
l’âge de mes ancêtres, qui menaient pourtant la même
existence que moi. »
Jacob salua de nouveau
le Pharaon et sortit du palais royal.
Joseph installa son père
et ses frères dans le meilleur endroit d’Égypte, dans les
environs de Ramsès, conformément à l’ordre du Pharaon.
Il leur donna des terres en propriété. Il fournit des vivres
à son père, à ses frères et à toutes
leurs familles, selon le nombre des bouches à nourrir (Genèse
47,1-12)
LA POLITIQUE DE JOSEPH PENDANT LA FAMINE
La famine était si grave qu’il n’y avait plus rien à manger dans tout le pays. En Égypte, comme en Canaan, la population dépérissait à cause de cette famine. Joseph amassa tout l’argent d’Égypte et de Canaan avec lequel les gens lui achetaient du blé et il le fit déposer dans le palais du Pharaon. Lorsqu’il n’y eut plus d’argent, ni en Égypte ni en Canaan, les Égyptiens vinrent dire à Joseph : « Donnez-nous à manger. Faudrait-il que nous mourrions sous vos yeux, parce que nous n’avons plus d’argent ? » - « Si vous n’avez plus d’argent, donnez-moi vos trou-peaux, répondit Joseph, et moi, en échange, je vous donnerai à manger. »
Ils amenèrent donc leurs troupeaux à Joseph qui leur procura de la nourriture en échange de leurs chevaux, moutons, chèvres, bœufs et ânes. Cette année-là il leur assura de quoi manger en échange de tout leur bétail. Au bout d’une année, ils revinrent et dirent à Joseph : « Monsieur l’administrateur, nous ne pouvons pas cacher que nous n’avons plus d’argent et que nos troupeaux vous appartiennent déjà. Nous n’avons plus rien d’autre à vous proposer que nos personnes et nos terres. Faudrait-il que nous mourrions sous vos yeux et que nos terres soient abandonnées ? Achetez-nous avec nos terres, et fournissez-nous de quoi manger. Nous serons, nous et nos terres, au service du Pharaon. Nous ne tenons pas à mourir. Procurez-nous des semences pour que nous puissions survivre et que les terres ne soient pas réduites en désert.
Joseph acheta toutes les terres d’Égypte pour le compte du Pharaon, parce que la famine s’était aggravée et que chaque Égyptien vendait son champ. De cette manière, le pays tout entier devint la propriété du Pha- raon et Joseph réduisit le peuple en esclavage d’un bout à l’autre du pays. Les seules terres que Joseph n’acheta pas furent celles des prêtres, parce qu’il existait un décret du Pharaon en leur faveur. En effet, ils vivaient de ce que le Pharaon leur attribuait, c’est pourquoi ils n’eurent pas à vendre leurs terres.
Joseph s’adressa au peuple : « Maintenant que je vous ai achetés, vous et vos terres, pour le compte du Pharaon, je vais vous procurer du blé à semer dans les champs. Mais au moment de la moisson, vous donnerez un cin-quième des récoltes au Pharaon. Vous en servirez pour ensemencer les champs et pour vous nourrir, vous vos enfants et tous ceux qui habitent dans vos maisons. » - « Vous nous sauvez la vie, Monsieur l’Administrateur, répondirent-ils. Puisque vous nous manifestez votre bienveillance, nous acceptons d’être les esclaves du Pharaon. »
C’est ainsi que Joseph promulgua une loi, qui est encore en vigueur aujourd’hui : en Égypte, un cinquième des récoltes revient au Pharaon. Seules les terres des prêtres ne devinrent pas la propriété du Pharaon (Genèse 47 :13-26)
LES DERNIÈRES VOLONTÉ DE JACOB
Les Israélites s’étaient établis en Égypte, dans la région de Gochen. Ils y acquirent des propriétés, eurent des enfants et devinrent très nombreux. Jacob vécut dix-sept ans en Égypte. La duré de sa vie fut de cent quarante-sept ans. Lorsque Jacob senti la mort venir, il appela son fils Joseph et lui dit : « Si tu as de l’affection pour moi, montre-moi ton amour et ta fidélité : ne m’enterre pas en Égypte. Promets-le-moi en mettant ta main sous ma cuisse. Quand je serai mort, tu emporteras mon corps d’Égypte et tu iras le déposer dans le tombeau de mes ancêtres. » - « Je ferai ce que tu m’as demandé, répondit Joseph. » - « Jure-le-moi », insista Jacob. Joseph le lui jura. Alors Jacob le remercia en s’inclinant profondément à la tête de son lit (Genèse 47, 27-31).
JACOB BÉNIT LES FILS DE JOSEPH
Après ces événements, on avertit Joseph que son père était malade. Il partit avec ses deux fils, Manassé et Éfraïm. Lorsqu’on annonça à Jacob que son fils Joseph venait lui rendre visite, il fit un effort et s’assit sur son lit. Il dit à Joseph : « Le Dieu Tout-Puissant m’est apparu à Louz, au pays de Canaan et Il m’a béni. Il m’a dit : ‘‘Je te donnerai de nombreux enfants pour faire de toi l’ancêtre d’un ensemble de peuples. J’accorderai ce pays à tes descendants en propriété définitive.’’ »
Jacob ajouta : « Tes deux fils, nés en Égypte avant que je vienne t’y rejoindre, je les considère comme mes fils. Éfraïm et Manassé sont miens, comme Ruben et Siméon. Mais les fils qui te naîtront après eux resteront les tiens. C’est dans le territoire de leurs frères aînés qu’ils recevront leur part d’héritage. En effet, lorsque je revenais de Mésopotamie, peu avant d’arriver à Éfrata, au pays de Canaan, ta mère Rachel est morte près de moi en cours de route. Je l’ai enterrée là, au bord de la route. – Éfrata s’appelle maintenant Bethléem. »
À ce moment-là, Jacob aperçut les fils de Joseph et demanda : « Qui est-ce ? » - « Ce sont les fils que Dieu m’a donnés ici, en Égypte, répondit Joseph. » Son père reprit : « Amène-les près de moi pour que je les bénisse. » Jacob était si vieux que sa vue avait beaucoup baissé : il ne voyait plus grand-chose. Joseph fit approcher ses fils. Jacob les serra contre lui et les embrassa. Puis il dit à Joseph : « Je n’espérais plus revoir ton visage et voilà que Dieu me permet de voir même tes enfants. »
Alors Joseph retira ses fils qui étaient sur les genoux de son père et il s’inclina jusqu’à terre. Ensuite il prit ses deux fils par la main : Éfraïm, qu’il tenait à sa droite, se trouva à gauche de Jacob et Manassé, qu’il tenait à sa gauche, se trouva à droite de Jacob. Il les fit de nouveau approcher de leur grand-père. Mais Jacob croisa ses mains : il posa sa main droite sur la tête d’Éfraïm, bien qu’il fût le plus jeune, et sa main gauche sur la tête de Manassé, qui était l’aîné. Et voici la bénédiction qu’il donna à Joseph : ‘‘Je prie le Dieu devant qui mon grand-père Abraham et mon père Isaac ont toujours vécu, le Dieu qui a pris soin de moi depuis toujours, l’Ange qui m’a délivré de tout mal : je Lui demande de bénir ces garçons. Que grâce à eux, mon nom survive, comme ceux de mon grand-père Abraham et de mon père Isaac! Qu’ils aient de très nombreux descendants partout dans le pays!’’
Joseph fut choqué de voir son père poser la main droite sur la tête d’Éfraïm ; il lui saisit la main pour la déplacer de la tête d’Éfraïm sur celle de Manassé, en disant : « Non, mon père, tu te trompes. C’est celui-ci l’aîné. Mets don ta main droite sur sa tête. » Mais son opère refusa et lui dit : « Je sais, mon fils, je sais. Les descendants de Manassé aussi deviendront un grand peuple. Pourtant son frère cadet sera plus grand que lui et ses descendants formeront une multitude de nations. »
Ce jour-là, il leur donna sa bénédiction en ces termes : « Les Israélites se serviront de vos noms pour prononcer des bénédictions. Ils diront : ‘‘Que Dieu te traite avec la Bonté qu’Il a montrée à Éfraïm et Manassé !’’ » Ainsi, Jacob plaça Éfraïm avant Manassé. Il dit ensuite à Joseph : « Je vais bientôt mourir, mais Dieu sera avec vous et Il vous ramènera dans le pays de vos ancêtres. Quand à moi, je t’attribue une part plus importante qu’à tes frères, je te donne la région de Sichem que j’ai conquise sur les Amorites grâce à mon épée et mon arc. » (Genèse 48 )
JACOB DONNE SA BÉNÉDICTION À SES DOUZE FILS
Jacob convoqua ses fils et leur dit : « Réunissez-vous je vais vous annoncer ce qui vous arrivera dans l’avenir. Rassemblez-vous et écoutez, fils de Jacob, écoutez votre père Israël.
Toi, Ruben, tu es mon fils aîné, le premier que j’ai engendré quand j’étais plein de force. Tu surpasses tes frères en dignité et en puissance. Tu es un torrent impétueux. Pourtant tu ne seras plus le premier, car tu m’as déshonoré en entrant dans mon lit avec une de mes épouses.
Siméon et Lévi sont frères : ils s’accordent pour agir avec violence, mais je ne participerai pas à leur complot, je n’assisterai pas à leurs rencontres, car dans leur colère ils ont tué des hommes et par plaisir ils ont mutilé des taureaux. Je maudis leur violente colère et leur fureur impitoyable. Je disperserai leurs descendants en Israël, je les éparpillerai dans tout le pays.
Juda, tes frères chanteront tes louanges. Tu forceras tes ennemis à courber la nuque, et tes propres frères s’inclineront devant toi. Juda, mon fils, tu es comme une jeune lion qui a dévoré sa proie et regagne son repaire. Le lion s’accroupit, se couche… Qui pourrait le forcer à se lever ? Le sceptre royal demeurera dans la famille de Juda, le bâton des chefs restera aux mains de ses descendants, jusqu’à ce que vienne Son vrai possesseur Celui à qui les peuples seront soumis.
Dès cette époque, Jacob prédisait la venue du Sauveur Jésus-Christ par la descendance de Juda.
La vigne alors sera si répandue qu’il se permettra d’y attacher son âne. Il lavera son vêtement dans le vin, son manteau dans le sang des raisins. Le vin avivera l’éclat de ses yeux et le lait la blancheur de ses dents.
Zabulon s’installera
au bord de la mer, là où les bateaux trouveront un port.
Son territoire s’étendra jusqu’à Sidon.
Issakar est un âne
robuste, établi au milieu de ses enclos. Il a vu que l’emplacement
était bon, que le pays était agréable. Il a tendu
son épaule pour porter des charges, il s’est soumis à un
travail d’esclave.
Dan aura son peuple à gouverner comme les autres tribus d’Israël Dan est comme un serpent sur la route, une vipère au bord du chemin: le serpent mord les jarrets du cheval et le cavalier tombe à la renverse. Seigneur, j’espère que Tu me sauvera !
Gad, attaqué
par des pillards, contre-attaque et les poursuit.
Le pays d’Asser donnera d’abondantes récoltes, sa terre
fournira des produits dignes d’un roi.
Neftali est une gazelle en liberté qui met au monde de beaux
petits.
Joseph est une plante fertile qui pousse près d’une source. Ses branches passent par-dessus le mur. Des tireurs à l’arc l’ont exaspéré, ils ont lancé leurs flèches, il l’ont harcelé. Mais il a tenu fermement son arc, ses bras et ses mains ont gardé leur agilité. Par la Puissance de Dieu fort de Jacob, par le nom du berger, la pierre où s’appuie Israël, par le Dieu de ton père, qui est ton secours, par le Dieu Tout-Puissant qui te bénit, reçois les bienfaits de la pluie qui descend du ciel, de l’eau qui monte des profondeurs du sol, de la fécondité des femmes et du bétail. Les bénédiction données par ton père surpasse les bienfaits des montagnes éternelles, les produits désirables des collines antiques. Que les bénédictions de son père descendent sur la tête de Joseph, sur celui qui est le chef de ses frères !
Benjamin est un loup féroce. Le matin il dévore une proie et le soir il partage le butin. »
À eux tous ils forment les douze tribus d’Israël. Telles sont les paroles que leur adressa leur père, quand il les bénit à chacun il accorda une bénédiction particulière (Genèse 49 :1-28)
MORT DE JACOB
Jacob fit ensuite ces recommandations à ses enfants : « Quand je serai mort, enterrez-moi dans le tombeau de mes ancêtres. C’est la grotte située dans le champ d’Éfron le Hittite, à Makpéla, près de Mamré, au pays de Canaan. Abraham a acheté ce champ à Éfron pour que le tombeau soit sa propriété. C’est là qu’on l’a enterré, ainsi que sa femme Sara, puis Isaac et sa femme Rébecca. J’y ai moi-même enterré Léa. Le champ et la grotte qui s’y trouve ont été achetés aux Hittite. »
Quand Jacob eut fait ses dernières recommandations à ses fils, il se recoucha, puis il rejoignit ses ancêtres dans la mort (Genèse 49 :29-33).
LES FUNÉRAILLES DE JACOB
Joseph se précipita vers son père, dont il couvrit le visage de larme et de baisers. Puis il ordonna aux médecins qui étaient à son service de préparer le corps de son père en vue de l’enterrement. Selon la coutume, les médecins passèrent quarante jours à enduire le corps d’huiles parfumées pour le conserver. Les Égyptiens célébrèrent le deuil de Jacob pendant soixante-dix jours.
Quand le deuil de Jacob eut pris fin, Joseph dit aux proches du Pharaon : « Si vous avez de l’amitié pour moi, veuillez transmettre de ma part ces paroles au Pharaon : ‘‘Avant de mourir, mon père m’a fait jurer de l’enterrer au pays se Canaan, dans le tombeau qu’il s’est préparé.’’ Autorisez-moi donc à aller l’enterrer maintenant, puis je reviendrai. »
Le Pharaon permit à Joseph d’aller enterrer son père et de tenir ainsi sa promesse (Genèse 50 :1-6)
APRÈS LA MORT DE JACOB
Les frères de Joseph se dirent : ‘‘Maintenant que notre père est mort, Joseph pourrait bien se tourner contre nous et nous rendre tout le mal que nous lui avons fait.’’ Ils firent donc parvenir à Joseph ce message : « Avant de mourir, ton père a exprimé cette dernière volonté : ‘‘Dites de ma part à Joseph : Par pitié, pardonne à tes frères la terrible faute qu’ils ont commise, tout le mal qu’ils t’ont fait.’’ Eh bien, veuille nous pardonner cette faute, à nous qui adorons le même Dieu que ton père. » Joseph se mit à pleurer lorsqu’on lui rapporta ce message. Puis ses frères vinrent eux-mêmes le trouver, se jetèrent à ses pieds et lui dirent : « Nous sommes tes esclaves. » Mais Joseph leur répondit : « N’ayez pas peur. Je n’ai pas à me mettre à la place de Dieu. Vous aviez voulu me faire du mal, mais Dieu a voulu changer ce mal en bien, Il a voulu sauver la vie d’un grand nombre de gens, comme vous le voyez aujourd’hui. N’ayez donc aucune crainte : je prendrai soin de vous et de vos familles.» Par ces paroles affectueuses il les réconforta.
Ainsi Joseph et la famille de son père demeurèrent en Égypte. Joseph vécut cent dix ans. Il vit naître les enfants et les petits-enfants de son fils Éfraïm, et il adopta les enfants de son petits-fils Makir, fils de Manassé.
Un jour Joseph dit à ses frères : « Je vais bientôt mourir. Mais Dieu vous viendra certainement en aide. Il vous fera quitter l’Égypte pour vous conduire dans le pays qu’Il a promis à Abraham, Isaac et Jacob. Jurez-moi donc d’emporter mon corps avec vous, lorsque Dieu interviendra ainsi pour vous. »
Joseph mourut en Égypte à l’âge de cent dix ans. On enduisit son corps d’huile parfumées pour le conserver, et on le déposa dans un cercueil de pierre (Genèse 50 :15-26).
P/S
Jacob, était un homme
qui s’approchait de Dieu par la foi et avec crainte, il savait s’humilier
devant Dieu. Il était un homme fort, plein d’affection, travailleur
et toujours fervent dans la prière. Il a appris la discipline par
ce qu’il a souffert. Joseph, le jeune homme dont les rêves se sont
réalisés. Il a pardonné à ses frères
malgré le mal qu’ils lui ont fait, parce qu’il a compris le plan
de Dieu pour lui et sa famille. Il avait beaucoup d’affection pour son
père, car Dieu était avec lui. Il était un homme qui
savait résister à la tentation. Il était un grand homme
d’affaires et reconnaissait que Dieu était dans toutes les entreprises
de sa vie.