L'histoire de la prière
est
l'histoire de Dieu



8

L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE DE…

ÉLIE
ÉZÉKIAS
ESDRAS

 

LE PROPHÈTE ÉLIE ANNONCE UNE SÉCHERESSE

Élie, un homme du village de Tichebé, en Galaad, dit au roi Achab : « Par le Seigneur vivant, le Dieu d’Israël dont je suis le serviteur, voici ce que je te déclare : ‘‘Il n’y aura ces prochaines années ni rosée ni pluie, sauf si je le demande.’’ » (1Rois 17 :1)

ÉLIE AU BORD DU TORRENT DE KERIT

Puis le Seigneur adressa la Parole à Élie : « Pars d’ici, lui dit-il, va vers l’orient et cache-toi près du  torrent de Kerit, à l’est du Jourdain. Là, tu trouveras à boire au torrent, et Je donnerai l’ordre aux corbeaux de t’apporter de la nourriture. »

Élie fit ce que le Seigneur lui avait dit ; il alla s’installer près du torrent de Kerit. Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande matin et soir, et il buvait  l’eau  du  torrent (1Rois 17 :2-5).

ÉLIE CHEZ LA VEUVE DE SAREPTA

Mais au bout d’un certain temps, le torrent fut à sec, parce qu’il n’avait pas plu dans le pays. Alors le Seigneur adressa la Parole à Élie : « En route, lui dit-il, va dans la ville de Sarepta, proche de Sidon, pour y habiter. J’ai commandé à une veuve de là-bas de te donner à manger. »

Élie se mit donc en route pour Sarepta. Lorsqu’il arriva à l’entrée de la ville, il vit une veuve en train de ramasser du bois. Il l’appela et lui dit : « apporte-moi, je te prie, un peu d’eau à boire. »

Elle partit en chercher, mais il la rappela et lui dit :  « Apporte-moi aussi un morceau de pain. » - « Par le Seigneur vivant, ton Dieu, je te jure que je n’ai pas de pain, répondit-elle ; il ne me reste qu’une poignée de  farine dans un bol et un peu d’huile dans un pot. Je suis venue ramasser quelques bouts de bois ; je vais aller préparer ce qui nous reste pour mon fils et pour moi ; et quand nous l’aurons mangé, nous n’aurons plus qu’à mourir. » -
« N’aie par peur ! lui dit Élie. Va et fais comme tu l’as dit. Seulement, tu me prépareras d’abord une petite miche de pain que tu m’apporteras ; ensuite tu en feras une pour toi et pour ton fils. En effet, voici ce que déclare le Seigneur Dieu d’Israël : ‘‘La farine ne manquera pas dans le bol, l’huile ne manquera pas dans le pot, jusqu’à ce que le Seigneur fasse tomber la pluie sur la terre.’’ »

La femme alla faire ce qu’Élie lui avait dit ; et ils eurent à manger pendant longtemps, elle et son fils, ainsi que le prophète. La farine ne manqua pas dans le bol, ni l’huile dans le pot, conformément à ce qu’Élie avait annoncé de la part du Seigneur (2Rois 17 :7-16).

ÉLIE REND LA VIE AU FILS DE LA VEUVE

Quelque temps après, le fils de la veuve qui avait accueilli le prophète chez elle tomba malade. Il fut même si malade qu’il finit par mourir. Sa mère dit à Élie : « Prophète de Dieu, pourquoi m’as-tu fait cela ? Es-tu venu pour rappeler mes fautes à Dieu, et provoquer ainsi  la mort de mon fils ? » Il lui répondit : « Donne-moi ton fils ! »

Elle le tenait dans ses bras ; il le prit, le porta en haut de la maison, dans la chambre où il logeait, et le coucha sur son lit. Puis il pria le Seigneur en ces termes : « Seigneur mon Dieu, cette veuve m’a accueilli chez elle : veux-Tu vraiment la rendre malheureuse en faisant mourir son fils ? »

Élie s’étendit ensuite trois fois sur l’enfant, en adressant au Seigneur cette prière : « Seigneur mon Dieu, je T’en supplie, rends la vie à cet enfant. »

Le Seigneur répondit à la prière d’Élie : Il rendit la vie à l’enfant, qui se remit à respirer. Élie prit l’enfant, le ramena en bas de la maison et le rendit à sa mère en disant : « Regarde, ton fils est vivant ! »

La femme lui déclara : « Cette fois-ci, je reconnais que tu es un prophète de Dieu et que tu parle vraiment de la part du Seigneur (1Rois 17 :17-24).

ÉLIE DOIT ANNONCER LA FIN DE LA SÉCHERESSE

Après un temps assez long, durant la troisième année de la sécheresse. Le Seigneur adressa la Parole à Élie : « Va te présenter devant le roi Achab, lui dit-il, car Je vais faire tomber la pluie sur le sol desséché. » Élie s’en alla pour se présenter devant Achab.

À Samarie, la famine s’était aggravée ; Achab avait appelé  Obadia, le chef du palais royal. – Obadia était un adorateur très fidèle du Seigneur : lorsque la reine Jézabel avait fait mettre à mort les prophètes du Seigneur, Obadia avait sauvé cent de ces prophètes en  les cachant par groupes de cinquante dans des cavernes, où il les avait ravitaillés en nourriture et en eau -. Achab dit à Obadia : « Viens, nous allons parcourir le pays et visiter toutes les sources et tous les torrents. Nous découvrirons peut-être de l’herbe pour nourrir les chevaux et les mulets, et  ainsi nous n’aurons pas à abattre des bêtes. »

Ils fixèrent les régions du pays que chacun devait parcourir ; ainsi Achab partit de son côté pendant qu’Obadia partait du sien. Tandis qu’Obadia était en route, il rencontra soudain Élie. Il le reconnut, s’inclina profondément devant lui et dit : « Est-ce bien toi, mon seigneur Élie ? » - « C’est bien moi ! répondit Élie. Va dire à ton maître Achab : ‘‘Élie arrive !’’ » - « Qu’ai-je fait de mal, demanda Obadia, pour que tu me livres au pouvoir d’Achab ? Tu m’envoies à la mort ! Par Ton Dieu, le Seigneur vivant, je t’assure que mon maître a envoyé des gens dans toutes les nations et dans tous les royaumes pour te rechercher. Quand les représentants d’un de ces pays disaient : ‘‘Il n’est pas chez nous’’, ils devaient encore jurer qu’on ne t’avait pas trouver. Et maintenant, tu m’ordonnes d’aller annoncer à mon maître : ‘‘Élie arrive !’’ Mais dès que je me serai éloigné de toi, l’Esprit du Seigneur t’emportera je ne sais où ; j’irai faire mon rapport à Achab, on ne te retrouvera pas et on me tueras ! Pourtant je suis un adorateur fidèle du Seigneur depuis ma jeunesse. Est-ce qu’on ne t’a pas raconté, mon seigneur, comment j’ai agi quand Jézabel faisait mas-sacrer les prophètes du Seigneur ? Comment j’ai caché cent de ces prophètes, par groupes de cinquante, dans des cavernes où je les ravitaillais en nourriture et en eau ? Et maintenant, tu m’ordonnes d’aller annoncer à mon maître : ‘‘Élie arrive !’’ Il va me tuer ! » Mais Élie lui répondit : « Par le Dieu vivant, le Seigneur de l’univers, dont je suis le serviteur, je t’assure qu’aujourd’hui même je me présenterai devant Achab. » (1Rois 18 :1-15).

ÉLIE SE PRÉSENTE DEVANT ACHAB

Obadia alla donc retrouver Achab et lui fit son rapport ; Achab vint à la rencontre d’Élie, et dès qu’il le vit, il lui dit : « Te voilà, toi qui amènes le malheur sur le peuple d’Israël ! » Élie répondit : « Ce n’est pas moi qui ai amené le malheur sur Israël ; c’est toi et ta famille, parce que vous avez refusé d’obéir aux Commande-ments du Seigneur et que vous avez adoré les dieux Baals. Mais maintenant, envoie des messagers. Qu’ils rassemblent tout le peuple d’Israël autour de moi, sur le Mont Carmel, avec les quatre cent cinquante prophètes du dieu de Baal et les quatre cents prophètes de la déesse Achéra, qui sont les protégés de la reine Jézabel. » (1Rois 18 :16-19)

ÉLIE ET LES PROPHÈTES DE BAAL AU CARMEL

Achab fit convoquer toutes les tribus d’Israël, de même que les prophètes, sur le Mont Carmel. Quand ils furent rassemblés, Élie s’avança devant tout le peuple et dit : « quand casserez-vous de pencher tantôt d’un côté, tantôt de l’autre ? Ou bien c’est le Seigneur qui est le vrai Dieu, et alors rendez un culte au Seigneur! Ou bien c’est Baal qui est le vrai Dieu, et alors rendez un culte à Baal ! »

Mais personne dans le peuple ne répondit. Élie reprit : « Moi je reste seul comme prophète du Seigneur, tandis que les prophètes de Baal sont au nombre de quatre cent cinquante. Qu’on nous donne deux taureaux : les prophètes de Baal en choisiront un, qu’ils découperont et placeront sur du bois pour l’offrir en sacrifice, mais sans allumer le feu. Je préparerai l’autre et je le placerai sur du bois, mais je n’allumerai pas non plus le feu. Ils prieront leur dieu, et moi je prierai le Seigneur. Le vrai Dieu sera Celui qui répondra aux prières en allumant le feu. » Tout le peuple répondit : «Nous sommes d’accord.»

Alors Élie dit aux prophètes de Baal : « Choisissez l’un des taureaux et préparez-le, vous les premiers, puisque vous êtes les plus nombreux ; ensuite priez votre dieu, mais n’allumez pas le feu. »

Ils prirent le taureau qu’on leur présenta, ils préparèrent le sacrifice, puis ils supplièrent Baal depuis le matin jusqu’à midi : ‘‘Baal, réponds-nous !’’ disaient-ils, et ils dansaient autour de l’autel qu’ils avaient construit ; mais ils ne reçurent pas un  mot de réponse. Vers midi, Élie se mit à se moquer d’eux, en disant : « Criez plus fort ! Puisqu’il est un dieu, il est très occupé ; ou bien il a une obligation urgente, ou encore il est en voyage ; peut-être qu’il dort, et il faut le réveiller. »

Ils crièrent plus fort ; selon leur coutume, ils se blessèrent volontairement avec des épées et des lances jusqu’à ce que le sang coule sur leur corps. Quand midi fut passé, ils appelèrent Baal avec encore plus d’excitation jusqu’à l’heure où l’on offre le sacrifice de l’après-midi, mais ils ne reçurent aucune réponse : ni un mot ni un signe.

Alors Élie invita tout le peuple à s’approcher de lui ; quand ils se furent approchés, Élie se mit à réparer l’autel du Seigneur, qui était en ruine. Il prit douze pierres, nombre correspondant aux douze tribus des descendants de Jacob – c’est à ce Jacob que le Seigneur avait déclaré : ‘‘Tu t’appelleras désormais Israël’’-. Avec ces pierres, il reconstruisit donc l’autel consacré au Seigneur. Il creusa tout autour de l’autel un fossé pouvant contenir une trentaine de litres ; il arrangea des bûches de bois sur l’autel, puis découpa le taureau et plaça les morceaux sur le bois. Il ordonna ensuite à ceux qui étaient là : « Remplissez quatre cruche d’eau et versez-les sur le sacrifice et sur le bois. » Ils le firent. Élie reprit : « Faites-le une deuxième fois. » Ils le firent. « Faites-le une troisième fois », ajouta-t-il. Et ils le firent. L’eau coula tout autour de l’autel et remplit même le fossé.

À l’heure où l’on présente à Dieu le sacrifice de l’après-midi, le prophète Élie s’approcha de l’autel et dit : « Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, montre aujourd’hui que Tu es le Dieu d’Israël, que je suis Ton serviteur, et que c’est sur Ton ordre que j’ai  fait tout cela. Réponds-moi Seigneur, réponds-moi, afin que ces gens sachent que c’est Toi, Seigneur, qui es le vrai Dieu, et Tu les ramèneras ainsi à leur fidélité d’autrefois. »

Le Seigneur fit alors descendre du feu, qui brûla le sacrifice, le bois, les pierres et la poussière, et qui fit évaporer l’eau du fossé. Lorsque les Israélites virent cela, ils s’inclinèrent tous jusqu’à terre, puis ils se mirent à crier : ‘‘C’est le Seigneur qui est le vrai Dieu ! C’est le Seigneur qui est le vrai Dieu !’’ Élie leur dit : « Saisissez les prophètes de Baal, il ne faut pas qu’un seul d’entre eux s’échappe. » Ils les saisirent donc tous, Élie les fit descendre jusqu’au bord du torrent de Quichon, et là, il les fit égorger (1Rois 18:20-40).

LA PLUIE REVIENT

Ensuite Élie dit à Achab : « Va manger et boire, car j’entends le bruit de la pluie. » Achab alla manger et boire ; quand à Élie, il se rendit vers le sommet du Mon Carmel, où il s’inclina jusqu’à terre, le visage entre les genoux. Puis il dit à son serviteur : « Monte donc regarder du côté de la mer. » Le serviteur monta, regarda et revient dire :  « Il n’y a rien du tout. »

À sept reprise, Élie l’envoya regarder. La septième fois, le serviteur déclara : « Il y a un petit nuage qui monte de la mer. Il n’est pas plus grand que la main. » Alors Élie lui ordonna : « Va dire à Achab d’atteler ses chevaux et de redescendre avant que la pluie ne le retienne. »

Le ciel devint de plus en plus sombre à cause des nuages amenés par le vent, et une forte pluie se mit à tomber, tandis que le roi Achab, sur son char, rentrait à Jizréel. Élie attacha sa  ceinture pour partir, et, rempli de force par le Seigneur, il courut devant le char d’Achab jusqu’à l’entrée de Jizréel (1Rois 18, 41-46).).

ÉLIE EST DÉCOURAGÉ

Le roi Achab raconta à Jézabel, sa femme, tout ce qu’Élie avait fait, et comment il avait mis à mort tous les prophètes de Baal. Jézabel envoya alors un messager pour avertir Élie en ces termes : ‘‘Si demain à pareille heure je ne t’ai pas fait mourir comme tu as fait mourir ces prophètes, que les dieux m’infligent la plus terrible des punitions !’’ Élie prit peur et, accompagné de son serviteur, il s’enfuit pour sauver sa vie. Il se rendit à Berchéba, dans le pays de Juda ; là. Il laissa son serviteur, puis il marcha pendant une journée dans le désert, et alla s’asseoir sous un arbuste, un genêt. Il souhaitait mourir et dit : « Maintenant, Seigneur, j’en ai assez ! Reprends ma vie, car je n’ai pas mieux réussi que mes ancêtres. »

Puis il se coucha et s’endormit sous le genet ; mais un ange vint le toucher et lui dit : « Lève-toi et mange. » Et il vit en effet près de lui un de ces pains plats, que l’on cuit sur des pierres chauffées, et un pot d’eau. Après avoir mangé et bu, il se recoucha ; mais l’Ange du Seigneur revint le toucher et lui dit : « Lève-toi et mange, car tu devras faire un très long voyage. » Élie se leva donc pour manger et boire, puis avec la force trouvée dans ce repas, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu (1Rois 19 :1-8).

DIEU REDONNE DU COURAGE À ÉLIE

Arrivé à l’Horeb, Élie entra dans une caverne, où il passa la nuit. Alors le Seigneur lui adressa la Parole : « Pourquoi es-tu ici, Élie ? » Il répondit : Seigneur, Dieu de l’univers, je T’aime tellement que je ne peux plus supporter de voir comment les Israélites agissent. En effet, ils ont rompu Ton alliance, ils ont démoli Tes autels, ils ont tué Tes prophètes ; je suis resté  moi seul et ils cherchent à me tuer. » - « Sors, lui dit le Seigneur ; tu te tiendras sur la montagne, devant Moi ; Je vais  passer. »

Aussitôt un grand vent souffla, avec une violence telle qu’il fendait les montagnes et brisait les rocher devant le Seigneur ; mais le Seigneur N’était pas présent dans ce vent.

Après le vent, il y eut un tremblement de terre ; mais le Seigneur N’était pas présent dans le tremblement de terre.

Après le tremblements de terre, il y eut un feu ; mais  le Seigneur N’était pas présent dans le feu.

Après le feu, il y eut le bruit d’un léger souffle. Dès qu’Élie l’entendit, il se couvrit le visage avec son manteau, il sortit de la caverne et se tint devant l’entrée. Il entendit de nouveau une voix qui disait : « Pourquoi es-tu ici, Élie ? » Il répondit : « Seigneur, Dieu de l’univers, je T’aime tellement que je ne peux plus supporter de voir comment les Israélites agissent. En effet, ils ont rompu Ton alliance, ils ont démolie Tes autels, ils ont tué Tes prophètes ; je suis resté moi seul et ils cherchent à me tuer. »

Mais le Seigneur lui dit : « Va, retourne par le même chemin à travers le désert, et rends-toi à Damas. Tu iras y consacrer de Ma part Hazaël comme roi de Syrie. Puis tu iras consacrer Jéhu, fils de Nimchi, comme roi d’Israël, et Élisée, fils de Chafat, d’Abel-Méhola, pour te succéder comme prophète. Ceux qui échapperont au jugement exercé par Hazaël seront mis à mort par Jéhu, et ceux qui échapperont au jugement exercé par Jéhu seront mis à mort par Élisée. Mais Je laisserai survivre sept mille hommes du peuple d’Israël, à savoir tous ceux qui ne se seront pas mis à genoux devant le dieu Baal et n’auront pas donné des baisers à ses statues (1Rois 19 :9-18).

ÉLIE DÉSIGNE ÉLISÉE POUR LUI SUCCÉDER

Élie partit de là. Il trouva Élisée, fils de chafat, en train de labourer un champ avec douze paire de bœuf ; Élisée conduisait lui-même la douzième paire. Élie, en passant près d’Élisée, jeta son manteau sur lui. Alors Élisée abandonna ses bêtes et courut dire à Élie : « Laisse-moi aller embrasser mon père et ma mère, après quoi je te suivrai. » - « Mais tu peux retourner à ton travail, répondit Élie. Est-ce que je t’ai demandé quelque chose ?»

Élisée retourna à son champ. Là il prit ses deux bœufs et il les sacrifia. Avec la charrue il fit du feu pour cuire la viande ; il la donna ensuite aux gens qui étaient présents, et ils la mangèrent. Puis il suivit Élie et devint son serviteur (1Rois 19 : 19-21).

DIEU ENLÈVE ÉLIE. ÉLISÉE LUI SUCCÈDE

Lorsque  plus tard le Seigneur enlève Élie au ciel dans un tourbillon de vent, voici comment les choses se passèrent : Élie et « Élisée avaient quitté Guilgal et marchaient ensemble. À un certain moment, Élie dit à Élisée : « Reste ici ; le Seigneur m’envoie à Béthel. » Mais Élisée lui répondit : « Par le Seigneur vivant et par ta propre vie, je jure que je ne te quitterai pas ! »

Ils se rendirent donc ensemble à Béthel. Les membres du groupe de prophètes qui habitent Béthel demandèrent à Élisée : « Sais-tu qu’aujourd’hui le Seigneur va enlever ton maître au ciel ? » -
« Oui, je le sais moi aussi, répondit Élisée ; mais ne me parlez pas de cela ! »

Élie dit de nouveau à Élisée : « Reste ici, Élisée ! Le Seigneur m’envoie à Jéricho. » Mais Élisée lui répondit : « Par le Seigneur vivant et par ta propre vie, je jure que je ne te quitterai pas ! »

Ils se rendirent donc ensemble à Jéricho. Les membres du groupe de prophètes qui habitaient Jéricho s’approchèrent d’Élisée et lui demandèrent : « Sais-tu qu’aujour-d’hui le Seigneur va enlever ton maître au ciel ? » - « Oui, je le sais moi aussi, répondit Élisée ; mais ne me parlez pas de cela ! »

Élie dit encore à Élisée : « Reste ici ; le Seigneur m’envoie au bord du Jourdain. » Mais Élisée lui répondit : Par le Seigneur vivant et par ta propre vie, je jure que je ne te quitterai pas ! »

Ils se mirent donc en route ensemble. Une cinquantaine de prophètes les suivirent ; toutefois, il restèrent à une certaine distance d’Élie et d’Élisée, qui se tenaient sur la rive du Jourdain. Élie ôta son manteau, le roula et en frappa l’eau du fleuve ; l’eau s’écarta de part et d’autre, et ils purent tous deux traverser à pied sec.

Quand ils eurent traversé, Élie dit à Élisée : « Demande-moi ce que tu désires que je fasse pour toi, avant que le Seigneur m’enlève d’auprès de toi. » Élisée répondit : « J’aimerais recevoir en héritage une double part de ton esprit de prophète. » - « Tu demande une chose difficile à obtenir, reprit Élie. Toutefois, si tu me vois, lorsque le Seigneur m’enlèvera d’auprès de toi, c’est que ta demande se réalisera ; si tu ne me vois pas, c’est qu’elle ne se réalisera pas. »

Pendant qu’ils marchaient et s’entretenaient, un char étincelant, tiré par des chevaux éclatant de lumière, les sépara ; et aussitôt, Élie fut enlevé au ciel dans un tourbillon de vent. Lorsque Élisée vit cela, il se mit à crier : « Mon Père ! Mon Père! Tu valais tous les chars et tous les cavaliers d’Israël ! »

Quand il ne vit plus Élie, il déchira ses vêtements en deux. Ensuite il ramassa le manteau qu’Élie avait laissé tomber de ses épaules et il retourna sur la rive du Jourdain où il s’arrêta. Il prit ce manteau dans la main et frappa l’eau du fleuve, en s’écriant : « Où est  le Seigneur, le Dieu d’Élie ? Oui ! Où est-Il? » Il frappa donc l’eau du fleuve, qui s’écarta de part et d’autre, et il put passer. Les membres du groupe de prophètes de Jéricho virent à distance ce qu’avait fait Élisée et ils se dirent: ‘‘L’esprit de prophète qui animait Élie anime maintenant Élisée.’’ Ils vinrent à la rencontre d’Élisée, s’inclinèrent devant lui et lui dirent : « Vois-tu, nous avons avec nous cinquante hommes courageux. Nous allons les envoyer rechercher ton maître, car l’Esprit du Seigneur, après l’avoir enlevé, l’a peut-être jeté sur une montagne ou dans une vallée. »

Mais Élisée leur dit de ne pas les envoyer. Cependant ils insistèrent tellement qu’Élisée finit par accepter. Ils envoyèrent donc leurs cinquante hommes, qui cherchèrent Élie pendant trois jours sans le trouver. Quand ils revinrent, Élisée, qui était encore à Jéricho, leur déclara : « Je vous avais bien dit de ne pas y aller ! » (2Rois 2-18)
 
P/S
Élie, était un homme obéissant et aimait Son Dieu profondément. Il était un homme qui priait avec ferveur, et ses prières sortaient du fond de son cœur. Il était courageux, mais aussi il était un simple humain  comme nous tous. C’est pourquoi il y eut peur des menaces de Jézabel. Dieu honora Élie et l’enleva jusqu’au ciel. Gloire à Dieu car Il agit toujours dans des situations impossibles pour nous. Dieu est un Dieu aussi de l’impossible.



L’HISTOIRE  DE  LA  PRIÈRE  DE…

ÉZÉKIAS
 

ÉZÉKIAS  ROI  DE  JUDA

Pendant la troisième année du règne d’Osée, fils d’Éla, sur le royaume d’Israël, Ézékias, fils d’Ahaz, devint roi de Juda à l’âge de vingt-cinq ans ; il régna vint-neuf ans à Jérusalem. Sa mère  s’appelait Abi, et elle était fille de Zacharie. Ézékias fit ce  qui plaît au Seigneur, tout comme son ancêtre David. C’est lui qui supprima les lieux sacrés, qui fit briser les pierres dressées et couper les poteaux sacrées. Il fit aussi fracasser le serpent de bronze que Moïse avait fabriqué : en effet, jusqu’à cette poque-là, les Israélites présentaient des offrandes de parfum à ce serpent qu’on appelait Nehouchtan. Ézékias eut confiance dans le Seigneur Dieu d’Israël, plus que tous les rois de Juda qui l’avaient précédé ou qui lui succédèrent. Il demeura attaché au Seigneur sans jamais se détourner de Lui ; il obéit fidèlement aux Commandements que le Seigneur avait donné à Moïse. Le Seigneur était avec lui, et ainsi Ézéchias réussissait dans tout ce qu’il entreprenait. Il se révolta contre le roi d’Assyrie et ne lui fut plus soumis ; de plus il battit les Philistins, les poursuivit jusque dans le territoire de Gaza et s’empara aussi bien des villes fortifiées que des simples postes d’observation (2Rois 18 :1-8).

RAPPEL DE LA PRISE DE SAMARIE

Pendant la quatrième année du règne d’Ézékias, qui correspondait à la septième année du règne d’Osée, fils d’Éla, sur le royaume d’Israël, le roi ‘Assyrie, Salma-nasar, était venu assiéger Samarie ; la ville fut prise au bout de trois ans, c’est à dire pendant la sixième année du règne d’Ézékias ou la neuvième année du règne d’Osée. Le roi d’Assyrie déporta la population d’Israël en Assyrie et l’installa dans la région de Hala, dans celle de Gozan où coule le Habor, et dans les villes de Médie. Tout cela arriva parce que les Israélites n’avaient pas écouté ce que commandait le Seigneur leur Dieu et qu’ils avaient été infidèles à Son alliance ; ils n’avaient ni écouté ni mis en pratique les Commandements transmis par Moïse, le serviteur du Seigneur (2Rois 18, 9-12).

SENNAKÉRIB ENVAHIT LE ROYAUME DE JUDA

Pendant la quatorzième année du règne d’Ézékias, le roi d’Assirie, Sennakérib, vint attaquer toutes les villes fortifiées du royaume de Juda et s’en empara. Alors Ézékias, le roi de Juda, fit porter ce message au roi d’Assyrie, qui se trouvait à Lakich : « J’ai commis une faute ! Renonce à m’attaquer ici. Je suis prêt à payer la somme que tu m’imposeras. » Le roi d’Assyrie exigea d’Ézékias neuf mille kilos d’argent et neuf cents kilos d’or. Ézékias dut prendre tout l’argent qui se trouvait dans le temple du Seigneur et dans le trésor du palais royal. Il dut même découper le revêtement d’or qu’il avait fait poser sur les portes du temple et sur leurs montants, et livra le tout au roi d’Assyrie (2Rois 18, 13-16).

DISCOURS DE L’AIDE DE CAMP  DE SENNAKÉRIB

Cependant le roi d’Assyrie, qui se trouvait à Lakich, envoya au roi Ézékias, à Jérusalem, le général en chef, le chef d’État-major, ainsi que son propre aide de camp, à la tête d’une troupe importante. Dès qu’ils arrivèrent devant la ville, ils se placèrent près du canal du réservoir supérieur, sur la route qui mène au champ des Blanchisseurs, et demandèrent à parler au roi. Mais ce fut Éliaquim, fils de Hilquia et chef du palais royal, qui sortit de la ville à leur rencontre, accompagné du secrétaire Chebna et de Yoa, fils d’Assaf et porte-parole du roi. L’aide de camp assyrien leur dit : « Allez transmettre à Ézékias ce message du Grand Roi, le roi d’Assyrie : ‘‘Quelle belle confiance tu as là ! Tu t’imagines que de simple paroles tiennent lieu de plan de bataille et de courage pour faire la guerre ! Sur qui comptes-tu pour  oser te révolter contre moi ? Sur l’Égypte ? Sur ce roseau cassé qui transperce la main de quiconque s’y appuie ? Voilà ce que vaut le Pharaon, roi d’Égypte, pour tous ceux qui comptent sur lui!

‘‘Vous allez sans doute me répondre que vous comptez sur le Seigneur Votre Dieu. Mais c’est précisément toi, Ézékias, qui as supprimé ses lieux sacrés et ses autels, en ordonnant  aux  gens  de  Jérusalem  et de Juda de ne rendre leur culte que devant l’autel de Jérusalem.

‘‘Eh bien, fais donc un pari avec mon maître le roi d’Assyrie: Je suis prêt à te fournir deux mille chevaux, si tu peux trouver des cavaliers pour les monter. Mais comment pourrais-tu faire tourner le dos à un seul officier de mon maître, même parmi les moindres ? Et tu comptes sur l’Égypte pour obtenir des chars et des chevaux ! D’ailleurs, mon maître est-il venu attaquer ce pays et le dévaster sans que le Seigneur l’ait voulu ? Pas du tout ! C’est le Seigneur Lui-même qui lui en a donné l’ordre.’’ »

Alors Éliaquim, fils de Hilquia, Chebna et Yoa demandèrent à l’aide de camp assyrien : « Parle-nous en araméen, s’il te plaît, nous le comprenons. Évite de t’adresser à nous en hébreux, à cause de tous les gens qui sont sur la muraille en train de nous écouter. » Mais l’aide de camp lui répondit : « Croyez-vous que le message de mon maître soit destiné seulement à votre maître et à vous ? Il concerne aussi tous ces gens qui se tiennent sur la muraille et qui, comme vous, n’auront bientôt plus que leurs excréments à manger et leur urine à boire ! »

Puis l’aide de camp se dressa et cria de toutes ses forces en hébreu : « Écoutez le message du Grand Roi, le roi d’Assyrie : ‘‘Ne vous laissez pas tromper par Ézékias : il est incapable de vous arracher à mon pouvoir. Il prétend qu’il faut faire confiance au Seigneur, que Celui-ci vous sauvera sûrement et m’empêchera de prendre cette ville. N’en croyez rien. N’écoutez pas Ézékias, écoutez plutôt ce que je vous propose, moi le roi d’Assyrie : cessez toute résistance et rendez-vous à moi. Alors chacun de vous pourra profiter de sa vigne, de son figuier et de l’eau de sa citerne. Plus tard, je viendrai pour vous emmener dans un pays comme le votre, un pays riche en blé pour le pain, en vigne pour le vin, en oliviers pour l’huile, et même en miel. Ainsi, au lieu de mourir ici, vous pourrez vivre là-bas. N’écoutez donc pas Ézékias, car il vous égare lorsqu’il prétend que le Seigneur vous sauvera. Les dieux des autres nations m’ont-ils empêché de mettre la main sur leur pays ? Qu’ont-ils fait, les dieux de Hamat et d’Apad ? Et ceux de Sefavaïm, de Héna et d’Ava ? Quelqu’un m’a-t-il empêché de prendre Samarie ? Parmi tous ces dieux, aucun n’a pu m’interdire de mettre la main sur son pays. Comment le Seigneur m’empêcherait-il alors de prendre Jérusalem ?’’ »

Tous ceux qui étaient là garderaient le silence ; ils ne répondirent pas un mot, car tel était l’ordre du roi Ézékias. Puis Éliaquim, fils de Hilquia et chef du palais royal, le secrétaire Chebna et Yoa, fils d’Assaf et porte-parole du roi, après avoir déchiré leur vêtements, revinrent auprès d’Ézékias et lui rapportèrent ce que l’aide de camp assyrien avait déclaré (2Rois 18, 17-37)

ÉZÉKIAS CONSULTE LE PROPHÈTE ÉSAÏE

Dès que le roi Ézékias eut entendu leur rapport, il déchira lui aussi ses vêtements, prit la tenue de deuil et se rendit au temple du Seigneur. En même temps, il envoya le chef du palais Éliaquim, le secrétaire Chebna et les prêtres les plus anciens chez le prophète Ésaïe, fils d’Amos. Ces hommes, portant eux aussi la tenue de deuil, devaient dire au prophète : ‘‘Voici un message d’Ézékias : Aujourd’hui est pour nous un jour d’angoisse, de punition, d’humiliation. Comme on dit, l’enfant est à terme, mais la mère manque de force pour le mettre au monde. Le roi d’Assyrie a envoyé sin aide de camp pour insulter le Dieu vivant. Ah, si le Seigneur Ton Dieu entendait toutes ces insultes et le punissait d’avoir ainsi parlé ! Toi, prie le Seigneur en faveur de ce qui reste de Son peuple.’’

Quand les envoyés du roi Ézékias eurent accompli leur démarche auprès d’Ésaïe, celui-ci leur dit : « Allez rapporter à votre maître ce message du Seigneur : ‘‘Tu  as entendu les officiers du roi d’Assyrie m’insulter. N’aie  pas peur de ce qu’ils ont dit. Le roi va recevoir une nouvelle ; Je lui inspirerai alors de retourner dans son pays. Et là-bas Je le ferai mourir assassiné.’’ » (2 Rois 19, 1-7).

NOUVELLE MENACE DE SENNAKÉRIB

L’aide de camp assyrien apprit que son maître avait quitté  Lakich pour assiéger Libna ; c’est donc là qu’il vint le retrouver. Le roi d’Assyrie fut informé que le Pharaon Tiraca l’Éthiopien venait l’attaquer. Il fit alors porter ce nouveau message à Ézékias, le roi de Juda : ‘‘Tu compte trop sur Ton Dieu en prétendant qu’Il m’empêchera de prendre Jérusalem ; ne te laisse pas tromper par lui. Tu as bien appris comment les rois d’Assyrie ont traité tous les autres pays et les ont dévastés. Et tu t’imagines que vous serez épargnés ? Quand mes prédécesseurs ont  détruit Gozan, Haran, Ressef et la capitale des Édénites, Telassar, les dieux de ces nations n’ont pas pu préserver ces villes. Réfléchis au sort des rois de Hamat, Arpad, Laïr, Sefarvaïm, Héna et Ava !’’ (2Rois 19 :8-13).

PRIÈRE D’ÉZÉKIAS

Ézékias prit la lettre apportée par les messagers assyriens et la lut. Puis il monta au temple et la présenta au Seigneur. Ensuite il prononça cette prière :

‘‘Seigneur, Dieu d’Israël, Toi qui siège au-dessus des chérubins, c’est Toi qui est le seul Dieu pour tous les royaumes du monde, c’est Toi qui as fait le ciel et la terre. Seigneur, écoute bien, regarde attentivement, remarque les insultes que les messagers de Sannakérib ont prononcées contre Toi, le Dieu vivant. Seigneur, c’est vrai, les rois d’Assyrie ont exterminé les autres nations et ravagé leur territoire. Ils ont pu mettre au feu et détruire les dieux de ces nations, parce que ce n’étaient pas de vrais dieux, mais seulement des statues de bois ou de pierre fabriquées par des hommes. Mais Toi Seigneur Notre Dieu, sauve-nous maintenant des griffes de Sennakérib. Alors dans tous les royaumes du monde on saura, Seigneur, que Toi seul es Dieu.’’ (2Rois 19, 14-19)

ÉSAÏE TRANSMET LA RÉPONSE DU SEIGNEUR

Alors Ésaïe, fils d’Amots, fit porter ce message à Ézékias : « Voici ce que déclare le Seigneur, Dieu d’Israël : ‘‘J’ai entendu la prière que tu M’as adressée au sujet du roi d’Assyrie, Sennakérib. Écoute le Paroles que Je prononce contre lui :
La cité de Sion te méprise, elle te trouve ridicule. Jérusalem la belle rit de toi en hochant la tête.
Qui as-tu insulté ? Qui as-tu outragé ? Contre qui as-tu osé parler et jeter un regard insolent ? Contre  Moi, Le Saint d’Israël !
Par l’intermédiaire de tes messagers, tu M’as insulté, Moi le  Seigneur.
Tu as dit : ‘Moi Sennakérib, grâce à mes nombreux chars, j’ai gravi des sommets, jusqu’au cœur du Liban, pour y couper ses plus beaux cèdres et ses plus hauts cyprès. J’atteindrai ses derniers sommets et son parc forestier. Moi, j’ai creusé des puits et j’ai bu l’eau des autres peuples. Je mettrai à sec les bras du Nil rien qu’en posant les pieds sur le sol égyptien !’ Eh bien Sennakérib, ne le sais-tu pas ? Depuis longtemps, c’est Moi qui ai préparé ces événements, depuis un lointain passé J’en ai formé le plan, maintenant Je les réalise. Je t’avais destiné à réduire en tas de ruines les villes fortifiées.
Leurs habitant, les bras ballants, sont paralysés de peur et se sentent humiliés. Ils font penser à l’herbe des champs, à la verdure des prés, aux plantes sur les toits, qui sèchent avant d’avoir fini de pousser.
Et Je sais tout de toi : Je sais quand tu t’assieds, quand tu sors ou quand tu entres, et quand tu t’emportes contre Moi. Or tu t’es emporté contre Moi; J’ai entendu tes insolences. C’est pourquoi Je vais te maîtriser par un crochet dans le nez, par un mors dans la bouche. Je te ramènerai chez toi par le chemin que tu as pris pour venir.

‘‘Quand à toi, Ézékias, Je te signale ce qui doit arriver : cette année, on consommera le blé qui aura poussé tout seul ; l’année prochaine également. Mais l’année suivante, vous pourrez semer et moissonner votre blé, cultiver vos vignes et profiter de la vendange. Les survivants du royaume de Juda seront de nouveau comme un arbre qui enfonce ses racines dans le sol et dont les branches se couvrent de fruits. Oui, à Jérusalem surgira un peuple de survivants, sur le Mont Sion se lèveront des rescapés.’’ »

Ésaïe ajouta : « Voilà ce que fera le Seigneur dans Son ardent Amour. Et maintenant, voici ce qu’Il annonce au sujet du roi d’Assyrie : ‘‘Il n’entrera pas dans cette ville, il ne tirera pas de flèches contre elle, il ne lancera pas d’attaque à l’abri des boucliers, il n’élèvera  pas de remblai pour donner l’assaut. Il repartira par le chemin qu’il avait pris pour venir. Il n’entrera pas ici, Je le déclare, Moi le Seigneur. Je protégerai Jérusa- lem et Je la sauverai, parce que Je suis Dieu, et par fidélité à David Mon serviteur.’’ » (2Rois 19 :20-34)

DÉPART DES ASSYRIENS, MORT DE SENNAKÉRIB

La nuit suivant, l’Ange du Seigneur intervint dans le camp assyrien et y fit mourir 185 000 hommes. Le matin les survivants, à leur réveil, découvrirent tous ces cadavres. Alors Sennakérib, le roi d’Assyrie, fit démonter le camp et repartit pour Ninive, sa capitale, où il resta. Un jour qu’il était en prière au temple de son dieu Nisrok, deux de ses fils, Adrammélek et Saresser, l’assassinèrent ; puis ils s’enfuirent au pays d’Ararat. Un autre de ses fils, Assarhaddon, lui succéda (2 Rois 19, 35-37).

MALADIE ET GUÉRISON D’ÉZÉKIAS

À cette époque le roi Ézékias fut atteint d’une maladie mortelle. Le prophète Ésaïe, fils d’Amots, vint le voir et lui déclare de la part du Seigneur : « C’est le moment pour toi de régler tes affaires, car tu ne survivras pas à ta maladie. » Alors Ézékias se tourna contre le mur et adressa au Seigneur cette  prière : « Ah ! Seigneur, souviens-Toi : je me suis conduit envers Toi avec une entière loyauté, j’ai toujours agi de manière à Te plaire ! » Puis il ne put retenir ses larmes.

Cependant Ésaïe n’était pas encore arrivé dans la cour intérieure du palais, que le Seigneur lui ordonna de retourner auprès d’Ézékias, le chef du peuple de Dieu, pour lui dire : ‘‘Voici ce que le Seigneur, le Dieu de ton ancêtre David : J’ai entendu ta prière et J’ai vu tes larmes. Eh bien, Je vais te guérir; dès après-demain, tu pourras de nouveau te rendre au temple du Seigneur. Je vais même prolonger ta vie de quinze ans ! Je vous arracherai, toi et Jérusalem, aux griffes du roi d’Assyrie, Je protégerai cette ville, parce que Je suis Dieu, et par fidélité à  David Mon serviteur.’’

Ésaïe fit préparer une pâte de figues écrasées ; on la  mit sur l’endroit malade, pour que le roi guérisse. Alors Ézékias demanda au prophète : « Quel signe m’assurera que le Seigneur me guérira, et après-demain je pourrai de nouveau me rendre au temple du Seigneur ? » Ésaïe lui dit : « Le Seigneur va t’accorder un signe pour t’assurer qu’il réalisera ce qu’Il a promis : L’ombre va se déplacer de dix marches sur l’escalier d’Ahaz : préfères-tu qu’elle avance ou qu’elle recule ? » - « Il serait plus facile que l’ombre avance de dix marches, répondit Ézékias ; je préfère qu’elle recule. » Alors le prophète Ésaïe pria le Seigneur, et Celui-ci fit reculer l’ombre de dix marches sur l’escalier. 2 Rois 20,1-11

ÉZÉKIAS REÇOIT LES AMBASSADEURS DE BABYLONE

À cette époque, le roi de Babylone, Mérodak-Baladan, fils de Baladan, apprit qu’Ézékias avait été malade. Il lui envoya des ambassadeurs, porteurs d’une lettre et d’un cadeau. Ézékias les accueillit, puis leur fit visiter tout le bâtiment où l’on gardait les objets de valeur, argent, or, parfums et huiles aromatiques. Il leur montra également son dépôt d’armes et tout ce qui se trouvait dans ses réserves. Il ne leur cacha absolument rien, ni dans son palais, ni dans l’ensemble de son royaume.

Après cela, le prophète Ésaïe vint trouver le roi Ézékias et lui demanda : « Que t’on dit ces gens ? Et d’abord, d’où venaient-t-ils ? » - « Ils venaient de très loin, de Babylone », répondit Ézékias. « Et qu’ont-ils vu dans ton palais ? » repris Ésaïe. « Tout ce qui s’y trouve, dit Ézékias ; je ne leur ai rien caché de mes trésors. » Alors Ésaïe dit à Ézékias : « écoute ce qu’annonce le Seigneur : ‘‘jour, tout ce qui se trouve maintenant dans ton palais, tout ce que tes prédécesseurs y ont amassé, tout cela sera emporté à Babylone. Il n’en restera rien ici, déclare le Seigneur. On emmènera même certains de tes descen-dants pour en faire des eunuques au service du roi dans le palais de Babylone.’’»

Ézékias répondit à Ésaïe : « C’est une bonne chose que tu m’annonces de la part du Seigneur. » Il se disait en effet : ‘‘Tant que je serai en vie, nous aurons la paix et la sécurité.’’

Le reste de l’histoire d’Ézékias est contenu dans le livre intitulé Actes des rois de Juda ; on y raconte le courage qu’il a montré, et comment il a fait construire un réservoir et creuser un canal pour amener l’eau dans la ville de Jérusalem. Lorsqu’il mourut, ce fit son fils Manassé qui lui succéda (2Rois 20:12-21).

P/S
Ézékias, était un homme fidèle et priait le Seigneur avec ferveur, et Dieu exauce toujours les prières de celui qui est  fidèle et obéissant. Dieu voit jusqu’au fond des cœurs des hommes, Il sait lorsque qu’un homme est sincère où pas.


 

L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE DE…

ESDRAS
 

LE PRÊTRE ESDRAS

Plus tard, durent le règne d’Artaxerxès, empereur de Perce, un certain Esdras arriva de Babylone. Il était fils de Seraya, et descendant du grand-prêtre Aaron par Élazar, Pinhas, Abichoua, Bouqui, Ouzi, Zéraya, Merayot, Azaria, Amaria, Ahitoub, Sadoc, Challoum, Hilquia et Azaria. Esdras était un lettré, grand connaisseur de la Loi que le Seigneur Dieu d’Israël avait donné à Moïse. Le Seigneur Son Dieu lui assurait un tel prestige que l’empereur lui avait accoré tout ce qu’il demandait. Lorsque des Israélites, prêtres, lévites, chanteurs, portiers et employés subalternes du sanctuaire revinrent à Jérusalem, la septième année du règne d’Artaxerxès, Esdras arriva avec eux, au cours du cinquième  mois. Il avait fixé le départ de Babylone au premier jour du premier mois, et il arriva à Jérusalem le premier jour du cinquième mois, grâce à la protection bienveillante que Son Dieu lui accordait. En effet, Esdras s’appliquait de tout son cœur à étudier la Loi du Seigneur, à la mettre en pratique et à enseigner aux Israélites les Commandements et les règles de cette Loi. Esdras 7,1-10

LES TÂCHES CONFIÉES À ESDRAS
PAR ARTAXERXÈS

Voici le texte de la lettre que l’empereur Artaxerxès remit au prêtre Esdras, spécialiste des Lois et Commandements donnés par le Seigneur :

‘‘Artaxerxès, le roi des rois, au prêtre Esdras, spécialiste  de la Loi du Dieu du ciel, etc.

J’ordonne qu’on laisse partir avec toi tous les Israélites de mon empire, - laïcs, prêtres ou lévites -, désireux de se rendre à Jérusalem. Moi-même et mes sept conseillers, nous t’envoyons à Jérusalem et dans le district de Juda, pour voir comment la Loi de Ton Dieu, dont tu emportes le texte avec toi, y est respectée ; par la même occasion, tu emporteras l’argent et l’or que moi et mes conseillers désirons offrir au Dieu d’Israël qui a  Son sanctuaire à Jérusalem. Tu emporteras également tous les dons en argent et en or que tu auras recueillis dans la province babylonienne, dons offerts généreusement par tes concitoyens, prêtres ou laïc, pour le temple de leur Dieu à Jérusalem. Là-bas, tu auras soin d’acheter avec cet argent des taureaux, des béliers, des agneaux, et tout ce qu’il faut pour les offrandes végétales et les offrandes de vin, et tu offriras le tout en sacrifices sur l’autel du temple de Votre Dieu, à Jérusalem. Ensuite, toi et tes compagnons, vous utiliserez le reste de l’argent et de l’or comme bon vous semblera, en suivant toutefois les directives de Votre Dieu. Tu déposeras dans le temple de Ton Dieu à Jérusalem les ustensiles du culte qui t’ont été remis. Si tu dois fournir d’autres choses pour ce temple, tu les feras payer par la trésorerie impériale.

‘‘Moi, l’empereur Artaxerxès, je donne l’ordre à tous les trésoriers de la région située à l’ouest de l’Euphrate de faire soigneusement tout ce que leur demandera le prêtre Esdras, spécialiste de la Loi du Dieu du ciel. Ils  lui remettront jusqu’à trois mille kilos d’argent, trente milles kilos de blé, quatre mille litres de vin, quatre mille litres d’huile, et du sel à volonté. Tous les ordres donnés de la part du Dieu du ciel au sujet de Son temple devront être exécutés avec empressement, afin que ce Dieu ne laisse pas éclater Sa colère contre l’empire, ou contre moi-même et mes descendants. De plus, nous informons les trésoriers qu’il n’est pas permis de prélever des taxes, des impôts et des droits de passages sur les prêtres, les lévites, les chanteurs, les portiers, les employés subalternes ou tout autre membre du personnel du temple.

‘‘Quand à toi, Esdras, conformément aux sages instructions de la Loi de Dieu, dont tu emportes le texte avec toi, établis des juges et des magistrats chargés de rendre la justice à tous ceux qui, dans la population de cette province, connaissent les Lois de Ton Dieu ; à ceux qui ne les connaissent pas, vous les enseignerez. Après cela, si quelqu’un refuse d’obéir à la Loi de Dieu ou à la loi de l’empereur, qu’on ait soin de lui infliger la condamnation qu’il mérite, soit la mort, soit le bannissement, soit la confiscation de ses biens, soit encore l’emprisonnement.’’ (Esdras 7 :11-26).

ESDRAS REMERCIE DIEU

« Que le Seigneur, le Dieu de nos ancêtres, soit remercié ! s’écria Esdras. Il a inspiré à l’empereur le désir d’honorer le temple de Jérusalem. Sous les yeux de l’empereur, de ses conseiller et de tous les grands personnages de son entourage, le Seigneur m’a manifesté Sa bonté. Et moi, encouragé par Sa protection, j’ai pu rassembler des chefs Israélites pour revenir avec moi. » (Esdras 7, 27-28)

DE NOMBREUX JUIFS ONT ÉPOUSÉ DES ÉTRANGÈRES

Après ces événements quelques chefs du peuple vinrent me dire: « Ni les laïcs, ni les prêtres, ni les lévites ne se sont tenus à l’écart des autres habitants du pays. Ils ont imité les pratiques abominables des Cananéens, des Hittites, des Perizites, des Jébusites, des Ammonites, des Moabites, des Égyptiens et des Amorites. Ils ont pris pour eux-mêmes et pour leurs fils des épouses dans ces peuples, de sorte que le peuple saint a été mélangé à la population du pays. Les chefs et les notables n’ont pas été les derniers à commettre une telle infidélité. »

Lorsque j’entendis ces paroles, je déchirai mon manteau et mes vêtements, je m’arrachai les cheveux et la barbe et je m’assis complètement accablé. Je demeurai ainsi jusqu’à l’heure où l’on offre le sacrifice du soir. Tous ceux qui redoutaient le jugement du Dieu d’Israël  à l’égard de l’infidélité des Juifs revenus d’exil se rassemblèrent autour de moi (Esdras 9 :1-4).

ESDRAS PRIS EN FAVEUR DES FAUTIFS

À l’heure du sacrifice du soir, je sortis de mon abattement. Je portais encore mon manteau et mes vêtements déchirés ; je me jetais à genoux et, les mains tendues vers le Seigneur Mon Dieu, je Lui adressais cette prière :

« Mon Dieu, quelle humiliation ! Mon Dieu, j’éprouve trop de honte pour oser lever mes regards vers Toi. Nos péchés sont nombreux, ils s’élèvent plus haut que nos têtes, nos fautes s’accumulent jusqu’au ciel même. Depuis l’époque où vivaient nos ancêtres jusqu’à ce jour, notre peuple a commis de grandes fautes. À cause de cela, nous, nos rois et nos prêtres avons eu à subir la domination de rois étrangers, la guerre, la déportation, le pillage et l’humiliation, comme c’est le cas aujourd’hui encore. Mais maintenant, pour un peu de temps, Seigneur Notre Dieu, Tu nous as manifesté Ta grâce en permettant que quelques survivants de notre peuple reviennent s’installer dans Ton territoire sacré ; ainsi Toi, Notre Dieu, Tu as redonné du rayonnement à nos regards, Tu nous as rendu un peu de3 vie, au cœur de notre esclavage. Oui, Notre Dieu, nous étions esclaves, et Toi Tu ne nous as pas abandonné dans cet état. Tu as rendu les empereurs de Perse bienveillants à notre égard ; ils nous ont permis de revivre, de rebâtir Ton temple en le relevant de ses ruines, et de trouver  un abri sûr à Jérusalem et en Juda.

« Et maintenant, Notre Dieu, que pourrions-nous dire, après ce qui est arrivé ? Nous avons désobéi aux Commandements que Tu nous avais communiqués par l’intermédiaire de Tes serviteurs les prophètes ! Tu nous avais prévenus : ‘‘Le pays dans lequel vous allez entrer pour en prendre possession est impur, parce que les nations qui l’occupent sont impures et l’ont rempli d’un bout à l’autre de leurs pratiques abominables. Ne donnez donc pas vos filles en mariages aux fils de ces étrangers, et ne choisissez pas parmi eux des épouses pour vos propres fils. Ne vous préoccupez jamais du bien-être ou du bonheur de ces nations païennes. C’est ainsi que vous deviendrez un peuple fort, que vous jouirez des   biens de ce pays et que vous pourrez le transmettre pour toujours en héritage à vos descendants.’’ Ô Notre Dieu, c’est à cause de nos mauvaises actions et de nos grandes fautes que tous nos malheurs nous sont arrivés ; pourtant Tu ne nous as pas punis autant que nos péchés le méritaient et Tu nous as permis de survivre, à nous qui sommes ici. Alors comment pouvons-nous recommencer à désobéir à Tes commandements, en nous alliant par des mariages avec ces nations aux pratiques abominables ? Ne vas-Tu pas Te mettre en colère contre nous et nous exterminer tous sans exceptions ? Aujourd’hui, Seigneur Dieu d’Israël, dans Ta juste bonté, Tu as permis à quelques-uns d’entre nous de survivre. Nous voici en effet devant Toi, chargés de fautes, alors que, dans une telle situation, personne ne devrait pouvoir subsister en Ta présence. » (Esdras 9, 5-15)

LES JUIFS RENVOIENT LES FEMMES ÉTRANGÈRES

Tandis qu’Esdras, agenouillé en pleurs devant le temple, priait et demandait pardon à Dieu, un très grand nombre d’Israélites, hommes, femmes et enfants, s’étaient rassemblés autour de lui ; et ils pleuraient tous abondamment. Alors Chekania, fils de Yéhiel et descen-dant d’Élam, déclara à Esdras : « Nous avons commis une faute grave envers Dieu, en épousant des femmes étrangères, appartenant aux populations de ce pays. Mais malgré cela il reste un espoir pour Israël : Nous allons nous engager envers Dieu à renvoyer toutes ces femmes étrangères ainsi que leurs enfants. Nous suivrons ainsi la suggestion que vous avez faite, toi et tous ceux qui accomplissent respectueusement le Commandements de Notre Dieu. Que Sa loi soit observée ! Relève-toi, et prends l’affaire en mains. Nous sommes prêts à te seconder. N’hésite donc pa à agir. »

Esdras se releva. Il exigea que les chefs des prêtres-lévites et tous les chefs d’Israël jurent de se soumettre à la proposition de Chekania. Ils en firent tous le serment. Alors Esdras quitta la cour du temple de Dieu, se rendit au domicile de Yohanan, fils d’Éliachib, et s’y installa. Mais il refusa de manger ou de boire, tellement il était affligé par la faute grave de ses compatriotes.

On fit ensuite circuler à Jérusalem et dans le pays de Juda une proclamation ordonnant à tous les anciens exilés de se réunir à Jérémiade. Quiconque ne se présenterait pas dans un délai de trois jours, selon la décision des chefs et des notables, aurait tous ses biens confisqués et serait exclu de la communauté.

Tous les hommes de Juda et de Benjamin vinrent donc à Jérusalem trois jours plus tard, à savoir le vingtième jour du neuvième mois, et se rassemblèrent sur la place du temple de Dieu. Tout le monde tremblait, à cause de cette affaire et parce qu’il pleuvait. Le prêtre Esdras se leva et leur dit : « Israélites, vous avez commis une faute grave en épousant des femmes étrangères. C’est un péché que vous ajoutez à tous ceux de notre peuple. Maintenant vous devez reconnaître vos torts devant le Seigneur, Dieu de vos ancêtres, et obéir à Sa volonté ; renoncez à tout contacte avec les populations de ce pays et séparez-vous de vos femmes d’origine étrangère. »

Tous les participants à l’assemblée s’écrièrent : « Tu as raison ! Nous devons faire ce que tu nous dis. Pourtant nous sommes nombreux et c’est la saison des pluies ; il est impossible de rester ici en plein air. De plus, l’affaire ne se réglera pas en un jour ou deux, car beaucoup d’entre nous sont impliqués dans cette affaire. Nous proposons que nos chefs se tiennent à disposition de la communauté : tous les Israélites qui ont épousé des femmes étrangères viendront se présenter devant eux à la date qu’on leur indiquera, en compagnie des anciens et des juges de leurs villes respectives. Nous mènerons à bien cette affaire, jusqu’à ce que la violente colère de Dieu envers nous soit apaisée. »

Yonatan, fils d’Assaël, et Yazia, fils de Ticva, appuyés par Machoullam et le lévite Chabbetaï, furent les seuls à s’opposer à cette résolution. Les autres Israélites revenus d’exil l’acceptèrent. Le prêtre Esdras choisit dans chaque clan des chefs de famille, tous désignés personnellement. Ces hommes siégèrent dès le premier jour du dixième mois pour régler toute l’affaire. Et le premier jour du premier mois de l’année suivante, ils eurent achevé d’examiner le cas de tous les hommes qui avaient épousé des femmes étrangères (Esdras 10 :1-17).

La liste des juifs fautifs est dans le livre d’Esdras, (chapitre 10, verset 18- 44)

P/S
Esdras, était un homme digne de foi, homme de prière fervente et se repentait pour le peuple de Dieu. En étudiant profondément la Parole de Dieu, il L’a respecté et L’a mis en pratique. Afin, que ceux qui étaient dans la mauvaise direction puissent faire un choix et se soumettent à nouveau à toute Parole venant du Seigneur.

ISBN 2-922622-02-9
Dépôt légal – Bibliothèque Nationale du Québec. 1999
Dépôt légal – Bibliothèque Nationale du Canada. 1999



h.duclos@sympatico.ca

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