Témoignage

de Patrick Petitot
et
Cheminement Spirituel


DIEU a tant aimé le monde qu'il donna son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui,
ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. Jean 3:16



Ma conversion.

(Ceci est un résumé où tous les détails ne figurent pas. Seul l'essentiel est important).

Le voyage n'en finissait pas, il m'était pénible. Mon coeur ne cessait de me créer des tourments. J'avais hâte d'arriver chez nos parents, mais je me trompais souvent de route. Toute mon attention était retenue par l'attitude de Andréas à mon égard.

Tôt le matin, nous étions parvenu à destination. J'étais en partie soulagé. Quoiqu'il m'arriverait désormais, ma famille ne se retrouverait pas seule. Nos parents étaient surpris de mon attitude aussi radicale à vouloir quitter la Suisse. En ce temps là, je mentais à toutes les personnes qui voulaient savoir les raisons de mon choix. Je cachais à tous que j'étais terrorisé à la pensée de mourir ! En fin d'après-midi de la même journée, après que nous nous étions reposés et installés provisoirement chez mes beaux-parents, nous étions allés visiter mes parents avec notre petite fille.

Lorsque je saluais ma mère, elle me regardait, et elle me posait cette question : Tu as peur de mourir ? Je la fixais mes yeux pleins d'effroi, et je détournais de suite notre conversation. J'étais décidé à repartir le plutôt possible en Suisse. Je ne pouvais plus entendre le mot mort être prononcé devant moi. Le lendemain matin, vers 4h00', je repartais en direction de la Suisse. J'étais presque soulagé de partir. Je n'entendais plus parler de la mort, mais mes problèmes de santé se chargeaient de me rappeler que la mort existait !

J'arrivais à une centaine de kilomètres de la frontière Suisse, quant soudain comme un éclair qui tombait du ciel, une crise me paralysait sur place. Je ne pouvais plus conduire. Je m'arrêtais sur le bas côté de la route, et j'attendais de mourir.

A ce moment précis je criais au DIEU d'Andréas, et disais : Je sais que je vais mourir ! Je sais que j'ai peur ! Je suis comme je suis ! Je sais que tu sais tout sur moi, et que je ne peux rien te cacher ! Mais si tu es ce DIEU juste que Andréas m'avait vanté, alors ne permets pas que je meurs avant d'avoir passé la frontière Suisse ! Tu sais que si je meurs ici en France, son véhicule sera perdu pour lui. Cet homme ne m'hérite pas cela !

Instantanément, mes douleurs avaient cessé presque totalement. Je pouvais repartir en espérant atteindre la frontière Suisse. Mes espérances étaient comblées, car non seulement j'étais parvenu à passer la frontière, mais j'avais pu rapporter le véhicule à son propriétaire. Andréas était heureux de me voir, et c'était réciproque. Après lui avoir remis les clés et les papiers du véhicule, je lui posais une question : Sois honnête Andréas, et dis-moi comment tu as pu me faire confiance à ce point ?

J'aurais préféré qu'il frappe un coup de poing sur mon visage, plutôt que la réponse qu'il me donnait. Il me disait qu'en réalité ce n'était pas à moi qu'il avait fait confiance, mais à Jésus-Christ. A cette réponse, je contenais ma colère et ma déception. J'avais raison, c'était trop beau de croire que quelqu'un pouvait me faire confiance. J'étais en colère, parce que mon orgueil en avait pris un coup. Il faisait confiance à un autre ! J'étais déçu, parce qu'un instant j'avais pensé avoir trouvé enfin un ami !

Il essayait de me parler de son Seigneur Jésus-Christ, mais plus il parlait, plus j'entendais une voix intérieure blasphémer le nom de DIEU et Jésus-Christ. Il me donnait également les jours et heures des diverses rencontres que son mouvement religieux avait instauré, et il m'invitait à y participer. Je le remerciais, mais cela je n'en voulais pas dans ma vie. Je retournais dans mon appartement, seul avec mes angoisses. Les jours passaient, et j'avais commencé à vendre tout mon mobilier. Les ventes se déroulaient bien, mais je n'arrivais pas à me débarrasser de ma chambre à coucher.

Si j'arrivais à occuper mes journées pour ne pas penser trop à la mort, il n'en était pas de même les nuits. Entre le sentiment d'une présence dans mon logement, les problèmes de mon coeur, les soucis occasionnés à la suite de mon futur départ définitif de Suisse, les nuits étaient longues et agitées. J'avais envoyé un courrier à mon épouse pour la tenir informer de l'évolution des ventes, mais je ne lui parlais pas d'autres choses.

Un soir, abattu, j'entendais une voix intérieure qui me disait d'aller voir le capitaine ! Voire le capitaine ! Qu'était-ce cela ? En réalité, en moi j'entendais toujours deux sortes de voix. La première était pleine de blasphèmes, de méchancetés, de mensonges et me conduisait dans tout ce qui n'était pas recommandable. La deuxième par contre, était totalement inverse, douce, juste, et ne m'avais jamais trompé.

C'était la deuxième voix qui me parlait ce soir. Je pensais devenir fou. Voilà maintenant que je dialoguais avec des voix !! Il fallait que je mette un terme à ces voix. Soit elles étaient vraies, soit elles étaient le produit de mon imagination. N'ayant rien à perdre, tout au plus de passer pour un fou, je me rendais à l'Armée du Salut pour y voir ce capitaine. Il était 20h00' environ.

Je sonnais à la porte, et une femme m'ouvrait. Je demandais s'il y avait bien un capitaine à cette adresse. Surprise par ma question, elle me répondait positivement. Je demandais à le rencontrer. Malheureusement pour moi, avec d'autres personnes, ils s'étaient rendus à l'hôpital pour chanter aux malades. Cette femme me disait qu'ils ne rentreraient pas avant 22h00'. Par curiosité, je décidais de rester devant la porte pour attendre le retour de ce capitaine ! Je n'étais pas fou, cette voix était bien réelle.

Vers 22h30' ces gens revenaient de l'hôpital, et avec eux le capitaine. J'allais trouver cet homme, et je lui expliquais le pourquoi de ma venue. Il m'invitait à entrer chez lui et nous commencions à discuter.
Nous n'étions pas seuls, toutes les personnes qui s'étaient rendues à l'hôpital étaient présentes. Pourtant, aucune de ces personnes n'avaient essayé de m'imposer leurs points de vue. Je ressentais une sensation étrange, une paix profonde était présente parmi eux. Il possédaient quelque chose que je n'avais pas. Je ne savais pas ce qu'était cette chose, mais je la voulais ! Au bout d'un moment, le capitaine essayait de me parler de Jésus-Christ. Je coupais court notre conversation. Je lui disais que je n'étais pas venu pour que l'on me parle de Jésus-Christ, mais pour voir le capitaine c'était tout ! Il me fallait des réponses à mes questions.

Les jours passaient, et un autre soir, c'était un dimanche, alors que je nettoyais la vaisselle après un repas, j'étais très angoissé. Soudain, la deuxième voix, la douce me disait : Plutôt que de rester seul, pourquoi n'irais-tu pas ce soir à une réunion. Je réfléchissais et décidais d'écouter celle-ci. Au moins, je pensais que pendant un moment, je ne serais pas seul. Je me rendais à leur réunion.

Dans la salle, il y avait beaucoup de personnes, j'avais l'impression d'être observé par tous, et je me plaçais en fin de salle. Pendant cette réunion, il y avait des témoignages, des chants, et un sermon. Je ne comprenais rien du tout à ce qui était dit ce soir là. Pourtant, avant que celle-ci ne se terminait, un chant m'avait touché profondément. Le titre était : Blanc, plus blanc que neige. Ce chant avait transpercé le blindage que la vie m'avait recouvert. Je retenais mes larmes, et ne laissais paraître aucune forme d'émotion.

A la fin de la réunion, une jeune fille avait su discerné mon état intérieur. Elle s'approchait de moi et me disait : Cela ne va pas ? Je lui répondais qu'elle avait un bon oeil. Elle me demandait si je ne voulais pas prier avec elle pour mon problème. Je lui disais que je ne priais pas avec mon épouse, ce n'était pas pour prier avec une autre femme. Elle me demandait si je voulais parler à Andréas ? Cet homme, malgré nos divergences d'opinions, avait tenu sa parole à mon égard. J'acceptais de le rencontrer dans son studio.

Arrivé dans le studio, je m'effondrais en larmes. Je n'arrivais plus m'arrêter de pleurer et je lui demandais ce qui m'arrivait. Il me disait que DIEU m'aimait, et qu'IL avait envoyé un jour sur terre son Fils Jésus-Christ pour me sauver. Je lui disais que je savais que je ne pouvais pas tricher avec DIEU, et que je ne pouvais pas dire à DIEU que je l'aimais, avec toutes les pensées de blasphèmes que la voix mauvaise produisait en moi. Cela aurait été de l'hypocrisie. DIEU ne pouvait pas aimer un homme aussi méprisable que moi ! Je pouvais mentir aux hommes sans la moindre hésitation, mais pas à DIEU !

Le capitaine nous avait rejoint, et après deux heures environ, je demandais ce que je devais faire. Il me disait de croire en DIEU par la foi, sans m'occuper de mes sentiments ou de mes voix intérieures. De croire ce que DIEU disait uniquement au travers de Sa Parole, la Bible. Il me lisait un verset qui disait :

Car DIEU a tant aimé le monde qu'il donna son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui, ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle (Jean chapitre 3, verset 16).

C'était ce que j'avais fait. Je m'étais repenti je croyais désormais en Sa Parole, et je demandais à DIEU de me changer. Mes larmes cessèrent, le capitaine et Andréas étaient heureux pour moi. Il me demandaient ce que je ressentais, je leur répondais qu'intérieurement, j'étais exactement resté le même qu'avant de me repentir et d'accepter Jésus-Christ comme mon Sauveur et Seigneur.

Lorsque je retournais chez moi, cette mauvaise voix n'arrêtait pas de me dire que maintenant les personnes qui m'avaient parlé de Jésus-Christ se moquaient en ce moment de moi. Que rien de leurs dires n'étaient vrais. Je faisais taire cette voix en répondant que même si ces personnes se moquaient de moi, moi j'avais été sincère dans mon engagement et que désormais c'était à DIEU de me garder et me changer.

DIEU mon Père vous bénisse !

fin

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