Jésus tient le gouvernail de ma vie
Je suis née dans une famille catholique pratiquante. J'ai été au catéchisme mais pour moi ce n'était qu'un conte qui n'était pas vrai. Je m'y ennuyais car j'y allais surtout par obligation, pour rencontrer "le Dieu de mes parents" qui n'était pas le mien.
Affectivement ce n'était pas facile, car mes parents n'avaient pas reçu beaucoup d'amour. Ainsi Ils nous manifestaient leur amour surtout par les choses matérielles. J'aurais eu besoin d'être plus entourée. Heureusement, j'ai eu une nourrice formidable jusqu'à mes 2 ans et demi.
Elle était très présente, tout au long de ma vie, jusqu'à mon adolescence particulièrement. C'était une femme seule et nous l'avions adoptée comme une grand-mère. C'est elle qui a pallié mon manque affectif. Elle a été pour moi une véritable bénédiction de Dieu. Parfois, quand j'étais enfant, j'avais des moments de révoltes très forts et, quand cette grand-mère n'était pas là je me sentais très seule ; je n'avais personne avec qui partager mes pleurs.
Je n'ai pas eu un cheminement facile non plus au niveau de ma scolarité. Je perdais confiance en moi quand les résultats étaient insuffisants. J'avais des difficultés avec certains professeurs et beaucoup de craintes vis-à-vis des adultes.
Arrivée à l'adolescence, je me posais beaucoup de questions. J'essayais de trouver dans les petits copains, la musique, la poésie, les livres tout ce qui pouvait répondre au cri de mon cœur.
J'étais désemparée car je ne trouvais rien. Alors je me suis intéressée au Bouddhisme, à tout ce qui était Hindou pour essayer d'avoir une réponse, je n'en trouvais nulle part.
Un jour que j'étais chez une amie, j'ai vu une cassette qui s'appelait "Promesse". J'ai demandé ce que c'était. Elle m'a dit que c'était une cassette qui venait d'un milieu plutôt protestant. "Il y a une chanson qui s'appelle : Chemin. Tu verras si tu as envie de l'écouter, c'est très joli, je suis même allée les voir en concert".
Souvenirs
Cela m'a donné envie d'écouter,
cette cassette m'avait rappelé des moments qui avaient été
très forts pour moi. En effet, quand j'étais adolescente,
j'avais été à Thésée (un centre œcuménique
avec juifs, catholiques, protestants, etc). Je me souvenais y avoir été
à Pâques. Chacun avait un cierge, et chacun se donnait un
petit peu de feu sur son cierge, il y avait beaucoup d'amour. Et surtout
il y avait une atmosphère extraordinaire, comme une présence.
Un Dieu qui n'est
pas loin
En quittant la veillée
qui se déroulait dans cette grande tente, je suis restée
toute seule, les amis qui m'attendaient dehors se demandaient ce que je
faisais. Mais moi j'étais bien, j'aurais volontiers dormi sous cette
tente où je me sentais en paix.
Ce moment, très fort pour moi, avait marqué mon cœur, comme si le Seigneur, à l'instar du petit Poucet, posait un caillou. Ainsi, Dieu balisait ma route : Il me donnait quelque part soif de Le connaître.
J'ai donc pris la cassette. Un moment, il y avait une chanson qui disait : "c'est un chemin étroit qui passe par la croix". Cela m'a marqué. J'avais entendu parlé de la croix mais je n'avais jamais entendu dire que Jésus était mort pour moi. Qu'il était mort pour mes maladies, mes péchés… Qu'il s'était laisser crucifier pour que je sois sauvée.
Tout d'un coup je me suis sentie concernée. La chanson disait aussi que tous mes soucis, toutes mes peines Dieu les connaît, qu'Il pleure quand je pleure. Qu'il y a une relation possible avec le Père. Qu'Il était mon Père, mon Papa. Cela c'était nouveau.
Moi qui croyais que Dieu était un peu dur, qu'il était là-haut sur son nuage en voyant de loin les hommes, qu'il n'y avait pas de relation vraiment possible. Là, on me parlait de relation avec un père, deuxième petit caillou… On me parlait de l'amour d'un père, qui pouvait être aussi tendre qu'une mère. C'est quelque chose qui a touché profondément mon cœur.
D'ailleurs j'ai fait écouter cette cassette à ma plus jeune sœur, en lui demandant ce qu'elle en pensait, ce qu'elle ressentait. Elle m'a dit qu'en effet la chanson était jolie mais qu'elle n'éprouvait rien de spécial.
C'était bien, par-là que Dieu voulait me parler car à chaque fois que j'écoutais cette cassette je pleurais. J'avais ce sentiment d'avoir un père. D'être aimée par un père. D'avoir un père qui voulait que je le connaisse. J'ai expliqué à mon amie ce que je ressentais en écoutant la cassette. Elle avait l'air d'être très étonnée.
Un jour, j'ai reçu une invitation pour aller écouter un évangéliste nommé Billy Graham. C'était pour que des gens qui ne connaissaient pas le Seigneur le rencontre. Toutes les dénominations étaient invitées. Au début, je ne savais pas quoi faire et puis finalement nous y avons été toutes les deux. J'avais été impressionnée par la louange et les rythmes inconnus. Il y avait de la joie. Il y avait la paix. J'étais touchée, intriguée et un peu mal à l'aise parce que cela était nouveau pour moi.
Encore un signe
Quand l'orateur, Billy Graham,
est venu, il a parlé des hommes qui étaient semblables à
des petites fourmis qui voulaient faire les choses par leurs propres forces.
Il a dit qu'il y avait un Dieu d'amour qui désirait nous connaître.
Qui était prêt à nous aider. Que là où nous avions des faiblesses Il allait lui-même agir. Qu'Il allait nous transformer. Qu'Il avait ses plans pour notre vie qui n'étaient pas les nôtres. Il a fait un appel en demandant quels étaient les gens qui voulaient donner leur cœur à Jésus. Je me suis sentie vivement interpellée mais en voyant tous ces gens (c'est grand le Zénith !), de toutes classes sociales confondues, de tous les âges... se lever et courir pour répondre à l'appel: j'ai eu peur. J'ai regardé où était la sortie.
Mon cœur est
partagé
Alors que j'étais assise,
je me suis retrouvée debout. Je me suis forcée à
me rasseoir. J'avais envie, moi aussi, de faire la démarche, mon
cœur était vivement touché mais, par crainte je ne l'ai
pas fait. C'était le troisième petit caillou.
Par la suite, deux amies m'ont parlé du Seigneur pendant toute une année. Durant cette année là, mon cœur était partagé. D'un côté, je ne supportais pas qu'elles me parlent de Jésus et, d'un autre côté je voulais savoir ce qui se passait dans l'église. C'était un véritable combat à l'intérieur de moi.
Alors que je vivais une situation difficile au travail, l'une de mes amies m'a dit : "Tu es dans un bateau et tu tiens toi-même a conduire ton bateau là où tu veux, mais Dieu est un Dieu d'amour qui souhaite prendre le gouvernail". J'ai beaucoup pleuré et là j'ai proclamé : "Seigneur je te donne ma vie, je lâche mes propres rennes, j'accepte que tu tiennes le gouvernail de ma vie".
Cela fait 13 ans maintenant que je connais le Seigneur, que j'ai découvert ce Dieu d'amour qui m'aime comme un père.
J'ai reçu beaucoup de guérisons intérieures. J'ai reçu Son Amour. Il m'a donné la joie. Il m'a donné la paix. Il m'a donné l'assurance que j'ai la valeur de Son Fils. Il m'a donné l'assurance qu'Il est toujours avec moi. Et pour tout cela mon cœur est rempli de louanges! Et je sais que j'ai un Père et qu'Il prend soin de moi. J'apprends à le connaître jour après jour. Fin
Véronique. G.
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