L'histoire
de la prière
est l'histoire de Dieu
L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE DE…
Gédéon
Anne - Samuel
LES LIVRE HISTORIQUES
LES MADIANITES OPPRIMENT ISRAËL
Les Israélites firent de nouveau ce qui déplaît au Seigneur. C’est pourquoi il les livra aux Madianites pendant sept ans. Les Madianites opprimaient durement Israël. Pour leur échapper, les Israélites utilisèrent les couloirs, les cavernes et les endroits escarpés des mon-tagnes. Chaque fois que les Israélites avaient ensemencé leurs champs, les Madianites venaient les attaquer, avec les Amalécites et des nomades de l’Orient. Ils campaient sur leurs terres et détruisaient les produits du sol jusqu’à proximité de Gaza. Ils ne laissaient rien à manger aux Israélites, ils ne leur laissaient ni moutons, ni bœufs, ni ânes. En effet, ils se déplaçaient avec leurs troupeaux et leurs tentes, ils arrivaient en masse comme les sauterelles ; ils étaient si nombreux, eux et leurs chameaux, qu’on ne pouvait pas les compter. Ils envahissaient le pays et le dévastaient. Ainsi, les Israélites furent plongés dans une telle misère par les Madianites qu’ils appelèrent le Seigneur à leur secours.
Lorsque les Israélites demandèrent au Seigneur de les libérer des Madianites, Il leur envoya un prophète qui leur dit : « Voici ce que déclare le Seigneur Dieu d’Israël : ‘‘Je vous ai fait sortir d’Égypte, le pays où vous étiez esclaves. Je vous ai délivrés des Égyptiens et de tous ceux qui vous opprimaient. J’ai chassé vos ennemis au fur et à mesure que vous avanciez et Je vous ai donné leur pays. Je vous ai rappelé que J’étais le Seigneur Votre Dieu et que vous ne devez pas adorer les dieux des Amorites dont vous habitez le pays. Mais vous ne M’avez pas écouté !’’»(Juges 6,1-10)
DIEU CHARGE GÉDÉON DE SAUVER ISRAËL
L’Ange du Seigneur vint au village d’Ofra. Il s’assit sous le chêne situé dans la propriété de Yoach, un homme du clan d’Abiézer. Gédéon, fils de Yoach, était en train de battre le blé dans le pressoir à raisin, pour ne pas être vu des Madianites. L’Ange du Seigneur lui apparut et lui dit : « Le Seigneur est avec toi, valeureux combattant ! »
Gédéon répondit : « Pardon, Mon Seigneur ! Si le Seigneur est avec nous, pourquoi tous ces malheurs nous sont ils arrivés ? Où sont donc tous ces prodiges dont nous parlaient nos pères quand ils nous racontaient que le Seigneur les avait fait sortir d’Égypte ? En réalité, le Seigneur nous a abandonnés, Il nous a livrés aux Madianites. » Le Seigneur se tourna vers lui et lui dit : « Avec la force que tu as, va délivrer Israël des Madianites. C’est Moi qui t’envoie. » - « Je T’en prie, Seigneur, répondit Gédéon, comment pourrais-je sauver Israël ? Mon clan est le plus faible de la tribu de Manassé et moi, je suis le plus jeune de ma famille. » Alors le Seigneur déclara : « Je serai avec toi, c’est pourquoi tu battras les Madianites comme s’ils n’étaient qu’un seul homme. »
Gédéon reprit : « Si Tu m’accordes Ta faveur, donne-moi une preuve que c’est bien toi, le Seigneur, qui me parles. Ne T’en va pas avant que je soit revenu avec l’offrande que je désire Te présenter. » Le Seigneur répondit : « Je resterai ici jusqu’à ton retour. »
Gédéon alla donc préparer un chevreau ainsi que des pains sans levain confectionnés avec trente kilos de farine. Il mit la viande dans une corbeille et le jus dans un pot, il les apporta sous le chêne et les présenta à l’Ange de Dieu. l’Ange lui dit : « Va poser la viande et les pains sur ce rocher, puis verse le jus par-dessus.
Gédéon obéit. Alors l’Ange du Seigneur étendit la main et, avec l’extrémité du bâton qu’Il tenait, Il toucha la viande et les pains. Le feu jaillit du rocher et brûla la viande et les pains. Puis l’Ange disparut. Gédéon comprit alors que c’était l’Ange du Seigneur et il s’écria : « Malheur à moi, Seigneur Dieu ! J’ai vraiment vu Ton Ange face à face ! »
Mais le Seigneur lui dit : « Sois en paix, n’aie pas peur, tu ne mourras pas. »
A cet endroit Gédéon construit un autel pour le Seigneur, et il l’appela ‘‘Le Seigneur donne la Paix’’. Cet autel se trouve maintenant encore à Ofra, village du clan d’Abiézer (Juges 6, 11-24)
GÉDÉON DÉMOLIT L’AUTEL DU dieu BAAL
Cette nuit-là, le Seigneur ordonna à Gédéon : « Prends le taureau de ton père, le second, celui qui a sept ans. Démolis l’autel de Baal que possède ton père et coupe le poteau sacré dressé à côté. Au sommet de cette colline, construis ensuite pour le Seigneur Ton Dieu un autel bien aménagé. Tu prendras le taureau et tu l’offriras en sacrifice complet, en utilisant pour le feu le bois du poteau sacré que tu auras coupé. »
Gédéon choisit dix de ses serviteurs pour faire ce que le Seigneur lui avait ordonné. Mais il le fit de nuit, car il avait peur d’agir en plein jour à cause de sa famille et des habitants du village. Le matin, à leur réveil, les gens du village constatèrent que l’autel de Baal avait été démoli, que le poteau sacré dressé à côté avait été coupé et qu’un taureau avait été offert en sacrifice complet sur l’autel nouvellement construit.
« Qui a fait
cela ? » Se demandèrent-ils les uns les autres. Ils se renseignèrent,
firent des recherches et dé-couvrirent que c’était Gédéon,
fils de Yoach. Ils dirent alors à Yoach :
« Amène-nous ton
fils pour que nous le mettions à mort, car il a détruit l’autel
de Baal et coupé le poteau sacré dressé à côté.
»
Yoach répondit
à tous ceux qui faisaient front contre lui :
« Est-ce à vous
de défendre la cause de Baal et de venir à son secours ?
Quiconque défendra sa cause sera mis à mort avant demain
matin. Si Baal est Dieu, qu’il se défende lui-même, car c’est
son autel qui a été détruit ! »
A partir de ce moment-là, on appela Gédéon Yerou- baal – que Baal se défende-, à cause de la parole de Yoach : ‘‘Que Baal se défende lui-même, car c’est son autel qui a été détruit ! » (Juges 6 :25-32)
GÉDÉON DEMANDE UNE PREUVE À DIEU
Les Madianites, les Amalécites et les nomades de l’Orient se rassemblèrent, traversèrent le Jourdain et installèrent leur camp dans la plaine de Jizréel. Mais l’Esprit du Seigneur s’empara de Gédéon. Celui-ci sonna de la trompette pour appeler les hommes du clan d’Abiézer à le suivre. Il envoya des messagers dans tout le territoire de Manassé pour appeler les hommes de la tribu à le suivre également. Il envoya encore des messa-gers dans les tribus d’Asser, de Zabulon et de Neftali, dont les hommes vinrent se joindre à lui.
Gédéon dit à Dieu : « Tu as déclaré que Tu Te serviras de moi pour délivrer Israël. Eh bien, je vais étendre une toison de laine à l’endroit où l’on bat le blé. Si, durant la nuit, la rosée se dépose seulement sur la toison et que le sol tout autour reste sec, j’aurais la preuve que Tu Te serviras de moi pour délivrer Israël comme Tu l’as affirmé. »
Et c’est ce qui arriva. Le lendemain matin, Gédéon alla presser la toison et il en fit sortir assez de rosée pour remplir d’eau un bol. Il dit alors à Dieu : « Ne Te mets pas en colère contre moi, si je Te demande une dernière fois quelque chose. Je voudrais obtenir une nouvelle preuve grâce à la toison : il faudra, cette fois, que la toison seule soit sèche et qu’il y ait de la rosée sur le sol tout autour ! »
Cette nuit-là, Dieu réalisa la demande de Gédéon : seule la toison resta sèche et le sol tout autour se couvrit de rosée (Juge 6 :33-40).
TROIS CENTS HOMMES POUR GÉDÉON
Tôt le matin, Gédéon, dit Yeroubaal, se mit en route avec ses troupes et ils allèrent camper près de la source de Harod. Le camp madianite se trouvait plus au nord, dans la plaine, du côté de la colline de Moré.
Le Seigneur dit à
Gédéon : « Tes troupes sont trop nombreuses pour que
Je leur accorde la victoire sur les Madianites. Les Israélites se
vanteraient d’avoir vaincu par leur propre force et s’attribueraient ainsi
une gloire qui Me revient. Tu vas donc annoncer ceci devant tes troupes
: ‘‘Que tous ceux qui tremblent de peur s’éloignent du Mont
Galaad et retournent chez eux.’’ »
Vingt-deux mille d’entre eux
s’en retournèrent et il en resta dix mille. Mais le Seigneur
dit à Gédéon : « Les troupes sont encore trop
nombreuses. Fais-les descendre au bord du torrent et la Je ferai un tri
pour toi. Je te durai qui doit aller avec toi et qui ne le doit pas. »
Gédéon fit descendre ses troupes au bord du torrent. Puis le Seigneur lui dit : « Ceux qui laperont l’eau avec la langue comme le font les chiens, tu les sépareras de ceux qui s’agenouilleront pour boire. » Il y eut trois cents hommes qui prirent de l’eau dans leur main pour la porter à la bouche et la laper ; tous les autres s’agenouillèrent pour boire. Le Seigneur dit à Gédéon : « Avec les trois cents hommes qui ont lapé l’eau, Je sauverai Israël en te livrant les Madianites. Quand aux autres, qu’ils retournent tous chez eux. »
Gédéon retint avec lui les trois cents hommes et renvoya les autres Israélites chez eux, mais l’on garda les provisions et les trompettes des partants.
Le camp des Madianites
se trouvait plus bas dans la plaine.
Cette nuit-là, le Seigneur
dit à Gédéon : « Debout ! Descends attaquer
le camp madianite, car Je te le livre. Si tu as peur de l’attaquer, descends-y
d’abord avec Poura, ton serviteur. Tu entendras ce que l’on dit l`à-bas,
et ensuite, tu auras le courage de partir à l’attaque. »
Gédéon descendit avec son serviteur jusqu’aux avant-poste
du camp. Les Madianites, les Amalécites et les nomades de l’Ouest
étaient répandus dans la plaine, en aussi grand nombre que
des sauterelles ; leurs chameaux étaient innombrables, comme les
grains de sable au bord de la mer. Au moment où Gédéon
arriva, un homme était en train de raconter un rêve à
un camarade : « J’ai fait un rêve, lui disait-il. Je voyais un
pain d’orge rouler à travers notre camp : il vint heurter une tente,
la renversa et la mit sans dessus dessous. » Son camarade répondit
: « Cela ne peut représenter rien d’autre que l’épée
de Gédéon l’Israélites, le fils de Yoach. Dieu a décidé
de nous livrer à lui avec tout le amp. »
Quand Gédéon eut entendu le récit du rêve et son interprétation, il s’inclina jusqu’à terre pour remercier Dieu. Puis il retourna au camp israélite et cria : « Debout ! Le Seigneur vous a livré le camp madianite !»
Gédéon divisa les trois cents hommes en trois groupes. Il remit à chaque homme une trompette, une cruche vide et une torche à placer dans la cruche. Ensuite, il leur donna cet ordre : « Vous regarderez de mon côté et vous agirez exactement comme moi dès que je serai arrivé à la limite du camp. Quand je sonnerai de la trompette, ainsi que les hommes qui m’accompagnent, vous sonnerez également de la trompette tout autour du camp et vous crierez : ‘‘Pour le Seigneur et pour Gédéon !’’ »
Peu avant minuit, Gédéon et son groupe de cent hommes arrivèrent à la limite du camp. On venait de remplacer les sentinelles. Ils sonnèrent de la trompette et brisèrent les cruches qu’ils portaient. Les deux autres groupes en firent autant. Ils saisirent tous les torches de la main gauche et les trompettes de la main droite, et ils crièrent : « A l’assaut, pour le Seigneur et pour Gédéon! »
Ils se tenaient autour du camp, chacun à sa place. Mais, dans le camp, tout le monde se mit à courir, à crier, à prendre la fuite. Pendant que les trois cents hommes sonnaient de la trompette, le Seigneur fit s’entre-tuer les Madianites dans tout le camp. Finale-ment, ceux qui restaient s’enfuirent jusqu’à Bet-Chitta en direction de Séréda et jusqu’à la ville d’Abel-Mehola, près de Tabbat.
On convoqua les Israélites des tribus de Neftali, d’Asser et de tout Manassé, et ils vinrent poursuivre les Madianites. Gédéon envoya des messagers proclamer dans la région montagneuse d’Éfraïm: « Descendez tous bloquer le passage aux Madianites en occupant les gués le long du Jourdain jusqu’à Bet-Bara. » On convoqua donc les hommes d’Éfraïm qui descendirent occuper les gués le long du Jourdain jusqu’à Bet-Bara. Ils capturèrent les deux chefs madianites, Oreb et Zeb ; ils tuèrent Oreb au rocher d’Oreb et Zeb au pressoir de Zeb. Ils continuèrent ensuite à poursuivre les Madianites. Ils apportèrent à Gédéon, de l’autre côté du Jourdain, les têtes d’Oreb et de Zeb. ( Juge 7 ).
MÉCONTENTEMENT DES ÉFRAÏMITES
Les hommes d’Éfraïm dirent à Gédéon : « Pourquoi nous as-tu traités de la sorte ? Pourquoi ne nous as-tu pas appelés en renfort lorsque tu es allé combattre les Madianites ? » Et ils s’en prirent violemment à lui. Mais Gédéon leur répondit : « Que représentent mes exploits en comparaison du vôtre ? Votre intervention, gens d’Éfraïm, même limitée, n’a-t-elle pas plus de valeur que les succès obtenus par mon propre clan, le clan d’Abiézer ? C’est à vous que Dieu a livré les chefs madianites Oreb et Zeb. Je n’ai rien réussi de comparable. » Cette réponse de Gédéon calma la colère des Éfraïmites (Juge 8 :1-3)
GÉDÉON À L’EST DU JOURDAIN
Gédéon et ses trois cent hommes atteignirent le Jourdain et le traversèrent. Ils étaient épuisés, mais ils continuèrent à poursuivre leur ennemis. Ils arrivèrent à la ville de Soukot et Gédéon dit aux habitants : « Distribuez des galettes de pain aux hommes qui m’accompagnent, car ils sont épuisés. Je suis à la poursuite des rois madianites Zéba et Salmounna. »
Les chefs de la ville lui répondirent : « Pourquoi devrions-nous donner à manger à ta troupe ? Tiens-tu déjà Zéba et Salmounna en ton pouvoir ? » - « Eh bien, riposta Gédéon, quand le Seigneur m’aura livré Zéba et Salamounna, je vous déchirerai la peau avec des épines et des chardons du désert. »
De là, Gédéon se rendit à Penouel où il présenta la même demande aux habitants. Ceux-ci lui répondirent de la même manière que les gens de Soukot. Gédéon leur déclara : « Quand je reviendrai après ma victoire, je démolirai la tour de votre ville. »
Zéba et Salmounna étaient à Carcor avec leurs troupes qui ne comptaient plus que quinze mille hommes. C’était tout ce qui restait de l’armée des nomades de l’Orient, car cent vingt mille soldats avaient été tués. Gédéon prit la route que suivent les nomades, à l’est de Noba et de Yogboha, et il attaqua le camp ennemi qui se croyait en sécurité. Les deux rois madianites Zéba et Salmounna s’enfuirent, mais il les poursuivit, les captura et sema la panique dans toutes leurs troupes.
En revenant de la bataille par la montée de Hérès, Gédéon captura un jeune homme de Soukot et l’interrogea. Celui-ci lui donna par écrit les noms des chefs et des anciens de la ville, en tout soixante-dix-sept hommes. Gédéon alla ensuite trouver les habitants de Soukot et leur déclara : « Rappelez-vous comment vous m’avez insulté en disant : ‘‘Pourquoi devrions-nous donner à manger à tes hommes épuisés ? Tiens-tu déjà Zéba et Samounna en ton pouvoir ?’’ Eh bien, je vous amène Zéba et Salmounna. »
Il prit des épines et des chardons du désert avec les-quels il donna une bonne leçon aux anciens de Soukot. Il démolit aussi la tour de Penouel et tua les habitants de la ville.
Gédéon demanda ensuite à Zéba et Salmounna : « Comment étaient les hommes que vous avez tués au Tabor ? » - « Ils te ressemblaient, répondirent-ils. Chacun d’eux avait l’air d’un fils de roi ! » - « C’étaient mes frères, les fils de ma propre mère, s’écria Gédéon. Par le Seigneur vivant, je jure que si vous ne les aviez pas tués, je ne vous tuerais pas non plus ! » Il ordonna alors à Yéter, son fils aîné : « Vas-y, tue-les ! » Mais le jeune garçon n’osa pas tirer son épée : il était encore jeune et il avait peur. Zéba et Salmounna dirent à Gédéon : « Tue-nous donc toi-même, car c’est à un homme véritable de le faire! » Gédéon tua les deux rois et prit les ornements qui pendaient au cou de leurs chameaux. (Juges 8:4-21).
FIN DE LA VIE DE GÉDÉON
Après cela les Israélites dirent à Gédéon : « Soit notre chef et que ton fils puis ton petit-fils te succèdent, car tu nous as délivrés des Madianites. » - « Non, répondit-il, je ne serai pas votre chef et mon fils pas davantage. C’est le Seigneur qui sera votre chef. » Et il ajouta : « J’aimerais pourtant vous demander quelque chose : que chacun de vous me donne un anneau pris sur son butin. » (Les Madianites portaient en effet des anneaux d’or, comme tous les hommes du désert.) « Nous te les donnons bien volontiers, répondirent les Israélites. »
Ils étendirent un manteau par terre et chacun y jeta un anneau de son butin. Les anneaux d’or demandés par Gédéon pesaient près de vingt kilos au total. Il reçut également les ornements, les boucles d’oreille et les magnifique habits rouges que portaient les rois madia-nites, ainsi que les colliers qui ornaient le cou de leurs chameaux. Avec l’or, Gédéon fabriqua une statue qu’il plaça à Ofra, son village. Les Israélites se mirent à adorer cette idole, qui devint ainsi un piège pour Gédéon et sa famille.
Dès lors, les Madianites furent soumis aux Israélites ; jamais plus ils ne se relevèrent de leur défaite. Le pays connut la paix pendant quarante ans, aussi longtemps que vécut Gédéon.
Yeroubaal, c’est-à-dire Gédéon, fils de Yoach, retourna habiter dans sa maison. Il eut soixante-dix fils, car il avait de nombreuses femmes. Une épouse de second rang, qu’il avait à Sichem, lui donna un fils ; il l’appela Abimélek. Gédéon mourut après une heureuse vieillesse ; on l’enterra à Ofra, village du clan d’Abiézer, dans le tombeau de Yoach, son père.
Après la mort
de Gédéon, les Israélites rendirent de nouveau
un culte idolâtrique aux Baals. Ils prirent Baal-Bérit pour
dieu et ils oublièrent le Seigneur leur Dieu, qui les avait délivrés
de tous les ennemis d’alentours. Ils ne montrèrent aucune reconnaissance
envers la famille de Gédéon, dit Yeroubaal, pour tout le
bien que celui-ci avait accompli en faveur d’Israël (Juge 8, 22-35).
P/S
Gédéon, savait
être prudent en demandant à Dieu une preuve qui prouverait
que c’est Dieu Lui-même qui lui demandait de sauver Israël.
Gédéon, avait
une bonne communion avec le Seigneur, il était aussi un homme
loyal et obéissait dans tout ce que Dieu lui demandait
L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE DE …
ANNE
ET
SAMUEL
ANNE AU SANCTUAIRE DE SILO
Au Rama, dans la région montagneuse d’Éfraïm, vivait un Éfraïmite, du district de Souf appelé Elcan; il était fils de Yeroam, lui-même fils d’Élihou, petit-fils de Tohou et arrière-petit-fils de Souf. Il avait épousé deux femmes, Anne et Peninna ; Peninna avait des enfants, mais Anne n’en avait pas.
Chaque année, Elcana se rendait de Rama au sanctu-aire de Silo pour y adorer le Seigneur Dieu d’Israël et Lui offrir un sacrifice. Les deux fils d’Héli, Hofni et Pinhas, étaient prêtres du Seigneur à Silo. Elcana avait l’habitude de donner à Peninna et à chacun de ses enfants un morceau de l’animal sacrifié ; mais à Anne, il donnait un morceau deux fois plus gros, car il l’aimait beaucoup, bien que le Seigneur ne lui ait pas accordé d’enfants. Quand à Peninna, l’autre femme, elle cherchait sans cesse à vexer Anne pour l’humilier de n’avoir pas d’enfant. Et chaque année, lorsque Anne se rendait au sanctuaire, du Seigneur, lamême scène se répétait.
Une année, comme Anne se mettait à pleurer et ne voulait rien manger, son mari lui demanda : Anne, pour-quoi pleures-tu ? Pourquoi ne veux-tu rien manger ? Pourquoi es-tu su triste ? Est-ce que je ne vaux pas mieux pour toi que dix fils ?
Après le repas, Anne se rendit à l’entrée du sanctuaire de Silo. Le prêtre Héli était assis près du montant de la porte. Anne était très affligée. Tout en pleur, elle adressa cette prière au Seigneur : ‘‘Seigneur, Dieu d’Israël, vois combien je suis malheureuse ! Ne m’oublie pas, aie pitié de moi ! Donne-moi un fils, je m’engage à le consacrer pour toujours à Ton service ; ses cheveux ne seront jamais coupés.’’ Anne pria longtemps. Héli l’ob-servait, il voyait ses lèvres remuer, mais n’entendait aucun son, car elle priait intérieurement. Héli pensa qu’elle était ivre et lui dit : « Resteras-tu encore longtemps dans cet état ? Va faire passer ton ivresse ailleurs ! » - « Non, je ne suis pas ivre, répondit Anne. Je suis une femme malheureuse, mais je n’ai pas bu. Je suis ici pour confier ma peine au Seigneur. Ne me considère pas comme une femme de rien. Si j’ai prié aussi longtemps, c’est parce que mon cœur débordait de chagrin et d’humiliation. » Alors Héli déclara : « Va en paix. Et que le Dieu d’Israël t’accorde ce que tu lui as demandé. » - « Et toi, répondit-elle, garde-moi ta bienveillance. »
Anne s’en alla et accepta de manger. La tristesse avait disparu de son visage.
Tôt le lendemain matin, Elcana et sa famille allèrent se prosterner devant le Seigneur, puis ils retournèrent chez eux, à Rama (1Samuel 1 :1-19).
NAISSANCE ET ENFANCE DE SAMUEL
Elcana s’unit à sa femme Anne, et le Seigneur exauça la prière de celle-ci. Anne devint enceinte, puis mit au monde un fils. Alors elle déclara : « Puisque je l’ai de-mandé au Seigneur, je lui donne le nom de Samuel. »
Par la suite, Elcana se rendit de nouveau à Silo avec sa famille pour y offrir au Seigneur le sacrifice annuel et un sacrifice particulier qu’il avait promis. Mais, cette fois, Anne n’alla pas avec son mari. Voici ce qu’elle lui avait expliqué : ‘‘J’attends que l’enfant soit sevré ; alors le l’amènerai à Silo, je le présenterai devant le Seigneur, et il restera là pour toujours.’’ Elcana avait répondu : ‘‘C’est bien ! Puisque tu le juge bon, reste ici avec lui jusqu’à ce qu’il soit sevré. Que le Seigneur tienne Sa promesse.’’ Anne était donc restée à Rama pour allaiter son fils.
Lorsqu’elle l’eut sevré, et bien qu’il fût encore tout jeune, elle l’emmena au sanctuaire du Seigneur à Silo. Elle et son mari avaient pris un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin. Ils offrirent le taureau en sacrifice, puis ils conduisirent l’enfant auprès d’Héli. Anne dit à Héli : « Te souviens-tu de cette femme qui se tenait un jour ici, non loin de toi, pour prier le Seigneur ? Aussi vrai que tu es vivant, c’est moi. Voici l’enfant que je demandais dans ma prière. Le Seigneur me l’a donné. A mon tour, je veux le donner au Seigneur ; pour toute sa vie, il appartiendra au Seigneur. » Et toute la famille se prosterna devant le Seigneur (1Samuel 1 :20-28).
ANNE REMERCIE LE SEIGNEUR
Alors Anne prononça cette prière : Grâce au Seigneur, j’ai de la joie plein le cœur. Grâce au Seigneur, j’ai la tête haute, je peux rire de mes ennemis. Je me réjouis : Dieu m’a secourue. Le Seigneur seul est Saint, Notre Dieu seul est un rocher. A part Lui, il n’y a pas de Dieu. Ne multipliez pas les paroles hautaines, ne prononcez plus de propos insolents, car le Seigneur est un Dieu qui sait tout, Il juge toutes les actions des hommes. Les guerriers puissant voient leurs arc se briser mais ceux qui étaient faibles retrouvent de la force. Ceux qui étaient rassasiés cherchent un gagne-pain mais ceux qui étaient affamés n’ont plus besoin de travailler. La femme stérile met au monde sept enfants mais celle qui en avait beaucoup perd sa fécondité. Le Seigneur fait mourir et fait vivre, Il fait descendre dans le monde des morts ou en délivre. Le Seigneur appauvrit et enrichit, Il abaisse, mais Il élève aussi. Il remet debout le misérable tombé à terre et le malheureux abandonné sur un tas d’ordures pour leur donner les places d’honneur en compagnie des gens importants. Au Seigneur appartient toute la terre, c’est Lui qui l’a posée sur ses colonnes. Il veille sur l’existence de ceux qui le respectent, mais ceux qui Le renient meurent dans les ténèbres. Car un homme ne peut pas triompher pas sa propre force. Du haut du ciel, Le Seigneur fait gronder le tonnerre pour écraser Ses ad-versaires, car Il est le Souverain Juge de la terre. Il rend puissant le roi de son peuple, Il augmente le pouvoir du roi qu’Il a choisi.
Après cela, Elcana retourna chez lui à Rama ; mais le jeune Samuel demeura à Silo pour servir le Seigneur, sous la surveillance du prêtre Héli (1Samuel. 2 :1-11)
LA FAMILLE DE SAMUEL
Chaque année, la mère de Samuel confectionnait un petit manteau et l’apportait à son fils, quand elle se rendait avec son mari à Silo pour offrir le sacrifice annuel. Héli bénissait Elcana et sa femme, et disait à Elcana : « Que le Seigneur t’accorde d’avoir d’autre enfants de cette femme, pour remplacer celui qu’elle Lui a donné. » Ensuite ils retournaient chez eux. Le Seigneur intervint en faveur d’Anne : celle-ci mit au monde encore trois fils et deux filles. Quand au jeune Samuel, il grandissait devant le Seigneur.
Le prêtre Héli était devenu très vieux. Lorsqu’il apprit comment ses fils agissaient envers les Israélites, et que même ils couchaient avec les femmes qui étaient de service à l’entrée de la tente de la rencontre, il leur dit : « Qu’est-ce que j’apprends ? Tout le monde parle de votre mauvaise conduite ! Pourquoi agissez-vous ainsi ? Arrêtez, mes enfants ! Ce que j’entends raconter de vous dans le peuple du Seigneur est horrible. Si quelqu’un commet une faute contre un homme, Dieu peut arbitrer ; mais si un homme commet une faute contre le Seigneur, qui pourrait arbitrer ?
Mais ils ne tinrent aucun compte de ce que disait leur père. En effet le Seigneur avait décidé qu’ils devaient mourir.
Quand au jeune Samuel, il continuait de grandir et d’être apprécié tant par le Seigneur que par les hommes (1Samuel, 2, 19-26).
LE CHÂTIMENT ANNONCÉ À HÉLI ET À SA FAMILLE
Un prophète vint trouver Héli et lui dit : « Voici ce que déclare le Seigneur : Quand tes ancêtres étaient en Égypte esclaves du Pharaon, tu sais bien que Je Me suis fait connaître à eux : parmi toutes les tribus d’Israël, c’est ton ancêtre Aaron que J’ai choisi pour qu’il devienne mon prêtre, chargé de présenter les sacrifices sur Mon autel, d’offrir le parfum et de Me consulter. Je lui ai même attribué, ainsi qu’à ses descendants, une part des sacrifices offerts par les Israélites. Alors, pourquoi traitez-vous sans respect les sacrifices et les offrandes que J’ai ordonné de présenter au sanctuaire ? Pourquoi vous engraissez-vous des meilleurs morceaux de ce que Mon peuple d’Israël M’apporte en offrande ? Pourquoi honores-tu tes fils plus que Moi-même ? Puisqu’il en est ainsi, voici ce que Je t’annonce, Moi, le Seigneur Dieu d’Israël : J’avais promis à ta famille, à ton clan même, que pour toujours vous seriez Mes prêtres ; mais main-tenant, J’affirme solennellement qu’il n’en est plus question. En effet, J’honore ceux qui M’honorent, mais ceux qui Me méprisent seront méprisés à leur tour. Je ne vais pas tarder à retrancher de ta famille et de ton clan tous ceux qui sont dans la force de l’âge, afin qu’on n’y trouve plus de vieillards. Tu verras un rival s’occuper du sanctuaire. Tout ira bien pour le peuple d’Israël, tandis que dans ta famille il n’y aura plus jamais de vieillards. Je maintiendrai pourtant un de tes descendant à proximité de Mon autel, pour y être rongé de jalousie et de désespoir, tandis que tous les autres seront mort.
« Tu auras une preuve de ce que J’affirme dans ce qui arrivera à tes deux fils, Hofni et Pinhas : ils mourront tous les deux le même jour. Ensuite, Je Me choisirai un prêtre fidèle, qui agira selon ce que Je désire ; Je lui accorderai des descendants qui seront prêtres sans interruption, au côté du roi que J’aurai désigné. Alors, le survivant de ta famille ira se jeter à genoux devant le prêtre pour obtenir une pièce d’argent ou une miche de pain, et lui dira : ‘‘Je t’en supplie, accorde-moi n’importe quelle occupation aux côté des prêtres, afin que j’ai de quoi manger,’’ » (1Samuel, 2 :27-36)
Quant au jeune Samuel, il servait le Seigneur, sous la surveillance d’Héli (1Samuel, 3 :1)
DIEU ÉTABLIT SAMUEL COMME PROPHÈTE
En ce temps-là il était rare que le Seigneur parle directement à un homme ou lui accorde une vision.
Une nuit, le prêtre Héli, qui était devenu presque aveugle, dormait à sa place habituelle. Samuel aussi dormait. Il était dans le temple du Seigneur, près du coffre sacré. Avant l’aube, alors que la lampe du sanctu-aire brûlait encore, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci répondit : ‘‘Oui, Maître’’, puis il accourut auprès d’Héli et lui dit : « Tu m’as appelé ; me voici ! » - « Je ne t’ai pas appelé, dit Héli ; retourne te coucher. »
Samuel alla se recoucher. Une seconde fois le Seigneur appela: ‘‘Samuel !’’ L’enfant se leva et revint dire à Héli : « Tu m’as appelé ; me voici ! » - « Non, mon enfant ! répondit Héli, je ne t’ai pas appelé ; retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore personnellement le Seigneur, car Celui-ci ne lui avait jamais parlé directement jusqu’alors.
Pour la troisième fois, le Seigneur appela : ‘‘Samuel !’’ Samuel se leva, revint trouver Héli et lui dit : « Tu m’as appelé ; me voici ! » Cette fois, Héli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant. Il lui dit alors : « Va te recoucher. Et si on t’appelle de nouveau, tu répondras : ‘‘Parle, Seigneur, ton serviteur écoute !’’ » Samuel alla donc se recoucher à sa place.
Le Seigneur vint et se tint là ; comme les autres fois, Il appela : ‘Samuel, Samuel !’’ L’enfant répondit : « Parle, Ton serviteur écoute. » Le Seigneur déclara à Samuel : « Je vais frapper Israël d’un malheur tel qu’il fera l’effet d’un coup de tonnerre sur ceux qui l’apprendront. Ce jour-là, Je réaliserai à l’égard d’Héli et de sa famille tous les malheurs dont Je les ai menacés, sans rien négliger. Je l’ai averti que Je condamnais sa famille pour toujours ; en Israël, ses fils ont péché en me traitant avec mépris, et lui, qui savait cela, les a laissés faire. C’est pourquoi J’ai juré à la famille d’Héli que ni sacrifices ni offrandes ne pourront jamais faire oublier son péché.
Samuel resta couché jusqu’au matin. Puis il alla ouvrir les portes du sanctuaire. Il craignait de raconter sa vision à Héli ; mais Héli l’appela : « Samuel, mon enfant! » - « Oui, Maître », répondit-il. « Que t’a dit le Seigneur ? demanda Héli ; ne me cache rien. Si tu me caches un seul mot de ce que Dieu t’a dit, je veux qu’Il t’inflige la plus terrible des punitions. » Alors Samuel lui raconta tout, sans rien cacher. Héli déclara: « Il est le Seigneur! Qu’Il fasse ce qu’Il juge bon. »
Samuel devint grand. Le Seigneur était avec lui, si bien qu’aucune des Paroles que Samuel prononçait de Sa part ne restait sans effet. C’est ainsi que dans tout le pays d’Israël, de Dan à Berchéba, on sut que Samuel était un vrai prophète du Seigneur.
Le Seigneur continua de Se manifester à Silo : en effet, c’est là qu’Il Se révélait à Samuel pour lui faire connaître Sa Parole, et Samuel transmettait Cette Parole à tout le peuple d’Israël. (1Samuel, 3:2-21)
LES PHILISTINS VAINCUS. SAMUEL, CHEF D’ISRAËL
Après que le coffre sacré du Seigneur eut été déposé à Quiriat-Yéarim, beaucoup de temps s’écoula, une vingtaine d’années. Les Israélites aspiraient à se rapprocher du Seigneur. Alors Samuel leur dit : « Si c’est de tout votre cœur que vous revenez au Seigneur, cessez d’a-dorer les idoles d’Astarté et de tous les autres dieux étranger ; attachez-vous au Seigneur et servez-Le, Lui seul ; alors Il vous sauvera du pouvoir des Philistins. »
Les Israélites rejetèrent donc les idoles des dieux Baals et de la déesse Astarté, et ils adorèrent le Seigneur seul. Samuel ordonna ensuite : « Que tout le peuple se rassemble à Mispa ; là je prierai le Seigneur en votre faveur. »
Les Israélites se rassemblèrent à Mispa. Ils puisèrent de l’eau, la répandirent sur le sol devant le Seigneur et jeûnèrent ce jour-là. Enfin ils confessèrent qu’ils étaient coupable envers le Seigneur. C’est là, à Mispa, que Samuel devin le chef du peuple d’Israël.
Lorsque les Philistins apprirent que les Israélites étaient rassemblés à Mispa, leurs cinq chefs décidèrent d’aller les attaquer. A cette nouvelle, les Israélites furent effrayés et ils dirent à Samuel : « Ne nous abandonne pas ! Ne cesse pas de supplier le Seigneur Notre Dieu en notre faveur, pour qu’il nous sauve du pouvoir des Philistins. »
Samuel prit un tout jeune agneau et l’offrit en sacrifice au Seigneur en le brûlant complètement ; puis il supplia le Seigneur en faveur des Israélites et le Seigneur l’exauça. En effet, tandis que Samuel offrait le sacrifice, les Philistins s’étaient avancés pour attaquer Israël ; mais alors, le Seigneur fit retentir le tonnerre à grand fracas, jetant la confusion dans l’armée des Philistins, qui furent battus par les Israélites. L’armée d’Israël sortit de Mispa, poursuivit les Philistins jusqu’au-dessous de Bet-Kar et les battit complètement. Samuel s’écria : ‘‘Jusqu’ici le Seigneur nous a secourus’’. Il prit alors une pierre, la dressa entre Mispa et La Dent et l’appela ‘‘Pierre-du-secours’’.
Les Philistins furent humiliés par cette défaite. Le Seigneur leur fit sentir Sa Puissance tant que vécut Samuel, et ils ne recommencèrent plus à envahir le territoire d’Israël. Les localités que les Philistins avaient prises aux Israélites, dans la région située entre Écron et Gat, furent rendues Israélites ; cette région fut ainsi libérée de la domination des Philistins. La paix régna également entre les Israélites et les Amorites.
Samuel fut le chef du peuple d’Israël jusqu’à sa mort. Chaque année il se mettait en route et passait par Béthel, Guilgal et Mispa, pour rendre la justice dans ces trois villes. Puis il rentrait chez lui, à Rama, où il rendait aussi la justice pour les Israélites. C’est là qu’il construisit un autel pour le Seigneur (1Samuel, 7 :2-17)
LES ISRAÉLITES DEMANDENT UN ROI
Quand Samuel fut devenu vieux, il plaça ses fils à la tête du peuple d’Israël. Son fils aîné s’appelait Joël et le second Abia. Ils s’installèrent à Berchéba pour y rendre la justice. Mais ils ne suivirent pas l’exemple de leur père. Attirés par l’argent, ils acceptèrent des cadeaux et pro-nonçaient des jugements injuste. C’est pourquoi les anciens d’Israël se réunirent et se rendirent chez Samuel à Rama ; ils lui déclarèrent : « Vois-tu, Samuel, tu es vieux, et tes fils ne suivirent pas ton exemple. Désigne donc un roi pour nous gouverner, comme cela se fait chez les autres peuples. »
Samuel fut très mécontent qu’ils aient demandé un roi et il se mit à prier le Seigneur. Le Seigneur lui répondit : « Écoute les Israélites, accepte leurs reven-dications. En effet, ce n’est pas toi qu’ils rejette, c’est Moi ! ils ne veulent plus que JE SOI LEUR ROI. Depuis le jour où Je les ai fait sortir d’Égypte jusqu’à maintenant, ils n’ont pas cessé de M’abandonner pour adorer d’autre dieux ; ce qu’ils ont ainsi fait avec Moi, ils vont maintenant le faire avec toi aussi. C’est pourquoi, accepte leurs revendications; seulement, avertis-les solennellement et indique-leur quels seront les droits du roi qui régnera sur eux. » (1Samuel, 8 :1-9)
LES DROITS DU ROI
Samuel rapporta les Paroles du Seigneur à ceux qui lui avait demandé un roi : « Sachez, leur dit-il, quels seront les droits du roi qui régnera sur vous : Il prendra parmi vos fils des soldats pour conduire ses chars de guerre, pour monter ses chevaux, ou pour courir devant son propre char ; certain auront à commander un régiment ou une compagnie. Il en prendra d’autre pour labourer ses champs et rentrer ses moissons, ou pour lui fabriquer des armes et des équipements de chars. Il prendra aussi vos filles comme parfumeuses, cuisinières ou boulangères. Il s’appropriera les meilleurs de vos champs, de vos vignes ou de vos plantations d’oliviers et les donnera à ses officiers ; il prélèvera sur les produits de vos champs et de vos vignes une redevance de dix pour cent, qu’il donnera à ses fonctionnaires et à ses officiers. Il réqui-sitionnera vos serviteurs et vos servantes, les plus forts de vos jeunes gens, et même vos ânes, pour travailler à son service. Il prélèvera une bête sur dix dans vos troupeaux de moutons et de chèvres. En un mot, vous serez ses esclaves. Alors vous vous plaindrez au Seigneur à cause du roi que vous vous serez choisi, mais Il ne vous répondra pas. »
Les Israélites refusèrent de tenir compte des Paroles de Samuel et déclarèrent : « Tant pis, nous voulons quand même un roi, pour être comme tous les autres peuples. Nous voulons un roi qui rende la justice parmi nous, qui marche à la tête de notre armée et qui combatte avec nous. » Samuel écouta tout ce que disaient les Israélites et le rapporta au Seigneur. Le Seigneur lui répondit : « Accorde-leur ce qu’ils demandent : donne-leur un roi. » Après cela, Samuel invita les Israélites à retourner chez eux (1Samuel, 8, 10-22).
SAMUEL CONSACRE SAÜL COMME ROI D’ISRAËL
Samuel prit alors le flacon d’huile qu’il avait emporté et le versa sur la tête de Saül. Puis il embrassa Saül et lui dit : « Le Seigneur Lui-même t’a consacré comme chef du peuple qui Lui appartient. Tout à l’heure tu vas me quitter. À Selsa, dans le territoire de Benjamin, tu rencontreras deux hommes près de la tombe de Rachel et ils te diront : ‘‘Les ânesses que tu cherches sont retrouvées ; ton père ne s’en soucie donc plus, mais il s’inquiète de vous et se demande ce qu’il doit faire pour retrouver son fils.’’ Tu continueras ton chemin et tu arriveras près du chêne de Tabor. Là, tu rencontreras trois hommes qui se rendent au sanctuaire de Béthel, l’un portant trois chevreaux, le deuxième trois galettes de pain, et le troisième une outre de vin. Ils te deman-deront si tout va bien et t’offrirons deux pains que tu accepteras. Ensuite, tu te rendras à Guibéa-Élohim, où se trouvent les gouverneurs philistins. Lorsque tu arriveras près de la ville, tu rencontreras un groupe de prophètes qui descendent du lieu sacré, précédés de joueurs de harpes, de tambourins, de flûtes et de lyres; eux-mêmes seront en pleine excitation prophétique. Alors l’Esprit du Seigneur S’emparera de toi ; tu seras saisi de la même excitation qu’eux et tu deviendras un autre homme. Quand tous ces événements se seront produits, tu sauras que Dieu est vraiment avec toi. Dès lors, agis selon les circonstances. Tu devras encore descendre à Guilgal avant moi; je t’y rejoindrai plus tard, pour offrir des sacrifices complets et des sacrifices de communions. Tu m’y attendras sept jours ; quand je serai là, je te communiquerai ce que tu devras faire. »
Dès que Saül eut quitté Samuel, Dieu le transforma profondément. Et tous les événements annoncés par Samuel s’accomplirent ce même jour. Ainsi, lorsque Saül et son serviteur arrivèrent à Guibéa, ils rencontrèrent un groupe de prophètes ; l’Esprit de Dieu s’empara de Saül, qui se joignit à eux et fut saisi de la même excitation prophétique. Tous ceux qui le connaissaient de longue date et qui le virent tout excité au milieu des prophètes se demandèrent les uns aux autres : ‘‘Qu’est-il arrivé au fils de Quich ? Est-ce que Saül, lui aussi, est devenu prophète ?’’ L’un d’eux ajouta : ‘‘Et les autres, qui est leur maître ?’’ De là est né le proverbe qui dit : ‘‘Est-ce que Saül, lui aussi, est devenu prophète ?’’
Lorsque Saül eut retrouvé son calme, il se rendit au lieu sacré. Son oncle lui demanda : « Où êtes-vous allés, toi et ton serviteur ? » - « À la recherche des ânesses, répondit Saül. Mais nous ne les avons pas retrouvées, et nous sommes allés consulter Samuel. » - « Raconte-moi donc ce que Samuel vous a dit », reprit l’oncle. « Il nous a simplement annoncé que les ânesses étaient retrouvées », affirma Saül. Mais il ne lui raconta rien de ce que Samuel lui avait dit au sujet de la royauté (1Samuel, 10 :1-16)
SAÜL DÉSIGNÉ ROI PAR LE TIRAGE AU SORT
Samuel convoqua les Israélites au sanctuaire de Mispa. Il leur dit : « Voici ce que déclare le Seigneur Dieu d’Israël : ‘‘C’est Moi qui vous ai fait sortir d’Égypte, vous, le peuple d’Israël ; c’est Moi qui vous ai délivrés de la domination des Égyptiens et de celle des autres royaumes qui vous ont opprimés.’’ Or vous, maintenant, continua Samuel, vous avez rejeté Votre Dieu, qui pourtant vous a sauvés aux jours de malheur et d’angoisse, et vous M’avez dit : ‘‘Donne-nous un roi !’’. Eh bien, venez donc vous présenter devant le Seigneur, par tribus puis par clans. »
Samuel fit avancer chaque tribu d’Israël et tira au sort : le Seigneur désigna la tribu de Benjamin. Il fit alors avancer chaque clan de la tribu de Benjamin, et le clan de Matri fut désigné. Enfin, dans ce clan, Saül, fils de Quich, fut désigné. On le chercha, mais sans réussir à le trouver. On interrogea de nouveau le Seigneur : « Cette homme est-il venu ici ? » - « Allez voir parmi les bagages, répondit le Seigneur ; il y est caché. » On y courut, on l’en ramena, et il se présenta au milieu du peuple : Il dépassait tout le monde d’une tête !
Samuel dit au peuple : Regardez ! Voici celui que le Seigneur a choisi. Il n’a pas son pareil dans tout le peuple. » Alors tous poussèrent des acclamations et crièrent : ‘‘Vive le roi !’’ Ensuite, Samuel énuméra devant eux les droits et devoirs du roi, puis il les écrivit dans un livre qu’il déposa dans le sanctuaire. Enfin il renvoya les Israélites chez eux. De son côté, Saül rentra chez lui à Guibéa, accompagné d’une troupe de partisans que Dieu lui avait suscités. Mais il eux aussi des vauriens pour dire : ‘‘Comment cet individu pourrait-il nous sauver ?’’ En effet, ils le méprisaient et ne lui apportèrent pas de cadeau. Mais Saül resta indifférent (1Samuel, 10 :17-27).
DISCOURS DE SAMUEL AUX ISRAÉLITES
Samuel dit aux Israélites : « Eh bien, je vous ai accordé tout ce que vous m’avez demandé : J’ai établi un roi sur vous. Désormais c’est lui qui vous dirigera, car moi, je suis maintenant vieux et usé – mes fils sont des adultes, comme vous. Je vous ai dirigés depuis ma jeunesse jusqu’à ce jours. C’est pourquoi je me tiens devant vous : en présence du Seigneur et du roi qu’Il a choisi, portez vos accusations contre moi, si vous en avez. Ai-je volé le bœuf de quelqu’un ? Ou l’âne de quelqu’un ? Ai-je exploité quelqu’un ? Ou causé du tort à quelqu’un ? Ai-je accepté un cadeau de quelqu’un, pour fermer les yeux sur ses agissements ? Si c’est le cas, je vous rendrai ce que je vous ai pris. » Les Israélites répondirent : « Tu ne nous as ni exploités, ni causé du tort, et tu ne t’es jamais laissé acheter par un cadeau. » Samuel reprit : Le Seigneur et le roi sont donc témoins aujourd’hui que vous n’avez rien à me reprocher. » - « C’est exact », répondirent-ils.
Samuel leur dit encore : « Le Seigneur en est témoin, Lui qui S’est servi de Moïse et Aaron pour faire sortir d’Égypte vos ancêtres. Maintenant donc, comparaissez en justice devant le Seigneur. Je vous rappellerai d’abord tous les bienfaits qu’Il vous a accordés, à vous et à vos ancêtres. Après que Jacob et les siens se furent rendus en Égypte, vos ancêtres, persécutés, ont appelé le Seigneur à l’aide ; le Seigneur a envoyé Moïse et Aaron pour les faire sortir d’Égypte et les installer dans ce pays-ci. Mais vos ancêtres ont ensuite oublié le Seigneur leur Dieu. C’est pourquoi Il a permis à Sisra, général de l’armée de Hassor, aux Philistins et au roi de Moab, de les combattre et de les vaincre. Vos ancêtres ont de nouveau appelé le Seigneur à l’aide ; ils ont déclaré : ‘‘Seigneur, nous sommes coupable, car nous T’avons abandonné pour adorer les idoles des dieux Baals et de la déesse Astarté. Mais maintenant, délivre-nous de nos ennemis et nous Te servirons !’’ Alors le Seigneur à envoyé Gédéon, Bédan, Jefté, et finalement moi, Samuel, pour vous délivrer des ennemis qui vous entouraient. Ainsi vous avez pu habiter en sécurité dans le pays. Mais quand vous avez vu Nahach, roi des Ammonites, venir vous attaquer, vous m’avez dit: nous voulons un roi : ‘‘Nous voulons un roi !’’ COMME SI LE SEIGNEUR N’ÉTAIT PAS VOTRE ROI. Eh bien, vous l’avez, le roi que vous avez choisi, vous l’avez demandé et le Seigneur vous l’a accordé. Si désormais vous respectez servez le Seigneur Votre Dieu, si vous Lui obéissez sans vous révolter contre Ses commandements, si vous Le suivez, vous et votre roi, tout ira bien. Mais si vous ne Lui obéissez pas, si vous vous révoltez contre Ses commandements, le Seigneur vous fera sentir Sa Puissance, à vous comme autrefois à vos ancêtres. Et maintenant, tenez-vous prêts à regarder le grand prodige que le Seigneur va accomplir sous vos yeux : C’est l’époque de la moisson du blé, n’est-ce pas ? Je vais prier le Seigneur, et Il fera gronder le tonnerre et tomber la pluie. Ainsi vous découvrirez la grandeur de la faute que vous avez commise envers le Seigneur en demandant un roi. »
Samuel pria le Seigneur, qui, le jour même, fit gronder le tonnerre et tomber la pluie. Alors tout le peuple fut rempli d’une grande crainte à l’égard du Seigneur et de Samuel, et ils dirent à Samuel : « Supplie le Seigneur ton Dieu en notre faveur, afin que nous ne mourions pas, car à tous nos péchés, nous avons ajouté celui de demander un roi. » - « N’ayez pas peur, répondit Samuel. Certes, vous avez commis cette faute grave. Mais ne vous détournez plus du Seigneur, servez-Le de tout votre cœur. Si vous vous détournez de Lui, ce serait pour servir des faux dieux, incapables de secourir ou de sauver quelqu’un, puisqu’ils sont des faux dieux. Le Seigneur ne vous abandonnera pas, car c’est Lui-même qui a voulu faire de vous Son peuple, et Il tient à préserver Son Nom. Quand à moi, je me garderai bien de péché contre le Seigneur en cessant de prier pour vous ; je continuerai de vous indiquer le bon et droit chemin. De votre côté, reconnaissez l’Autorité du Seigneur, servez-Le sincèrement, de tout votre cœur, et considérez tous les grands prodiges qu’Il a accomplis en votre faveur. Mais si vous faites le mal, vous serez détruits, vous et votre roi.» (1Samuel, 12 )
LES VICTOIRES DE SAÜL. SA FAMILLE
Dès que Saül fut devenu roi d’Israël, il combattit tous ses ennemis d’alentours : les Moabites, les Ammonites, les Édomites. Le royaume de Soba et les Philistins. Dans chaque cas, il remporta la victoire. Un jour, il montra toute sa vaillance en battant les Amalécites et en délivrant ainsi Israël de ceux qui pillaient le pays.
Saül eut des fils, Jonatan, Ichevi et Malkichoua, ainsi que des filles, Mérab, l’aînée, et Mikal, la cadette. Sa femme s’appelait Ahinoam et elle était fille d’Ahimaas. Son général en chef s’appelait Abner et il était fils de Ner, l’oncle de Saül. En effet Quich, le père de Saül, et Ner, le père d’Abner, était fils d’Abiel.
Durant tout son règne, Saül fit une guerre acharnée contre les Philistins. C’est pourquoi, dès qu’il remarquait un homme courageux ou vigoureux, il l’enrôlait dans son armée (1Samuel,14 :47-52).
DIEU REJETTE SAÜL
Samuel dit à Saül : « C’est moi que le Seigneur a envoyé autrefois pour te consacrer roi d’Israël, Son peuple ; écoute donc ce que j’ai à te dire de Sa part. Voici ce que déclare le Seigneur des troupes d’Israël : ‘‘Je Me souviens de ce que les Amalécites ont fait au peuple d’Israël, lorsqu’il est sorti d’Égypte : ils lui ont barré la passage. Eh bien, va les attaquer maintenant, détruis complètement tout ce qui leur appartient, sans pitié. Mets à mort tous les êtres vivants, hommes et femmes, enfants et bébés, bœufs et moutons, chameaux et ânes.’’ »
Saül mobilisa l’armée et la passa en revue à Télem. Il y avait deux cent mille soldats à pied, et, en plus, dix mille hommes de Juda. Saül les conduisit près de la ville des Amalécites et prépara une attaque surprise dans le ravin. Puis il fit dire aux Quénites : ‘‘Ne restez pas parmi les Amalécites, éloignez-vous-en. Je ne veux pas vous faire subir le même sort qu’à eux, car vous avez été bons envers les Israélites, quand ils sont sortis d’Égypte.’’ Les Quénites se séparèrent donc des Amalécites. Alors Saül battit les Amalécites de Havila jusqu’à Chourm à l’est de l’Égypte. Il massacra toute la population, sauf Agag, leur roi, qu’il fit prisonnier. Saül et ses soldats épargnèrent Agag, ainsi que tout ce qu’il y avait de meilleur dans le bétail, bœufs et moutons, bêtes vigoureuses et agneaux, en sommes toutes les bêtes de valeur. Ils ne détruisirent que ce qui était sans valeur et sans intérêt.
Alors le Seigneur adressa la Parole à Samuel : « Je regrette d’avoir choisi Saül comme roi, lui dit-il, car il s’est détourné de Moi et n’a pas exécuté Mes ordres. » Samuel fut bouleversé, et pendant toute la nuit il implora le Seigneur.
Tôt le lendemain matin, il partit trouver Saül. On l’informa que Saül s’était rendu à Karmel pour s’y dresser un monument, puis avait repris la route et était descendu à Guilgal. Lorsque Samuel arriva auprès de lui, Saül lui dit : « Que le Seigneur te bénisse ! J’ai exécuté l’ordre du Seigneur. » « D’où viennent donc ces bêlements de moutons et ces mugissements de bœufs que j’entends ? » demanda Samuel. – « Les soldats ont épargné les meilleurs bêtes des Amalécites, et ils les ont amenés ici pour les offrir en sacrifices au Seigneur ton Dieu, répondit Saül. Tout le reste nous l’avons détruit. » - « Cela suffit, interrompit Samuel. Je vais t’annoncer ce que le Seigneur m’a dit ce cette nuit. » - « Parle », dit Saül.
Samuel déclara : « Autrefois tu ne te considérais pas comme un homme important, et tu es maintenant le chef des tribus d’Israël : c’est le Seigneur qui t’a consacré roi d’Israël.Or le Seigneur t’a indiqué la voie à suivre : il t’a envoyé détruire ces Amalécites pécheurs en les combattant jusqu’à l’extermination total. Pourquoi donc n’as-tu pas obéi à Son ordre ? Pourquoi t’es-tu jeté sur le butin, faisant ainsi ce qui déplaît au Seigneur ? » - « J’ai pourtant obéi à l’ordre du Seigneur, répliqua Saül, et j’ai suivi la voie qu’Il m’avait indiquée. J’ai fait mourir tous les Amalécites, sauf Agag, leur roi, que j’ai ramené ici. Quand à mes soldats, s’ils ont prélevé les plus belles têtes du bétail qui devait être détruit, c’était pour les offrir en sacrifice au Seigneur ton Dieu, ici à Guilgal. »
Samuel reprit : « Le Seigneur aime-t-il autant des sacrifices d’animaux que l’obéissance à Ses ordres? Non ! Pour Lui, l’obéissance docile est préférable au sacrifice des bêtes les plus grasses. En effet, la désobéissance est aussi grave que la divination, et l’insoumission aussi grave que l’idolâtrie. Ainsi, puisque tu as rejeté les ordres du Seigneur, le Seigneur te rejette aussi : tu ne seras plus roi de Son peuple. » - « Je suis coupable! s’écria Saül. J’ai désobéi à l’ordre du Seigneur, et à tes instructions. En effet, j’ai eu peur des soldats et j’ai fait ce qu’ils demandaient. Maintenant, je t’en prie, pardonne-moi ce péché et reviens avec moi, pour que je puisse aller adorer le Seigneur. » - « Non, lui répondit Samuel, je n’irai pas avec toi, car tu as rejeté les ordres du Seigneur, et le Seigneur t’a rejeté aussi : tu ne sera plus roi d’Israël. »
Samuel se tourna pour s’en aller, mais Saül le saisit par le pan de son manteau, qui fut arraché. Alors Samuel lui dit : « C’est ainsi que le Seigneur t’arrache au-jourd’hui la royauté d’Israël pour la donner à un autre, meilleur que toi. Le Seigneur, qui est la Gloire d’Israël, ne ment pas et ne change pas d’avis comme un homme. » - « Je suis coupable ! répéta Saül. Mais je t’en supplie, traite-moi avec respect devant les anciens et le peuple d’Israël ; reviens avec moi, pour que je puisse aller adorer le Seigneur ton Dieu. » Samuel l’accompagna, et Saül alla adorer le Seigneur.
Ensuite Samuel ordonna
qu’on lui amène Agag, le roi des Amalécites. Celui-ci arriva,
plein d’assurance, car il pensait : ‘‘Je n’ai certainement plus à
craindre la mort !’’ Mais Samuel lui dit :
‘‘Par ton épée,
des femmes ont été privées de leurs enfants. Eh bien,
ta mère aussi sera privée de son enfant.’’ Et Samuel
l’exécuta devant le sanctuaire de Guilgal.
Samuel retourna à Rama, tandis que Saül rentrait chez lui à Guibéa. Samuel ne revit plus Saül avant de mourir. Il était très affligé à son sujet, alors le Seigneur Lui-même regrettait d’avoir choisi Saül comme roi d’Israël ( 1Samuel, 15 ).
DIEU CHOISI DAVID COMME NOUVEAU ROI
Le Seigneur dit à Samuel : « T’affligeras-tu encore longtemps au sujet de Saül, alors que Moi-même Je l’ai rejeté et qu’il ne pourra plus être roi d’Israël ? Prends de l’huile et mets-toi en route. Je t’envoie chez Jessé, à Bethléem, car J’ai choisi parmi ses fils le roi qu’il Me faut. » - « Comment faire ? demanda Samuel. Si j’y vais, Saül l’apprendra et me tuera. » - « Prends avec toi un veau, dit le Seigneur. Tu diras que tu viens M’offrir un sacrifice, et tu inviteras Jessé à la céré-monie. Je t’indiquerai ce que tu auras à faire : tu consacreras roi à Mon service celui que Je t’indiquerai. »
Samuel obéit et se rendit à Bethléem. Les anciens de la ville, tout inquiets, vinrent au-devant de lui et demandèrent : « Ta venue annonce-t-elle quelque chose d’heureux ? » - « Oui, répondit-il. Je suis venu offrir un sacrifice au Seigneur. Purifiez-vous pour la cérémonie et venez ensuite avec moi. »
Samuel invita aussi Jessé et ses fils à se purifier et à participer au sacrifice. Lorsque ceux-ci arrivèrent, Samuel aperçut Éliab et se dit : ‘‘C’est certainement lui que le Seigneur à choisi.’’ Mais le Seigneur lui dit : ‘‘Ne te laisse pas impressionner par sa mine et sa taille imposante, car Je ne l’ai pas choisi. Je ne juge pas de la même manière que les hommes ; les hommes s’arrêtent aux apparences, mais Moi Je vois jusqu’au fond du cœur.’’
Jessé appela ensuite Abinadab et le fit passer devant Samuel, qui déclara : « Le Seigneur n’a pas non plus choisi celui-ci. »
Jessé fit passer Chamma, mais Samuel répéta : Le Seigneur n’a pas non plus choisi celui-ci. »
Jessé fit ainsi passer sept de ses fils devant Samuel, mais Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun d’eux. » Puis il ajouta : « Sont-ils tous là ? » - « Non, répondit Jessé ; il y a encore le plus jeune, David, qui grade les moutons. » - « Envoie-le chercher, ordonna Samuel. Nous ne commencerons pas le repas sacrificiel avant qu’il soit là. »
Jessé le fit donc venir. Le jeune homme avait le teint clair, un regard franc et une mine agréable. Le Seigneur dit alors à Samuel : C’est lui consacre-le comme roi. Samuel prit l’huile et en versa sur la tête de David pour le consacrer, en présence de se frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David, et fut avec lui dès ce jour-là. Ensuite Samuel s’en retourna à Rama.
L’Esprit du Seigneur avait quitté Saül, et un esprit mauvais, envoyé par le Seigneur, le tourmentait. Les serviteurs de Saül lui dirent : Nous savons qu’un esprit mauvais, envoyé par Dieu, te tourmente. Il te suffit de donner un ordre ; nous sommes à ta disposition. Nous te trouveront quelqu’un qui sache jouer de la lyre. Ainsi, lorsque l’esprit mauvais s’abattra sur toi, le musicien jouera et cela te soulagera.» - « D’accord, répondit Saül. Cherchez-moi un bon musicien et amenez-le moi. » Un des serviteurs dit : « Je connais justement quelqu’un, un fils de Jessé, de Bethléem ; c’est un bon musicien, un homme de valeur, et un soldat. Il s’exprime avec intelligence et il a belle apparence. De plus, Le Seigneur est avec lui. »
Saül envoya des messages dire à Jessé : ‘‘Envoie-moi ton fils David, le gardien de moutons.’’ Jessé prit un âne, le chargea de pain, d’une outre de vin et d’un chevreau, et il remit le tout à David pour Saül. Dès que David arriva chez Saül, il entra à son service. Saül éprouva une si vive affection pour lui qu’il lui confia le soin de porter ses armes. Puis Saül fit dire à Jessé : ‘‘Je désire que David demeure à mon service, car je l’apprécie beaucoup.’’
Dès lors, quand l’esprit mauvais envoyé par Dieu s’abattait sur Saül, David prenait sa lyre et en jouait. Cala soulageait Saül, il se clamait et l’esprit mauvais le quittait (1Samuel, 16).
MORT DE SAMUEL
À cette époque,
Samuel mourut. Tous les Israélites se rassemblèrent
pour prendre part aux cérémonies de deuil ; on l’enterra chez
lui à Rama (1Samuel, 25 :1).
ISBN 2-922622-02-9
Dépôt légal
– Bibliothèque Nationale du Québec. 1999
Dépôt légal
– Bibliothèque Nationale du Canada. 1999