L'histoire
de la prière
est l'histoire de Dieu
L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE DE…
ÉSAÏE
LE LIVRES PROPHÉTIQUES
ÉSAÏE SE MET AU SERVICE DU SEIGNEUR
C’était l’année où mourut le roi Osias. Dans une vision, j’aperçus le Seigneur assis su un trône très élevé. Les pans de Son manteau remplissaient le temple. Des anges flamboyants se tenaient au-dessus de Lui. Ils avaient chacun six ailes : deux leur servaient à se cacher le visage, deux à se voiler le corps et deux à voler. Ils criaient l’un à l’autre :
Leur voix faisait trembler les portes sur leurs pivots, et le temple se remplit de fumée. Je dis alors : ‘‘Hélas, me voilà condamné au silence car mes lèvres sont impures pour me joindre à cette louange, et j’appartiens à un peuple aux lèvres tout aussi impures. Or j’ai vu, de mes yeux, le Roi, le Seigneur de l’univers!’’
Mais l’un des anges flamboyants vola vers moi. Avec des pincettes il tenait une braise qu’il avait prise sur l’autel. Il en toucha ma bouche et me dit :
‘‘Ceci a touché
tes lèvres, ton indignité est supprimée, ton péché
est effacé.’’
J’entendis alors le Seigneur
demander : « Qui vais-Je envoyer ? Qui sera notre porte-parole
? » - « Moi, répondis-je, Tu peux m’envoyer. »
Il reprit : « Va dire
à ce peuple : ‘‘Vous aurez beau écouter, vous n’entendrez
pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. » (Ésaïe
6 :1-9).
LA TERRE ENTIÈRE DÉVASTÉE
Le Seigneur va ravager
la terre, Il va la dévaster, bouleverser la face du monde et disperser
ses habitants. Un même sort attend
le prêtre et le laïc,
le maître et son esclave,
la maîtresse et sa servante,
le vendeur et son client,
le prêteur et l’emprunteur,
le créancier et son
débiteur.
La terre subira des ravages
terribles,
un pillage radical.
Le Seigneur, en
effet, a prononcé cette Parole : ‘‘La terre est en deuil, elle tombe
en ruine.
Le ciel aussi se dégrade
en même temps que la terre.’’ La terre a été
souillée sous les pieds de ses habitants, car ils ont passé
par-dessus les instructions du Seigneur, ils ont violé les règles,
ils ont rompu l’engagement qui les liait à Dieu pour toujours.
C’est pourquoi la terre se
consume sous la malédiction de Dieu, et ses habitants porte la
peine de leur faute, ils dépérissent, et ne reste plus qu’en
nombre insignifiant.
C’est le deuil pour
le vin nouveau, la vigne dépérit, et les joyeux lurons
poussent des soupirs.
Le rythme gai des tambourins
s’est arrêté, le brouhaha des gens en fête à
disparu, le son joyeux des guitares s’est tu.
On entend plus de chanson à
boire, et les boissons fortes paraissent amères aux buveurs.
La cité déserte
est en plein désastre, l’entrée des maisons est bloquée.
Dans les rues, on se plaint
qu’il n’y a plus de vin.
La joie s’est complètement
éteinte, la gaîté a disparu du pays.
Il ne reste de la ville que
de sinistre décombres, sa porte est fracassée, en ruine.
Oui, sur la terre, parmi les peuples, il ne restera pas grand-chose, comme sur les oliviers après la récolte, ou comme après la vendange quand on cherche les derniers raisins (Ésaïe 24,1-13).
UNE JOIE PRÉMATURÉE
Les survivants entonnent
un chant, acclamant la grandeur du Seigneur ; ils poussent des cris d’enthousiasme
en arrivant des pays de l’ouest : ‘‘Dans les régions de l’est, glorifiez
donc le Seigneur.
Sur les côtes de la mer,
proclamez Son Nom : le Seigneur, le Dieu d’Israël.’’
Nous entendons ce chant, qui
vient du bout du monde : ‘‘Gloire au Dieu juste !’’ Mais moi, je me dis
: ‘‘C’en est fait de moi, oui, c’en est fait de moi. Quel malheur !’’
Les traîtres sont à l’œuvre, ils trahissent à qui
mieux mieux.
Terreur folle, fosse et filet,
voilà ce qui vous attend, vous qui vivez sur la terre.
Celui qui fuira devant les
cris de terreurs folle tombera au fond de la fosse. S’il peut en remonter,
il se prendra au filet.
La grande inondation menace,
le monde tremble sur ses bases.
La terre se crevasse, elle
vacille, elle s’écroule, titubant comme un ivrogne, branlante
comme une cabane.
Sous le poids de sa faute,
elle est tombée et ne peut pas se relever (Ésaïe
24 :14-20).
FIN DES EMPIRES, DÉBUT DE RÈGNE DE DIEU
Ce jour-là,
le Seigneur interviendra là-haut contre l’armée des astres,
et ici-bas contre les rois de la terre. Tous seront rassemblés comme
des prisonniers dans une fosse, enfermés dans un cachot. Après
un long délai, ils devront comparaître en justice.
La lune en rougira d’humiliation,
le soleil en pâlira de honte.
C’est le Seigneur de l’univers
qui régnera à Jérusalem, sur le Mon Sion. Sa Gloire
rayonnera en présence de Son conseil (Ésaïe 24, 21-23).
LE SEIGNEUR, REFUGE DES FIDÈLES
Seigneur, c’est Toi
Mon Dieu, je veux célébrer Ta Grandeur et proclamer qui Tu
es.
Car Tu as réalisé
des projets merveilleux.
Ils tiennent depuis longtemps,
on peut s’y fier.
Tu as fait de la ville un tas
de pierres, Tu as réduit la cité fortifiée en
un monceau de ruines.
La forteresse des orgueilleux
n’a plus rien d’une ville et ne sera jamais rebâtie.
C’est pourquoi un peuple puissant
célébrera Ta gloire, les cités des nations tyranniques
reconnaîtront Ton autorité.
Car Tu as été
le refuge des faibles, oui, le refuge des malheureux, quand ils étaient
dans la détresse.
Tu as été un
abri contre l’averse, une ombre qui protège de l’ardeur du soleil.
- C’est que la fureur des tyrans est comme une violente averse, ou comme
l’ardeur du soleil sur une terre desséchée -. Tu étouffes
le bruit que font les orgueilleux.
Comme l’ardeur du soleil est
voilée par un nuage, les tyrans sont réduits au silence
au moment de chanter victoire (Ésaïe 25 :1-5).
UN FESTIN POUR TOUS LES PEUPLES
Sur le Mont Sion,
le Seigneur de l’univers offrira à tous les peuples un banquet
de viandes grasses arrosé de vin fins – des viandes tendres et grasses,
des vins fins bien clarifiés -.
C’est là qu’Il supprimera
le voile de deuil que portaient les peuples, le rideau de tristesse étendu
sur toutes les nations.
Il supprimera la mort pour
toujours.
Le Seigneur Dieu essuiera les
larmes sur tous les visages.
Dans l’ensemble du pays, Il
enlèvera l’affront que Son peuple a subi. Voilà
ce qu’a promis le Seigneur (Ésaïe 25 :6-8).
JOIE POUR ISRAËL, CATASTROPHE POUR MOAB
On dira ce jour-là
:
‘‘C’est Lui qui est Notre Dieu.
Nous comptions patiemment sur
Lui et Il nous a sauvés. Oui, c’est dans le Seigneur que nous avons
mis notre espoir.
Quelle joie, quelle allégresse
de L’avoir comme Sauveur ! La main favorable du Seigneur est bien posée
sur cette montagne !’’
Mais Moab est piétiné
sur place comme de la paille qu’on foulerait aux pieds dans une fausse
à fumier.
Et là, il agite les
bras, on dirait un nageur. Mais malgré ses mouvements le Seigneur
rabat sa fierté. Quand à tes murailles, Moab, ces hautes
fortifications, le Seigneur les a renversées, rabattues, jetées
à terre dans la poussière (Ésaïe 25, 9-12).
LA VILLE FORTE ET LA CITÉ INACCESSIBLE
Ce jour-là,
au pays de Juda, on chantera ce cantique : ‘‘Nous avons une ville forte.
Pour la protéger, le
Seigneur y a placé muraille et avant-mur.
Ouvrez les portes, laissez
entrer le peuple fidèle qui tient ses engagements.
Toi, Seigneur, Tu le garde
en paix, car il Te fait confiance.
Faites confiance pour toujours
au Seigneur, oui, au Seigneur, le Rocher de tous les temps.
Car Il a fait dégringoler
ceux qui logeaient sur les hauteurs ; Il a précipité en
bas la cité inaccessible, Il l’a précipitée jusqu’à
terre.
Il l’a jetée dans la
poussière, et l’a fait piétiner par le peuple pauvre et
faible.’’ (Ésaïe 26 :1-6)
PRIÈRE DES DERNIERS TEMPS
Seigneur, Tu indique
au fidèle un chemin qui va tout droit ; la voie que Tu lui
traces est sans aucun détour.
Oui, sur le chemin que Tu commandes
de suivre, nous comptons sur Toi, Seigneur.
Prononcer Ton Nom, faire appel
à Toi, voilà ce que tout cœur désire.
Pendant la nuit, moi aussi,
je désire Ta présence, du fond du cœur je Te cherche.
Quand tu appliques à
la terre les sentences que Tu as prononcées, alors les habitants
du monde apprennent à se conduire comme il faut.
Mais si l’on a pitié
des méchants, ils n’apprennent pas ce qu’il faut faire, ils tordent
ce qui est droit sur terre, ils ne voient pas Ta Grandeur, Seigneur.
Seigneur, Ta main est menaçante,
mais ils ne la remarquent pas.
Qu’ils soient humiliés
de voir avec quelle passion Tu défend Ton peuple !
Qu’ils soient dévorés
par le feu que Tu destines à Tes adversaires!
Seigneur, Tu nous apportes
l’essentiel, puisque Tu as mené à bien pour nous tout ce
que nous avons entrepris. Seigneur Notre Dieu, d’autres maître que
Toi ont dominé sur nous.
Mais Tu es le seul auquel nous
voulons penser.
Ceux-là sont morts et
ne revivront pas, ils ne sont plus que des ombres, ils ne se relèveront
pas.
C’est vrai, Tu es intervenu
pour les exterminer, Tu as fait disparaître tout ce qui pouvait rappeler
leur souvenir. Tu as fait grandir notre peuple, Seigneur, c’est Ton titre
de gloire ; Tu as fait grandir notre peuple, Tu as repoussé toutes
les frontières du pays.
Seigneur, dans la
détresse nous avons cherché Ta présence ; nous T’avons
appelé au secours sous la pression de Ton châtiment.
Devant Toi, Seigneur, nous
avons été comme une femme qui va mettre au monde un enfant
: elle se tord de douleur et crie.
Nous aussi, nous devions mettre
au monde quelque chose, nous étions dans les douleurs, mais nous
n’avons donné le jour qu’à du vent, semble-t-il.
Nous n’avons pas su apporter
le salut à las terre, ni de nouveaux habitants au monde (Ésaïe
26 :7-18).
LA CONSOLATION D’ISRAËL
Annonce de la délivrance
Réconfortez Mon peuple,
ne tardez pas, dit Votre Dieu.
Rassurez Jérusalem,
criez-lui qu’elle en a fini avec les travaux forcés, et
qu’elle a purgé sa peine.
Car elle a reçu du Seigneur
le prix complet de toutes ses fautes.
J’entends une voix
crier : ‘‘Dans le désert, ouvrez le chemin au Seigneur ; dans
cet espace aride, frayez une route pour Notre Dieu.
Qu’on relève le niveau
des vallées, qu’on abaisse montagne et collines !
Qu’on change les reliefs en
plaine et les hauteurs en large vallées !
La Gloire du Seigneur va paraître,
et tout le monde La verra.
Tel est l’ordre du Seigneur.’’
J’entends une voix
qui dit : ‘‘Fais une proclamation’’. Mais je réponds : ‘‘Laquelle
?’’
La voix reprend : ‘‘Celle-ci
: Le sort des humains est précaire comme celui de l’herbe.
Il n’ont pas plus de vigueur
que les fleurs des champs. L’herbe sèche, la fleur se fane, quand
le souffle du Seigneur est passé par là.
- C’est bien vrai, les humains ont la fragilité de l’herbe -. Oui,
l’herbe sèche, la fleur se fane, mais la Parole de Notre Dieu se
réalisera pour toujours.’’ (Ésaïe 40 :1-8)
UNE BONNE NOUVELLE À PROCLAMER
Peuple de Jérusalem,
monte sur une haute montagne. Peuple de Sion, crie de toutes tes forces.
Tu es chargé d’une bonne
nouvelle, n’aie pas peur de la faire entendre.
Dis aux villes de Juda :
‘‘Voici Votre Dieu. Voici le
Seigneur Dieu.
Il arrive plein de force, Il
a les moyens de régner. Il ramène ce qu’Il a gagné,
Il rapporte le fruit de Sa peine.
Il est comme un berger qui
mène Son troupeau et le rassemble d’un geste du bras, portant
les agneaux contre Lui et ménageant les brebis qui allaitent des
petits.’’ (Ésaë 40 :9-11)
GRANDEUR ET SAGESSE DU MAÎTRE DE L’UNIVERS
Qui a mesuré
dans le creux de Sa main le volume de la mer ?
Qui a évalué
de Ses doigts écartés le diamètre du ciel ?
Et la poussière de la
terre, qui en a estimé la masse en la tassant dans un seau ?
Qui a pesé sur la balance
les montagnes et les collines ?
Qui a pris la mesure du Seigneur
?
Quel confident Dieu a-t-Il
instruit de Son plan ?
Avec qui S’est-Il entretenu
pour Le mettre au courant ?
À qui à-t-Il
enseigné comment il faut s’y prendre, et ce qu’Il faut savoir,
et par quel moyen comprendre Son action?
Devant le Seigneur, les nations
ne comptent pas plus qu’une goutte d’eau qui tombe d’un seau, ou qu’un
grain de sable dans le plateau d’une balance.
Les populations lointaines
ne pèsent pas plus qu’un peu de poussière.
Tout le gibier du Liban ne
suffirait pas pour Lui offrir un sacrifice digne de Lui, ni les arbres
de ses forêts pour entretenir le feu.
Les nations toutes ensemble
ne font pas le poids devant Lui, elles comptent pour moins que rien (Ésaïe
40 :12-17).
DIEU INCOMPARABLE
À qui voulez-vous
comparer Dieu ? À quelle image Le confronter ? Une idole ?
Un artisan L’a moulé,
puis un orfèvre L’a plaquée d’or et ornée de chaînette
d’argent.
Celui qui est trop pauvre pour
une telle dépense choisit un morceau de bois que les vers n’ont
pas piqué.
Puis il cherche un bon artisan,
capable de faire une idole qui tiendra solidement.
Ne le savez-vous pas ?
Ne l’avez-vous pas appris ?
Ne vous l’a-t-on pas annoncé
depuis le début ?
N’avez-vous pas compris la
fondation du monde ?
Le Seigneur a Son trône
au-dessus de l’horizon, si haut qu’Il voit les humains de la taille des
fourmis.
Il a étendu le ciel
comme une grande toile, et l’a déployé comme une tente
où Il a Son habitation.
Il a réduit à
rien les dirigeants du monde, à rien du tout les détenteurs
du pouvoir.
À peine sont-ils en
place, à peine sont-ils installés, à peine ont-il
pris racine, que le souffle du Seigneur les balaie, les dessèche.
Et les voilà emportés
comme des brins de paille dans un tourbillon.
‘‘À qui pourriez-vous
donc me comparer ? Demande le Dieu Saint.
Qui pourrait être Mon
égal ?’’
Regardez le ciel, là-haut,
voyez qui a créé les étoiles, qui les fait sortir
au complet comme une armée à la parade.
Toutes, Il les a prises à
Son service.
Sa force est si grande et Son
pouvoir est tel, qu’aucune ne manque à l’appel (Ésaïe
40 :18-26).
DE NOUVELLE FORCES POUR CEUX QUI FAIBLISSENT
Israël, peuple
de Jacob, pourquoi affirmes-tu :
‘‘Le Seigneur ne S’aperçoit
pas de ce qui m’arrive. Mon bon droit échappe a Mon Dieu’’ ?
Ne le sais-tu pas ?
Ne l’as-tu pas entendu dire
?
Le Seigneur est Dieu de siècle
en siècle ; Il a créé la terre d’une extrémité
à l’autre.
Jamais Il ne faiblit, jamais
Il ne Se lasse.
Son savoir-faire est sans limite.
Il redonne des forces à
celui qui faiblit, Il remplit de vigueur celui qui n’en peut plus.
Les jeunes eux-mêmes
connaissent la défaillance ; même les champions trébuchent
parfois.
Mais ceux qui comptent sur
le Seigneur reçoivent des forces nouvelles ; comme
des aigles ils s’élancent. Ils courent, mais sans se lasser, ils
avancent, mais sans faiblir (Ésaïe 40 :27-31).
L’HOMME QUE LE SEIGNEUR A MIS EN ROUTE
Vous, les populations
lointaines, taisez-vous donc pour M’écouter, dit le Seigneur.
Vous les peuples, armez-vous
de courage, comparaissez d’abord, après quoi vous prendrez
la parole.
Oui, approchons-nous, vous
et Moi pour commencer le procès.
À l’est, là-bas,
n’est-ce pas Moi qui ai mis en route l’homme que la victoire vient saluer
à chacun de ses pas ?
Il fait capturer les nations
devant Lui, Il piétine les rois.
Son épée les
réduit en poussière, Ses flèches les éparpillent
comme la paille au vent.
Il les poursuit et traverse
leurs rang sain et sauf, sans mettre même pieds à terre !
Qui est L’auteur de ces événements
? C’est Celui qui annonce à l’avance ce qui doit arriver.
C’est Moi, le Seigneur.
Je suis au point de départ,
et Je serai là encore pour les derniers événements.
Les populations lointaines
l’on bien vu et prennent peur ; les gens du bout du monde se sont approchés
en tremblant.
Des hommes s’entraident
au travail, l’un dit à l’autre : ‘‘Vas-y!’’
L’artisan encourage l’orfèvre
; celui qui aplanit le métal encourage à son tour
l’ouvrier qui travaille à l’enclume.
Il dit de la soudure : ‘‘Ça
va’’. Puis on fait tenir l’idole en la fixant avec des clous.
N’AIE PAS PEUR MAINTENANT
Écoute, Israël,
Mon serviteur, peuple de Jacob que J’ai choisi, race de Mon ami Abraham
; toi que J’ai été chercher jusqu’au bout du monde, et que
J’ai appelé des régions les plus lointaines ; toi, à
qui J’ai dit:
‘‘Non, Je ne t’ai pas rejeté,
au contraire, Je t’ai choisi ; Mon serviteur, c’est toi.’’
N’ai pas peur maintenant, car
Je suis avec toi.
Ne lance pas ces regards inquiets,
car Ton Dieu, c’est Moi.
Je viens te rendre courage,
J’arrive à ton secours, et Je te protège par ma main droite
victorieuse.
Oui, honte et déshonneur
à tous ceux qui t’en veulent ! Qu’ils soient réduits à
rien, qu’ils disparaissent, tes adversaires !
Tu chercheras vainement la
trace de tes agresseurs.
Ils seront réduits à
rien du tout, ceux qui sont en guerre contre toi.
Car Moi, le Seigneur, Je suis
Ton Dieu, Je te donne Mon appuis, Je te répète :
‘‘N’aie paspeur, J’arrive à
ton ecours.’’ (Ésaïe 41 :8-13)
JE VIENS À TON SECOURS
Israël, peuple
de Jacob, n’aie pas peur, toi qu’on traite en vermine, toi qu’on écrase
comme un ver. Je viens Moi-même à ton secours, déclare
le Seigneur, Je prends ta cause en mains, dit le Saint d’Israël.
Je vais faire de toi un traîneau
à battre le blé, tout neuf, aux dent aiguës.
Tu vas déchiqueter les
montagnes, tu vas les mettre en pièces, tu traiteras les collines
comme on traite la paille : tu les éparpilleras, le vent les emportera,
un tourbillon les dispersera.
Et toi tu crieras la joie que
te cause le Seigneur, tu te féliciteras du Saint d’Israël (Ésaïe
41 :14-16).
LE DÉSERT CHANGÉ EN OASIS
Les pauvres et les
malheureux cherchent de l’eau, mais sans succès.
La soif leur dessèche
la langue.
Mais Moi, le Seigneur, Je vais
leur répondre, Moi, le Dieu d’Israël, Je ne les abandonne
pas.
Je vais faire jaillir des fleuves
sur les hauteurs dénudées, et des sources au fond des vallées
changeant le désert en étang et la terre aride en oasis.
Je planterai au désert
cèdres et acacias, myrtes et oliviers.
Dans les régions sans
eau Je mettrai des cyprès, des pins et des buis.
Ainsi tout le monde verra,
tout le monde saura, tous constateront et comprendront que le Seigneur,
le Saint d’Israël, est L’auteur et L’artisan de ce grand changement
(Ésaïe 41 :17-20).
LES FAUX dieux PRIS EN DÉFAUT
Vous, les dieux
des nations, venez présenter votre cause, apportez vos preuves, dit
le Seigneur, le Roi de Jacob. Approchez-vous, expliquez-nous ce qui
est arrivé.
Les premiers événements
quels étaient-ils, dites-le, et nous y réfléchirons.
Ou bien annoncez-nous l’avenir,
et nous saurons ce qui arrivera.
Oui, annoncez-nous ce qui va
se produire, et nous connaîtrons alors si vous êtes
vraiment des dieux.
Faites donc seulement un peu
de bien ou de mal, pour que nous en soyons tous les témoins admiratifs.
Mais vous êtes moins
que rien, et ce que vous faites est nul.
Quand on vous choisit comme
dieux, on est aussi répugnant que vous.
Là-bas, au nord, J’ai
mis en route un homme, et Le voilà qui vient.
Et là-bas, où
le soleil se lève, on prononce Son Nom.
Il piétine les gouverneurs
comme on piétine de la boue, ou comme un potier foule aux pieds
son argile.
Qui a donc annoncé cet
événement à l’avance, pour que nous le
sachions ?
Qui l’a prédit, pour
que nous disions : ‘‘Il avait raison’’? Aucun d’entre vous, c’est sûr,
n’en a été capable ; on ne vous a rien entendu dire.
C’est Moi, le premier qui l’ai
annoncé à Sion en envoyant à Jérusalem un
porteur de la bonne nouvelle.
J’ai eu beau regarder, Je n’ai
vu personne : personne parmi ces dieux-là pour donner son avis,
personne à consulter, personne pour Me répondre.
Ce sont tous des zéros
: ce qu’ils font est nul.
Leurs idoles : du vent, du
vide ! (Ésaïe 41 :21-29)
(JÉSUS),
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR
(premier poème)
Voici Mon Serviteur
dit le Seigneur, Je Le tiens par la main, J’ai désiré le
choisir.
C’est Moi qui L’inspire pour
qu’il apporte aux nations le droit que J’instaure.
Il ne crie pas, Il n’élève
pas la voix, Il ne fait pas non plus de grands discours dans la rue.
Il ne casse pas le roseau qui
fléchit, Il n’éteint pas la lampe qui faiblit.
Mais Il apporte réellement
le droit que J’instaure.
Il ne se relâchera pas,
Il ne faiblira pas jusqu’à ce qu’Il l’ait établi sur l’ensemble
du monde et que les peuples lointains attendent Ses instructions
(Ésaïe 42 : 1-4).
LUMIÈRE POUR LES NATIONS
Celui qui a créé
le ciel dans toute son étendue, qui a disposé la terre
avec sa végétation, qui a donné la vie à
Ses populations et anime Ses habitants, Dieu, le Seigneur, déclare
à l’homme qu’Il a choisi :
‘‘Moi, le Seigneur, Je T’ai
appelé par fidélité à Mon plan.
Je Te donne Mon appui. Je T’ai
formé pour faire de Toi Le garant de Mon engagement envers l’humanité,
la lumière des nations. Tu rendras la vue aux aveugles, Tu feras
sortir les prisonniers de leur cachot, Tu retireras de prison ceux qui
attendent dans le noir.’’
Je suis le Seigneur,
tel est Mon Nom.
Je ne laisse pas à d’autres
la gloire qui Me revient, ni aux idoles l’honneur qui M’est dû.
Les premiers événements
ont déjà eu lieu ; J’en annonce à présent
de nouveau, et Je vous en informe avant qu’ils se produisent (Ésaïe
42 :5-9).
LE SEIGNEUR INTERVIENT
En l’honneur
du Seigneur, chantez un chant nouveau.
Louez-Le depuis le bout du
monde, vous qui parcourez la mer, vous les êtres qui la peuplez,
et vous les populations lointaines.
Qu’on entonne des champs dans
les cités du désert, dans les campements de Quédar
!
Que les habitants de la Roche
lancent des acclamations! Du sommet des montagnes, qu’ils poussent des
cris de joie !
Que les populations lointaines
rendent hommage au Seigneur et Le louent haut et fort !
Comme un soldat d’élite
le Seigneur S’avance ; comme un homme de guerre Il S’apprête à
combattre.
Il lance un puissant cri de
guerre, un défi à Ses ennemis (Ésaïe 42, 10-13).
LE PROJET DU SEIGNEUR
Depuis longtemps,
Je Me suis tu, Me retenant d’intervenir, dit le Seigneur.
Mais maintenant, Je vais crier
comme une femme au moment d’accoucher, qui s’essouffle et respirent
avec peine.
Je vais dépouiller montagnes
et collines, dessécher toute leur verdure, changer les fleuves
en terre ferme et mettre les étangs à sec.
Et Je vais guider les aveugles
sur un chemin, sur des sentiers qu’ils n’avaient jamais suivis.
Pour eux, Je changerai l’obscurité
en lumière et les obstacles en terrain plat.
C’est cela Mon projet, Je n’y
renoncerai pas, Je le réaliserai.
En arrière, honte à
vous qui vous fiez aux idoles et qui dites à vos statuettes : ‘‘Nos
dieux, c’est vous’’! (Ésaïe 42, 14-17)
(JÉSUS),
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR
(deuxième
poème)
Écoutez-Moi,
population lointaines, soyez attentifs, peuples éloignés.
Dès avant Ma naissance,
le Seigneur M’a appelé ; dès que Je suis né, Il a
prononcé Mon Nom.
Il a fait de Ma Parole une
épée tranchante et Il Me cache à l’abri de Sa main.
Il a fait de Mon message une
flèche pointu, dissimulée dans Son carquois.
Il ma dit :
‘‘C’est Toi qui es Mon Serviteur,
l’Israël dont Je Me sers pour manifester Ma gloire.’’
Quand à Moi, Je pensais
m’être donné du mal pour rein, avoir usé Mes forces
sans résultat, pour du vent. Or le Seigneur garantit Mon droit,
Mon Dieu détient Ma récompense.
Mais maintenant, le Seigneur
déclare qu’Il M’a formé dès avant Ma naissance pour
que Je sois Son Serviteur.
Il veut que Je ramène
à Lui les descendants de Jacob, que Je rassemble près de
Lui le peuple d’Israël.
Le Seigneur reconnaît
la valeur de Mon service, Mon Dieu est Ma force.
Il m’a dit : ‘‘Cela ne suffit
pas que Tu sois à Mon service, pour relever les tribus de Jacob
et ramener les survivants d’Israël.
Je fais de Toi LA LUMIÈRE
DES NATION, pour que Mon salut s’étende jusqu’au bout du monde.’’
(Ésaïe 49 :1-6)
LE GRAND RETOUR DES EXILÉS
Le Seigneur Te parle,
Lui qui prend en mains la cause de Son peuple, Lui le Saint d’Israël.
Il Te déclare, à
Toi que l’on méprise et que les gens détestent, à
Toi l’esclavage des tyrans :
‘‘Quand les rois Te verront,
ils se lèveront de leur trône.
Quand les princes T’apercevront,
ils s’inclineront devant Toi.’’
Ils montreront ainsi leur respect
pour le Seigneur, le Saint d’Israël, qui T’a choisi et qui tient parole.
Le Seigneur déclare
donc :
‘‘Au moment favorable, j’ai
répondu à Ton appel ; uand est arrivé le jour du
salut, Je suis venu à Ton secours.
Je T’ai formé pour faire
de Toi le garant de Mon engagement envers l’humanité.
Je vais relever le pays et
redistribuer les parts de la terre
sainte aujourd’hui ravagée.
Je dis aux prisonniers, à
ceux qui vivent dans le noir : ‘Sortez, venez au jour.’
Ils seront alors comme un troupeau
qui broute le long des chemins et trouv sa nourriture sur toutes
les collines.
Ils ne souffriront plus de
la faim ou de la soif.
Ni le vent brûlant du
désert ni le soleil ne leur feront de mal.
Avec Amour, Je les conduirai
se rafraîchir aux sources. Je changerai les hauteurs en chemins
praticables, Je referai les routes.
Les voici qui arrivent ! Ils
reviennent de loin, les uns du nord, d’autres de l’ouest, par la mer,
d’autre du sud, de l’Égypte.’’
Ciel, manifeste ta joie ; terre,
émerveille-toi ; montagnes, lancez des acclamations, car le Seigneur
réconforte Son peuple Il montre Son Amour aux humiliés
(Ésaïe 49 :7-13).
MOI, JE NE T’OUBLIE PAS
Jérusalem
disait : ‘‘Le Seigneur m’a abandonnée, Mon Maître m’a
oubliée.’’
Mais le Seigneur répond
:
Une femme oublie-t-elle l’enfant
qu’elle nourrit ? Cesse-t-elle d’aimer l’enfant qu’elle a porté
?
À supposer qu’elle l’oublie,
Moi, Je ne t’oublie pas : J’ai ton nom gravé sur les paumes de
Mes mains, Je ne quitte pas des yeux le dessin de tes muraille.
Ceux qui vont te rebâtir
se dépêchent d’arriver, tandis que s’éloignent de
toi ceux qui t’on démolie, ceux qui t’ont dévastée.
Regarde autour de toi et constate
: Tes enfants se rassemblent tous et arrivent vers toi.
J’en fait le serment par Ma
vie, dit le Seigneur, ils seront pour toi comme un bijou dont on se pare,
comme une ceinture de fiançailles qu’on se met à la taille.
Tu es au milieu des ruines,
de quartiers dévastés, ton pays est dépeuplé.
Mais il sera bientôt
trop étroit pour ses habitants, tandis que s’éloigneront
ceux qui t’avaient fait disparaître.
Tu te croyais privée
de fils, mais à nouveau Tu les entendras dire:
‘‘Je n’ai pas de place, pousse-toi
donc un peu, que je puisse m’installer’’.
Tu te demanderas alors :
‘‘Qui m’a donné tous
ces enfants ? J’étais privée des miens et sans espoir d’en
avoir d’autres, exilée et mise à l’écart.
Mais ceux-là, qui les
a élevés ? J’étais restée seule, et ceux-là,
où étaient-ils ?’’
Le Seigneur Dieu
déclare ceci :
Je vais faire signe aux nations,
dresser un signal pour les peuples.
Et ils ramèneront tes
fils en les prenant dans leurs bras, ils ramèneront tes filles
en les portant sur leurs épaules. Tu auras, pour tes enfants, des
princesses comme nourrices, des rois comme éducateurs.
Ils s’inclineront devant
toi, le visage contre terre, léchant la poussière
de tes pieds.
Alors tu reconnaîtras
que Je suis le Seigneur, et que ceux qui comptent sur Moi ne sont
jamais déçus.
Va-t-on reprendre à
l’homme de guerre le butin dont il s’est emparé ?
Va-t-on arracher à la
brute celui qui est son prisonnier ? Eh bien, oui ! Déclare le
Seigneur, Je vais reprendre à l’homme de guerre celui qu’il avait
fait prisonnier, Je vais arracher à la brute le butin dont il s’est
emparé ! Jérusalem, Je vais Moi-même prendre à
partir tes adversaires et délivrer tes enfants.
Je forcerai tes oppresseurs
à manger leur propre chair, à s’enivrer de leur sang comme
on s’enivre de vin nouveau.
Alors tout être vivant
saura que Ton Sauveur, c’est Moi, le Seigneur et que J’ai ta cause en
mains, Moi, 0 le Dieu fort de Jacob (Ésaïe 49 :14-26).
PAS DE DIVORCE ENTRE DIEU ET SON PEUPLE
Le Seigneur a cette
question à vous poser :
S’il est vrai que J’ai renvoyé
Jérusalem, votre mère, montrez-Moi le certificat prouvant
que Je l’ai répudiée ! Ou encore, dites-Moi à qui Je
vous aurais vendu comme esclaves en paiement de Mes dettes.
Si vous avez été
vendus, c’est à cause de vos crimes.
Si votre mère a été
renvoyée, c’est pour ses révoltes – pour vos révoltes
!
Quand Je sui venu, pourquoi
n’ai-Je trouvé personne ? Quand J’ai appelé, pourquoi ne
M’a-t-on pas répondu ? Aurais-Je le bras trop court pour pouvoir
vous sauver ? Manquerais-Je de force pour délivrer?
Alors donc ! D’une simple menace
Je peux assécher la mer ou changer les fleuves en désert.
Alors, faute d’eau, les poissons
meurent de soif et se mettent à pourrir.
Je peux aussi vêtir le
ciel de noir et lui mettre un vêtement de deuil (Ésaïe
50 :1-3).
LE SERVITEUR DU
SEIGNEUR
(troisième poème)
Le Seigneur Dieu
M’a enseigné ce que Je dois dire, pour que Je sache avec quel
mots Je soutiendrai celui qu faiblit.
Chaque matin, Il Me réveille,
Il Me réapprend à écouter, comme doivent écouter
les disciples.
Le Seigneur M’enseigne à
écouter et Je ne Lui résiste pas, Je ne recule pas.
J’offre Mon dos à ceux
qui Me battent, Je tends les joues à ceux qui M’arrachent la barbe.
Je ne cache pas Mon visage
aux crachats, aux insultes.
Le Seigneur Dieu Me vient en
aide, c’est pourquoi Je ne M’avoue pas vaincu, Je rend Mon visage dur
comme pierre, Je sais que Je n’aurai pas le dessous.
Le Seigneur est à Mes
côtés, Il Me donnera raison. Qui osera Me faire un procès
?
Qu’il vienne avec Moi devant
un juge !
Qui veut être Mon adversaire
?
Qu’il se présente en
face de Moi !
Oui, le Seigneur Dieu Me vient
en aide, qui donc pourrait Me déclarer coupable ?
Mes adversaires s’useront tous
comme un habit qui tombe en lambeaux, dévoré par
les mites (Ésaïe 50,4-9)
ÉCOUTER LE SERVITEUR DU SEIGNEUR
Si quelqu’un parmi
vous reconnaît l’Autorité du Seigneur, qu’il écoute
Son Serviteur !
Si quelqu’un avance dans le
noir, sans la moindre lumière, qu’il se fit au Seigneur et
s’appuie sur Son Dieu !
Quand à vous tous qui
allumez du feu et vous armez de flèches enflammées, voici
ce qui vous attend :
Les flammes de votre propre
feu, les flèches que vous avez allumées.
C’est le sort que le Seigneur
vous réserve ; vous mourrez dans les tourments (Ésaïe
50 :10,11).
UN SALUT QUI N’AURA PAS DE FIN
‘‘Vous qui courez
après le salut, vous Mes fidèles, écoutez-Moi,
dit le Seigneur.
Considérez dans quel
rocher vous avez été taillés, pensez à la carrière
d’ou vous avez été tirés :
Considérez Abraham,
votre père, et Sara, qui vous a mis au monde.
Abraham était sans enfant
quand Je l’ai appelé, mais Je l’ai béni, J’ai fait de lui
l’ancêtre d’un peuple nombreux’’
Le Seigneur a pitié
de Sion, Il a pitié de ses ruines. De ce site déserté
Il va faire un jardin merveilleux, de ce terrain aride Il va faire
un paradis.
Et là retentiront les
cris d’une joie débordante, les chants de louange et les airs de
musique.
‘‘Vous Mon peuple, écoutez-Moi
bien, dit le Seigneur. Vous, Ma nation, soye attentifs.
C’est Moi qui énonce
la loi ; le droit que Je formule sera la lumière des peuples.
Le salut que J’apporte est
proche, imminent, la délivrance va paraître.
Je ferai régner le droit
avec vigueur parmi les peuples. Les populations lointaines mettront leur
espoir en Moi, elles compteront sur Mon pouvoir.
Regardez là-haut, vers
le ciel, puis en bas, sur la terre :
le ciel s’évanouira comme une fumée ; la terre partira en
lambeaux comme un vêtement, et ses habitants tomberont comme des
mouches.
Mais la délivrance que
J’apporte subsistera toujours, Mon salut n’aura pas de fin.
Écoutez-Moi, vous qui
savez ce qui est juste, peuple qui prends à cœur Ma loi :
N’ayez pas peur des outrages
des hommes, ne cédez pas à leurs insultes, car ils auront
le sort d’un vêtement de laine dévorépar les mites.
Mais le salut que J’apporte
subsistera toujours, et Ma délivrance durera de siècle en
siècle.’’ (Ésaïe 51 :1-8)
RÉVEILLE–TOI, SEIGNEUR
Réveille-Toi,
Seigneur, réveille-Toi vite, retrouve Ta vigueur.
Réveille-Toi comme autrefois,
dans le lointain passé.
N’est-ce pas Toi alors qui
abattis le monstre Rahab, qui transperças le dragon des mers ?
N’est-ce pas Toi aussi qui
asséchas la mer, les eaux du grand océan ?
Et Toi encore qui traças
un chemin dans les profondeurs de la mer, pour y fair passer ceux
dont Tu T’était chargé?
Le Seigneur délivrera
les siens.
Ils reviendront à Jérusalem
et ils y entreront en criant de bonheur.
Une joie éternelle illuminera
leur visage, un joie débordante les inondera, tandis que chagrins
et soupirs se seront évanouis (Ésaïe 51, 9-11).
MON PEUPLE, QU’AS-TU À CRAINDRE ?
C’est Moi qui vous
réconforte, c’est bien Moi, dit le Seigneur.
Mon peuple, qu’as-tu à
craindre d’un simple humain, qui mourra, qui aura le sort de l’herbe ?
Tu oublies le Seigneur, Celui
qui t’a créé, qui a déployé le ciel et posé
les vases de la terre.
Tous les jours tu trembles
de peur devant la fureur de l’oppresseur, comme s’il était prêt
à te détruire.
Mais que reste-t-il de sa fureur
?
Bientôt, le prisonnier
accablé sera remis en liberté.
Il ne mourra pas dans un cachot
et ne manquera plus de pain.
Moi, le Seigneur, Je suis Ton
Dieu, J’excite la mer, Je fais mugir les flots.
Mon Nom : le Seigneur de l’univers.
Je déplore le ciel à
nouveau, Je replace les bases de la terre, et Je dis à Jérusalem
:
‘‘C’est toi qui es Mon peuple
; Je te confie Mon message, Je te mets à l’abri de Ma main.’’
RESSAISIS-TOI, JÉRUSALEM
Ressaisis-toi, Jérusalem,
ressaisis-toi et lève-toi.
Le Seigneur t’avait tendu la
coupe remplie de Sa colère, et tu as dû la boire jusqu’à
la dernière goutte, jusqu’à en avoir le vertige.
Parmi tous les fils que tu
avais mis au monde, aucun ne t’a guidée.
Parmi tous les enfants que
tu as élevés, aucun ne t’a soutenue.
Les malheurs t’ont frappée
par deux : ruine et désastre, guerre et famine.
Mais qui voudra te plaindre,
qui te réconfortera ?
À tous les coins de
rue tes enfants sont à terre, ils restent là, sans réagir,
comme des antilopes prises au piège, sous la colère du Seigneur,
sous le menace de Ton Dieu.
Mais maintenant écoute
bien, malheureuse Jérusalem, toi qui es ivre, mais non de vin :
Le Seigneur, Ton Maître,
Ton Dieu, prend la défense de Son peuple et déclare ceci
:
‘‘Je vais reprendre de tes
mains la coupe qui donne le vertige, la coupe de Ma colère.
Tu n’auras plus à y
boire.
Je la tends à tes bourreaux,
eux qui te disaient : ‘À plat ventre, pour que nous te marchions
dessus !’ Et tu avais dû offrir ton dos comme le sol d’une rue à
ceux qui te marchaient dessus.’’ (Ésaïe 51, 17-23).
RÉVEILLE–TOI JÉRUSALEM
Réveille-toi,
Jérusalem, réveille-toi vite, retrouve ta vigueur.
Sion, ville sainte, mets tes
plus beaux habits.
Car les étrangers, les
impurs ne mettront plus les pieds chez toi.
Tu es couverte de poussière,
secoue-toi, Jérusalem.
Debout, et reprends ta place,
Sion la prisonnière, libère-toi des liens qui enserrent ton
cou.
Le Seigneur déclare en effet à Son peuple : ‘‘Vous avez été livrés comme esclaves sans contrepartie, vous serez libérés sans payer un sou.’’ Et le Seigneur Dieu ajoute : ‘‘Au début de son histoire, Mon peuple alla se réfugier en Égypte. À la fin, les Assyriens le maltraitèrent. Dans la situation présente, qu’ai-je donc à gagner ? Mon peuple a été emmené prisonnier sans dédommagement. Ceux qui le tyrannisent sont triomphants. Et sans cesse Mon Nom est tourné en ridicule. C’est pourquoi, un de ces jours, Mon peuple va savoir qui Je suis ; il va le savoir, c’est Moi qui dis : J’arrive !’’ (Ésaïe 52 :1-6)
LE RETOUR DU SEIGNEUR À JÉRUSALEM
Qu’il est beau de
voir venir par-dessus les montagnes un porteur de bonne nouvelle
!
Il annonce la paix, le bonheur
et le salut.
Et il dit, Jérusalem
:
‘‘Ton Dieu est Roi’’.
Écoute donc les hommes
que tu as placés en sentinelle : tous ensemble ils crient de joie,
car ils voient de leur propres yeux le Seigneur revenir à Sion.
Ruines de Jérusalem,
lancez des cris de joie :
Le Seigneur réconforte
Son peuple, Il a pris en mains la cause d’Israël.
Aux yeux de toutes les nations
le Seigneur S’est donné Les mains libres pour réaliser
Son œuvre sainte.
Et jusqu’au bout du monde on
pourra voir la délivrance que nous apporte Notre Dieu (Ésaïe
52 : 7-10).
QUITTEZ BABYLONE
Vous qui rapportez
les ustensiles réservés au culte du Seigneur, partez, partez
vite, quittez Babylone sans rien toucher d’impur.
Gardez-vous pur en sortant
d’ici.
Pour vous, cette fois, ce n’est
plus un départ en catastrophe, vous ne partez plus dans la panique,
car c’est le Seigneur qui est Votre avant-garde, et c’est le Dieu d’Israël
qui sera aussi votre arrière-garde (Ésaïe 52 : 7-12).
LE SERVITEUR DU
SEIGNEUR
( quatrième
poème )
‘‘Mon Serviteur,
dit le Seigneur, va obtenir un plein succès et recevoir les plus
grands honneurs.
La plupart, en Le voyant, ont
été horrifiés, tant Son visage était défiguré,
tant Son aspect n’avait plus rien d’humain.
Et maintenant, bien des étrangers
sont stupéfaits à Son sujet, des rois ne savent plus que
dire, car ce qu’ils voient n’a rien de commun avec ce qu’on a pu leur raconter,
ce qu’ils apprennent est inouï.’’ (Ésaïe 52 :13-15)
Qui de nous a cru
la nouvelle que nous avons appris ? Qui de nous a reconnu que le Seigneur
a intervenu ? Car, devant le Seigneur, le Serviteur a grandi comme un
simple pousse, comme un pauvre plante qui sort d’un 0sol desséché.
Il n’avait pas l’allure ni
le genre de beauté qui attirent les regards.
Il était trop effacé
pour se faire remarquer.
Il était Celui qu’on
dédaigne, Celui qu’on ignore, la victime, le souffre-douleur.
Nous L’avons dédaigné,
nous L’avons compté pour rien, comme quelqu’un qu’on n’ose pas
regarder. Or Il supportait les maladies qui auraient dû nous atteindre,
Il subissait la souffrance que nous méritions.
Mais nous pensions que c’était
Dieu qui Le punissait ainsi, qui Le frappait et l’humiliait.
Pourtant Il n’était
blessé que du fait de nos fautes, Il n’était accablé
que par l’effet de nos propres torts. Il a subi notre punition, et nous
sommes acquittés ; Il a reçu les coups, et nous sommes
épargnés.
Nous errions tous ça
et là comme un troupeau éparpillé, c’était
chacun pour soi.
Mais le Seigneur Lui fait subir
les conséquences de nos fautes à tous (Ésaïe
53 :1-6)
Il S’est laissé
maltraiter sans protester, sans rien dire, comme un agneau qu’on mène
à l’abattoir, comme une brebis devant ceux qui la tondent.
On L’a arrêté,
jugé, supprimé, mais qui se souciait de Son sort ?
Or, Il était éliminé
du monde des vivants, Il était frappé à mort du fait
des péchés de son peuple.
On L’a enterré avec
les criminels, dans la mort, on L’a mis avec les riches, bien qu’Il n’ai
pas commis de violence ni de fraude.
Mais le Seigneur approuve Son
Serviteur accablé, et Il a rétabli Celui qui avaitoffert
Sa vie à la place des autres.
Son Serviteur aura des descendants
et vivra longtemps encore.
C’est Lui qui fera aboutir
le projet du Seigneur.
‘‘Après avoirsubi tant
de peines, dit le Seigneur, Mon Serviteur jouira de la vie, Il en fera
l’expérience parfaite.
Devant les masses humaines,
Mon Serviteur Se révélera comme le vrai Juste, Lui qui S’est
chargé de leurs fautes.
C’est pourquoi Je Le place
aurang des plusgrands, c’est avec les plus puissants qu’Il partagera
le butin. Car Il S’est dépouillé Lui-même jusqu’à
en mourir, Il S’est laisse placer au nombre des malfaiteurs, Il a pris sur
Lui les fautes de tous les autres, et Il est intervenu en faveur des coupables.’’
(Ésaïe 53 : 7-12)
UNE PROMESSE QUI N’EST JAMAIS SANS EFFET
Tournez-vous vers
le Seigneur, maintenant qu’Il Se laisse trouver.
Faite appel à Lui, maintenant
qu’Il est près de vous. Que l’homme sans foi ni loi renonce à
ses pratiques ! Que l’individu malveillant renonce à ses méchantes
pensées ! Qu’ils reviennent tous au Seigneur, car Il aura pitié
d’eux !
Qu’ils reviennent à
Notre Dieu, car Il accorde un large pardon !
‘‘En effet, dit
le Seigneur, ce que Je pense n’a rien de commun avec ce que vous pensez,
et vos façon d’agir n’ont rien de commun avec les Miennes.
Il y a autant de distance entre
Mes méthodes et les vôtre, entre Mes pensées et les
vôtre, qu’entre le ciel et la terre.
‘‘La pluie et la
neige tombent du ciel, mais elles n’y retournent pas sans avoir arrosé
la terre, sans l’avoir rendue fertile, sans avoir
fait germer les graines.
Elles procurent ainsi ce qu’il
faut pour semer et ce qu’il faut pour manger.
Eh bien, il en est de même
pour Ma Parole, pour Ma promesse :
Elle ne revient pas à
Moi sans avoir produit d’effet, sans avoir réalisé ce que
Je voulais, sans avoir atteint le but que Je Lui avais fixé.’’
C’est dans la joie
que vous quitterez Babylone, et dans la paix que vous serez ramené
chez vous.
Devant vous, montagne et collines
éclateront en cris de joie, et tous les arbres des campagnes battront
des mains pour applaudir.
Au lieu du buisson d’épine
poussera le cyprès ; à la place des orties, le myrte.
Pour le Seigneur, ce sera un
titre de Gloire, la marque indestructible qui rappellera toujours
ce qu’Il a fai pour vous (Ésaïe 55 :6-13).
JÉSUS, UN NOUVEAU DAVID
Un rameau sort du
vieux tronc de Jessé, UN rejeton pousse de ses racines.
L’Esprit du Seigneur est sans
cesse avec Lui, l’Esprit qui donne Sagesse et discernement, aptitude à
décider et vaillance, l ‘Esprit qui fait connaître le Seigneur
et enseigne à L’honorer.
Honorer le Seigneur sera tout
Son plaisir.
Il ne jugera pas selon les
apparences, Il ne décidera rien d’après des racontars.
Il rendra justice aux défavorisés,
Il sera Juste pour les pauvres du pays.
Sa Parole, comme un bâton,
frappera le pays, Sa sentence fera mourir le méchant.
La justice et la fidélité
seront pour Lui comme la ceinture qu’on porte toujours autour des
reins.
Alors le loup séjournera
avec l’agneau, la panthère aura son gîte avec le chevreau.
Le veau et le lionceau se nourriront
ensemble, et un petit garçon les conduira.
La vache et l’ours se lieront
d’amitié, leurs petit seront couchés côte à
côte.
Le lion comme le bœuf mangeront
du fourrage.
Le nourrisson jouera sur le
nid du serpent, et le petit garçon pourra mettre la main dans la
cachette de ka vipère.
On ne commettra ni mal ni dommage
sur toute la montagne sainte du Seigneur, car la connaissance du Seigneur
remplira le pays aussi parfaitement que les eaux recouvrent le fond des
mers.
Ce jour-là, le descendance
de Jessé sera comme un signal dressé pour les peuples du
monde.
Les nations viendront le consulter.
Et du lieu où il s’établira
rayonnera la Gloire deDieu (Ésaïe
11, 1-10).
LOUANGE AU DIEU SAUVEUR
Qu’on Le fasse connaître
dans le monde entier !’’
Population de Sion, manifeste
ta joie, pousse des cris d’enthousiasme, car Il est GRAND CELUI qui est
chez toi, LE DIEU D’ISRAËL (Ésaïe 12 :1-6).
P/S
Ésaïe, était
un grand prophète de Dieu, il a annoncé d’avance la venue
de Jésus, le Christ. Il L’a décrit parfaitement dans :
OUI, JÉSUS, EST NOTRE SEUL
SAUVEUR,
IL NOUS A ÉTÉ
ANNONCÉ D’AVANCE
POUR LUI PRÉPARER
SA PLACE
DANS NOS CŒURS.
IL EST LE SEUL SEIGNEUR.
TEL EST SON NOM.
LE ROI des rois.
ISBN 2-922622-02-9
Dépôt légal
– Bibliothèque Nationale du Québec. 1999
Dépôt légal
– Bibliothèque Nationale du Canada. 1999