L'histoire de la prière
est
l'histoire de Dieu


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L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE DE…
MOÏSE

DIEU FAIT SORTIR ISRAËL D’ÉGYPTE

Les Israélites esclaves en Égypte

Plus tard, Joseph mourut ainsi que ses frères et toute cette génération. Par la suite, les Israélites eurent tant d’enfant qu’ils devinrent extrêmement nombreux et très forts. Le pays fut  rempli.

Un nouveau roi commença à régner sur l’Égypte, mais il ne savait rien de Joseph. Il dit à son peuple : «Voyez, les israélites forment un peuple plus nombreux et plus fort que nous. Il faut trouver un moyen pour limiter leur nombre. En cas de guerre, ils se joindraient à nos ennemis pour nous combattre et  quitter le pays. »

Les Égyptiens désignèrent alors des chefs de corvées pour accabler le peuple d’Israël en lui imposant certains travaux. C’est ainsi que les Israélites durent construire les villes de Pitom et Ramsès pour y entreposer les réserves  du Pharaon. Mais plus on les opprimait, plus ils devenaient nombreux et plus ils prenaient de place, si bien qu’on les redoutait. Les Égyptiens les traitèrent dure-ment, comme des esclaves ; ils leur rendirent la vie insupportable par un travail pénible : préparer l’argile, faire des briques, exécuter tous les travaux des champs. Bref, ils leur imposèrent sans pitié toutes sortes de corvées (Exode 1, 1-14)

LE PHARAON PERSÉCUTE LES ISRAÉLITES

Il y avait chez les Hébreux deux sages-femmes, dont l’une s’appelait Chifra et l’autre Poua. Le roi l’Égypte leur donna cet ordre : « Quand vous aiderez les femmes des Hébreux à accoucher, regardez bien l’enfant qui naît : si c’est un garçon, tuez-le, si c’est une fille, laissez-la  vivre. »

Mais les sages-femmes respectaient Dieu ; elles n’obéissaient pas au roi d’Égypte et laissèrent vivre les garçons. Alors le roi les convoqua et leur dit : « Pourquoi agissez-vous ainsi ? Pourquoi laissez-vous vivre les garçons ? » - « C’est que, répondirent-elles les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Égyptiennes. Elles sont vigoureuses et mettent leurs enfants au monde avant l’arrivée de la sage-femme.»

Ainsi les Israélites deviennent de plus en plus nom-breux et très forts. Et Dieu fit du bien aux sages-femmes en leur accordant des descendants, parce qu’elles Lui avaient obéi. Mais le Pharaon donna à tout son peuple l’ordre suivant : « Jetez dans le Nil tout garçon hébreux nouveau-né ! Ne laissez en vie que les filles ! » (Exode 1, 15-22).

NAISSANCE ET ENFANCE D MOÏSE

Un homme de la tribu de Lévi épousa une femme de la même tribu. La femme devint enceinte, puis mit au monde un garçon. Elle vit que l’enfant était beau et le cacha durant trois mois. Ensuite, ne pouvant plus le tenir caché, elle prit une corbeille en tiges de papyrus, la rendit étanche avec du bitume et de la poix, y déposa l’enfant et alla placer la corbeille parmi les roseaux au bord de Nil. La sœur de l’enfant se tint à quelque distance pour voir ce   qui lui arriverait.

Un peu plus tard, la fille du Pharaon descendit au Nil pour s’y baigner, tandis que ses suivantes se promenaient le long du fleuve. Elle aperçut la corbeille au milieu des roseaux et envoya  sa servante la prendre. Puis elle l’ouvrit et vit un petit garçon qui pleurait. Elle en eut pitié et s’écria : « C’est un enfant des Hébreux ! » La sœur de l’enfant demanda à la princesse : « Dois-je aller te cher-cher une nourrice chez les Hébreux pour qu’elle  allaite l’enfant ? » - « Oui », répondit-elle.

La fillette alla chercher la propre mère de l’enfant. La princesse dit à la femme : « Emmène cet enfant et allaite-le-moi.  Je te payerai pour cela. » La mère prit donc l’enfant et l’allaita.

Lorsque l’enfant fut assez grand, la mère l’amena à la princesse ; celle-ci l’adopta et déclara : « Puisque je l’ai tiré de l’eau, je lui donne le nom de Moïse. » (Exode 2 : 1-10)

MOÏSE DOIT FUIR AU PAYS DE MADIAN

Un jour, Moïse, devenu adulte, alla voir ses frères de race. Il fut témoin des corvées qui leur étaient imposées. Soudain il aperçut un Égyptien en train de frapper un de ses frères hébreux. Moïse regarda tout autour de lui et ne vit personne ; alors il tua l’Égyptien et enfuit le corps dans le sable. Il revint le lendemain et trouva deux Hébreux en train de se battre. Il demanda à celui qui avait tort : « Pourquoi frappes-tu ton compatriote ? » - « Qui t’a nommé chef pour juger nos querelles ? Répliqua l’homme. As-tu l’intention de me tuer comme tu as tué l’Égyptien ? »

Voyant que l’affaire était connue, Moïse eut peur. Le Pharaon lui-même en entendit parler et chercha à le faire mourir. Alors Moïse s’enfuit et alla se réfugier dans le pays de Madian. Là,  il  s’assit près d’un puits.

Le prêtre de Madian, Jéthro, avait sept filles. Elles vinrent puiser de l’eau et remplir les abreuvoirs pour donner à boire aux moutons et aux chèvres de leur père. Mais des bergers arrivèrent et chassèrent les jeunes filles. Alors Moïse prit leur défense et donna à boire à leur troupeau. Elles retournèrent chez leur père, qui leur demanda : « Pourquoi rentrez-vous si tôt aujourd’hui ? » - « Un Égyptien nous a protégées contre les bergers, répondirent-elles, et il a même puisé l’eau pour donner à boire à notre troupeau. » - « Où est donc cet homme ? Leur demanda le père. Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ici? Allez le chercher pour qu’il mange avec nous. »

Moïse accepta de s’installer chez cet homme. Jéthro   lui donna pour épouse sa fille Séfora. Celle-ci mit au monde un fils ; alors Moïse déclara : « Puisque je suis devenu un réfugié dans un pays étranger, je lui donne le nom de Guerchom, ce qui signifie ‘‘Réfugié-là’’. »

Longtemps après, le roi d’Égypte mourut. Les Israé-lites, du fond de leur esclavage, se mirent à gémir et à crier, et leur appel au secours monta jusqu’à Dieu. Dieu entendit leur plainte et Se souvint de Son Alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. Il regarda les Israélites et Se rendit compte de leur situation (Exode 2, 11-25).

DIEU CHOISIT MOÏSE POUR LIBÉRER ISRAËL

Moïse s’occupait des moutons et des chèvres de Jéthro, son beau-père, le prêtre de Madian. Un jour, après avoir conduit le troupeau au-delà du désert, il arriva à l’Horeb, la montagne de  Dieu. C’est là que l’Ange du Seigneur lui apparut dans une flamme, au milieu d’un buisson. Moïse aperçut en effet un buisson d’où sortait des flammes, mais sans que le buisson lui-même brûle. Il décida de faire un détour pour aller voir ce phénomène étonnant et découvrir pourquoi le buisson ne brûlait pas. Lorsque le Seigneur le vit faire ce détour, Il l’appela du milieu du buisson : «Moïse,  Moïse !» - « Oui ? Répondit-il. » - « Ne t’approche pas de ce  buisson, dit le Seigneur. Enlève tes sandales, car tu te trouves   dans un endroit saint. Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. »

Moïse se couvrit le visage, parce qu’il avait peur de regarder Dieu. Le Seigneur reprit : « J’ai vu comment on maltraite Mon peuple en Égypte ; J’ai entendu les Israélites crier sous les coups de leurs oppresseurs. Oui, Je connais leurs souffrances. Je suis donc venu pour les délivrer du pouvoir des Égyptiens, et pour les conduire d’Égypte vers un pays beau et vaste, vers un pays qui regorge de lait et de miel, le pays où habitent les Cananéens, les Hitites, les Amorites, les Perizites, les Hivites et les Jébusites. Puisque les cris des Israélites sont montés jusqu’à Moi et que J’ai même vu de quelle manière les Égyptiens les oppriment, Je t’envoie main-tenant vers le Pharaon. Va, et fais sortir d’Égypte Israël, Mon peuple. » (Exode 3 :1-10)

DIEU RÉVÈLE SON NOM À MOÏSE

Moïse répondit à Dieu : « Moi ? Je ne peux pas aller trouver le Pharaon et faire sortir les Israélites d’Égypte ! » - « Je serai avec toi, reprit Dieu. Et pour te prouver que c’est bien Moi qui t’envoie, Je te donne ce signe : Quand tu auras fait sortir les Israélites d’Égypte, tous ensemble vous Me rendrai un culte sur cette montagne-ci. » - « Bien ! Dit Moïse. Je vais donc aller trouver les Israélites et leur dire : ‘‘Le Dieu de vos ancêtres m’envoie vers vous’’. Mais ils me demanderont Ton  Nom. Que leur  répondrai-je ? »

Dieu déclara à Moïse : JE SUIS QUI JE SUIS. Voici donc ce que tu diras aux Israélites : JE SUIS m’a envoyé vers vous’’. Puis tu ajouteras : ‘‘C’EST LE SEIGNEUR qui m’a envoyé vers vous, LE DIEU de vos ancêtres, LE DIEU d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.’’ TEL EST MON NOM POUR TOUJOURS, LE NOM PAR LEQUEL LES HOMMES DE TOUS LES TEMPS POURRONT M’INVOQUER.

Maintenant, va rassembler les anciens d’Israël et dis-leur : Le Seigneur, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, m’est apparu. Il m’a dit qu’Il S’est penché sur votre situation en Égypte et qu’Il sait bien comment on vous y traite. Il a donc décidé de vous arracher à ce pays où l’on vous maltraite pour vous conduire dans le pays des Cananéens, des Hittites, des Amorites, des Periziotes, des Hivites et des Jébusites, pays qui regorge de lait et de miel.’’

     Les Israélites t’écouteront. Alors tu iras avec leurs anciens trouver le roi d’Égypte et vous lui direz : ‘‘Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, Notre Dieu, nous est apparu. Permets-nous d’aller à trois jours de marche dans le désert, pour Lui offrir des sacrifices.’’ Je sais bien que le roi ne vous laissera pas partir, à moins d’y être contraint. C’est pourquoi J’interviendrai avec puis-sance contre son pays par toutes sortes d’actions extraordinaires ; après quoi il vous laissera partir. J’amènerai même les Égyptiens à considérer votre peuple avec faveur, de telle sorte que, lorsque vous partirez, vous n’aurez pas les mains vides. Chaque femme Israélites demandera à toute Égyptienne habitant chez elle, ou dans le voisinage, des objets d’argent et d’or, ainsi que des vêtements ; vous en chargerez vos fils et vos filles, et vous dépouillerez ainsi les Égyptiens. » (Exode 3 :11-22)

DIEU RÉVÈLE SA PUISSANCE À MOÏSE

Moïse répondit au Seigneur : « Mais les Israélites ne voudront pas me croire ni m’obéir. Ils me diront : ‘‘Le Seigneur ne t’est pas apparu !’’ » - « Que tiens-tu à la main ? » demanda le Seigneur. – « Un bâton. » - « Jette-le à terre ! »

Moïse obéit. Le bâton se transforma en serpent. Moïse s’en écarta vivement, mais Le Seigneur lui dit : « Avance ta main et  saisis-le par la queue. »

Moïse avança la main et l’empoigna. Le serpent redevint un bâton dans sa main. Le Seigneur dit : « Voilà de quoi convaincre les Israélites que Je te suis apparu, Moi, le Dieu de leurs ancêtres, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Et maintenant, continua-t-Il, mets ta main sur ta poitrine. » Moïse obéit ; mais quand il retira sa main, il vit qu’elle était blanche comme la neige, couverte de lèpre. « Remets-la sur ta poitrine », ordonna   le  Seigneur.

Moïse obéit ; et quand il retira sa main, elle tait redevenue normale. Le Seigneur lui déclara : « Si les Israélites ne te croient pas et n’obéissent pas malgré le premier miracle, ils croiront à cause du second. Et s’ils persistent à ne pas croire et à ne pas t’obéir, malgré ces deux miracles, tu prendras de l’eau du Nil et tu la  verseras sur le sol : cette eau s’y transformera en sang. » (Exode 4 :1-9)

DIEU DÉSIGNE AARON COMME ADJOINT DE MOÏSE

Moïse dit au seigneur : « Ce n’est pas possible, Seigneur, je ne suis pas un orateur. Je ne l’ai jamais été, et je ne le suis pas davantage depuis que Tu me  parles. J’ai beaucoup trop de peine à m’exprimer. » Le Seigneur lui rétorqua : « Qui a donné une bouche à l’homme ? Qui peut le rendre muet ou sourd, voyant ou aveugle ? N’est-ce pas Moi le Seigneur ? Eh bien main-tenant, va. Je serai avec toi quand tu parleras, Je t’indiquerai ce que tu devras dires. » - « Je T’en supplie, Seigneur,  reprit  Moïse,  envoie  quelqu’un  d’autre ! »

Alors le Seigneur se mit en colère contre Moïse et lui dit : « Tu as un frère, Aaron le Lévite. Je sais qu’il est éloquent, lui, n’est-ce pas ? D’ailleurs, il est déjà en route pour venir te trouver. Dès qu’il te verra, il sera  plein de joie. Tu lui parleras, tu lui communiqueras ce qu’il devra dire. Moi-même Je serai avec chacun de vous quand vous parlerez et Je vous indiquerai ce que vous aurez à faire. C’est lui qui s’adressera au peuple à ta place : il sera ton porte-parole, et toi tu seras comme le dieu qui l’inspire. De plus, tu tiendras à la main ce bâton, qui te servira à faire des miracles. » (Exode 4 :10-17)

MOÏSE RETOURNE AUPRÈS DE SON PEUPLE

Moïse retourna vers Jéthro, son beau-père, et lui dit : « Il faut que je retourne vers mes frères de race en Égypte, pour voir s’ils sont encore en vie. » - « Va en paix », répondit Jéthro.

Le Seigneur dit alors à Moïse, dans le pays de  Madian : « Oui, retourne en Égypte, car tous ceux qui en voulaient à ta vie sont mort. »

Moïse prit donc sa femme et ses fils, les installa sur  son âne et partit pour l’Égypte ; il tenait en main le bâton que Dieu lui avait dit de prendre. Le Seigneur lui dit encore : « Je t’ai rendu capable de faire toutes sortes de prodiges. Quand tu seras de retour en Égypte, tu auras  soin de les réaliser devant le Pharaon. Moi, Je l’inciterai à s’obstiner et à ne pas laisser partir les Israélites. Alors tu lui diras : Voici ce que déclare le Seigneur : ‘‘Le peuple d’Israël est Mon fils, Mon fils aîné. Je t’ai ordonné de le laisser partir pour qu’il puisse Me rendre un culte, mais tu as refusé. C’est pourquoi Je vais faire mourir ton  propre  fils  aîné.’’ »

Pendant le voyage, une nuit à l’étape, le Seigneur S’approcha de Moïse, cherchant à le faire mourir. Aus-sitôt Séfora prit un caillou tranchant, coupa le prépuce de son fils et en toucha le sexe de Moïse, en lui disant : ‘‘Ainsi tu es pour moi un époux de sang.’’ Alors le Seigneur S’éloigna de Moïse. Séfora avait dit ‘‘époux de sang’’ à cause de la circoncision.

Le Seigneur dit à Aaron : « Va dans le désert, à la rencontre de Moïse. » Aaron partit, trouva son frère à la montagne de Dieu et l’embrassa. Moïse lui communiqua le message dont le Seigneur l’avait chargé et décrivit les miracles qu’Il lui avait ordonné de faire. Ensuite ils allèrent ensemble réunir tous les anciens d’Israël. Aaron leur transmit le message que le Seigneur avait confié à Moïse, et accomplit les miracles devant les Israélites. Ceux-ci furent convaincus, ils comprirent que le Seigneur avait vu comment on les maltraitait et qu’Il intervenait pour les sauver. Alors ils s’inclinèrent jusqu’à terre pour L’adorer (Exode 4, 18-31)

MOÏSE ET AARON CHEZ LE PHARAON

Après ces événements, Moïse et Aaron allèrent trouver le Pharaon et lui dirent : « Voici ce qu’ordonne le  Seigneur Dieu d’Israël :‘‘Laisse partir Mon peuple,  pour qu’il aille célébrer une fête en Mon honneur dans le désert.’’ » Le Pharaon répondit : « Qui est Ce Seigneur à qui je devrais obéir en laissant partir les Israélites ? Je ne Le connais pas et je ne vous laisserai pas partir! »

Moïse et Aaron reprirent : « Le Dieu des Hébreux, le Seigneur Notre Dieu, nous est apparu. Permets-nous donc d’aller à trois jours de marche dans le désert pour Lui offrir des sacrifices. Sinon Il pourrait nous faire mourir  par la peste ou par la guerre. » - « Moïse et Aaron, déclara le roi d’Égypte, pourquoi poussez-vous les Israélites à négliger leur ouvrages ? Retournez à votre travail. Main-tenant que ces gens sont nombreux, vous voudriez leur faire interrompre leurs activités ? (Exode 5,1-5)

LE PHARAON AUGMENTE LE TRAVAIL DES ISRAÉLITES

Ce même jour, le Pharaon donna l’ordre suivant aux Égyptiens, chefs de corvées, et aux contremaîtres Israélites : « Contrairement à ce que vous faisiez précédemment, ne fournissez plus de paille aux Israélites pour la fabrication des briques. Ils iront eux-même en chercher. Mais vous exigerez qu’ils fabriquent le même nombre de briques qu’auparavant ; vous n’admettrez pas de réduction. Ce sont des paresseux ! C’est pour cela qu’ils réclament le droit d’aller offrir des sacrifices à leur Dieu. Dès qu’ils seront surchargés de travail, ils seront trop occupés pour  penser à ces histoires mensongères. »

Les chefs de corvées et les contremaîtres sortirent du palais et allèrent dire aux Israélites : « Voici ce qu’a décidé le Pharaon: On ne vous fournira plus de paille. Allez vous-mêmes en chercher où vous pourrez en trouver. Et sachez qu’il n’y aura pas de déduction sur le nombre exigé  de  briques. »

Alors les Israélites se dispersèrent dans toute l’Égypte pour ramasser la paille dont ils avaient besoin. Les chefs de corvées les harcelaient en disant : ‘‘Achevez votre ouvrage ! Vous produirez chaque jour la quantité exigée, comme quand on vous fournissait la paille !’’ Ils frappaient même les contremaîtres Israélites qu’ils avaient désignés, et leur disaient : ‘‘Pourquoi, ces derniers jours, n’avez-vous pas fourni le nombre convenu de briques comme  auparavant ?’’

Les contremaîtres vinrent se plaindre au Pharaon : « Majesté, pourquoi nous traites-tu ainsi ? Lui demandèrent-ils. On ne nous fournit plus de paille et on nous ordonne pourtant de faire des briques. On nous frappe même. Ton peuple a tort ! » - « Vous n’êtes que des paresseux, oui, des paresseux, répliqua le Pharaon. C’est pour cela que vous dites : ‘‘Allons offrir des sacrifices au Seigneur !’’ Eh bien maintenant, allez à votre travail. On ne vous fournira plus de paille, mais vous fournirez le nombre imposé de  briques. »

Les contremaîtres des Israélites virent qu’ils se trou-vaient dans une situation difficile, puisqu’on leur disait : ‘‘Pas de réduction de nombre de briques ! Vous produirez chaque jour la quantité exigée !’’ Au moment où ils sortaient de chez le Pharaon, ils interpellèrent Moïse et  Aaron, qui les attendaient, en leur disant : « Que le Sei-gneur constate ce que vous avez fait et qu’Il vous condamne ! A cause de vous, le Pharaon et ses ministres nous détestent. Vous leur avez fourni une arme pour nous tuer ! »

Une fois encore, Moïse s’adressa au Seigneur : « Ô Seigneur, dit-il, pourquoi as-Tu fait du mal à ce peuple ? Pourquoi m’as-Tu envoyé ici ? Depuis que je suis allé parler au Pharaon de Ta part, il maltraite les Israélites, et Toi Tu ne fait rien pour sauver Ton peuple ! »

Le Seigneur lui répondit : « C’est maintenant que tu vas voir ce que Je ferai au Pharaon ! Contraint par Ma poigne, il laisser partir les Israélites ; contraint par Ma poigne, il va même les chasse de son pays! » (Exode 5, 6-23 et Exode 6, 1)

DIEU PROMET À MOÏSE DE DÉLIVRER ISRAËL

Dieu dit encore à Moïse : Je suis LE SEIGNEUR. Je Me suis manifesté autrefois à Abraham, à Isaac et à Jacob sous LE NOM DE DIEU TOUT-PUISSANT, mais ils ne savaient pas que Je M’appelle aussi LE SEIGNEUR. J’ai conclu une alliance avec eux, j’ai promis de leur donner le pays de Canaan dans lequel ils séjournaient comme étrangers. Maintenant J’ai entendu les Israélites gémir sous le poids de l’esclavage que les Égyptiens leur imposent, et Je Me suis souvenu de Mon Alliance avec eux. C’est pourquoi Je t’ordonne de leur dire ceci de Ma part : ‘‘Je suis le Seigneur ! Je vais vous arracher aux travaux forcés et vous délivrer de l’esclavage auquel les Égyptiens vous ont soumis. Grâce à Ma Puissance irré-sistible, Je les punirai de manière exemplaire et Je vous libérerai. Je ferai de vous Mon peuple, et Je serai Votre Dieu. Vous saurez que c’est Moi, le Seigneur Votre Dieu, qui vous arrache aux travaux forcés d’Égypte. Je vous conduirai ensuite dans  le pays que J’ai solennellement promis à Abraham,  Isaac et à Jacob, et Je vous le  donnerai en possession. C’est Moi, le Seigneur, qui vous l’affirme.’’ »

Moïse rapporta ces Paroles aux Israélites, mais ils ne l’écoutèrent pas, tant ils étaient accablés par leur dur esclavage.

Le Seigneur S’adressa de nouveau à Moïse : « Va parler au Pharaon, le roi d’Égypte, lui dit-il, pour qu’il laisse partir les Israélites de son pays. » Moïse Lui répondit : « Même les Israélites ne m’ont pas écouté ! Pourquoi donc le Pharaon m’écouterait-il, moi qui sais si mal m’exprimer ? » Alors le Seigneur ordonna à Moïse et à Aaron d’aller ensemble trouver les Israélites et le Pharaon, pour que les Israélites puissent quitter l’Égypte (Exode 6 :2-13).

DIEU RENOUVELLE SA PROMESSE À MOÏSE

Le jour où le Seigneur adresse la Parole à Moïse, en Égypte, Il lui dit : Je suis le Seigneur ! Va rapporter au Pharaon, roi d’Égypte, tout ce que Je te dis Moi-même. » Mais Moïse Lui répondit: « Je sais si mal m’exprimer ! Jamais le pharaon ne m’écoutera ! » (Exode 6 :28-30)

Alors le Seigneur lui déclara : « Écoute, Je t’investis d’une autorité divine vis-à vis du Pharaon ; et ton frère Aaron sera ton porte-parole. Tu transmettras à ton frère ce que Je t’indiquerai ; c’est lui qui parlera au Pharaon, afin qu’il laisse partir les Israélites de son pays. Cependant, Je rendrai le roi inflexible ; malgré les grands et nombreux prodiges que Je réaliserai dans son pays, il ne vous écoutera pas. Alors Je ferai sentir Ma Puissance à l’Égypte par des châtiments exemplaires, et Je conduirai Mon peuple, les Israélites, en bon ordre hors de ce pays. Les Égyptiens découvriront que Je suis le Seigneur, lorsque J’étendrai Mon bras contre eux pou faire sortir les Israélites de leur pays.

Moïse et Aaron agirent exactement comme le Seigneur le leur avait ordonné. Moïse avait quatre-vingts ans et Aaron quatre-vingt- trois lorsqu’ils allèrent parler au Pharaon (Exode 7, 1-7).

LE PHARAON REFUSE D’ÉCOUTER MOÏSE ET AARON.

Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron : « Si le Pharaon vous demande de réaliser un prodige, toi, Moïse, tu diras à Aaron de prendre son bâton et de le jeter à terre devant le roi. Le bâton se transformera alors en serpent. »

Moïse et Aaron allèrent trouver le pharaon et agirent selon les ordres du Seigneur : Aaron jeta son bâton à terre devant le Pharaon et ses ministres, et le bâton se trans-forme en serpent.  Le roi fit venir les sages et les sorciers d’Égypte ; grâce à leur pouvoir magique, ils réalisèrent la même chose : chacun d’eux jeta son bâton à terre, et les bâtons se changèrent en serpents. Toutefois, le bâton d’Aaron engloutit les leurs. Pourtant, comme le Seigneur l’avait annoncé, le Pharaon, obstiné, ne tint pas compte de la requête de Moïse et d’Aaron (Exode 7 :8-13)

PREMIER FLÉAU :  L’EAU CHANGÉE EN SANG

Le Seigneur dit à Moïse : « Le Pharaon s’entête et refuse de laisser partir les Israélites. Va donc le trouver au petit matin, au moment où il descend au bord du  fleuve. Tu te tiendras devant lui sur la rive du Nil ; tu  auras dans ta main le bâton qui a été transformé en serpent. Tu déclareras au roi : ‘‘Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, m’a envoyé te dire : ‘Laisse partir Mon peuple pour qu’il puisse Me rendre un culte dans le désert’. Mais toi, jusqu’à présent, tu n’as rien voulu entendre. C’est pourquoi le Seigneur affirme que, cette fois-ci, tu vas reconnaître qui Il Est. Au moyen de ce bâton, je vais frapper l’eau du Nil, et elle se transformera en sang. Les poissons crèveront et le fleuve deviendra si infect que les Égyptiens ne pourront plus en boire l’eau.’’ »

Le Seigneur dit encore à Moïse : « Ordonne à Aaron de prendre son bâton et d’étendre le bras en direction de tous les cours d’eau d’Égypte, les rivières, les canaux, et même les étangs, afin que leur eau devienne du sang. Il y aura ainsi du sang dans tout le pays, jusque dans les récipients de bois ou de pierre. »

Moïse et Aaron firent ce que le Seigneur leur avait ordonné : en présence du Pharaon et de ses ministres, Aaron leva son bâton et frappa l’eau du Nil, et toute cette eau fut transformée en sang.  Les poissons crevèrent et le fleuve devint si infect que les Égyptiens ne purent plus en boire l’eau. Partout dans le pays, il y avait du sang.

Les magiciens égyptiens accomplirent le même prodige grâce à leur pouvoir. Alors, comme le Seigneur l’avait annoncé, le Pharaon, obstiné, ne tint pas compte de la requête de Moïse et d’Aaron. Il leur  tourna le dos et rentra chez lui sans se préoccuper davantage de cette affaire. Tous les Égyptiens se mirent à creuser des trous aux abords du Nil pour trouver de l’eau potable, car l’eau du fleuve était imbuvable.

    Sept jours s’écoulèrent après que le Seigneur eut frappé le  Nil de ce fléau (Exode 7 :14-25)

DEUXIÈME FLÉAU :  LES GRENOUILLES

Ensuite le Seigneur dit à Moïse : « Va trouver le Pharaon et déclare-lui : ‘‘Le Seigneur t’ordonne de laisser partir son peuple pour qu’il puisse Lui rendre un culte. Si tu refuses, Il provoquera une invasion de Grenouilles dans tout ton territoire : elles pulluleront dans le Nil, elles le quitteront pour entrer dans ton palais, dans ta chambre à coucher, dans ton lit même ; elles pénétreront dans les maisons de tes ministres et dans celles de ton peuple, ainsi que dans les fours et dans les pétrins ; elles iront jusqu’à grimper sur toi, sur tes ministres et sur tous les membres de ton peuple.’’ » (Exode 7 :26-29)

Le Seigneur dit encore à Moïse : « Ordonne à Aaron de tendre le bras et de diriger son bâton vers les rivières, les canaux et les étangs, afin que les grenouilles envahissent l’Égypte. »

Aaron tendit son bras en direction des cours d’eau d’Égypte. Des grenouilles en sortirent et recouvrirent le pays. Les magiciens égyptiens accomplirent le même prodige grâce à leur pouvoir : eux aussi firent sortir des grenouilles partout dans le pays. Le Pharaon convoqua Moïse et Aaron et leur dit : « Implorez le Seigneur pour qu’Il nous débarrasse de ces grenouilles, moi et mon peuple. Je laisserai ensuite les Israélites aller Lui offrir  des  sacrifices. »

Moïse lui répondit : « A toi l’honneur de fixer le moment où je dois prier Dieu pour toi, pour tes ministres et pour ton peuple; je Lui demanderai d’exterminer les grenouilles qui sont chez toi et dans tes palais. Il n’en restera dès lors que dans le Nil. » - « Fais-le demain », demanda le roi. « Bien ! dit Moïse. Je ferai comme tu le demandes, afin que tu saches que personne n’est comparable au Seigneur Notre Dieu. Les grenouilles se retirèrent de chez toi, vous en serez débarrassés, toi, tes ministres et ton peuple. Il n’en restera que dans le Nil. »

Moïse et Aaron quittèrent le Pharaon. Moïse pria le Seigneur de délivrer le Pharaon de l’invasion de grenouilles qu’Il avait infligée. Le Seigneur fit ce que Moïse Lui demandait : les grenouilles moururent dans les maison, dans les cours et dans les champs. On en fit des tas innombrables, et le pays en fut infecté.

Lorsque le Pharaon vit qu’il y avait un temps de répit,  il  s’entêta, comme le Seigneur l’avait annoncé, à ne pas tenir compte de la requête de Moïse et d’Aaron (Exode 8 :1-11)

TROISIÈME FLÉAU :  LES MOUSTIQUES

Le Seigneur dit à Moïse : « Ordonne à Aaron d’étendre son bâton et de frapper la poussière du sol, afin qu’elle se transforme en moustiques dans toute l’Égypte. »

Moïse et Aaron obéirent : Aaron étendit le bras et, de son bâton, frappa la poussière du sol ; celle-ci se changea en moustiques qui couvrirent hommes et bêtes. Partout dans le pays, la poussière fut transformée en moustiques. Les magiciens égyptiens reconnurent à leur pouvoir pour chasser les moustiques, mais ils ne réussirent pas ; les moustiques continuèrent de s’attaquer aux hommes et aux bêtes. Alors les magiciens dirent au Pharaon : «C’est la Puissance de Dieu qui est à l’œuvre ! »

Pourtant, comme le Seigneur l’avait annoncé, le Pharaon, obstiné, ne tint pas compte de la requête de Moïse et d’Aaron (Exode 8 :12-15)

QUATRIÈME FLÉAU :  LES MOUCHES PIQUANTES

Le Seigneur dit à Moïse : « Demain, lève-toi de bon matin et va te présenter devant le Pharaon au moment où il descend au bord du fleuve. Tu lui diras : ‘‘Le Seigneur t’ordonne ceci : ‘Laisse partir Mon peuple, pour qu’il puisse Me rendre un culte. Si tu ne le laisse pas partir, Je provoquerai une invasion de mouches piquantes sur toi, sur tes ministres, sur ton peuple et dans tes palais. Elles rempliront les maisons d’Égypte et couvriront le sol du pays. Cependant, ce jour-là, Je ferai une exception pour la région de Gochen où habite Mon peuple : on n’y trouvera aucune de ces mouches piquantes. Ainsi tu reconnaîtras que Moi, le Seigneur, Je suis présent même dans ton pays. Je préserverai Mon peuple du malheur qui frappera le tien. Ce prodige se réalisera demain’.’’ »

Le Seigneur agit comme Il l’avait annoncé : ‘‘Le Seigneur T’ordonne ceci : ‘Laisse partir Mon peuple, pour qu’il puisse me rendre un culte. Si tu ne le laisses pas partir, Je provoquerai une invasion de mouches piquantes sur toi, sur tes ministres, sur ton peuple et dans tes palais. Elles rempliront les maisons d’Égypte et couvriront le sol du pays. Cependant, ce jour-là, Je ferai une exception pour la région de Gochen où habite Mon peuple : on n’y trouvera aucune de ces mouches piquantes. Ainsi tu reconnaîtras que Moi, le Seigneur, Je suis présent même dans ton pays. Je préserverai Mon peuple du malheur qui frappera le tien. Ce prodige se réalisera demain’.’’ »

Le Seigneur agit comme Il l’avait annoncé : des mouches piquantes envahirent en masse le palais du Pharaon, les maisons de ses ministres et toute l’Égypte. Le pays en fut ravagé. Le Pharaon convoqua Moïse et Aaron et leur dit : « Allez offrir des sacrifices à Votre Dieu, mais faites-le dans le pays ! » - « Non, répondit Moïse, nous ne pouvons pas agir ainsi, car les sacrifices que nous offrons au Seigneur Notre Dieu inspirent de l’horreur aux Égyptiens. S’ils nous voyaient offrir de tels sacrifices, à coup sûr ils nous lanceraient des pierres. Nous devons aller à trois jours de marche dans le désert, et là nous offrirons au Seigneur Notre Dieu les sacrifices qu’Il nous indiquera. » - « Bon, déclara le Pharaon, je vais vous laisser aller offrir vos sacrifices au Seigneur Votre Dieu dans le désert. Mais n’allez pas trop loin, et priez pour moi. » Moïse reprit : « Dès que je t’aurai quitté, j’invoquerai le Seigneur. Demain Il vous débarrassera de ces mouches, toi, tes ministres et ton peuple. Seulement il ne faudra pas que tu te moques de nous et que tu empêches de nouveau les Israélites d’aller Lui offrir des sacrifices. »

Moïse quitta le Pharaon et implora le Seigneur. Le Seigneur fit ce que Moïse Lui demandait : Il débarrassa le Pharaon, ses ministres et son peuple de toutes les mouches ; il n’en resta plus une seule. Alors, une fois de plus, le Pharaon s’entêta et refusa de laisser partir les Israélites (Exode 8 :16-28).

CINQUIÈME FLÉAU :  LA PESTE DU BÉTAIL

Le Seigneur dit à Moïse : « Va trouver le Pharaon et déclare-lui : ‘‘Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, t’ordonne de laisser partir Son peuple pour qu’il puisse Lui rendre un culte.  Si tu refuse, si tu persistes à le  retenir, le Seigneur interviendra contre tes troupeaux qui paissent dans la campagne : une violente épidémie de peste s’abattra sur tes chevaux, tes ânes, tes chameaux. Tes boeufs, tes moutons et tes chèvres. Mais le Seigneur saura distinguer entre les troupeaux des Israélites et ceux des Égyptiens ; aucune des bêtes appartenant aux  Israélites ne mourra !’’ » De plus le Seigneur indiquera le moment fixé en disant : « C’est demain que Je réali-serai ce prodige en Égypte. »

Le lendemain donc, le Seigneur accomplit ce qu’Il avait annoncé : tous les troupeaux des Égyptiens furent anéantis, mais aucune bête des Israélites ne mourut. Le Pharaon s’informa et apprit qu’il n’y avait pas une seule bête morte dans les troupeaux des Israélites. Malgré cela, il s’entêta et ne laissa pas parti les Israélites (Exode 9 :1-7).

SIXIÈME FLÉAU :  LES ULCÈRES

Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron : « Prenez quelques poignées de suie d’un fourneau. Moïse la lancera en l’ai en présence du Pharaon. Cette suie retombera en poussière sur l’Égypte. Partout dans le pays, elle produira sur les hommes et les bêtes des furoncles évoluant en ulcères.

( Furoncle, veut dire : infection aiguë et suppurée d’un follicule pilo-sébacé par un staphylocoque.
Pilo-sébacé, veut dire : relatif au poil et à la glande sébacée qui lui est annexée.
Staphylocoque, veut dire : bactérie de forme arrondie, dont les individus sont groupés en forme de grappe, abondante dans la nature et vivant sur la peau et les muqueuses )

Moïse et Aaron prirent de la suie et allèrent trouver le Pharaon. Moïse la lança en l’ai. Elles provoqua sur les hommes et les bêtes des furoncles évoluant en ulcères. Les magiciens égyptiens ne purent pas se présenter devant Moïse à cause de ces furoncles ; en effet, ils en étaient couverts, comme les autres Égyptiens. Le Seigneur incita le Pharaon à s’obstiner ; comme le Seigneur l’avait annoncé à Moïse, le Pharaon ne tint pas compte de la requête de Moïse et d’Aaron (Exode 9 :8-12).

SEPTIÈME FLÉAU : LA GRÊLE

Le Seigneur dit à Moïse : « Demain, lève-toi de bon matin, va te présenter devant le Pharaon et déclare-lui : ‘‘Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, t’ordonne ceci : ‘Laisse partir Mon peuple pour qu’il puisse Me rendre un culte. En effet, cette fois-ci, Je suis décidé à infliger toutes sortes de fléaux à toi, à tes ministres et à ton peuple, afin que tu saches que personne sur terre n’est comparable à Moi. Si J’avais tendu le bras pour vous frapper de la peste, toi et ton peuple, vous auriez disparu de la surface de la terre. Mais Je t’ai laissé subsister afin de te montrer Ma Puissance et pour que Ma renommée se répandre sur toute la terre. Malgré cela, tu continues de traiter Mon peuple avec mépris, en refusant de le laisser partir. C’est pourquoi demain à pareille heure, Je vais faire éclater un violent orage de grêle, tel qu’il n’y en a encore jamais eu depuis que l’Égypte existe.’ Maintenant donc, continua Moïse, fais mettre à l’abri tes troupeaux et tout ce qui t’appartient dans la campagne. Si des gens ou des bêtes ne se mettent pas à l’abri, mais restent aux champs, ils mourront sous l’averse de grêle.’’ »

Certain ministre du roi prirent au sérieux l’avertis-sement du Seigneur et ordonnèrent à leurs serviteurs de se réfugier en lieu sûr avec les troupeaux. D’autres, au contraire, ne se soucièrent pas de cet avertissement et laissèrent leurs serviteurs dans les champs avec les troupeaux.

Le Seigneur dit à Moïse : « Lève ton bras vers le ciel ! Que la grêle s’abatte sur toute l’Égypte, sur les hommes, sur les bêtes et sur toutes les cultures du pays. »

Moïse leva son bâton vers le ciel. Le Seigneur déchaîna le tonnerre et la grêle : la foudre s’abattit d’abord sur le sol, puis le Seigneur envoya la grêle sur le pays. Dans toute leur histoire, les Égyptiens n’avaient jamais vu un si violent orage de grêle, accompagné d’une telle foudre. Dans l’ensemble du pays, la grêle frappa tous ceux qui se trouvaient dans les champs, hommes ou bêtes; elle hacha les cultures et brisa les arbres. Seule la région de Gochen où habitaient les Israélites fut épargnée. Le Pharaon convoqua Moïse et Aaron et leur déclara : « Cette fois, j’ai eu tort. C’est mon peuple et moi qui sommes coupables ; le Seigneur, Lui, agit avec justice. Implore-Le en ma faveur, pour que cessent le tonnerre et la grêle. Je vais vous laisser partir, je ne vous retiendrai plus. »

Moïse lui répondit : « Dès que je serai sorti de la ville, je lèverai les mains vers le Seigneur pour Le prier. Le tonnerre et la grêle cesseront, afin que tu saches que la terre appartient au Seigneur. Pourtant je sais que toi et tes ministres, vous n’aurez pas encore une véritable crainte du Seigneur Dieu. »

Le lin et l’orge avaient été anéantis, car l’orge était en épis et le lin en fleurs. Par contre le blé et l’épeautre, céréales plus tardives, n’avait pas subi de dommages.

Moïse quitta le Pharaon et sortit de la ville. Il leva les mains vers le Seigneur et Le pria. Alors le tonnerre se tut, la grêle et la pluie cessèrent de tomber.

Le Pharaon, voyant que la pluie, la grêle et le tonnerre avaient cessé, commit la même faute qu’auparavant : lui et ses ministres s’entêtèrent de nouveau. Comme le Seigneur l’avait annoncé par l’intermédiaire de Moïse, le Pharaon refusa obstinément de laisser partir les  Israélites (Exode 9 :13-35).

HUITIÈME FLÉAU :  LES SAUTERELLES

Le Seigneur dit à Moïse : « Va chez le Pharaon. C’est Moi qui ai rendu le roi et ses ministres entêtés à ce point, afin de pouvoir réaliser tous ces prodiges au milieu d’eux. Ainsi tu pourras raconter à tes enfants et à tes petits-enfants comment J’ai traité les Égyptiens en accomplissant tous ces prodiges dans leur pays. Vous saurez de cette manière que Je suis le Seigneur. »

Moïse et Aaron allèrent trouver le Pharaon et lui dirent : « Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, te demande : ‘‘Vas-tu longtemps encore refuser de te soumettre à Moi ? Laisse partir Mon peuple, afin qu’il puisse Me rendre un culte ! Si tu refuses, J’enverrai demain les sauterelles dans ton territoire : elles recouvriront complètement le sol, de sorte qu’on ne le verra plus ; elles dévoreront le peu de cultures que la grêle n’a pas anéanties, elles ne laisseront rien sur les arbres qui poussent dans la campagne. Elles rempliront tes palais, les maisons de tes ministres et celles de tous les Égyptiens. Ce sera un fléau tel qu’on n’en a jamais  vu depuis le temps de vos ancêtres jusqu’à ce jour.’’ »

Moïse quitta alors le Pharaon et s’en alla. Les ministres dirent au roi : « Jusqu’à quand cet individu va-t-il nous causer des malheurs ? Laisse donc partir les hommes d’Israël pour qu’ils aillent rendre un culte au Seigneur leur Dieu ! Ne comprends-tu pas encore que l’Égypte court à sa perte ? »

On rappela Moïse et Aaron auprès du Pharaon, qui leur dit : «Vous pouvez aller rendre un culte au Seigneur Votre Dieu. Mais quels sont ceux qui partiront ? »

Moïse déclara : « Nous partirons tous, jeunes gens et vieillards, hommes et femmes, avec nos moutons, nos chèvres et nos boeuf, car nous devons célébrer une fête en l’honneur du Seigneur.»

Le Pharaon répliqua avec ironie :  « Que le Seigneur soit avec vous ! Je vais sûrement vous autoriser à partir avec vos familles ! Il est clair que vous avez de mauvaises intentions. Ce que vous proposez est inadmissible. Seul les hommes iront rendre un culte au Seigneur, c’est tout ce que vous pouvez demander. » Et  on  les  expulsa  de  chez  le  Pharaon.

Le seigneur dit alors à Moïse : « Étends ton bras sur l’Égypte pour y faire venir les sauterelles ; elles dévoreront toutes les plantes que la grêle a épargnées !

Moïse étendit son bâton sur l’Égypte, et le Seigneur envoya sur le pays un vent d’Est qui souffla tout le jour et toute la nuit.  Au matin, le vent avait amené les sauterelles. Elles se répandirent dans toute l’Égypte et se posèrent partout. Elles étaient innombrables : jamais auparavant on n’en avait vu autant et jamais dans la suite on n’en reverra pareille quantité. Elles couvraient la surface du sol, qui paraissait tout sombre. Elles dévorèrent l’herbe et les  fruits que la grêle avait épargnés, de sorte que dans tout le pays il ne resta aucune verdure, ni sur les arbres ni dans les champs.

En toute hâte, le Pharaon convoqua Moïse et Aaron, et déclara: « Je suis coupable envers le Seigneur Votre Dieu et envers vous-mêmes ! Pardonnez-moi donc ma faute cette fois-ci encore, et priez le Seigneur Votre Dieu qu’Il veille bien me préserver de cette terrible calamité. »

Moïse quitta le Pharaon et pria le Seigneur. Le Sei-gneur fit alors souffler un violent vent d’Ouest qui emporta les sauterelles et les jeta dans la mer des Roseaux. Il n’en resta pas une seule dans tout le territoire d’Égypte. Pourtant le Seigneur incita le Pharaon à s’obstiner, de sorte qu’il ne laisse pas partir les Israélites (Exode 10 :1-20).

NEUVIÈME FLÉAU :  L’OBSCURITÉ

Le Seigneur dit à Moïse : « Lève ton bras vers le ciel ! Que l’obscurité se répande sur l’Égypte’ une obscurité si épaisse qu’on puisse l toucher. »

Moïse leva son bras vers le ciel. Alors une obscurité totale régna pendant trois jours sur l’Égypte. Durant ces trois jours, les Égyptiens furent incapables de se voir les uns les autres, si bien que personne ne bougea de chez soi. Par contre, il faisait clair dans la région où les Israélites habitaient. Le Pharaon convoqua Moïse et lui dit : « Vous pouvez allez rendre un culte au Seigneur. Vous pouvez même emmener vos familles. Seul vos moutons, vos chèvres et vos boeuf doivent demeurer ici. » - « Pas du tout, déclara Moïse. Tu nous remettras toi-même des bêtes que nous pourrons offrir au Seigneur Notre Dieu en sacrifice de communion et en sacrifices complets. En plus, nous emmènerons nos troupeaux ; pas une seule de nos bêtes ne restera ici. Nous devrons aussi en offrir un certain nombre au Seigneur Notre Dieu, mais nous ne saurons pas lesquelles avant d’être arrivés sur place. »

Le Seigneur incita le Pharaon à s’obstiner, de sorte qu’il ne voulut pas les laisser partir. Il dit à Moïse : « Sort d’ici ! Prends garde de ne plus reparaître devant moi ! Si jamais tu reviens chez moi, tu mourras ! » - « Bien ! répondit Moïse. Comme tu l’as dit, je ne reparaîtrai plus devant toi. » (Exode 10 :21-29)

ANNONCE DU DERNIER FLÉAU

Le Seigneur dit à Moïse : « Je vais infliger un dernier fléau au Pharaon et aux Égyptiens. Après cela, il vous laissera partir, il vous chassera même définitivement d’ici. Parle donc aux Israélites, que chaque homme demande à son voisin, chaque femme à sa voisine, des objets d’or ou d’argent.

Le Seigneur amena les Égyptiens à considérer les Israélites avec faveur. D’ailleurs, Moïse lui-même était un personnage très respecté en Égypte, tant par les ministres du Pharaon que par la population.

Moïse dit au Pharaon : « Voici ce que déclare le Seigneur : ‘‘Vers minuit, Je passerai à travers l’Égypte. Tous les premiers-nés de ce pays vont mourir, aussi bien ton fils aîné, à toi qui règnes, que le fils aîné de la servante qui moud le blé, et que les premiers-nés du bétail. Alors dans toute l’Égypte retentiront de grands cris, tels qu’on n’en a jamais entendu et qu’on n’en entendra plus jamais. Mais chez les Israélites, on n’entendra même pas un chien gronder contre un homme ou une bête. Ainsi  vous saurez que Moi, le Seigneur, Je fais la différence entre les Égyptiens et les Israélites.’’ A ce moment-là, continua Moïse, tous tes ministres que voici viendront se jeter à genoux devant moi et me diront : ‘‘Va-t’en, toi et ton peuple !’’ Je m’en irai aussitôt. » Et Moïse, très en colère, sortit de chez le Pharaon.

Le Seigneur lui dit encore : « Si le Pharaon ne veut  pas vous écouter, c’est pour que je puisse multiplier Mes prodiges dans son pays. »

Or Moïse et Aaron avaient déjà accompli un grand nombre de prodiges sous les yeux du Pharaon, mais le Seigneur l’avait rendu si obstiné qu’il n’avait pas laisser partir les Israélites de son pays. (Exode 11 :1-10)

LA FÊTE DE LA PÂQUE

Le Seigneur dit à Moïse et Aaron, en Égypte : « Le mois actuel devra marquer pour vous le début de l’année, ce sera le premier mois. Allez dire au peuple d’Israël : le dixième jour de ce mois, procurez-vous un agneau ou un chevreau par famille ou par maison. Si une famille est trop petite pour consommer toute une bête, on s’entendra avec une famille voisine, selon le nombre de personne qu’elle compte ; puis on choisira la bête d’après ce que chacun peut manger. L’agneau ou le chevreau qu’on prendra sera un mâle d’un an, sans défaut. On le gardera jusqu’au quatorzième jour du mois ; le soir de ce jour, dans tout le peuple d’Israël, on égorgera la bête choisie. On prendra de son sang pour en badigeonner les deux montants et la poutre supérieure de la porte d’entrée, dans chaque maison où l’un de ces animaux sera mangé. On rôtira cette viande puis, pendant la nuit, on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères. On ne mangera pas de viande crue ou bouillie, seulement de la viande d’un animal rôti tout entier, avec tête, pattes et abats. On n’en gardera rien pour le lendemain. S’il en reste quelque chose le matin, on le brûlera. Voici dans quelle tenue on mangera ce repas : les vêtements serrés à la ceinture, les sandales aux pieds et le bâton à la main. On mangera rapidement. Telle sera la Pâque, célébrée pour Moi, le Seigneur.

« Pendant cette nuit, Je passerai à travers l’Égypte et Je ferai mourir tous les premiers-nés du pays, ceux des hommes comme ceux des bêtes. J’exécuterai ainsi Ma sentence contre les dieux de l’Égypte, Moi qui suis le Seigneur. Mais sur les maisons où vous vous tiendrez, le sang sera pour vous un signe protecteur ; Je le verrai  et Je passerai sans M’arrêter chez vous. Ainsi vous échapperez au fléau destructeur, lorsque Je punirai l’Égypte.

« D’âge en âge vous commémorerez cet événement par une fête solennelle pour M’honorer, Moi, le Seigneur : ce sera pour vous une règle irrévocable (Exode 12 :1-14)

LA FÊTE DES PAIS SANS LEVAIN

« Pendant sept jours, continua le Seigneur, vous mangerez du pain sans levain. Dès le premier jour, il ne doit plus y avoir de levain dans vos maisons. Si, du premier au septième jour, quelqu’un mange du pain levé, il sera exclu du peuple d’Israël. Le premier et le septième jour, vous vous réunirez en assemblée solennelle ; vous ne ferez alors aucun travail, si ce n’est de préparer le repas de chacun de vous.

« Vous célébrerez cette fête des pains sans levain, rappel du jour précis où J’ai fait sortir votre peuple d’Égypte. Vous commémorerez cet événement d’âge en âge, c’est là une règle irrévocable : Dès le quatorzième jour du premier moi au soir, et jusqu’au soir du vingt et unième jour, vous mangerez des pains sans levain. Pendant sept jours, on ne devra pas trouver de levain dans vos maisons. Si quelqu’un étranger ou Israélites, mange un aliment contenant du levain, il sera exclu du peuple d’Israël. Vous ne devez donc rien manger qui contienne du levain. Où que vous habitiez, vous mangerez du pain sans levain. » (Exode 12 :15-20)

PRÉPARATION DU REPAS DE LA PÂQUE

Moïse convoqua tous les anciens d’Israël et leur dit : « Allez vous procurer des agneaux ou des chevreaux pour vos familles et égorgez-les pour la fêtes de la Pâque. Prenez un bouquet de branches d’hysope, trempez-le dans le récipient contenant le sang de la victime, puis badigeonnez de sans les deux montants et la poutre supérieure de la porte d’entrée. Dès lors, et jusqu’au matin, que  personne ne sorte de sa maison. Le Seigneur va passer pour punir les Égyptiens, mais lorsqu’Il verra le sang sur les montants et sur la poutre, Il passera sans permettre au fléau destructeur de pénétrer dans vos maisons. Vous et vos descendants, vous observerez toujours ces prescriptions. Quand vous serez entrés dans le pays que le Seigneur a promis de vous donner, vous accomplirez cette cérémonie. Si vos enfants vous demandent ce qu’elle signifie, vous leur répondrez : ‘‘Il s’agit du sacrifice offert au Seigneur à l’occasion de la Pâque. Lorsque les Israélites étaient en Égypte, le Seigneur a porté la mort chez les Égyptiens, mais Il a passé sans s’arrêter devant nos maisons, épargnant ainsi nos familles.’’»

     Alors les Israélites s’inclinèrent jusqu’à terre pour adorer le Seigneur. Puis ils allèrent faire tout ce que le Seigneur avait ordonné à Moïse et à Aaron (Exode 12 :21-28)

LE DERNIER FLÉAU :  MORT DES PREMIERS-NÉS ÉGYPTIENS

Au milieu de la nuit, le Seigneur fit mourir tous les premiers-nés d’Égypte, aussi bien le fils aîné du Pharaon, roi d’Égypte, que le fils aîné du captif enfermé dans la prison, et que les premiers-nés du bétail. En cette nuit-là le Pharaon, ses ministres et tous les Égyptiens se levèrent, et il y eut de grands cris dans tout le pays, car il n’y avait pas une seule maison sans un mort. Le Pharaon, en pleine nuit, convoqua Moïse et Aaron et leur dit : « Quittez mon pays ! Partez, vous et vos Israélites ; allez rendre un culte au Seigneur, comme vous l’avez demandé. Prenez même tout votre bétail, comme vous l’avez dit, et allez-vous-en. Et puis demandez à Votre Dieu de me bénir. »

Les Égyptiens, croyant qu’ils allaient tous mourir, poussèrent les Israélites à quitter rapidement leur pays. C’est pour cette raison que les Israélites durent emporter leur pâte à pain avant qu’elle ait levé ; ils tenaient leur pétrin sur l’épaule, enveloppé dans leur manteau.

Les Israélites avaient fait ce que Moïse leur avait dit : ils avaient demandé aux Égyptiens des objets d’or et d’argent et des vêtements. Le Seigneur avait amené les Égyptiens à les considérer avec faveur et à leur accorder ce qu’ils demandaient. C’est ainsi que les Israélites dépouillèrent les Égyptiens.

Ensuite, de la ville de Ramses, les Israélites se mirent en route pour Soukot ; ils étaient environ six cent mille hommes, sans compter les femmes, les enfants et les vieillards. Une foule de gens d’origines diverses partirent en même temps qu’eux. Les moutons, chèvres et bœufs formaient des troupeaux considérables. Pour cuire la pâte à pain qu’ils avaient emportée d’Égypte, ils confectionnèrent des galettes plates ; en effet, ils avaient été expulsés d’Égypte sans pouvoir attendre que la pâte lève et sans  pouvoir voir prendre de provision de voyage.

Le peuple d’Israël avait séjourné quatre cent trente ans en Égypte. Au bout de ces quatre cent trente ans, en ce jour mémorable, le peuple du Seigneur sortit d’Égypte en bon ordre. De même que le Seigneur veilla cette nuit-là pour faire sortir son peuple d’Égypte, de même, d’âge en âge, les Israélites doivent veiller cette nuit-là, car elle est consacrée au Seigneur (Exode 12 :29-42).

RÈGLES POUR CÉLÉBRER LA PÂQUE

Le Seigneur dit encore à Moïse et à Aaron : « Voici la réglementation relative à la fête de la Pâque :

‘‘Aucun étranger n’a le droit de participer au repas.

‘‘Un esclave qu’on a acheter pourra participer au repas après  avoir été circoncis.

‘‘ Un résident étranger ou un ouvrier salarié n’on pas le droit de participer au repas.

‘‘On mange la viande à l’intérieure de la maison ; il est  interdit d’en emporter à l’extérieur.

‘‘On ne brise pas les os de l’animal.

‘‘Tous les membres du peuple d’Israël célèbrent cette fête.

‘‘Si un étranger installé chez vous désire célébrer la Pâque en l’honneur du Seigneur, il faut que tous les hommes et garçons de sa famille soient circoncis. Ensuite il pourra participer à la célébration, comme les Israélites.

‘‘Aucun individu incirconcis ne peut participer au repas.

‘‘Les mêmes règles s’appliquent aux Israélites et aux étrangers installés dans votre pays.’’ »

Tous les Israélites firent ce que le Seigneur avait ordonné à Moïse et à Aaron. En ce jour précis, le Seigneur fit sortir les  Israélites d’Égypte en bon ordre (Exode 12 :43-50).

AUTRES RÈGLES RELATIVE À LA PÂQUE

Le Seigneur adressa la Parole à Moïse et lui dit :
« Consacre-Moi tout premier-né en Israël, car le premier garçon d’une femme et le premier petit d’un animal M’appartient. »

Moïse dit au peuple : « Souvenez-vous de ce jour-là ! Grâce à Sa force irrésistible, le Seigneur vous a fait sortir d’Égypte où vous étiez esclaves. Lorsque vous célébrez cet événement, vous ne devrez pas manger de pain levé. Vous vous êtes mis en route un jour du mois d’Abib. Vous commémorerez donc l’événement au même mois, chaque année, quand le Seigneur vous aura fait entrer dans le pays des Cansnéens, des Hittites, des Amorites, des Hivites et des Jébusites. C’est le pays qu’Il a juré à vos ancêtres de vous donner, une contrée qui regorge de lait et de miel. Pendant sept jours, vous mangerez du pain sans levain, et le septième jour, vous célébrerez une fête en l’honneur du Seigneur. Durant ces jours-là, vous ne mangerez pas de pain contenant du levain ; dans tout votre territoire on ne devra trouver chez vous ni pain levé, ni levain. Au cours de cette fête, vous donnerez cette explication à vos enfants : ‘‘Nous agissons ainsi à cause de ce que le Seigneur a fait pour nous, lorsque nous avons quitté l’Égypte.’’

Cette célébration sera pour vous un rappel, tout aussi bien qu’une marque sur votre bras ou sur votre front. Elle vous rappellera que vous devez proclamer la Loi du Seigneur, car c’est Lui qui vous a fait sortir d’Égypte grâce à Sa force irrésistible.  D’année en année, vous observerez cette réglementation, à la  date fixée. »

Moïse poursuivit : « Lorsque le Seigneur vous aura conduits dans le pays de Canaan et qu’Il vous l’aura donné, comme Il L’a promis à vos ancêtres et à vous-mêmes, vous Lui offrirez tous les premiers-nés mâles. Tout premier petit de vos bêtes Lui appartient. Toutefois s’il s’agit du premier petit d’une ânesse, vous le remplacerez par un agneau ou un chevreau, ou bien vous le tuerez en lui brisant la nuque. Quand aux  garçons premiers-nés de votre peuple, vous les rachèterez. Lorsque vos enfants, dans l’avenir, vous demanderont : ‘‘Pourquoi fait-on cela ?’’ Vous leur répondrez: ‘‘Grâce à Sa force irrésistible, le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte où nous étions esclaves. Le Pharaon refusait  obstinément de nous laisser partir ; alors le Seigneur fit mourir tous les premiers-nés d’Égypte, aussi bien chez les hommes que chez les animaux. Voilà pourquoi nous offrons en  sacrifice au Seigneur tout premier-né mâle d’une bête, tandis que nous rachetons tout garçon premier-né’’. Ces sacrifices seront pour vous un rappel, tout aussi bien qu’une marque sur votre bras ou sur votre front. Ils vous rappelleront que le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte grâce à Sa forceirrésistible. » (Exode 13 :1-16)

DIEU CONDUIT LA MARCHE DE SON PEUPLE

Lorsque le Pharaon laissa partir les Israélites, Dieu   ne leur fit pas prendre le chemin du pays des Philistins, bien que ce soit le plus direct. Il craignait en effet que le  peuple, effrayé par les combats à livrer, ne change d’avis et revienne en Égypte. C’est pourquoi Il les mena par le chemin détourné qui, à travers le désert, se dirige vers la mer des Roseaux. Les Israélites quittèrent l’Égypte en bon ordre. Moïse emporta le corps de Joseph, car celui-ci avait dit à ses frères : ‘‘Dieu vous viendra certainement en aide. Jurez-moi d’emporter alors mon corps avec vous.’’

Les Israélites quittèrent Soukot et allèrent installer leur camps à Étam, en bordure du désert. Le Seigneur les précédait, de jour dans une colonne de fumée pour les guider le long du chemin, et de nuit dans une colonne de feu pour les éclairer ; les Israélites pouvaient ainsi marcher jour et nuit. La colonne de fumée, pendant le jour, et la colonne de feu, pendant la nuit, ne cessèrent jamais de les précéder (Exode 13 :17-22).

LE PHARAON POURSUIT LES ISRAÉLITES

Le Seigneur dit à Moïse : « Ordonne aux Israélites de revenir camper près de Pi-Hahirot, entre Migdol et la mer. C’est là que vous installerez votre camps, en face de Baal-Sefon, près de la mer. Le Pharaon pensera que vous errez tout affolés dans cette région, prisonniers du désert. Je l’inciterai à s’obstiner et il vous poursuivra. Alors Je manifesterai Ma gloire en l’écrasant, lui et toutes ses troupes. Ainsi les Égyptiens sauront que Je suis le Seigneur. »

Les Israélites agirent selon ces instructions.

Lorsqu’on annonça au Pharaon et à ses ministres que les Israélites n’étaient plus là, ils changèrent d’idée à leur sujet et se dirent : ‘‘Qu’avons-nous fait là ? Pourquoi avons-nous laissé les Israélites s’en aller, au lieu de les garder comme esclaves ?’’ Le Pharaon fit atteler son char et partit avec son armée ; il avait avec lui tous les chars d’Égypte, dont les six cents meilleurs, chacun avec son équipage complet. Le Seigneur incita le Pharaon, roi d’Égypte, à poursuivre avec obstination les Israélites, au moment où ceux-ci quittaient le pays comme s’ils étaient déjà libres. L’armée égyptienne, avec tous ses chevaux, chars et cavaliers, poursuivit donc les Israélites et les rattrapa près de Pi-Hahirot, en face de Bal-Sefon, là où ils campaient près de la mer.

Les Israélites virent que les Égyptiens s’étaient mis en route pour les poursuivre, et que déjà le Pharaon arrivait. Ils eurent très peur, ils se mirent à appeler le Seigneur à grands cris et dirent à Moïse : « N’y avait-il pas assez de tombeau en Égypte ? Pourquoi nous as-tu emmenés mourir dans le désert ?  Pourquoi nous as-tu fait quitter l’Égypte ? Nous te l’avons bien dit, quand nous étions encore là-bas : ‘‘Laisse-nous tranquilles ; nous voulons servir les Égyptiens. Cela vaut mieux pour nous que de mourir dans le désert. » - « N’ayez pas peur, répondit Moïse. Tenez bon et vous verrez comment le Seigneur interviendra aujourd’hui pour vous sauver. En effet, ces Égyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les reverrez plus jamais. Le Seigneur va combattre à votre place. Vous n’aurez pas à intervenir. » (Exode 14 :1-14)

DIEU OUVRE UN PASSAGE À TRAVERS LA MER

Le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi M’appelles-tu à l’aide ? Dis aux Israélites de se mettre en route. Prend ton bâton en main et élève-le au-dessus de la mer ; ouvre ainsi un passage dans la mer afin que les Israélites puissent la traverser à pieds sec. Quand à Moi, J’incite les Égyptiens à s’obstiner et à y pénétrer derrière vous. Je manifesterai alors Ma gloire en écrasant le Pharaon avec toutes ses troupes, ses chars et ses cavaliers. Les Égyptiens sauront que Je suis le Seigneur, lorsque J’aurai manifesté Ma gloire de cette manière. »

L’Ange de Dieu, qui auparavant précédait les Israélites, alla se placer derrière leur camp. De même, la colonne de fumée qui était devant eux passa derrière eux ; elle se plaça entre le camp des Égyptiens et celui des Israélites. Cette fumée était obscure d’un côté, tandis que de l’autre elle éclairait la nuit. Ainsi les adversaires ne s’approchèrent pas les uns des autres de toute la nuit.

Moïse étendit le bras au-dessus de la mer. Le Seigneur fit alors souffler un fort vent d’est durant toute la nuit pour refouler la mer et la mettre à sec. Les eaux se séparèrent et les Israélites traversèrent la mer à pieds sec : de chaque côté d’eux, l’eau formait comme une muraille. Les Égyptiens les poursuivaient; tous les chevaux du Pharaon, avec chars et cavaliers, pénétrèrent derrière eux dans la mer. Vers la fin de la nuit, le Seigneur, du milieu de la colonne de feu et de fumée, regarda l’armée égyptienne et la désorganisa. Il bloqua les roues des chars, qui n’avancèrent  plus que difficilement. Alors les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons loin des Israélites, car le Seigneur combat avec eux contre nous!»

Le Seigneur dit à Moïse : « Étends ton bras au-dessus de la mer, pour faire revenir l’eau sur les chars et les cavaliers égyptiens. » Moïse obéit. Alors, à l’aube, la mer reprit sa place habituelle. Les Égyptiens qui s’enfuyaient se trouvèrent soudain face à l’eau, et le Seigneur les y précipita. L’eau recouvrit tous les chars et les cavaliers des troupes du Pharaon qui avaient poursuivi les Israélites dans la mer. Personne n’échappa. Quand aux Israélites, ils avaient traversé la mer à pied sec, l’eau formant comme une muraille de chaque côté d’eux.

Ainsi, ce jour-là le Seigneur délivra les Israélites du  pouvoir des Égyptiens, et les Israélites purent voir les cadavres des Égyptiens sur le rivage de la mer. Les Israélites virent avec quelle puissance le Seigneur était  intervenu contre l’Égypte. C’est pourquoi ils acceptèrent Son Autorité ; ils mirent leur confiance en Lui et en Son serviteur Moïse. (Exode 14 :15-31)

LE CANTIQUE DE MOÏSE ET DES ISRAÉLITES

Moïse et les Israélites chantèrent en l’honneur du Seigneur le cantique que voici :

Je veux chanter en l’honneur du Seigneur :
Il a remporté une victoire éclatante,
Il a jeté à la mer chevaux et cavaliers !

Ma grande force, c’est le Seigneur,
Il est venu à mon secours.
Il est mon Dieu, je Le louerai ;
Il est le Dieu de mon père, Je proclamerai Sa grandeur.
Le Seigneur est le Héros des combats ;
Il mérite bien Son Nom : Le Seigneur.

Il a jeté à la mer les chars et les troupes du Pharaon ;
Les  meilleurs officiers égyptiens se sont noyés dans la mer des Roseaux.
Ils ont coulé au fond comme des pierres et les flots les ont recouverts.

Seigneur, quelle force dans Ta main droite !
C’est Elle qui met Tes ennemis en pièces.
Que Ta grandeur est impressionnante !
Elle renverse Tes adversaires.
Si Tu déchaînes le feu de Ta colère,
ils sont brûlés comme un tas de paille.

Sous la violence de Ton souffle,
les masses d’eau se sont amoncelées,
les vagues se sont dressées comme un mur,
les flots se sont figés au fond de la mer.
Nos ennemis avaient dit :
‘‘Nous allons les poursuivre, les rattraper ;
nous prendrons notre part de butin,
plus que nous n’en désirons.
Nous tirerons notre épée,
nous remettrons la main sur eux.’’
Mais Toi, Seigneur, Tu as soufflé,
les eaux les ont recouverts !
Comme un bloc de plomb, ils ont coulé à pic au fond de la mer déchaînée.

Seigneur, qui parmi les dieux est comparable à Toi?
Qui est comme Toi, éclatant de Sainteté, redoutable, digne de  louange,
capable d’accomplir des prodiges ?
Un seul geste de Ta main droite,
et la terre a englouti nos poursuivants.
Tu as délivré Ton peuple !
Avec Amour, avec puissance,
Tu le conduis vers le saint pays que Tu lui destine.
Les peuples voisins tremblen à cette nouvelle :
Les Philistins sont saisis d’angoisse,
les chefs d’Édom sont plongés dans la crainte,
les princes de Moab sont remplis d’effroi,
les Cananéens perdent tout courage.
Une terreur panique s’abat sur eux.
Devant puissance de Ton intervention, ils demeurent paralysés, Seigneur,
jusqu’à ce que Ton peuple ait passé,
le peuple que Tu as acquis.

Maintenant Tu le conduis sur Ta montagne
pour l’y installer, Seigneur.
C’est le lieu que Tu as préparé pour y habiter
Et y fondé Toi-même Ton sanctuaire.
Seigneur, Tu est Roi pour toujours !

Lorsque les chevaux, les chars et les cavaliers du Pharaon avaient pénétré dans la mer, le Seigneur avait ramené les flots sur eux. Mais les Israélites, eux, avaient pu traverser la mer à pied sec. Alors la prophétesse Miriam, sœur d’Aaron, prit son tambourin. Toutes les femmes d’Israël la suivirent en dansant au son des tambourins. Miriam reprenait devant elles le refrain :
Chantez en l’honneur du Seigneur :
Il a remporté une victoire éclatante,
Il a jeté à la mer chevaux et cavaliers ! (Exode 15 :1-21)

DIEU PROPOSE UNE ALLIANCE À ISRAËL

Les Israélites quittèrent Refidim. Le premier jour du troisième moi après leur sortie d’Égypte, ils pénétrèrent dans le désert du Sinaï. Ils installèrent leur camp dans le désert, près du Mont Sinaï. Moïse gravit la montagne pour rencontrer Dieu.

Du sommet, le Seigneur appela Moïse et lui dit : « Voici ce que tu déclareras aux descendants de Jacob, les Israélites : ‘‘Vous avez vu comment J’ai traité les Égyptiens ; vous avez vu comment Je vous ai amenés ici, près de Moi, comme un aigle porte ses petits sur son dos. Maintenant, si vous écoutez bien ce que Je vous dis et si vous respectez Mon Alliance, vous serez pour Moi un peuple particulièrement précieux parmi tous les peuples. En effet toute la terre M’appartient, mais vous serez pour Moi un royaume de prêtres, une nation consacrée à Mon service.’’ Voilà ce que tu diras aux Israélites. »

Moïse revint au camp, convoqua les anciens d’Israël et leur communiqua tout ce que le Seigneur lui avait ordonné.  Le peuple dans son ensemble s’écria : « Nous obéirons  à  tous  les  ordres  du  Seigneur. »

Moïse rapporta leur réponse au Seigneur. Alors le Seigneur déclara à Moïse : « Je vais venir jusqu’à toi, caché dans une épaisse fumée, afin que les Israélites M’entendent parler avec toi et qu’ils aient confiance en toi pour toujours. »
Moïse répéta au Seigneur la réponse du peuple (Exode 19, 1-9)

DIEU RENCONTRE MOÏSE SUR LE MONT SINAÏ
Le Seigneur dit encore à Moïse : « Retourne vers le peuple et dis-leur de se purifier aujourd’hui et demain. Qu’ils lavent aussi leurs vêtements. Qu’ils se tiennent  prêts pour après-demain, car ce jour-là, Je descendrai sur le Mont Sinaï à la vue de tout le peuple. Tu leur fixeras des limites autour de la montagne et tu les mettras en garde : ils ne doivent pas gravir cette montagne, ni même s’en approcher. Tout être qui s’en approchera sera mis à mort. Qu’il s’agisse d’un homme ou d’un animal, on ne le laissera pas vivre. On ne le touchera pas, mais ont le tuera en lui lançant des pierres ou des flèches. C’est seulement quand le cor sonnera que certains pourront monter sur la montagne. » Moïse redes-cendit vers le peuple. Il les fit se purifier et laver leurs vêtements. Puis il leur dit : « Tenez-vous prêts pour après-demain. Abstenez-vous de relations avec vos femmes. »

Le surlendemain, dès l’aube, il y eut sur la montagne des coups de tonnerre, des éclairs et une épaisse fumée. On entendit aussi une puissante sonnerie de trompette. Dans le camp, le peuple tremblait de peur. Moïse les fit sortir de camp pour s’approcher de Dieu. Ils s’arrêtèrent au pied de la montagne.

Le Sinaï était tout fumant, parce que le Seigneur y était descendu dans le feu ; la fumée s’élevait comme celle d’une fournaise, et toute la montagne tremblait. La sonnerie de trompette devint de plus en plus puissante. Quand Moïse parlait, Dieu lui répondait dans le tonnerre.

Le Seigneur descendit au sommet du Sinaï, d’où Il appela Moïse, et Moïse y remonta. Le Seigneur lui dit : « Va avertir le peuple de ne pas se précipiter pour Me voir. Sinon  beaucoup d’entre eux mourraient. Même les prêtres, qui peuvent pourtant s’approcher de Moi, doivent se purifier, de peur que Je n’intervienne contre eux. » Moïse Lui répondit : « Le peuple ne peut pas monter sur le Sinaï ; Toi-même Tu nous as ordonné de fixer des limite autour de la montagne et d’en tenir le peuple à distance. » Alors le Seigneur ordonna à Moïse : « Retourne au camp, puis tu remonteras avec Aaron. Mais que les prêtres et le peuple ne se précipitent pas pour monter vers Moi, de peur que Je n’intervienne contre eux. » Moïse redescendit donc vers le peuple et leur parla (Exode 19 :10-25).

LES DIX COMMANDEMENTS

Voici le Paroles que Dieu adressa à Israël :

« Je suis le Seigneur ton Dieu, c’est Moi qui t’ai fait sortir  d’Égypte où tu étais esclave.

« Tu n’adoreras pas d’autres dieux que Moi.

« Tu ne te fabriqueras aucune idole, aucun objet qui représente ce qui est dans le ciel, sur la terre ou dans l’eau sous la terre ; tu ne t’inclineras pas devant des statues de ce genre, tu ne les adoreras pas. En effet, Je suis le Seigneur Ton Dieu, et J’exige d’être Ton seul Dieu. Si quelqu’un s’oppose à Moi, Je le punis, lui et ses descendants, jusqu’à la troisième ou la quatrième génération ; mais Je traite avec bonté pendant mille générations ceux qui M’aiment et obéissent à Mes commandements.

« Tu ne prononceras pas Mon Nom de manière abusive, car Moi, le Seigneur ton Dieu, Je tiens pour coupable celui qui agit ainsi.

« N’oublie jamaisdeMe consacrer le jours du sabbat. Tu as six jours pour travailler et faire tout ton ouvrage. Le septième jour, c’est le sabbat qui M’est réservé, à Moi, le Seigneur ton Dieu ; tu ne feras aucun travail ce jour-là ni toi, ni tes enfants, ni tes serviteurs ou servantes, ni ton bétail, ni l’étranger qui réside chez toi. Car en si jours J’ai créé le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, puis Je Me suis reposé le septième jour. C’est pourquoi Moi, le  Seigneur, J’ai béni le jour du sabbat et Je veux qu’il Me soit consacré.

« Respecte ton père et ta mère, afin de jouir d’une longue vie dans le pays que Moi, le Seigneur Ton Dieu, Je te donne.
« Tu ne commettras pas de meurtre.
« Tu ne commettras pas d’adultère.
« Tu ne commettras pas de vol.
« Tu ne prononceras pas de fauxtémoignagecontre ton prochain.
‘‘Tu ne convoiteras rien de ce qui appartient à ton prochain, ni sa maison, ni sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne. »

Tous les Israélites entendirent les coups de tonnerre et la sonnerie de trompette, tous virent les éclairs et la montagne  fumante ; ils se mirent à trembler de peur et se tinrent à distance. Ils dirent à Moïse : « Parle-nous toi-même, et nous  t’écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas directement, sinon nous mourrons. »  Moïse leur répondit : « Ne craignez rien ! Si Dieu S’est approché de vous, c’est pour vous mettre à l’épreuve ; Il veut que vous reconnaissiez Son Autorité et que vous ne commettiez pas de péché. »

Les Israélites restèrent à distance, tandis que Moïse s’approchait del’épais nuage où se tenait Dieu (Exode 20 : 1-21)

DIEU CONCLUT L’ALLIANCE AVEC ISRAËL

Le Seigneur dit à Moïse : « Monte vers Moi sur la montagne avec Aaron, Nadab, Abihou et soixante-dix des anciens d’Israël. Lorsque vous serez encore à bonne distance, vous vous inclinerez jusqu’à terre. Ensuite, tu seras le seul à t’approcher de Moi. Les autres ne s’approcheront pas et le peuple ne montera pas sur la montagne  avec  vous. »

Moïse alla rapporter aux Israélites tout ce que le Seigneur lui avait dit et ordonné. Ils répondirent d’une seule voix : « Nous obéiront à tous les ordres du Seigneur. »

Moïse écrivit tout ce que le Seigneur lui avait communiqué. Le lendemain, il se leva de bonne heure, construisit un autel au pied de la montagne et dressa douze pierres, une pour chaque tribu d’Israël. Il chargea des jeunes hommes israélites de présenter au Seigneur des sacrifices complets et de Lui offrir des taureaux en sacrifices de communion. Il mit la moitié du sang des victimes dans des vases et répandit l’autre moitié sur l’autel. Il prit ensuite le livre de l’Alliance et le lut à haute voix devant le peuple. Les Israélites déclarèrent : « Nous obéirons scrupuleusement à tous les ordres du Seigneur. »

Moïse prit alors le sang des vases, en aspergea les Israélites et dit : « Ce sang confirme l’Alliance que le Seigneur a conclue avec nous, en vous donnant tous ces commandements. »

Après cela, Moïse monta sur la montagne avec Aaron, Nadab, Abihou et les soixante-dix anciens d’Israël. Ils virent le Dieu d’Israël. Sous Ses pieds, il y avait une sorte de plate-forme de saphir, d’un bleu pur comme le ciel.  Dieu ne fit aucun mal à ces notables israélites ; ils purent Le contempler, puis ils mangèrent et burent (Exode 24 :1-11).


Le désert du Mont Sinaï

MOÏSE RENCONTRE DIEU SUR LA MONTAGNE

Le Seigneur à Moïse : « Monte auprès de Moi sur la montagne, et tiens-toi là. Je veux te donner les tablettes de pierre sur les quelles J’ai écrit les commandements de la Loi, pour que tu les enseignes aux Israélites. »

Moïse, accompagné de son serviteur Josué, monta sur la montagne de Dieu, après avoir dit aux anciens : ‘‘Attendez-nous ici jusqu’à notre retour. Aaron et Hour restent avec vous ; si quelqu’un a un problème à régler, qu’il s’adresse à eux.’’ Pendant que Moïse gravissait la montagne, la fumé la recouvrit. La gloire du Seigneur se posa sur le Sinaï. Aux yeux des Israélites, elle apparaissait comme un feu intense au sommet de la montagne. La fumée cacha la montagne durant six jours. Le septième jour, le Seigneur appela Moïse du milieu de la fumées. Moïse pénétra dans la fumée, continua à monter et resta sur la montagne quarante jours et quarante nuits (Exode 24, 12-18).

LA SAINTETÉ D’ISRAËL

Règle concernant le sang.
Le Seigneur dit à Moïse de communiquer les ordres suivants à Aaron, à ses fils et à tous les Israélites :
‘‘Lorsqu’un Israélite veut abattre un bœuf, un mouton ou une chèvre, dans la camp ou hors du camp, il doit d’abord amener cette bête à l’entrée de la tente de la rencontre, pour la présenter en offrande au Seigneur, devant Sa demeure sainte. S’il ne le fait pas, il sera considéré comme coupable d’avoir répandu illégalement le sang d’un être vivant, et il sera exclu du peuple  d’Israël. Cette règle oblige les Israélites à ne plus abattre des animaux en pleine campagne, mais à les amener au prêtre, à l’entrée de la tente, pour les offrir au Seigneur en sacrifice de communion. Le prêtre asperge alors du sang de l’animal l’autel situé devant la tente, puis il brûle sur cet autel les morceaux gras dont le Seigneur apprécie la fumée odorante. Ainsi les Israélites cesseront d’offrir des sacrifices aux faux dieux représentés sous forme de boucs, auxquels ils rendent un culte impudique. Cette prescription devra être observée en tout temps par toutes les générations d’Israélites.

‘‘Quand un Israélite ou un étranger vivant parmi les Israélites veut offrir un sacrifice complet ou un autre sacrifice, il doit amener l’animal à l’entrée de la tente de la rencontre pour l’offrir au Seigneur ; s’il ne le fait pas, il sera exclu de la communauté d’Israël.

‘‘Si un Israélite ou un étranger vivant parmi les Israélites consomme du sang, sous quelque forme que ce soit, le Seigneur interviendra contre lui et l’exclura du peuple d’Israël. C’est dans le sang que réside la vie d’une créature. Le Seigneurvous autorise à utiliser le sang sur l’autel pour obtenir le pardon en votre faveur; en effet le sang permet d’obtenir le pardon parce qu’il est porteur de vie. Voilà pourquoi le Seigneur a déclaré aux Israélites : ‘Aucun d’entre vous et aucun étranger installé en Israël n’a le droit de consommer du sang.’

‘‘Si un Israélites ou un étranger vivant parmi les Israélites prend à la chasse un animal ou un oiseau dont on peut manger la viande, il en fera couler le sang sur le sol et le recouvrira de terre. En effet, tant qu’une créature est vivante, sa vie est dans son sang ; c’est pourquoi le Seigneur a déclaré aux Israélites: ‘Vous ne consommerez le sang d’aucune créature, car la vie de toute créature réside dans son sang. Si quelqu’un en consomme, il sera exclu du peuple de Dieu.

‘‘Si un Israélite ou un étranger mange de la viande d’une bête qui a crevé ou qui a été tuée par un animal sauvage, cet homme doit laver ses vêtements et se laver lui-même ; il reste impur jusqu’au soir, ensuite il sera de nouveau pur. S’il ne lave ni ses vêtements ni son corps, il se rend coupable d’une faute.’’(Lévitique 17,1-16).

L’EAU DE MERIBA

Toute la communauté d’Israël arriva dans le désert de Tsin au cours du premier mois et s’installa à Cadès. C’est là que Miriam mourut et qu’elle fut enterrée.

Comme le peuple manquait d’eau, ils s’attroupèrent autour de Moïse et d’Aaron. Ils cherchèrent querelle à Moïse et lui dirent : « Si seulement nous étions mort sous les coups du Seigneur en même temps que nos compatriotes ! Pourquoi nous avez-vous conduits dans ce désert, nous, le peuple du Seigneur ? Pour que nous y mourions avec nos troupeaux ? Pourquoi nous avoir fait quitter l’Égypte ? Pour nous amener dans cet endroit horrible ? On ne peut rien y semer, on n’y trouve ni figuiers, ni  vignes, ni grenadiers, ni même d’eau à boire. »

Moïse et Aaron s’éloignèrent des Israélites, se rendirent à l’entrée de la tente de la rencontre et s’y jetèrent le visage contre terre. Alors la présence glorieuse du Seigneur se manifesta à eux, et le Seigneur dit à Moïse : « Prends ton bâton, puis, avec ton frère Aaron, rassemble les Israélites. Sous leurs yeux, vous vous adresserez à ce Rocher, là-bas, et Il donnera de l’eau ; oui, Tu feras jaillir de l’eau de ce Rocher, pour donner à boire aux Israélites et à leurs troupeaux ! »

Moïse alla chercher son bâton dans la demeure du Seigneur, selon l’ordre reçu. Aaron et lui convoquèrent la communauté devant le Rocher désigné, et leur dirent : « Écoutez donc, vous les rebelles ! Serons-nous capable de faire jaillir pour vous de l’eau de ce rocher ? »

Moïse leva le bras et frappa à deux reprises le Rocher avec son bâton. Aussitôt de grandes quantités d’eau en jaillirent, et les Israélites purent s’y désaltérer, de même que leur troupeaux. Mais le Seigneur dit à Moïse et Aaron : « Vous n’avez pas eu confianc